100 ans de Bandes-dessinées 30

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2 septembre

1996
C'est fait ! Le métro de Charleroi vient d'ouvrir sa station "Spirou". Tous les héros des éditions Dupuis posent à présent sur les murs d'une station qui leur est entièrement dédiée.

3 septembre

1931
Tintin part en Amérique, combattre la pègre. Al Capone dit "Le Balafré" n'a qu'à bien se tenir.

1923
Mort Walker naît à El Dorado, aux Etats-Unis. Précoce, il publie à l'âge de quinze ans ses premières bandes dessinées sous forme de strips dans un quotidien local. A l'université, c'est lui qui réalise le journal du campus, "Show me". Des débuts prometteurs qui le conduisent tout naturellement vers la presse. C'est d'abord le Saturday Evening Post qui l'accueille. Puis il dirige, une revue humoristique, "1000 jokes", de 1948 à 1950. C'est cette année-là qu'il imagine son fameux personnage de bidasse fainéant confronté à la bêtise militaire, Beetle Bailey. En 1954, il crée avec Dick Browne "Hi and Lois", dont il est le scénariste. Il se partage désormais entre Beetle Bailey, dont il est l'auteur complet, et les scénarios pour d'autres dessinateurs : Frank Roberge ("Mrs Fitz's Flats"), Jerry Dumas ("Sam's Strip", "Sam and Silo"), Johnny Sajem ("The Evermore"). Sous le pseudonyme d'Addison, il crée également "Boner's Ark" (1977) et "Gamin ans Patches" (1987) qui, comme les autres, l'imposent comme l'un des maîtres de la bande dessinée humoristique américaine. Il a fondé le "Museum of Cartoon Art" à Greenwich (Connecticut) en 1974 et il a présidé la "National Cartoonist Society", qui l'a primé en 1953 du prix Reuben.

4 septembre

1950
Mort Walker publie le premier strip d'un jeune homme américain nommé Beetle Bailey. Engagé dans l'armée six ans plus tard, il se révèle le plus calamiteux milicien de tous les temps. Fainéant, débrouillard, tire-au-flanc, incapable d'accorder à ses supérieurs hiérarchiques le respect imposé par les grandes valeurs militaires, il purge son temps d'incorporation au camp de Swanny où une faune d'officiers bien typés lui donnent un aperçu représentatif et permanent de la bêtise humaine. Cette série a parfois été diffusée en France sous le titre "G.I.Smith". Michel Greg l'a adaptée pour Dargaud au milieu des années 80 (Dargaud, J'ai Lu BD).

1932
Lucien De Gieter naît à Etterbeek, une commune de Bruxelles. Il travaille d'abord dans la décoration de magasins et, en 1958, durant l'Exposition Universelle qui voit naître l'Atomium, il réalise divers projets décoratifs. Il participe, en 1961, à un concours de scénario du journal "Spirou". C'est le déclic. De la dizaine de scénarios de mini-récits qu'il propose, seuls certains sont acceptés. Mais il a un pied dans la maison. L'année suivante, il peut lancer sa première série personnelle : Pony. Une série western qu'il poursuit jusqu'en 1965. Cette année-là, il devient assistant de Peyo, pour qui il dessine des gags de Poussy et des Schtroumpfs. En 1966, il crée la série "Toot et Puit" qui met en scène une petite sirène, et continue Pony jusqu'en 1971. C'est en 1974 qu'il crée le personnage qui le rendra célèbre : Papyrus, un fellah égyptien de l'époque des pharaons (Dupuis).

5 septembre

1996
Le vingtième album d'Alix, "O Alexandrie", paraît chez Casterman. Dans ces, une interview de l'auteur, Jacques Martin.

6 septembre

1956
Alex Raymond rejoint ses personnages au paradis des héros disparus

7 septembre

1996
Liège aime la bande dessinée, les auteurs de bande dessinée liégeois aiment leur ville, tout est donc pour le mieux dans le meilleur du monde et finit en beauté par une exposition qui, personne ne s'en serait douté, est consacrée à Liège vue par ses auteurs de bande dessinée : "Si Liège m'était BD". Ouf ! Au Hall des Foires de Liège, avenue Maurice-Denis, 4, B-4000 Liège jusqu'au 22 septembre. Les infos au 19 32 41 227 19 34.

1978
Broussaille, de Frank Pé (qui signe de son prénom), apparaît dans "Spirou". Ce maigrichon rouquin aux cheveux hirsute est un amoureux de la nature. Un vrai. Il raconte cette nature qu'il aime, bien avant la mode écolo des années 80, dans ses "carnets". Il charme tellement les lecteurs qu'il sort du carnet de notes pour vivre des récits courts, impressionnistes, teintés de poésie. Progressivement, Frank en fait un personnage de bande dessinée à part entière grâce à des albums d'une dimension hors du commun. A l'amour de la nature, il ajoute le fantastique. Cela donne un chef-d'oeuvre, "Les Baleines publique", qui l'impose comme l'un des auteurs les plus originaux de la jeune génération des années 80. Après un album plus classique, "Les sculpteurs de Lumière" où il démontre néanmoins son sens de la couleur et de la lumière, il publie un autre album événement, "La nuit du chat", assisté pour les couleurs par le remarquable coloriste Topaze (Dupuis).

