Neurasthénie

JEUNES POÈTES

la page dont vous êtes les auteurs Neurasthénie un poème de Stéphanie

juin 2002

Les Inquiets ne perçurent pas la prospérité
Leur pendre au bout du nez
Ils n'entrevirent rien derrière les murs gris
Sauf le poids de leurs ennuis
Leurs regrets les poursuivirent
Comme une pluie ivre
Leur chemin était parsemé d'embûches
Leurs mains étaient remplies de bûches
Ils virent les fleurs s'étioler
Mais pas pousser
Ils aperçurent les nuages
Mais pas le Soleil derrière les mirages
Ces misanthropes pensèrent à nourrir leur feu
Mais celui des autres s'éteignit, les malheureux!
Et voilà qu'ils trouvèrent un coeur abandonné
Et le placèrent dans leur antériorité!
Mais dans quelle dimension se cachaient-ils?
Celle de la peur ou du malheur?
Vus d'ailleurs, ils semblaient tranquilles
Mais peut-être n'était-ce qu'une façade de leur rancoeur!
Leur façon de se vêtir, de marcher
Tout laissait croire qu'ils étaient équilibrés
Alors que faisaient-ils à s'enivrer comme des athées?
Les apparences sont des bûchers!
Il ne reste plus qu'à croire
Croire jusqu'au dernier souffle
Que ces férus de miroir
Pourront le jeter dans un seul souffle!
Ils approchèrent d'un trou béant
Recelant les Enfers de Satan
Mais une voix soudain leur dit
"Ne voyez-vous pas les miracles de la vie!"
Ils poursuivirent leur chemin
Ignorant les étincelles qui surgissaient de l'obscurité
Qui peut-être les auraient mené à la félicité
Les auraient aidé à surmonter le Lendemain
Ils marchaient à la manière de combattants
La nuque raide, les yeux rivés devant eux
Ils auraient dû lever la tête vers les cieux
Ils étaient trop outrecuidants!
Ils demeuraient prisonniers de leur propre corps!
Ils devaient se délivrer de ce lourd fardeau!
Certains n'en pouvaient plus de leurs remords
Ils mettèrent fin à tous leurs maux!
Mais d'autres avaient une voix intérieure qui leur affirmait
Qu'au bout de la calamité, il y a une lumière
Et celle-ci est la réponse que tous recherchait!
Alors ils continuèrent, mais ce n'était pas très clair
Le zéphyr les emportait dans une douce folie
Leurs pieds les menaient dans une sombre mélancolie
Le Destin les suppliait à grands cris
De ne pas gâcher ainsi leur vie!
L'or de leur blé les aveuglèrent
Ils paraissaient effrayés
De s'en débarrasser
Ils s'étaient embarqués dans toute une galère!
Ils eurent de la peine
Dans la plaine
Leur âme malsaine
Était remplie de haine!
Soudain ils remarquèrent la vie autour d'eux
Elle semblait bien mieux qu'eux
Un sourire illumina leur visage
Ils comprirent le sens de leur tissage!
Ce fut comme s'ils s'étaient réveillés
d'un long sommeil pénible
Et leur vue n'était plus embrouillée
Le son de la Nature était enfin audible!
Fini l'isolement, la désolation!
Enfin la sérénité, l'exultation!
Ces âmes en quête d'un sens à l'existence
L'ont finalement trouvé, leur Chance!
Car à la fin de leur route longue et ardue
Ils eurent une sorte d'Illumination
Ils découvrirent enfin le Soleil et toute son Étendue
Le Jour a chassé la Nuit d'un seul bond!
Et ces Heureux purent retourner chez eux
Achever l'oeuvre d'un perpétuel accomplissement
Ils se retouvèrent dans la Grâce des Cieux
Gloire au Commencement!


©1995-2005

0 commentaire
  • Saisissez ce code de sécurité : captcha Refresh