Le bonheur

Peut-on vivre heureux/heureuse en étant gros/grosse ?
Le poids du regard des autres pèse-t-il aussi lourd que les kilos ?

Comme la plupart des gens ici, je fais partie du "clan des rondes". Alors, on va me dire, "crache le morceau, dis "gros""! Ben non, désolée, je peux pas.
Gros pour moi c'est horrible à entendre. Toutes les fois où j'ai entendu "grosse vache", "grosse patate" par tous ces idiots qui jugent sur le physique... Je mesure 1.80, et je pèse un peu plus 90 kg. Au collège et même en entrant au lycée, j'en ai souffert. Toutes ces moqueries pour rien. Les gens ne s'imaginent pas comme ils sont blessants, méchants et idiots. Parce qu'en me faisant une réflexion, ou en se moquant de moi, en parlant assez fort pour que j'entende, la personne qui m'aura sorti cette méchanceté ne saura pas, elle, ce que je pense d'elle.
Aussi bien les petites p******* qui trainent sous mon nez avec des trucs soi-disant "mode", moins on en met, plus on attire les mecs, je leur dis, allez vous faire voir.
Combien de fois j'ai entendu "eh ben celle là, elle a pas de complexes" alors que je suis en jean et en débardeur. Eh bien, vous avez honte pour moi? Ne me regardez pas, parce que je suis extrêmement bien dans ma peau. J'ai déjà essayé un régime, j'ai perdu 10 kg, mais je ne me reconnaissais pas, je les ai repris...
et maintenant que j'entre à la fac, j'espère que tout sera mieux... quand même...
Marie
A 18 ans je pesais 87 kg pour 1m70. En tant que fille plutôt introvertie c'était pas la joie. J'ai fait un régime, j'ai perdu 25 kg. Aujourd'hui on me dit jolie, ouverte, bien dans ma peau.
Pour rien au monde je ne redeviendrais comme avant... et pourtant je ne regrette pas d'avoir été forte.
Aujourd'hui je prend un malin plaisir à éjecter ceux qui me rejetaient à cause de mon poids. Les ptites pétasses aux corps bien formés qui trainent entre elles je les débecte. Que quelqu'un ose juger pour le physique, je le remet à sa place. Ma meilleure amie est ronde et est belle à croquer.
Je ne prône pas la grosseur. L'obésité est une maladie et est donc à soigner. Et je ne critique pas ceux qui ne sont pas attirés par les personnes fortes, chacun ses goûts. Par contre les m[...] qui rabaissent ouvertement ou non les gros ... c'est comme si je leur crachais dessus parce qu'ils auraient contracté une maladie .. c'est tout simplement honteux. C'est à cause d'eux qu'il est difficile de vivre sans penser à ses kilos.
Je voulais vous dire que moi je fais 1m81 pour 90kg et je m'aime comme je suis et je m'intéresse plus aux mecs qui sont gros que les hommes minces, c'est pas le physique qui m'intéresse le plus, mais ce qu'il y a à l'intérieur du coeur et dans la tête alors même si vous êtes gros, aimez-vous comme vous êtes.
Je vous soutiens toutes et tous
Nathalie
Facile pour Loïc de dire de faire comme lui, du sport. Mais quand on plus de 75 kilos à perdre c'est dérisoire
Les gens intelligents voient la beauté intérieure avant celle de l'extérieure et celle de l'extérieure passe en dessous de l'intérieure ;-) il ne faut jamais avoir honte de vous pour cela car tout le monde est quelqu'un de bien sot les daltone lol
Etre heureux(se) en tant que gros(se) oui on peut.
Ca pas toujours été mon cas, je suis née avec un poids élevé. A l'âge de 4 ans les médecins ont dit à ma mère que je serai une fille de 6 pieds passés et d'au moin 300 livres. Ce n'est n'est pas le cas mais proche.
J'ai toujours eu des moqueries à cause de ça même avec mes cousin(e)s.
Vers l'âge de 16 ans j'ai attenté à ma vie. Je croyais que la vie était là pour me faire souffrir. Heureusement ça n'a pas marché. C'est là que j'ai pris consience que le monde n'est pas si mauvais.
J'ai rencontré un garçon avec qui je suis sorti près d'un an, à cet hopital. J'ai vu ma mère pleurer pour la première fois. Ma vie telle que je l'avais connu était pas ça.
Il fallait juste dire qu'il n'était rien parce-que j'avais du monde qui m'aimait et je le savais pas.
