Le Koweit

Le Koweit

Leçon - A partir de 7 ans

Découvrez ou se situe le Koweit et ses particularités démographique, économique et géographique !

La situation géographique du Koweït
Le Koweït fait partie de la péninsule Arabique, située dans le golfe Arabo-Persique. Les pays voisins sont au Nord et à l'ouest l'Irak, au sud, l'Arabie Saoudite.
Le Koweït couvre une superficie totale de 17 818 km 2, incluant un territoire neutre de 5 500 km 2 tout près de l'émirat, relié par un pont métallique, et son puissant voisin saoudien, ainsi que les îles de Bubiyan, Warba et de Faylaka, à l'embouchure de la baie.
La capitale du pays est la ville de Koweït.
En août 1990 jusqu'en février 1991, l'Irak a occupé la Koweït. Cette situation a ainsi déclenché la guerre du Golfe. Après cette guerre, le Koweït a connu une très grande croissance économique et a réussi à rattraper le retard causé par la guerre. Par contre, la monarchie des al-Sabah est confrontée à une importante contestation intérieure.
La situation climatologique
Au Koweït, le climat est considéré comme très chaud et sec, on dit aussi rude et désertique.
En été, durant la saison sèche, la chaleur dépasse très souvent les 40o C.
Au cours de l'hiver, les températures s'abaissent de 8o C en moyenne.
La température annuelle moyenne s'élève à 25o C.
La moyenne des précipitations se situe entre 115 mm et 127 mm par an. Elles tombent principalement pendant la saison la plus fraîche, entre octobre et mars.
Aspect physique du Koweït
À la suite de la guerre du Golfe (1990-1991), le Koweït fut une région sinistrée écologiquement, avec une détérioration de l'air, de ses ressources maritimes et de ses sols. Des millions de litres de pétrole ont pollué le golfe Persique, menaçant l'écosystème et la pêche. Des puits de pétrole qui s'étaient embrasés pendant la guerre ont détérioré l'environnement.
L'eau est rare au Koweït, et l'épuisement très rapide des nappes phréatiques semble irréversible. Par contre, des installations de dessalement seront nécessaires pour répondre à la demande abondante de l'eau.
Presque tout le pays, à l'exception de petites zones côtières, est un désert aride et totalement plat avec quelques oasis. Ce désert est le saoudien du Nafûd, il s'incline en pente douce vers le Golfe. L'altitude maximale est de 300 mètres, à l'extrémité occidentale. La chaîne du Jal al-Zour atteint 145 mètres de hauteur. Les terres arabes sont pratiquement inexistantes.
À noter, il n'y a aucun cours d'eau dans cette région.
Aspect "végétation"
Au Koweït, il y a peu de sortes de végétation. En grande majorité, elle se constitue de steppes dû au climat qui est désertique et rude.
Aspect agricole
L'agriculture et la pêche emploient moins de 2% de la population active.
Les tomates, les dattes, les melons et les oignons sont les principales culture du pays.
La prise annuelle de poissons au début des années 1990 était de 2 mille tonnes.
Le pays dépend, pour son alimentation, des importations.
Aspect démographique
La guerre du Golfe a eu d'importantes conséquences sur la population de l'émirat. En 1990, celle-ci était à 2,3 millions d'habitants; elle n'était plus que de 1,54 million en 1994.
En effet, des milliers de travailleurs étrangers, principalement des Jordaniens et des Palestiniens, ont été expulsés du Koweït après sa libération, en raison du soutien apporté par leurs dirigeants ou leurs communautés à l'Irak.
Les Koweïtiens ne sont que 650 000 personnes, les travailleurs immigrés, notamment asiatiques (Indiens et Pakistanais), constituant la majorité des habitants. Les Bidoun, Koweïtiens d'origine bédouine, ne possèdent pas la nationalité; leur nombre était estimé, en 1994, à 70 000 contre 200 000 avant la guerre du Golfe.
L'espérance de vie moyenne à la naissance au début des années 1990 était de 72 ans les hommes, et de 76 ans les femmes.
Plus de 96% de la population de l'émirat habite dans les villes dont la principale est la capitale, la ville du Koweït (2 100 000 habitants), qui est également le port le plus important. Jahrah et Salimiya comptent chacune plus de 100 000 habitants.
La population originaire du Koweït est arabe. Des groupes minoritaires sont également présents, composés d'Indiens, de Pakistanais et d'Iraniens. En fait, moins de la moitié des habitants ont la citoyenneté koweïtienne. La ville de Kuwaït City est le siège du gouvernement et le port principal du pays.
Aspect politique
Le système juridique, codifié en 1960, subit une très grande influence de la loi islamique (charia). La Constitution de 1962 a institué une monarchie constitutionnelle.
Le pouvoir exécutif appartient à l'émir (prince), issu de la dynastie des al-Sabah, qui gouverne assisté d'un Premier ministre, également membre de la famille régnante et d'un Conseil de ministres nommés par lui-même.
Une assemblée élue pour un mandat de quatre ans, exerce le pouvoir législatif. Dissoute en 1976, restaurée en 1981, à nouveau suspendue en 1986, elle fut remplacée par un conseil national ayant moins de pouvoir en 1990. Après son abolition durant l'occupation irakienne (août 1990-février 1991), le gouvernement koweïtien fut rétabli en mars 1991, et l'assemblée restaurée après les élections du 5 octobre 1992. En son sein, les partisans d'un État islamique intégral, dans lequel la charia serait source du droit, représentés par le Mouvement islamique constitutionnel (Frères musulmans) et le Rassemblement islamique populaire s'opposent à un groupe hétéroclite, rassemblant le Forum démocratique, progressiste, la Coalition islamique nationale, représentant les chiites, ainsi que les représentants du monde des affaires et du commerce.
