Recueil d'un été 45...

JEUNES POÈTES

la page dont vous êtes les auteurs Recueil d'un été 45... Bientôt près de moi

Une vie pour toi ou la guerre sans moi

Tu as crié liberté

trois poèmes de Alisa - Classe de 3°1 (1999/2000)

mai 2001

Bientôt près de moi...
(Récompensé par le printemps des poètes.)

Une feuille s'est envolée,

Et la vie s'est affolée,

Lorsque tu es parti,

Pour sauver la patrie.

Mes pensées se sont arrêtées,

Pour pouvoir contempler,

Le vide que tu as laissé,

En me laissant pour aller les affronter.

Ton absence est si dure,

Que je construis peu à peu les murs,

D'une prison de souffrance,

Me forçant à la patience.

Je sais que bientôt tu reviendras,

Et que je serais toujours là,

A attendre, les pieds sur terre,

Qu'enfin te relâche cette guerre.


Lorsque tu reviendras,

Je me promènerais à ton bras,

Sur les plages de sable blanc,

Nous marcherons à pas lents,

Espérant que le jour,

Ne nous joue pas de tour.

Nous irons aussi au matin,

Dans ce sublime jardin,

Respirer les camélias,

Et que sera sera.

La vie nous paraîtra plus belle,

Les enfants chanteront des ritournelles,

Nous les écouterons enchantés,

Touchés de leur simplicité.

Puis nous reprendrons les petits chemins,

Nous partirons main dans la main.

Puis tu repartiras,

Comme à chaque fois,

Vers celle qui t'a pris,

Toi mon jeune ami.

Tu revêtiras ta chemise,

Tu me quitteras, moi ta promise.

J'aurai peur de perdre ton amour,

J'aurai peur de te perdre pour toujours...


Tu as crié liberté,

On t'a répondu égalité,

Tu as créé " Fraternité ",

Tu es parti pour l'éternité.

Tu as choisi la résistance,

J'ai adopté la patience,

J'étais vouée au silence,

Pour ton attaque à l'offense.

Lorsque je t'ai retrouvé,

Tu m'étais étranger,

Jean en Max était changé,

Mais jusqu'à la fin je t'ai aidé.

Pour ne pas que tu recommence,

On t'a mis en pénitence,

On t'a infligé tant de souffrances,

Pourtant tu as gardé ton bon sens.

J'aurais pu t'oublier,

En ignorant fraternité,

Année après année,

Ne plus y repenser.

Mais ta vie est devenue une romance,

Où est célébré ton silence,

Utilisant ton existence, (comme)

La plus belle de cette grande démence.

Ils l'ont tué pour l'éternité,

Ne laissant de lui que l'image d'une certaine égalité.

©1995-2005

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