Fiche de lecture : Poil de carotte

Qui est "poil de carotte" ? C'est l'auteur lui-même, Jules Renard. Son livre, publié en 1924,  raconte l'enfance et les déboires d'un garçon roux mal aimé...

Avant de lire

  
Cette autobiographie relate les mésaventures d'un enfant martyr et de sa famille, les Lepic.
Cet enfant est surnommé Poil de Carotte à cause des cheveux roux (ocre), et de ses taches de rousseurs (de la même couleur). Il est sans cesse raillé et humilié, victime d'une mère méchante, autoritaire, aigre, d'un père distrait et veule, de son frère Felix
Ce garçon à tous les défauts aux yeux de sa mère: sournois, cruel avec les animaux, sale. Mais aussi les corvées sont-ellles pour lui.
Au fil du livre on decouvre un enfant sensible qui rêve d'être un jour aimé.
Cet enfant est Jules Renard.
Cette histoire est celle de tous les enfants mal-aimés.

  

Résumé Poil de Carotte

  
Dans chaque chapitre Poil de carotte est emmenée dans une autre petite histoire, un autre lieu, ou bien quelque jour plus tard, et qui parle de différente chose, alors j'ai fais quelques lignes pour chaque chapitre, mais vue qu'il y a 49 chapitres, je fais de quelques chapitres du début et quelques chapitres de la fin.
1er [les poules]: Poil de carotte a peur d'aller fermer la porte du poulailler, mais il y est obligé par sa mère, elle sait très bien qu'il a peur d'y aller, après l'avoir fait la mère de Poil de carotte: "Tu iras les fermer tous les soirs.
2ème [les perdrix]: Toute la famille a une tâche à faire quand M. Lepic ramène les perdrix à la maison, Poil de carotte doit les tuer, mais il n'aime pas le faire, il le dit à sa mère qui ne l'écoute pas, lui répond toujours que ce n'est pas des choses pour lui soit qu'il est trop petit.
3ème [c'est le chien]: Tout le monde [la famille] est dans le "salon", et est occupé, Poil de carotte lui par terre se rappelle des choses, Pyrame, le chien, pousse un grognement, ils lui disent de se taire, mais il grogne encore plus fort, et toute la famille sursaute, Mme Lepic lui donne des claques et M. Lepic le frappe avec son journal, Poil de carotte va voir ce qui se passe, il voit par la porte un chemineau, après il rentre, chacun c'était calmé et repris sa place Poil de carotte dit tout de même: "C'est le chien qui rêvait".
4ème [le cauchemar]: Poil de carotte n'aime pas les amis de la maison, parce-qu'ils le dérangent, lui prennent son lit et l'obligent à dormir avec sa mère, or il a un défaut celui de ronfler, il ronfle exprès sans aucun doute, avant de s'endormir il toussote sous le drap pour déblayer sa gorge, mais dès qu'il dort il ronfle, et aussitôt Mme Lepic lui entre deux ongles jusqu'au sang dans le plus gras d'une fesse, elle a fait choix de ce moyen, le cri réveille brusquement M. Lepic qui demande: "Qu'est-ce que tu as?", "il a le cauchemar" dit madame Lepic, et elle chantonne à la manière des nourrices un air berceur.
Je ne met que les 4 premiers et là je vais faire les 4 derniers parce-qu'il y a trop de chapitres.
46ème [la tempête des feuilles]: Il y a longtemps que Poil de Carotte rêveur observe la plus haute feuille du grand peuplier, il attend qu'elle remue, elle semble détachée de l'arbre, depuis midi elle garde une immobilité de morte, et Poil de Carotte perd patience, lorsque enfin elle fait signe, une feuille proche fait le même signe, d'autres feuilles répètent le même signe, et c'est un signe d'alarme car l'horizon paraît l'ourlet d'une calotte brune [partie couvrante]. Elle voûte peu à peu le ciel, elle refoule l'azur, bouche les trous qui laisseraient pénétrer l'air, elle s'arrête à la pointe du clocher dans la crainte de s'y déchirer. La voilà si près que la panique commence les clameurs s'élèvent. Elle bouge Poil de carotte le sait, il ferme les yeux et fourre ses doigts dans ses oreilles, mais la tempête entre chez lui. Elle ramasse son coeur comme un papier de rue, elle froisse le chiffonne le roule le réduit, et Poil de carotte n'a bientôt plus qu'une boulette de coeur.
