Palestine

JEUNES POÈTES

la page dont vous êtes les auteurs Palestine un poème de Tin@

novembre 2002

Le lait a un goût salé
Le miel a un goût de sang
Là-bas pleure l'âme des oliviers
Et prie pour les survivants.
Je marche seul le long de la mer
Je ramasse quelques fleurs colorées
Eparpillées sur cette terre
Dont seul le paradis dépasse la beauté.
Je respire le doux parfum de ma mère
Celui de l'amour et de l'affection
La reverrais-je demain, je ne sais guère
Peut-être ses larmes se mêleront-elles à mon sang.
Ma chère mère, toi qui m'as élevé
Qui m'a porté pendant neuf mois
Tu ne cherches que ma liberté
Et tu te sacrifies pour moi.
Cette liberté est devenue chimère
Mais l'espoir nous maintient vivant
La foi réconforte la misère
Le courage déconcerte l'opposant.
On m'appelle le terroriste
Ou bien encore l'antisémite
Parce que j'ai défendu ma maison
J'ai honoré ma patrie, ma nation.
L'humanité est aveuglée, ne sait pas quoi penser
De ces enfants martyrisés, incompris
De ce vieillard au passé meurtri
Dont la douleur étouffe la nostalgie.
L'odeur de l'orange et de la mangue
Laisse place aux blindés et aux tanks
La terre autrefois cultivée
Est devenue un cimetière dénudé.
Le peuple ne se prosternera pas
Sa terre jusqu'au bout il protégera
Son honneur jusqu'à la mort il défendra
Son identité jusqu'au Jugement il préservera.
Je t'aime montagne, mer salée
Désert infini, campagne adorée
Avec mon sang, avec ma dignité
Je te libèrerais, Palestine bien-aimée...


©1995-2005

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