Doux, pâle rêve

JEUNES POÈTES

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Doux, pâle rêve un poème de

Pascal

janvier/août 2000


À regarder un tel visage,

À observer chaque détail

De cette sirène sans âge,

La surprise fut d'une taille

Que je ne puis ici transcrire.

Et alors je me mis à rire,

Croyant mes yeux devenus fous,

Commençant à la vénérer,

Brusquement tombant à genoux,

Par sa perfection subjugué,

Perdu, écrasé, englouti.

N'entendant point ma réaction,

se précipitant à mon bord,

Alors elle saisit la passion

Qui prit possession de mon corps

A sa vue, réelle illusion.

Et, plongeant ses yeux dans les miens,

Elle me fit don de son amour,

Persuadée, me saisit les mains,

Me fit découvrir ses contours

Enchanteurs, enivrants et là,

Devant moi, tant abasourdi

Par cet être à la peau de soie,

Arboré de fleurs de magie,

Craignant de la voir disparaître

Ne serait-ce qu'un court instant,

Désirant donner un enfant

A celle qui put me permettre

De changer mon coeur en diamant.

©1995-2005

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