Nathalie, Montréal
Moi, je pense que ceux qui se moquent de nous ont du mal à assumer leurs propres défauts. Parce que je veux dire on n'est pas différents. Quelques kilos en trop ne changera pas que nos parents, nos (vrais) ami(e)s de nous aimer comme on est. Ceux qui ne sont pas capables de s'assumer et de respecter les autres... aux ch...!!
Moi je dis tout simplement : appliquez ce que vous dites svppppp parce que moi je suis pas poids plume et il y a un an j'en recevais des insultes!! Maintenant ça s'est calmé...
heureux et gros? mouarf c'est dur à dire ouais y en a p't'être sur la terre... j'en sais rien mais c'est pas mon cas! et Loïc, au lieu de te vanter de tes muscles, je sais pas mais regarde ta taille coco!! Parce que quand on fait 64 kilo c'est le poids que fait ma tante et c'est du muscle et non pas de la "graisse" mais ma paroles elle est petite en taille!! Un mec de 64 kilo c'est chaud et petit aussi... je vois rien de muscles là dedans moi... c'est ce genre de remarque qui fait qu'on est toujours un peu choqué par ce que pense les gens de nous (et c'est pas toujours à cause de la bouffe qu'on est gros; c'est vrai en partie mais il y a d'autres choses qui pèsent. Moi c'est suite au divorce de mes parents que j'ai pris du poids en mangeant pour oublier ma douleur)....
Sur ce j'ai donné mon avis, maintenant c'est à vous de réfléchir et de voir ce que vous pouvez faire pour rendre un "gros" heureux...
Tchao
Comme toutes les tares, l'obésité peut être surmontée par l'individu, voire "cachée" au point que les autres ne la voient plus derrière l'aura qu'on peut développer.
C'est le cas du chanteur Carlos par exemple. Et on peut être heureux alors, car reconnu et accepté par les autres et par soi-même. Mais, car il y a un mais ... les gros ne font pas de vieux os !
Etant d'une "famille de gros" j'en atteste par les dates de décès de ses membres. Gros et heureux c'est difficile mais possible, heureux longtemps c'est moins évident.
Anne, France
Faut faire comme moi : muscu, sport et bouffe équilibrée ! Résultat : 72 kilos de graisse remplacés par 64 kilos de muscles !!!
Loïc, Bordeaux
Il n'y a pas de honte à être gros et je crois qu'on peut vivre heureux, si on est fort psychologiquement pour supporter les moqueries. Si les gens sont trop c** pour pas regarder au-delà des apparences, alors ils ne valent pas la peine que l'on s'intéresse à eux.
Fanny
Je suis grosse et je suis heureuse, j'ai 20 ans, je fais 129kg pour 168cm. Bien sûr j'ai eu des moqueries étant jeune mais aujourd'hui ça ne me touche plus.
Je n'ai pas eu la chance d'avoir des parents compréhensifs puisque j'ai passé 5 ans (14-19 ans) à faire tous les régimes qu'ils pouvaient trouver.
Cependant je me suis toujours trouvée belle malgre mon poids, je me sens très bien dans ma peau. Je crois que quelqu'un est malheureux dès le moment où il ne s'accepte pas et ça arrive autant aux gros qu'aux minces, la seule difference c'est que tout le monde croit que parce qu'on est gros on est forcément malheureux, on mange tout le temps....etc, ce sont des stéréotypes qu'il faut détruire.
Je suis obèse et je suis très heureuse dans ma vie.
Mélissandre, 20 ans, France
Je suis tout à fait d'accord avec Raoul, de Suisse. Je pense comme lui que notre propre regard sur nous même peut être bien plus destructeur que le regard des autres, car pour se faire accepter par les autres, il faut d'abord arriver à s'accepter soi-même, ce qui n'est pas une mince affaire.
Pour s'accepter soi même, il n'y a pas de recette miracle: il faut prendre conscience, réaliser ce qui nous fait mal, c'est déjà un grand pas en avant. Et petit à petit, jour après jour, travailler à nous "améliorer".
Je pense que lorsque nous serons cappables de nous regarder en face et de nous accepter tels que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts, alors ce jour là nous pourrons commencer à être heureux.
C'est très rare de voir de grosses personnes heureuses par leur gros poids. Tout le temps qu'ils ont tendance à voir les gens autour d'eux, minces ou moins gros qu'eux.. il y'a un sentiment d'insécurité ou un trauma moral qui amène celui ci à commettre des bêtises.
