Plume

Plume un poème de

Oceana

septembre 2003 J'ai écrit mille mots de ma pointe argentée

Des mots d'amour, tendres et gais

D'un jeune éphèbe à sa douce promise

Des mots de loi, qui condamnaient à mort

Le pauvre prisonnier d'un geôlier sans coeur

Des mots tristes, envoyés par celui

Qui, seul dans son hameau, implorait le pardon

Des mots mêlés, qui recherchaient la rime

Dans la pièce tragique d'un auteur inspiré

Des mots si doux, de l'enfant à son père

Parti on ne sait où faire une sanglante guerre

Des mots sans gloire, d'un écolier bien sage

Dont l'encre avait terni tant de fois le cahier

J'ai écrit milles mots de ma pointe argentée

Pauvre plume d'oie blanche ternie par le temps

J'ai tracé les regrets, les espoirs et les craintes

J'ai dessiné sans honte l'amour et la pitié

Et aujourd'hui au fond du tiroir

J'attends ma dernière heure, pauvre plume oubliée.

©1995-2005

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