47ème [la révolte]: Mme Lepic dit (poliment ce qu'elle ne fait pas toujours) à Poil de carotte d'aller chercher un livre de beurre au moulin, Poil de carotte lui répond "Non, maman", Mme Lepic lui dit pourquoi il répond non, il lui dit "Non, maman, je n'irai pas au moulin", après elle le lui ordonne: "Voyons, Poil de carotte, je n'y suis plus. Je t'ordonne d'aller tout de suite chercher une livre de beurre au moulin", Poil de carotte lui répond: "j'ai entendu. Je n'irai pas". Mme Lepic lui dit: "Tu refuses d'obéir à ta mère", et Poil de carotte toujours lui répond "à ma mère, oui, maman", Mme Lepic très étonnée qu'il ne lui obéisse pas car si il était occupé à jouer ou autre elle comprendrait mais là il ne faisait rien il était assis par terre à se tourner les pouces, elle n'y comprend rien, elle appelle du monde, elle leur explique et chacun lui parle, et après Mme Lepic dit qu'elle va se retirer et laisser place au fils et au père (Grand frère Félix et M. Lepic) Poil de carotte dit: "Papa, si tu exiges que j'aille chercher cette livre de beurre au moulin j'irais pour toi, pour toi seulement. Je refuse d'y aller pour ma mère".
48ème [le mot de la fin]: Le soir après le dîner où Mme Lepic, malade et couchée, n'a point paru, où chacun s'est tu, M. Lepic noue sa serviette et dit: "Personne ne vient se promener avec moi jusqu'au biquignon [sommet], sur la vieille route?". Poil de carotte comprend que M. Lepic a choisi cette manière de l'inviter, il sort de table et rejoint son père qui lui dit: "Qu'est-ce que tu attends pour m'expliquer ta dernière conduite qui chagrine ta mère ?" Poil de carotte lui répond qu'il n'aime plus sa mère M. Lepic lui dit "Ah! A cause de quoi ? Depuis quand ?" Poil de carotte lui dit: "A cause de tout. Depuis que je la connais" Son père lui dit que c'est malheureux, mais il veut savoir ce qu'elle lui a fait. Poil de carotte lui répond: "Ce serait long. D'ailleurs tu ne t'aperçois-tu de rien ?" il lui dit que si, et qu'il avait remarquer qu'il boudait souvent, et Poil de carotte lui raconte qu'il n'aime pas quand tout le monde le prend à part qu'on le laisse dans son coin, M. Lepic lui dit qu'il oubliera tout ça, mais ce n'est pas le cas pour Poil de carotte, et son père ne peut pas tout savoir car il n'est presque jamais à la maison, et son père lui dit qu'il est obligé de voyager. Après tous deux entament une discussion sur cela, et que Poil de carotte voudrait quitter sa mère il demande conseil à son père, ensuite M. Lepic dit que Poil de carotte ne comprend pas tout cela. Il arrête de parler et Poil de carotte dit qu'il déteste sa mère.
49ème [L'album de Poil de carotte]: Ce chapitre présente Poil de carotte sous tous ses aspect ça le décrit mais en même temps le critique beaucoup, qu'il n'est pas comme les autres, pourquoi sa famille l'appelle Poil de carotte et beaucoup d'autres choses sur lui, mais pas que sur Poil de carotte en réalité [vers la page 165] ça parle aussi des défauts de toute la famille, et repasse des moments de leur vie ou qui se passe au moment [en quelques lignes].

