l'empire romain

L'empire romain

Vers 50 av. Jésus-Christ, l'Empire romain occupait une grande partie de l'Europe. Cependant, le peuple romain est originaire d'Italie.
L'Italie est une péninsule en forme de botte qui s'avance entre la mer Adriatique, Tyrhénienne et Méditerranée. Au Nord s'étend la plaine du Pô arrosée par le fleuve du même nom. Toute l'Italie est traversée par une chaîne de montagnes, les Apennins. Au pied de ces montagnes s'étendent des plaines : "Etrurie., Latium, Campagnie" (de St-Blanquat, 1992, p74). Ces plaines, riches et fertiles produisent du blé, du vin et de l'huile d'olives. Au sud se trouve une grande île : "la Sicile". (Encyclopédie de la jeunesse, 1979, p 566). En face de l'Italie, à l'ouest, la Corse et la Sardaigne. Le Tibre arrose la ville de Rome et ses environs.

Les poètes

Les Romains étaient influencés par la littérature grecque : "Musique, danse et théâtre" (Encyclopédie de l'âge scolaire, 1981, p 728) Les musiciens et danseurs étaient des esclaves ou des affranchis des deux sexes. Ils se produisaient dans les grandes réceptions, au théâtre, aux jeux ou aux courses de chars. Les Romains de la haute société apprenaient à chanter ou à jouer d'un instrument pour le plaisir mais ne devenaient pas des professionnels. Il y avait très peu de citoyens romains qui dansaient. Ils pensaient que cela était incompatible avec leur rang.

À Rome, le théâtre apparut en 240 av. J.-C. avec les représentations de tragédies grecques. Le public leur préféra la comédie. Les acteurs portaient des masques tragiques ou comiques selon le rôle qu'ils interprétaient. Les acteurs jouaient sur des tréteaux en bois.
Au premier siècle avant J.-C. apparurent des théâtres en pierre. Un grand rideau cachait la scène avant le début du spectacle. Il y a eu des acteurs célèbres, adulés par les foules. Le Choeur, massé devant la scène se mit bientôt à réciter le texte et les acteurs à mimer l'action. Ces pièces reçurent le nom de pantomime.

Plus tard, les femmes furent également admises sur scène et les acteurs abandonnèrent le port du masque. (Veyne, 1991, p.18)

L'armée romaine

Les soldats s'engageaient dans l'armée pendant une durée de 20 ou 25 ans. Le nombre réel d'hommes de l'armée que Rome entretenait dans les provinces approchait de 350 000 hommes. Une armée avance "de 25 à 30 km par jour" (Lepelly, 1969, p50), cependant cette distance peut tripler lors des marches forcées. Au camp, les tentes, abritant chacune 8 hommes, sont placées par rangées de 10.
* Le soldat et son équipement -
L'équipement du soldat comprenait une cuirasse protégeant le thorax, une tunique courte et une culotte courte : " sur le côté droit, un glaive gladius suspendu à une courroie en bandoulière, sur la hanche gauche, un poignard (pugio) ". (Veyne, 1991, p.51) Une sorte de tablier fait de lanières de cuir ornées de plaques métalliques qui s'entrechoquaient à chaque pas, était fixé à la ceinture. Un bouclier (scutum) un casque et deux javelots (pila) complétaient l'armement.

La vie quotidienne du soldat :
Les conditions de vie des militaires étaient extrêmement variables. Si, dans les casernements, les soldats se partageaient à 8 des chambrées de 30 à 35 mètres carrés comportant autant de couchettes que d'occupants, une table et un foyer, les centurions. Disposaient, pour eux et pour leurs serviteurs d'une habitation de plusieurs pièces. Même un soldat pouvait posséder un esclave. La solde variait, elle aussi, dans de notables proportions. Le soldat gagnait 12 fois moins qu'un centurion. (St-Blanquat, 1992, P75)

Le centurion :
Le centurion commandait la centurie (soldats) avec pour adjoints l'optio. Le cornicine, le porte-enseigne et le lieutenant du centurion étaient aussi des officiers.

