La mer, ce jour là

JEUNES POÈTES

la page dont vous êtes les auteurs La mer, ce jour là un poème de

Christophe, 17 ans

juillet 2001

Je me rappelle encor de la mer ce jour là :

La marée remontait, une timide pluie

Commençait à tomber lorsque sonna minuit,

Le vent vint à souffler sur le sable si froid

Où je marchais pieds nus me promenant là-bas.

J'étais seul sur la plage, seul avec la mer.

L'eau recouvrit mes pieds, mes pas se firent lourds,

L'orage s'éveillait dans cette fin de jour.

Il n'y avait pas de lune et aucune lumière,

Lorsqu'un éclair jaillit et rugit le tonnerre.

M'effondrant sur le sol enivré de folie,

Je me laissais noyer dans cette indifférence,

J'allais enfin connaître l'ultime souffrance.

Je ne sais quel miracle a arrêté la pluie,

Mais l'orage s'est tu, et la marée a fui.

Encor abasourdi je me suis relevé.

La lune scintillait, les étoiles lointaines

Rayonnaient dans le ciel de leur clarté sereine.

Etais-je au paradis ? Je me suis retourné

Et j'ai vu la déesse dont j'avais rêvée.

Dans une robe blanche, le regard profond,

Illuminant mes yeux de sa couronne blonde,

Elle le va la main et stoppa les secondes.

Je ne voyais plus qu'elle, épris de soumission,

Je tombai à genou dans un dernier frisson.

Alors tu es venue t'asseoir à mes côtés.

" Mais pourquoi pleures-tu ? Une âme aussi sensible

Ne doit voir dans sa vie que le rire possible. "

Alors, rouvrant les yeux, à mes larmes séchées,

J'ai découvert en toi ce que je recherchais.

Enfin, et grâce à toi, je me suis libéré.

J'étais venu mourir face à cet océan,

Mourir dans l'agonie de tous ces sentiments.

Tandis que lentement mon esprit se noyait,

Tu m'as montré l'amour et tu m'as réveillé.

Car j'avais devant moi le doux jardin de fleurs

Que j'avais tant cherché dans nos villes fanées,

Car j'avais devant moi la porte qui s'ouvrait

Sur un monde peuplé de rêves et de bonheurs.

Oui, j'avais devant moi la femme de mon coeur.

Et encor une fois mon regard a croisé

Ton clair visage d'or d'une immense beauté,

Et encor une fois mon coeur s'émerveillait.

Alors, sous les étoiles, je t'ai embrassé.

Toute la vie durant nous nous sommes aimés.

©1995-2005

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