1967
Une météorite vient de tomber près du petit village tranquille de Ravejols. Apparemment sans danger, elle véhicule pourtant une étrange maladie, extrêmement contagieuse. Tous ceux qui en sont frappés sont réduits à la taille d'un mulot des champs. Très vite, l'épidémie se répand dans le village, dont tous les habitants sont finalement rapetissés. Ils s'installent alors dans une cité miniature souterraine qu'ils appellent Eslapion. Apparemment, la météorite n'a pas que des aspects négatifs. Elle semble donner à ceux qui sont atteints du mal une intelligence supérieure, qui permet aux habitants d'Eslapion d'en faire une cité de haute technologie, où l'électronique leur offre le confort qu'aucun futurologue n'aurait osé imaginer avant le XXIIe siècle. Ils n'en sont pas moins soumis aux dangers du monde extérieur, celui des grands, ou d'autres planètes. Heureusement, Renaud, Lapoutre et Cédille veillent au grain. Ces deux petits hommes et cette petite femme sont les véritables héros de cette cité miniature. L'imagination délirante de leur "desnariste", Pierre Seron, les mijotera à toutes les sauces : aventure, enquête policière, fantastique, humour (pas toujours du meilleur goût), science-fiction (Dupuis).

9 septembre

1958
Philippe Vuillemin, le plus crade des auteurs actuels, naît à Marseille. Ses premiers travaux (repris dans les albums "Saine Ardeur" et "Sueurs d'Homme", Editions du Fromage) paraissent dans "L"Echo des Savanes", "Hara-Kiri" et "Charlie Mensuel". Violents, ne craignant pas de choquer et irrésistibles comme l'étaient les dessins de Reiser. En 1984, il commet avec Berroyer "Raoul Teigneux contre les Druzes", puis entame la longue série des "sales blagues"(Albin Michel) qu'avaient créée deux chers disparus, Coluche et Reiser. L'album "Hitler=SS", sorti en 1986, est mal accueilli. Heurtant les mentalités, il touche un tabou et se retrouve au tribunal. Il est interdit à la publication (mais Magic Strip le réédite en 1990). Philippe Vuillemin poursuit néanmoins ses collaborations - dont les "Versets sataniques de l'Evangile" avec le Professeur Choron - à diverses revues. Il fait partie du groupe rock "Dennis Twist", qui constitue la plus sage de ses activités.

1935
William Vance naît à Anderlecht, en Belgique. Dessinateur publicitaire, il entre à "Tintin" en 1962. Il réalise plusieurs récits historiques avant de créer en 1964 sa première série avec Yves Duval, "Howard Flynn", suivie directement, en 1968, du western "Ringo". Greg le prend sous sa houlette dès 1967. A deux (Greg signe Louis Albert), ils créent Bruno Brazil. Cela ne lui suffit pas. En parallèle, il reprend la série "Bob Morane" des mains de Gérald Forton, qu'il poursuivra jusqu'en 1979 dans l'hebdo féminin "Femmes d'Aujourd'hui". Dans le même journal, il publie diverses séries, dont le superbe Ramiro (avec Stoquart, repris en albums chez Dargaud) et l'officier de marine Bruce J.Hawker (Lombard). C'est en 1984 qu'avec Jean Van Hamme il donne naissance à sa plus célèbre série, XIII (Dargaud). Il crée encore, en 1991, avec Giraud, la série "Marshal Blueberry" (Alpen). William Vance est l'un des auteurs réalistes les plus doués et les plus prolifiques de la bande dessinée contemporaine.

1930
Blondie Boopadoop, l'héroïne de bande dessinée américaine la plus célèbre du monde (plus de 1800 supports de presse la publient encore) apparaît. Dessinée par Chic Young, elle est l'une de ces héroïnes pas très futée que les Américains affectionnent alors. Secrétaire, elle est jolie. Très jolie. Au point que Dagwood Bumstead, fils d'un milliardaire, en tombe éperdument amoureux. Les premières années de la série content les tentatives du fiston pour séduire la belle et convaincre papa d'accepter les épousailles. Epousailles qu'ils font finalement sans l'accord et sans l'argent du magnat. Déshérité, Dagwood, heureux de vivre avec sa chère et tendre, doit trouver du boulot et vivre sa vie d'américain moyen. Les enfants (Alexander et Cookie) naissent, grandissent; ils adoptent une chienne (Daisy) qui a des petits qui, eux aussi, grandissent. L'Amérique est tenue en haleine, vote pour choisir les prénoms des anfants. Passe, passe le temps et grandissent, vieillissent les héros. Dagwood se découvre une passion : la sieste. Et un vice : les sandwiches, énormes, multicouches. Comme tout Américain moyen, il doit encaisser en mordant sur sa chique les colères et caprices de son caractériel de patron. Mais il a deux voisins tranquilles avec qui il peut partager ses petits ennuis : Herbert et Tootsie Woodley. Cette adorable série a été poursuivie par Chic Young jusqu'à sa mort, en 1973. Son fils Dean en a repris le scénario, et le dessin a été confié à son assistant Jim Raymond. A la mort de ce dernier en 1981, Michael Gersher l'a remplacé, puis le dessinateur de Juliet Jones, Stan Drake. Publiée dans le monde entier, Blondie a été adaptée au cinéma et à la télévision.

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