100 ans de Bandes-dessinées 15

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8 avril

1977
décès de Cézard, le créateur d'Arthur le Fantôme.

9 avril

1922
Naît Albert Weinberg. Cet ancien assistant de Victor Hubinon fait ses premières armes sur des séries mythiques : Buck Danny, Blondin et Cirage, et sur l'album "Tarawa, atoll sanglant". En 1949, il vole de ses propres ailes en reprenant Joe la Tornade, créé par Charlier et Hubinon. Il collabore à "Héroïc-Albums", à "Spirou" et, en parallèle, au journal "Tintin". C'est là qu'il démarre, en 1954, l'oeuvre qui le rendra célèbre : Dan Cooper, les aventures d'un chevalier du ciel canadien (Dargaud). On lui doit également Alain Landier, puis Vicky. Cet infatigable travailleur dessine en parallèle pour la presse quotidienne. Pour "Le Soir", il crée une série humoristique, le Vicomte, puis les Aquanautes. Pour l'Allemagne, il dessine Baracudda, repris dans l'éphémère hebdomadaire "Super As" et dans "Tintin". Ces nombreuses collaborations ne l'empêchent pas de continuer son personnage vedette, puisque Dan Cooper continue toujours à vivre de nouvelles aventures jusqu'à la fin des années 80.

10 avril

1956
Naît Jacques Loustal. C'est avec le scénariste Paringaux qu'il réalise ses premières histoires complètes, dans le mensuel "Métal Hurlant" (reprises en albums aux Humanoïdes Associés). On retrouve sa signature dans "Pilote", "Libération" et d'autres revues des années 80, mais c'est dans (A suivre) qu'il démarre réellement sa carrière. On lui doit "Coeurs de sable", "Barney et la Note bleue", "Un jeune Homme romantique" (albums Casterman), toujours réalisés avec Paringaux, mais aussi "Les Frères Adamov", sur scénario de Charyn. Son talent de coloriste - qui donne à ses albums une ambiance, une atmosphère uniques - éclate également dans les nombreuses illustrations qu'il réalise pour des portfolios ou des recueils. Auteur à part, personnel, il préfère une bande dessinée libérée des règles traditionnelles de narration, allant jusqu'à gommer les phylactères pour les remplacer par un récit en voix off.

1931
Naît René Follet. Illustrateur pour de nombreuses revues scoutes, il entre à "Spirou" en 1949 où, comme tout débutant de l'époque, il illustre des rubriques et réalise de "belles histoires de l'Oncle Paul". A la même époque, pour le journal "Tintin", il dessine le western Rocky Bill, d'après des scénarios d'Yves Duval. Avant tout illustrateur de génie, il ne réalise que ponctuellement des bandes dessinées, au grand regret de ses nombreux admirateurs, qui le considèrent comme l'un des plus grands dessinateurs réalistes. En 1968, sur des scénarios de Maurice Tillieux, c'est "S.O.S. Bagarreurs" dans "Spirou" (Dupuis). Pour "Mickey", il crée avec Yvan Delporte le cirque des Zingari. Pour "Tintin" et ensuite "Spirou", il met en scène Yvan Zourine, avec Stoquart. Pour "Eppo", c'est Alec Severin. Il reprend également le personnage de Valhardi pour "Spirou", et adapte Edmund Bell, de John Flanders (Lefrancq). C'est là qu'il crée ensuite la série Daddy. Ponctuellement, toujours, il assiste ses amis dessinateurs Mitacq et Vance. C'est ainsi qu'il collabore à certains albums de la Patrouille des Castors, de Stany Derval, de Jacques le Gall, de Bob Morane et de Bruno Brazil, auxquels il apporte sa marque talentueuse - injustement méconnue du grand public.