Le campement :
Quand les légionnaires sont affectés quelque part de façon permanente, ils vivent dans une forteresse aux constructions en pierre. Les règlements de l'armée romaine stipulaient que même un campement provisoire devait être solide et bien protégé. "Chaque soldat portait une pelle-bêche " (Adam, 1996, p.34), car elle servait à creuser un fossé autour du camp. La terre était rejetée vers l'intérieur pour constituer un talus qui était ensuite couvert de gazon et surmonté d'une solide palissade de pieux. Dans le camp, les soldats et les officiers vivaient dans des tentes en cuir. Des camps plus durables avaient la même forme générale carrée, cependant ils comportaient " des bâtiments en bois ou même en pierre " (Adam, 1996, p.34). Tous les camps romains comportaient des emplacements spécialement réservés aux étables, aux bagages et aux cuisines, situés si possible toujours au même endroit.

La marine romaine :
Les Romains avaient une armada de 160 navires de combat qu'ils équipèrent de manière à utiliser au mieux l'efficacité de leurs légionnaires. Plutôt que de recourir à la vieille tactique consistant à désorganiser les manoeuvres de l'adversaire par des tirs d'archers puis de tenter de l'éperonner, les Romains conçurent leurs galères comme pour mener des assauts terrestres.

Les dieux domestiques

Les dieux domestiques étaient souvent des dieux grecs. Pour s'adresser à ces dieux : " il fallait employer des formules très précises, sans modifier une parole " (Scheid, 1966, p.34). Certains rites sont étranges : "par exemple répéter 27 fois une parole en crachant entre chacune" (Scheid, 1966, p.34). La religion romaine est donc une sorte de contrat.

Les sacrifices :
Les Romains adoraient des dieux comme : "Jupiter, Mars, Apollon et des déesses, comme Vénus et Diane". (La Feuille, 1999, Tite Live) Ils adoraient aussi des divinités gardiennes du logis, les Lares et les Pénates, pour lesquelles un autel était élevé dans chaque maison. Tout événement public comportait des sacrifices aux dieux, mais leur culte était surtout célébré dans les temples. Les gens s'y rendaient pour demander une faveur aux dieux en lui promettant un cadeau en échange. Les Romains considéraient leurs dieux comme : " les protecteurs de la cité et de la famille ". (Encyclopédie de la jeunesse, 1979, p.561)

Commerce et agriculture

Le Commerce des provinces d'Égypte et d'Afrique du Nord fournissaient : "du blé, du vin et de l'huile". (Lepelly, 1969, p34) L'Espagne et les régions du Danube fournissaient des métaux : " plomb, fer, cuivre, argent et la céramique venait de Gaule ". (Veyne, 1991, p.61) Les produits de luxe venaient de l'Orient. L'Afrique et les forêts de Germanie fournissaient des animaux pour les jeux du cirque de Rome.

L'Agriculture :
Les Romains réservaient la plus grande partie des terres aux cultures nécessaires à la nourriture des populations des villes. La culture des céréales a été importée du Proche-Orient où on trouvait plusieurs variétés, dont : " le blé et l'orge ". (Encyclopédie de la jeunesse, 1979, p.561) La campagne était aussi le lieu choisi par les riches citadins pour construire de splendides et confortables villa qui sont à la fois des résidences de campagne et des fermes. Les premières villa sont apparues à peu près au début de notre ère. Elles se situaient dans des régions fertiles au climat sain. Les terres devaient être en plaine ou à flanc de coteau, à l'est ou au sud. Les villas, (Encyclopédie de l'âge scolaire, 1981, p. 652) ressemblaient à de petits villages bâtis en pierres et en briques jointes par un mortier à la chaux abritaient le maître et sa famille, ainsi que de nombreux esclaves, ouvriers et artisans. Les résidences des maîtres étaient des demeures luxueuses, ornées de mosaïques et entourées de jardins et de parcs. Le reste de la demeure était constitué par la ferme et ses dépendances. Les esclaves, qui étaient souvent enchaînés effectuaient la plupart des travaux des champs sous les ordres d'un contremaître, le vilicus. Ils logeaient dans des cellules attenantes à la ferme et recevaient environ un kilo et demi de pain par jour en hiver et deux pendant les vendanges, ainsi que des olives, des sauces de poisson, de l'huile, du sel et des rations de vin. À côté du bâtiment de la ferme : " on trouvait aussi des ateliers, denrées alimentaires, outils, harnachements, charrettes sont fabriquées sur place "(Veyne, 1969, p,68). Des jarres enterrées dans le sol servaient à stocker les grains, le vin ou l'huile.

