Le dernier poème

JEUNES POÈTES

la page dont vous êtes les auteurs Le dernier poème un poème de Marie

mai 2002

La vie t'a cruellement arraché à nous

Elle t'a repris avec elle dans un tourbillon de remous

Le temps d'un rire, d'un éclat, d'un délire

d'un temps fou à compter les secondes qui chavirent

Et les arbres qui s'approchent, qui te frappent

Et ta vie qui doucement s'échappe

Toi qui pars, pour ne plus revenir

Les souvenirs font mal; penser à ton beau sourire

À la mort trop cruelle qui tombe sans avertir

Tes yeux plus bleus que l'océan

Plus éclatants que le soleil

Tes fous rires et tous tes tourments

Que tu surmontais sans pareil

Ton goût et ta joie pour la vie

Qui elle, t'a cruellement trahie

Tes yeux rieurs, ton regard bleu

Dans lequel il n'y aura plus jamais de feu

Ta joie face à l'existence

Que tu as affrontée avec arrogance

Dans les moments les plus difficiles

Même si tu savais que ce ne serait pas facile

Tu as tout fait pour vivre ta vie

Et je te jure, et tu le sais : tu avais réussi

Réussi aussi, combien sans le savoir

À conquérir une place en mon âme, ma mémoire

Parce que tu étais le seul à remarquer que mon sourire chavire parfois

Et que derrière chaque éclat de rire se cache un étrange émoi

Mais malgré ton goût pour la vie

Ta foi, ta croyance en une nouvelle utopie

Tu t'es laissé trahir sans aucunement savoir

Que la mort te prendrais dans ses bras, en un dernier au revoir

Maintenant il y a le soir qui déjà chavire

Sur la pénombre de ce qu'a été ta courte vie

Nous laissant tous dans une folie de délire

Parce que c'est difficile d'admettre que tu es parti

Je sais que sûrement tu croyais aux étoiles

Au soleil qui brille et à la caresse du vent

À la lune qui scintille derrière ses grandes voiles

De nuages, de lueurs d'éclats purs lancinants

Parce que tu y croyais je sais que maintenant

Tu dois vivre plus heureux, dans un autre présent

Saisis donc ta chance et souris enfin!

C'est une chance qui t'es donnée, un nouvel espoir pour demain...

Il y a de ces choses que le temps atténue parfois,

Jusqu'à oublier.

Mais je te jure que ton souvenir restera gravé en moi,

sans jamais s'effacer.

J'aurais voulu que la vie te laisse à nous, rien

qu'encore un peu...

Parce que tu es parti trop vite.

Malgré le fait que tu doit être maintenant, enfin,

heureux.

On te fera tous revivre dans nos mémoires, tu le mérites.

On t'oubliera jamais.

Pour toi Kévin.


©1995-2005

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