11 avril

1996
Le Québec s'offre son festival de bande dessinée pour la neuvième année consécutive et jusqu'au 14 avril. Les invités ? D'Europe : Roba, Druillet, Juillard, Cothias, Dany et Frank LeGall. Du Québec : Mario Malouin, Marco Ménard, Lyne Arsenault, Rodier, Serge Brouillette, Paul Roux, Louis Rémillard et probablement, Forgue. Informations : 19 -1 - 418 - 527-2666 ou giguere@cam.org.

1948
naît Bédu. Ce licencié en sciences économiques abandonne la brillante carrière de financier que ses études lui promettent pour se lancer dans la bande dessinée. Assistant de Berck au début des années septante, il entre au journal "Tintin" en 1975, où il crée Beany, le Raton-Laveur, puis le P'tit Prof (avec Blareau), Ali Béber et, finalement, Hugo. C'est en 1983 qu'il reprend la série Clifton, créée par Macherot un quart de siècle plus tôt (albums Lombard). En 1992, il entre à "Spirou" avec les gags des "Psy", sur des scénarios de Cauvin (albums Dupuis).

1946
Le quotidien belge "La Dernière Heure" publie un gag d'un page moyen-âgeux nommé Johan. Un an plus tard, le jeune homme fait un retour dans le même journal, puis dans "Le Soir", avant de se retrouver dans "Spirou" dès 1952. C'est là qu'il rencontre, dans le lieu dit "Bois aux Roches", un nabot facétieux au sale caractère nommé Pirlouit et sa chèvre Biquette. L'un des duos les plus célèbres de la bande dessinée classique est né (albums Dupuis). Dessinées et racontées par le magicien Peyo, leurs aventures les mènent jusqu'au Pays Maudit où ils rencontrent de petit nains bleus vivant dans des maisons en forme de champignon : les Schtroumpfs. Le succès planétaire de ces personnages oblige Peyo à délaisser les deux amis - contre son gré. Au décès de leur créateur, ils renaissent pourtant, dessinés par le studio qu'il avait depuis longtemps mis sur pieds pour l'assister dans son abondante production. Les nouveaux albums sont édités au Lombard.

12 avril

1973
Raoul Cauvin et Willy Lambil, scénariste et dessinateur en chair et en os, commencent à s'engueuler par bande dessinée interposée grâce aux gags de "Pauvre Lampil". Cette série, basée sur la véridique et aventureuse carrière d'un scénariste et d'un dessinateur qui leur ressemblent curieusement, s'inspire d'événements réels et tragi-comiques de leur vie de tous les jours : séances de dédicaces, angoisse de la page blanche, interviews ratées, etc. Ce qui démontre que les auteurs de bande dessinée ont bien du mérite, malgré les drames quotidiens de leur existence, à inventer chaque semaine les gags qui nous feront hurler de rire, des mois plus tard, au moment de leur publication (Dupuis).

1961
La prison d'Inzepocket est confrontée à la première tentative d'évasion d'un de ses bagnards, un certain . Né dans les minis-récits, le perpétuel évadé - perpétuellement de retour dans sa cellule à la fin de chaque épisode - est assisté d'un second serviable mais peu intelligent nommé Jo-la-Candeur, qui n'est pas pour rien dans les échecs systématiques de ses évasions. Le brave directeur de la prison, amateur de gâteaux à la crème fraîche, ne survivrait d'ailleurs pas à son départ définitif. Longtemps vedette des minis-récits, cette série volontiers absurde créée par Rosy et Deliège et finalement poursuivie en solo par ce dernier, passe ensuite dans lesnormales de "Spirou". Editées dans la défunte collection "Gags de Poche", ses aventures sont ensuite reprises en albums classiques (Dupuis).

13 avril

1996
débutent à Meythet deux jours consacrés aux 6e rencontres des Arts Graphiques et bande dessinée de Haute Savoie. Contact : MJC, 4, rue de l'Aérodrome, BP 1003, 74966 Meythet-Cedex. Tél : 50.22.08.13 1996 débutent à Paris deux jours consacrés au festival BD des Grandes Ecoles. Son thème : "Sortilèges". Coontact : ESCP, 79, av. de la République, F-75010 Paris. Tél : 43.57.99.01.