Même si ceux-ci ont un but de perdre du poids, la volonté et le la dépression les abaissent au point qu'ils se disent qu'ils n'ont aucun espoir d'y réussir.
Jenny, 14, États-Unis
Hello! Étant donné que je fais partie du "clan des grosses" je me permets d'intervenir pour vous dire à toutes et à tous, ce que l'on peut ressentir, du moins ce que moi j'ai pu ressentir autrefois.
Parce qu'à un moment donné de ma vie tout allait à reculons, parce que les épreuves et les souffrances allaient au-delà de mes capacités d'enfant, je me suis enfuie vers un monde où le fait de manger, de se remplir, était réconfortant.
Mes kilos en trop sont la représentation symbolique du poids de ma vie.
Pendant des années, j'ai mangé trop, à en pleurer, à me retrouver seule sur un banc, à me goinfrer des gateaux les plus lourds, les plus gras! En pleurant et en avalant ces horreurs j'ai pris conscience que je me faisais du mal. Mais prendre conscience et arrêter ce n'est pas la même chose!!
Il y avait aussi ces réflexions, ces regards que l'on nous jette, qui nous blessent, nous humilient! Même les plus gentilles remarques nous agressent, car sensibles au plus haut point!
Et puis un jour j'en ai eu marre, j'ai arrêté de me goinfrer en pleurant, j'ai arrêté de souffrir parce que j'ai réussi à oublier que j'avais un corps et parce que je me sentais tellement différente des autres que je me suis dit que c'est bel et bien eux qui avait un problème pas moi!!!!
J'ai très bien vécu ma différence par la suite... jusqu'au mois de mai où j'ai perdu ma grand mère.
Là les hostilités alimentaires ont repris, moins qu'auparavant, mais je ne lachais pas ma tablette de chocolat jusqu'à ce qu'elle soit totalement engloutie,et mes habitudes alimentaires sont devenues désastreuses! Prise de maux de ventre, je suis allée consulter un médecin généraliste.
Le choc! Je ne l'avais pas vu depuis le mois de décembre et j'avais pris 20 kilos!
Ses paroles m'ont choquée, m'ont totalement déstabilisée, il a diagnostiqué une dépression à tendance boulimique compulsive et m'a prescrit des antidépresseurs très puissants que je n'ai heureusement pas pris!
C'était sa réponse à mes problèmes, les médicaments.Il a parlé d'obésité grave, d'anneau gastrique..... Sans me connaitre comme ça!
Ce n'est pas mon genre.... alors je me bats avec des moyens naturels, je fais un petit régime et j'ai déjà perdu 5 kilos en 15 jours!
Je me sens mieux , tout rentre dans l'ordre, je crois que seulement aujourd'hui après tant d'années de souffrance, j'ai décidé de maigrir, pour moi, j'en ai le désir, parce qu'un réel déclic s'est produit!! Et seul ce fameux déclic!
Il y a encore du boulot!!! Je veux être quelqu'un d'autre qu'une fille grosse, mais avec un très beau visage, pour laisser enfin les malheurs s'envoler!
Myriam, 21 ans
Salut à tous......
Je pense que le regard des autres sur nous dépend beaucoup de nous. Si on se sent gros, on va agir en fonction et les autres vont le ressentir.... Je pense que le regard des autres peut-être pire que les kilos, mais je pense que notre propre regard peut l'être encore plus!
Ma réponse est donc OUI, on peut être heureux avec quelques kilos en trop! Et cela ne dépend pas des autres! C'est à nous de faire en sorte d'être heureux, ce n'est sûrement pas les autres qui vont le faire pour nous......
Raoul, Suisse
Bien sûr qu'on peut vivre heureux(se) en étant gros(sse) ! Mais certains ne le sont pas, cela dépend beaucoup de personnes, car par exemple, une fille qui est grosse, on se moque d'elle et elle n'est pas heureuse. Mais parfois, on ne se moque pas seulement de son poids, mais peut-être aussi autre chose, qu'elle est trop embêtante, alors il faut qu'elle arrête, qu'elle essaye d'aller vers les autres, d'être sympa avec les autres, etc...
et si une fille est grosse, et qui est heureuse, c'est parce qu'elle a des amis des parents, un chum, etc, qui l'aiment, mais ne font pas un drame si elle est grosse. La beauté intérieure, c'est très important, et pas la beauté physique.
Pour le regard.. hmhm je dis toujours la même chose : çela dépend du regard des autres !!!!
Chacha

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