Le faucon déniché : exercice de lecture

Découpe les paragraphes que tu trouveras ci-dessous et replace les dans le texte suivant:


Martin, un jeune paysan, a déniché un petit faucon, qu'il élève et apprivoise en secret, depuis plusieurs semaines, dans une maison en ruine. Mais posséder des faucons est le privilège du seigneur...

Martin écarta les ronces, il escalada les pierres croulantes, et entra, et s'arrêta soudain.

Je t'attendais.

L'homme ne bougeait toujours pas, noir dans le clair de lune, la cage renversée à ses pieds. On aurait dit une apparition effrayante.

J'ai découvert ton audace, dit-il. Comme cela !... Par hasard. Un hasard que j'ai aidé, d'ailleurs, car rien n'échappe à ma vigilance. J'aime me promener dans la campagne. On y découvre des choses qu'un fauconnier doit savoir s'il veut rester à la hauteur de sa tâche.

Il prenait son temps. Il tenait enfin le croquant indocile et il ne dédaignait pas de savourer cette situation dans laquelle il était le plus fort.

Ne compte pas sur mon indulgence, je n'en aurai pas. Depuis quand les serfs dénichent-ils les faucons ?

Martin, d'abord, demeura sans voix. Sa surprise avait été trop grande et sa frayeur aussi. Sur son poing levé, l'oiseau avait l'immobilité du bronze.

Tu sais qu'ils appartiennent au seigneur, reprit le fauconnier, et tu sais aussi comment on punit ceux qui osent désobéir.

- Je ne l'ai pas déniché. Je voulais seulement le voir...

- Le voir !

- Ce n'était pas au nid qu'il fallait le rapporter, vaurien, c'était au château.

L'enfant comprit qu'il n'arriverait pas à le convaincre.

Je vous prie, maître fauconnier, laissez-le moi ! Je vous trouverai d'autres oiseaux, mais laissez-moi celui-ci !

-De quel droit aurais-tu ce privilège ? Tous les faucons sont nécessaires aux chasses du seigneur.

- Mais celui-ci ne sait pas chasser ! Il n'a jamais été dressé pour cela.

- Il le sera.

- Il le sera ?

- Oui.

- Jamais !

Une colère froide s'était emparée de Martin, une rage démesurée d'enfant privé de son bien. A quoi bon expliquer, se justifier, puisque la partie était perdue d'avance ?

Il serra l'oiseau contre sa poitrine et, de sa main nue, il arracha trois rémiges d'une aile.

Il ne volera plus, cria-t-il aussi fort qu'il put. Il ne servira pas !

Tu... tu as osé ! gémit le fauconnier d'une voix rauque. Il ne trouvait pas les mots pour dire son indignation. La colère 1'étouffait. Tout s'était déroulé avec une telle rapidité qu'il n'avait pu intervenir à temps.

Martin s'enfuit. Il escalada I'amas de pierres qui obstruait le passage. S'il gagnait le sentier, il était sauvé.

Gardes !

Mais Martin était sûr de courir plus vite que tous les lourdauds du château. Cet appel décupla son énergie. Il ne savait pas où il se cacherait, ce qu'il ferait ensuite. Ce n'était pas le moment de penser à tout cela. Il savait seulement qu'il ne fallait pas se laisser rattraper.

Il sauta sur le chemin. Encore quelques enjambées et il était sauvé.


----------------------------------------------------------------

Une ombre, jaillie des murailles, se précipita à la poursuite du fugitif. Le fauconnier avait tout prévu. Il avait placé un de ses hommes dans un coin, prêt à intervenir.

----------------------------------------------------------------

- Oui, le voir. Il est tombé du nid. Je I'ai ramassé dans les herbes. Je ne pouvais pas le rapporter au nid, les parents étaient furieux.

----------------------------------------------------------------

D'un mouvement de tout son corps, il ouvrit les bras. L:oiseau, lancé dans l'air, déploya ses ailes mais, désorienté par un déséquilibre inattendu, il alla se poser sur le sureau.

----------------------------------------------------------------

Un homme se tenait immobile près du sureau. Le garçon, malgré la nuit maintenant close, ne put douter de son malheur.

Il venait de reconnaître le fauconnier du château.

----------------------------------------------------------------

merci à Daniel(?)

©1995-2001

0 commentaire
  • Saisissez ce code de sécurité : captcha Refresh