1978
Dans lesde "Spirou", un adolescent plutôt bien en chair, fils d'un marchand de frites, tombe amoureux d'une Mayonnaise - une adolescente de Mayon. Bidouille, de ses grands yeux de timide, observe la jolie Violette, fille de la fleuriste du quartier, sans oser l'approcher ni lui avouer ses tendres sentiments. De cette histoire toute simple, fleur bleue, Bernard Hislaire va faire une série originale, forte, pleine d'émotion et de poésie, humaine, qui se tournera progressivement vers un fantastique flamboyant. Les albums des tourtereaux, publiés chez Dupuis, sont repris ensuite chez Glénat.

1956
Dans une famille d'architectes bruxellois, naît François Schuiten. Ce dessinateur précoce et doué publie sa première planche à l'âge de 17 ans, dans le journal "Pilote". Etudiant à l'école de Saint-Luc, il entre à l'atelier de bande dessinée de Claude Renard, l'Atelier "R". C'est ainsi qu'il participe à la plaquette annuelle de l'atelier, intitulée "Le Neuvième Rêve". Avec son frère Luc, qui devient par la suite un architecte renommé, il publie quelques récits dans "Métal Hurlant", qui seront édités dans l'album "Carapaces" (Humanoïdes Associés), et débute le cycle des "Terres Creuses". En même temps, il publie avec son maître Claude Renard le magnifique "Aux médianes de Cymbiola" et "Le Rail". C'est avec le scénariste et écrivain Benoît Peeters qu'il entame une série d'albums, regroupés sous le titre générique "Les Terres Creuses", qui donnera à la bande dessinée contemporaine certains de ses plus grands chefs-d'oeuvre : "Les Murailles de Samaris", "La Fièvre d'Urbicande", "Brüsel", "La Tour". Ils y créent de toutes pièces un univers où ce sont les décors qui mènent la danse - et les gènes familiaux transparaissent dans les sublimes architectures qu'il y dessine. Auteur apprécié dans le monde entier, il multiplie les collaborations, participe aux plus grands magazines internationaux, dessine les décors de films ("Gwendoline", de Just Jaeckin, "Taxandria", de Raoul Servais), dessine le pavillon luxembourgeois de l'Exposition Universelle, à Séville, en 1992, etc. François Schuiten a largement dépassé le cadre de la bande dessinée - et supporte avec sérénité l'effet de mode qui l'entoure. Ce n'est pas un hasard si un site est consacré à son oeuvre sur Internet et qu'on l'a appelé, lors du MILIA 1996, pour faire partie du jury qui devait décerner les "Milia d'Or" du multimedia.