Aspect économique
Le développement du Koweït dépend presque totalement de sa production pétrolière et de ses investissements extérieurs.
Les réserves nationales de pétrole sont à 94 milliards de barils ce qui assure une exploitation d'une durée de 150 ans; environ 5% de ces réserves ont été détruites durant la guerre du Golfe, le coût de la reconstitution étant lui-même évalué à plus de 20 milliards. La reconstitution a nécessité la mise en place d'un plan d'économie, notamment au niveau de l'administration publique et plus généralement du fonctionnement de l'État; elle a dans le même temps, nourri une croissance économique forte jusqu'en 1995.
Le Koweït demeure l'un des pays les plus riches du monde: en 1994, son produit national brut (PNB) s'élevait à 25,14 milliards de dollars, soit un PNB de 14 360 dollars par habitant. Les travailleurs étrangers représentent 80% de la population active du pays.
Les mines et industries
L'industrie koweïtienne repose essentiellement sur l'extraction et le raffinage du pétrole. Exploités commercialement après la Seconde Guerre mondiale, ces gisements sont passés des mains de concessionnaires occidentaux à celles du gouvernement en 1975.
Malgré la destruction de près de 755 des puits de pétrole durant la guerre du Golfe, dès 1992, la production dépassait le niveau atteint deux ans auparavant en 1992 (52,97 millions de tonnes) En effet, le Koweït a bénéficié d'une redéfinition, par l'Organisation des Nations unies, de sa frontière avec l'Irak.
Une partie du champ pétrolifère de Roumeïla est désormais territoire koweïtien. En 1994, la production pétrolière atteignait 91,9 millions de tonnes.
L'augmentation des revenus du pétrole, dans les années 1970, a par ailleurs permis l'essor de nouvelles productions telles que le ciment, les matériaux de construction, le plastique et les bateaux. En Outre, le pays s'alimente en électricité grâce à la production de stations thermiques.
Aspect "exportation et importation"
L'unité monétaire du Koweït est le dinar koweïtien. Remplacée par le dinar irakien lors de la guerre de Golfe, la devise koweïtienne fut rapidement rétablie après la libération de l'émirat.
Avec 10,8 milliards de dollars d'exportations et 6,6 milliards de dollars d'importation en 1990, la balance commerciale est excédentaire, et ce grâce à la vente des produits du pétrole.
Les principaux clients sont le Japon, l'Italie, les Pays-Bas, Taiwan, le Pakistan et les États-Unis.
Le Koweït ne possède pas de chemin de fer, mais un réseau routier de 4 740 km. Un aéroport international se trouve près de la ville de Koweït.
Aspect "traditions, coutumes, sites touristiques intéressants"
L'islam est pratiqué par la majorité de la population. Les musulmans du Koweït sont généralement sunnites ou chiites, mais peuvent appartenir à d'autre traditions musulmanes.
Traditions et sites touristiques
Au sujet des traditions et des sites touristiques, je n'ai trouvé aucune information.
L'embargo de l'ONU contre l'Irak
Le cas irakien est un "beau cas" de sanctions, car il s'est déclenché rapidement et massivement. L'offense reprochée a vite fait la quasi-unanimité parmi les pays membres de l'ONU, et elle est survenue à un moment des plus opportuns à une époque de lune de miel entre l'URSS et les États-Unis. Sur décision du Conseil de Sécurité, les pays membres ont graduellement mis en place une série de mesures destinées à isoler l'Irak, à l'empêcher de renforcer son potentiel militaire, tout en montant en parallèle des préparatifs militaires visant à libérer le Koweït par la force si nécessaire.
Ainsi, le Canada a, dès le début, interrompu son commerce avec l'Irak et le Koweït occupé, gelé les actifs de ces deux gouvernements au Canada, mis fin aux arrangements spéciaux conclus avec l'Irak pour la promotion des affaires ainsi qu'à d'autres échanges. Pourtant, et comme le disait le SEAE début décembre 1990, les sanctions, somme toute, sont nécessaires mais non-suffisantes pour satisfaire nos objectifs déclarés: le retrait irakien du Koweït et la restauration de sa souveraineté (à laquelle le Canada a d'ailleurs participé), et il faut malheureusement admettre, 2 ans après la fin des hostilités militaires, que la tension persiste dans la région.
Quelques remarques et corrections
Je suis un citoyen koweitien ayant lu votre article sur le koweit vous avez écrit que des milliers de jordaniens et de palestiniens ont été expulsés du Koweit après sa libération, mais en effet il y a actuellement plus de 70 mille palestiniens qui vivent au Koweit paisiblement, et si il y a quelques palestiniens qui sont sortis du Koweit après la guerre, je vous assure qu'ils ne sont pas obligatoirement sortis, sauf quelques cas dûs à la déception koweitienne envers les palestiniens qui étaient toujours soutenus du Koweit.
D'autre part, vous avez mentionné que les koweitiens d'origine bédouine ne possèdent pas la nationalité et leur nombre se limite entre 70 000 et 200 000 avant la guerre , mais je vous dis que la plupart des ministres actuels du Koweit sont d'origine bédouine et les koweitiens d'origine bédouine possèdent les postes les plus élevés au Koweit.
D'autres informations à corriger :
1- il n'y a pas de koweitiens d'origines indiennes ou pakistanaises.
2 - 100% des koweitiens habitent dans les villes. Al-Rasheedi

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