 

  

Biographie de Jules Renard

Jules Renard est né le 22 février 1864, à Châlons-du-Maine (Mayenne); dès l'âge de deux ans toutefois, il arriva dans la Nièvre à Chitry-les-Mines, pays de son père. Il pourra donc, plus tard, écrire fort justement : "J'ai le droit de me dire enfant, enfant par le coeur, de Chitry-les-Mines. C'est bien là que sont nées mes premières impressions".
"Poil de Carotte" vivra à Chitry son enfance, dans une maison qui existe encore et qu'il décrira comme "la plus belle, la plus frappante du village". C'est toujours là qu'ensuite, de 1875 à 1881, pensionnaire à Nevers, il passera ses vacances scolaires.
De fin 1881 à 1910, année de sa mort, Jules Renard résidera principalement à Paris. Il séjournera cependant le plus fréquemment possible dans la Nièvre, surtout à partir de 1886, date à laquelle il loue à Chaumot, commune limitrophe de Chitry, une maison, que l'on peut toujours voir, surplombant l' Yonne et le Canal du Nivernais, et qu'il baptisera "la Gloriette ".
L'attachement de Jules Renard pour "sa petite patrie" le conduira à être élu conseiller municipal de Chaumot en 1899 puis maire de Chitry de 1904 à sa mort.
Si sa vie est inséparable de Chaumot et de Chitry, son oeuvre littéraire en est tout autant imprégnée. Qu'il s'agisse de "Poil de Carotte", son livre le plus connu, du "Vigneron dans sa vigne", d' "Histoires naturelles", de "Bucoliques" ou de son célèbre "Journal", Renard puisera très souvent son inspiration dans la campagne nivernaise et parmi ses "frères farouches".
C'est enfin à Chitry que, mort à 46 ans, il sera inhumé le 24 mai 1910
Ecrivain éminemment classique, membre de l'Académie Goncourt, ses livres, empreints d'humour et de poésie, ont fait et font l'objet de nombreuses éditions tant en France qu'à l'étranger. Ses oeuvres complètes ont été notamment publiées, en trois volumes, par la N.R.F. dans la Bibliothèque de la Pléiade.
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Le 22 février 1864 à 9 heures, Pierre-Jules Renard naît à Châlons-du-Maine en Mayenne.
Il est le fils de François Renard (né le 22 octobre 1824), entrepreneur de travaux, et de Anna-Rose Colin (née le 7 novembre 1836).
Le mariage de François Renard et d'Anna-Rose Colin eut lieu le 8 octobre 1854 et de cette union naquirent quatre enfants : Amélie, morte en bas âge en 1858; une seconde Amélie en 1859; Maurice né en 1862 et enfin Pierre-Jules.
En 1866, la famille Renard s'installe à Chitry-les-Mines, à 3 kilomètres de Corbigny, dans une maison qui existe toujours.
A partir de 1875 et jusqu'en 1881, Jules Renard suit les cours du lycée de Nevers ( qui prendra son nom par la suite).
Après avoir échoué à la première partie du baccalauréat, il suit les cours de rhétorique du lycée Charlemagne à Paris, en fin d'année il obtiendra la première partie du baccalauréat, ce qui lui permettra de suivre les cours de philosophie dans ce même lycée.
Renard obtient la deuxième partie de son baccalauréat en 1883 mais renonce à préparer l'Ecole Normale Supérieure.
Il écrit, lit énormément, fréquente les cafés littéraires de Paris où il rencontre Danièle Davyle pensionnaire de la Comédie Française (elle lui inspirera le personnage de Blanche dans "Le Plaisir de rompre"; il commence à collaborer à de petites revues.
En 1884, le "Gil Blas" et "La Presse" commencent à faire paraître des articles sur lui, en 1885 il travaille à l'écriture de "Crime de village", le 4 novembre de la même année il entame une année de service militaire à Bourges.
A 22 ans, Renard fait plusieurs tentatives pour trouver du travail et collabore à divers journaux et revues. Août 1887, il est invité à Barfleur par les époux Galbrun et commence à travailler au roman "Les Cloportes" (paraîtra à titre posthume en 1919).
Le 28 avril 1888, il épouse Marie Morneau. Dans son "Journal" il donnera à Marie les prénoms de Marinette, Marinon ou Rinette. Le couple s'installe 44 rue du Rocher à Paris.
En février 1889 Jean-François Renard dit Fantec naît de cette union. Renard et Vallette fondent le "Mercure de France". Jules écrit des articles, des critiques littéraires et des textes pour le "Mercure de France" qui paraîtront en 1890 sous le titre de "Sourires pincés".
Il fréquentera désormais de nombreux écrivains et artistes célèbres.
En décembre 1891, il commence sa collaboration au "Gil Blas".
Marinette et Jules passent les périodes de vacances à Chitry-les-Mines, et le 22 mars 1892
Julie-Marie Renard voit le jour, appelée Baïe dans le "Journal".
En février 1896 Jules Renard loue une maison à Chaumot (à côté de Chitry-les-Mines) qu'il appelera "la Gloriette", il y passera désormais plusieurs mois par an.
Le 19 juin 1897, son père François Renard se tue d'un coup de fusil, Renard engage le ménage Chalumeau (Ragotte et Philippe dans son oeuvre) pour l'entretien de la maison de famille, que possède Mme François Renard, et de la Gloriette.
Le 22 janvier 1900, c'est son frère, Maurice, qui meurt d'une crise cardiaque, il est enterré civilement à Chitry.
Le 6 mai de la même année, Jules Renard est élu conseiller municipal à Chaumot et obtient la Légion d'Honneur en août.
Renonçant à Chaumot il devient conseiller municipal de Chitry en avril 1904 puis maire en mai 1904 et réélu en 1908.
En décembre 1908, la Gloriette, dont il est locataire, est mise en vente; il envisage alors de s'installer dans la maison de famille de Chitry-les-Mines.
Le 5 août 1909, la mère de Jules Renard (Madame Lepic dans "Poil de Carotte") meurt sans que l'on sache si ce fût un accident ou un suicide.
Le 22 mai 1910 Renard meurt au 44 rue du Rocher à Paris, il sera enterré civilement le 24 mai 1910 à Chitry-les-Mines.

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