1941
Naît le petit Reiser. Livreur chez Nicolas, il publie quelques dessins pour le journal interne de son employeur. Il place également des illustrations dans "Blagues", "Cordées" et "Le Baladin de Paris". En 1960, il fait partie de l'équipe fondatrice de "Hara-Kiri", dont il devient l'un des plus prolifiques auteurs. Outre ses nombreuses collaborations au journal bête et méchant, il publie également dans les autres revues des "Editions du Square" : "Charlie Hebdo", "Charlie Mensuel", "La Gueule Ouverte", "BD". Son humour cruel, impitoyable, mordant, fait mouche à chaque coup. Il invente un style simple, extraordinairement expressif, à l'efficacité redoutable. En parallèle, il publie de nombreux dessins dans la presse française et, après la saisie d'Hara-Kiri, en 1966, il entre à "Pilote". Il y conçoit une quantité innombrable de gags et récits complets pour une quantité tout aussi innombrable de dessinateurs, parmi lesquels Gotlib, Chakir, Alexis, Mézières, Mandryka, Cabu, Pouzet, etc. Il reprend sa collaboration à "Hara-Kiri" en 1967 jusqu'à l'interdiction d' "Hara-Kiri Hebdo" en 1970 (Pour la mort de De Gaulle, et faisant allusion au dramatique incendie dans une boîte de nuit où des dizaines d'adolescents avaient trouvé la mort, le journal avait titré "Bal tragique à Colombey : un mort" - ce qui entraîna sa mise à mort par le ministre de l'Intérieur, Marcellin). Il se tourne alors vers le "Monde", "Actuel" et d'autres revues. C'est en 1981 qu'il entre au "Nouvel Obs". Avec Coluche, il racontera également les "Sales Blagues" dans "L'Echo des Savanes". Jean-Marc Reiser, décédé à quarante deux ans, laisse une oeuvre considérable. Son style et ses outrances ont eu une influence majeure sur les humoristes de son temps. Militant, humaniste, tendre et cruel à la fois, passionné, écologiste avant la mode, il s'enflammait pour les causes qu'il croyait justes et envoyait des giclées de vitriol sur ce qu'il honnissait : la bêtise, l'armée, les uniformes, les imbéciles, les racistes, les religions, les politiciens. Parmi les incontournables albums de cet irremplaçable humoriste - qui tracent un portrait sans concession de la France des années 60 et 70 - l'immortel "Gros Dégueulasse" témoigne de l'émotion et de la poésie qu'il était capable de placer dans des personnages rendus abjects par l'existence. Son intégrale est publiée chez Albin Michel.

14 avril

1996
Débute à Nîsmes, en Belgique, une exposition intitulée "La BD, lien entre générations". Annoncée pour lecteurs de 7 à 77 ans, elle est présentée par la Fédération du Tourisme de la Province de Namur. Elle a lieu au Château, Parc communal, et elle se terminera le 19 mai. Pour infos : 19 32 81 40 80 10.

1978
Il n'aura été qu'une étoile filante dans le ciel de la bande dessinée : André Beautemps est mort aujourd'hui, à l'avant-veille de ses trente ans. Elève d'Eddy Paape aux Beaux-Arts de Bruxelles, c'est en remportant un concours de dessin organisé par le journal "Tintin" qu'il entame, dès 1971, une carrière professionnelle. Il crée dès 1972 le personnage de Michael Logan, que Jean Van Hamme scénarisera ensuite. Avec Henri Vernes, le créateur de Bob Morane, il crée Karga en 1975. La dernière aventure de Michael Logan, "Le Moineau Déchaîné", est restée inachevée suite à son décès prématuré.

1954
Une bande de rats noirs, menés par l'immonde Anthracite, menace la tranquille campagne où vit le lérot Chlorophylle. Celui-ci, avec l'aide de la loutre Torpille et du lapin Serpolet, va organiser la résistance contre l'armée d'envahisseurs. Ils seront rejoints par le mulot Minimum, l'étourneau Caquet, et quelques autres animaux au caractère bien typé. Par la suite, ils quitteront leur campagne et leur nudité primitive pour la cité de Coquefredouille où les animaux vivent comme les humains. Au fil des albums, Raymond Macherot, le scénariste et dessinateur de la série, élabore une satire terriblement juste de notre société et de ses dérapages idéologiques. Malheureusement, il l'interrompt en 1963. D'autres la reprendront ensuite (Greg, De Groot, Hubuc...), avec plus ou moins de génie. Ses albums sont édités au Lombard.

1909
Naît Jean Trubert. Dessinateur humoristique pour la presse des années trente, boxeur professionnel, il collabore en parallèle aux nombreuses revues de la Société parisienne d'Editions : "L'As", "Junior", "Le Petit Illustré", etc. Il crée de nombreux personnages éphémères, dans de multiples magazines ("Pilote", "Vaillant", "Tintin", mais aussi "Femmes d'Aujourd'hui", "Allez ! France !", etc.) dont on retiendra surtout "Le Chevalier Printemps", paru en 1948, et sa reprise de Bécassine, de 1959 à 1962.

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