Papa 2

JEUNES POÈTES

la page dont vous êtes les auteurs Papa un poème de

Delph

décembre 2002

Papa,
Tu nous a fait du mal
Et c'est ce que tu voulais,
Tu nous a fait du mal
Et tu l'as fait expres!
Pour toi, on n'est rien
Tu te fous de nous
Pour toi on n'est rien
Mais c'est toi qui nous a fait p...!
Pourquoi réagis tu comme ça?
Qu'est ce qu'on t'a fait nous?
Nous on n'avait rien à voir avec ça!
C'est ton p... d'alcool qui est responsable de tout!
Tu ne m'as jamais aimé
Je m'en rends compte maintenant
Je te considerais comme un de mes parents
Aujourd'hui tu n'es plus qu'un étranger
J'ai tant voulu croire
Qu'un jour tu guérirais
Mais je me suis bien faite avoir
Car jamais tu le désirais
J'ai cru qu'une fois divorcé
Tout rentrerait dans l'ordre
Que tu deviendrais
Le père que j'aurais voulu aimer
Celui qui jouerait avec nous
Qui nous aimerait
Qui me mettrait sur ses genoux
Où, heureuse, j'aurais été
Mais tu n'es rien de tout ça
Tu n'es qu'une saleté d'alcoolique
Qui se foutait de ses enfants
Qui pourtant, croyaient tant à son rétablissement
À cause de toi,
Ma vie ne sera jamais plus la même
Tu as réussi à me faire douter de moi
A force de me rabaisser, de m'écraser
Mais il y a une question
Que je me posais
Es tu réellement heureux
Ignoré de tous comme tu l'es?
Tu m'as fait du mal
Oui, toi, papa, que j'aimais
Tu m'as fait trop de mal
Et je ne te le pardonnerai jamais!!
Tu m'effrayes
Aujourd'hui j'ai peur de te croiser
Toujours l'angoisse
De te voir un jour recommencer
Et même si un jour tu changeais
Pour moi tu seras toujours
Celui qui la battait!
Maman elle ne t'avait rien fait!
De tout ça, j'en ai tellement pleuré
Que maintenant je n'en suis plus capable
Et c'est pas faute d'avoir souffert
Mais plutôt parce que je pense, que beaucoup trop de larmes
Tu as réussi à faire couler
Et aujourd'hui je n'ai aucune envie
De te donner cette fierté
Je préférerais en crever!
Jamais plus je ne t'appellerai papa
Ce serait une trop grande marque de dignité
Pour le s... que tu es, toi!
Qui ne l'a jamais mérité
Et si un jour, au détour d'une rue, je te revois
Je ne te parlerai, ni te regarderai
Car je préfère couper les ponts
Que de souffrir pour l'éternité
27 décembre 2002, De tout ça, je croyais ne plus savoir, ne plus vouloir en pleurer, mais je me suis rendue compte, que malheureusement, dans certaines situations, qui j'ai l'impression deviennent de + en + courantes (malheureusement ) tout ce qu'on a pu essayer d'enfouir au plus profond de nous, pour que tout ça, arrête de nous pourrir la vie, resurgit très rapidement sans qu'on puisse rien y faire, et ça continuera à me ronger, j'en ai bien peur, et je ne peux rien y faire...


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