Les aqueducs

Les aqueducs recueillaient l'eau d'une source, en montagne. Ils pouvaient transporter ce précieux liquide sur des dizaines de kilomètres pour l'amener jusqu'à la ville. Une pente régulière assurait l'écoulement dans le conduit ou tuyau au sommet de l'aqueduc. Mais les aqueducs devaient traverser des collines dans des tunnels et surplomber des vallées sur des arches pour garder le bon niveau. Arrivée aux remparts de la ville : " l'eau se déversait dans de vastes réservoirs ou châteaux, d'où elle s'écoulait par des tuyaux jusqu'aux bains et aux fontaines ". (Adam, 1996, p. 70) Les fondations et les piles des aqueducs étaient en béton avec parement de pierres de taille : à l'extérieur, les blocs étaient maçonnés tandis que des couches de béton étaient coulées à l'intérieur. "Pour fabriquer le béton, les maçons déposaient d'abord un lit de pierres non taillées, elles étaient ensuite recouvertes et liées par du mortier " (Mardart, 1998, 26) , quand celui-ci avait pris, on recommençait. Quand on avait achevé deux piles, on construisait un arc entre elles et, pardessus, l'aqueduc proprement dit, conduite en pierre de section rectangulaire d'environ 1,2 m de largeur sur 1,8 m de hauteur. Pour éviter les fuites, l'intérieur de la conduite fut revêtu d'un enduit très dur. (Encyclopédie de la jeunesse, 1979, 568-569)

Les vêtements

La tenue masculine :
La tenue masculine de base comportait un pagne et une tunique.

La tenue féminine :
Les dames de qualité portaient de la lingerie, une tunique avec ou sans manches sous une longue robe : la stola. Un manteau léger, sorte de grande écharpe, la palla pouvait recouvrir le tout.

Vêtements d'enfants :
Un enfant s'habillait comme un adulte. Il n'existait pas de mode enfantine.

Les chaussures :
Les cordonniers fabriquaient des sandales, des chaussures et des bottes. Le cuir était la matière la plus employée. (Whitaker 1989, p 24-25)

Les bijoux :
La fibule servait à agrafer tunique et manteau. Certaines ressemblent à nos épingles de sûreté. Les grandes dames portaient des chaînes en or et des colliers. Elles aimaient les pierres précieuses et les pierres fines. Les dames se faisaient percer les lobes des oreilles.

Les métiers

Les femmes ne pouvaient pas travailler, mais " filaient et tissaient" (Mooser, 1999, 12) chez elles.
Les forgerons fabriquaient des outils, des armes, des ustensiles de cuisine en bronze, en fer ou en cuivre.
Les joailliers faisaient des bijoux, des bagues et des fibules en or.
Les premiers verriers façonnaient la pâte de verre. Dès le premier siècle avant J.-C., " les Romains ont soufflé le verre selon la technique proche-orientale ". (Adam, 1996, p.62)
Les menuisiers fabriquaient des meubles. Les outils avec lesquels ils travaillaient ressemblaient à ceux d'aujourd'hui.
Le drap tissé était confié au foulon qui le plongeait dans un bac d'urine pour le faire gonfler. Ensuite, dans un autre bac rempli de terre à foulon (argile qui dégraisse les tissus pour les rendre plus doux), il le lavait en le foulant avec ses pieds. Le foulage était l'opération la plus importante dans l'entretien des tissus. L'étoffe était ensuite battue avec des maillets de bois pour en resserrer la trame. (Encyclopédie de l'âge scolaire, 1981, 725-726)


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