100 ans de Bandes-dessinées 31

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9 septembre

1959
Didier David, qui signera David Cromwell lorsqu'il se tournera vers la carrière de dessinateur de petits miquets, naît à Coëtquidan, dans le Morbihan. En 1984, il intègre un groupe de créateurs, réunis sous le nom d'ASYLUM, qui lui permet de participer aux dessins animés des "Mondes engloutis"(albums chez Casterman). Il dessine "Le Bal de la Sueur", paru en 1985, en équipe avec Riff Reb's et Edith pour le dessin, et Ralph pour le scénario (Glénat). La suite de cet album drôle, original, personnel et incisif, est intitulée "Aaargl !". Elle paraît en 1987. En 1989, toujours chez Glénat, paraît "Minettos Desperados", qu'il dessine sur des scénarios de Joe Ruffner. Après diverses participations à des albums collectifs, il crée l'excellente Anita Bomba en 1983 pour (A suivre), qui paraît depuis en albums chez Casterman.

10 septembre

1963
Le Journal Tintin nous plonge au coeur du XIIe siècle avec une copie conforme de d'Artagnan : Capitan de Castaignac. Ses parents sont les heureux Liliane et Fred Funcken, qui ont déjà fait à moultes reprises les preuves de leur expertise dans la reconstitution historique. Capitan est un Gascon qui, secondé par son valet Larose, monte à Paris chercher gloire et fortune. Il devient finalement un agent secret de l'Etat, au service du cardinal de Richelieu. Une série qui n'a rien à envier aux feuilletons de cape et d'épée.

1954
Stephen Desberg naît à Bruxelles.Il débute avec divers récits complets dans "Tintin" en 1976, mais n'entame une véritable carrière professionnelle qu'avec la reprise des scénarios de "Tif et Tondu" pour Will, dans le journal "Spirou". C'est dans ce magazine qu'il crée diverses séries éphémères, telles que la "Famille Hérodius" (Maltaite), "Mic Mac Adam" (Benn), "Arkel" (Hardy). Mais, progressivement, il parvient à s'imposer parmi les scénaristes d'aventures. L'agent secret 421, dessiné par Maltaite, débute en 1979, Jimmy Tousseul, dessiné par Desorgher, est publié en 1987. Il reprend également, durant les années 80, le personnage de Billy the Cat, un jeune garçon transformé en chat qu'il avait créé en 1979 avec Colman. Avec Johan De Moor, il crée pour Casterman "Gaspard de la Nuit" en 1987 et l'horripilante "Vache" avec laquelle il s'attèle - sans vraiment convaincre - à l'humour délirant. Avec le merveilleux dessinateur Will, il se tourne vers la bande dessinée plus adulte avec "Le Jardin des Désirs", "La Vingt-Septième lettre" (Coll. Aire Libre chez Dupuis) et "L'Appel de l'Enfer" (P&T Productions). Après avoir abandonné 421, il crée Carmen Lamour avec Maltaite (P&T Productions). On retrouve également sa signature associée aux albums d'"Equator", de Dany.

11 septembre

1969
Un nouvel agent du FBI frappe à la porte du journal "Spirou". Jess Long, que dessine Piroton sur des scénarios de Tillieux, est amateur de pipes. C'est son seul côté rétro. Car le calme fonctionnaire est un agent moderne, appliquant toutes les techniques scientifiques de lutte contre le crime international. Principalement américaines, ses aventures n'en font pas moins un détour par la ville fétiche de Piroton (qui habite Verviers, pas loin de là) : Liège ("Neige poudreuse à Liège", Dupuis). Au décès de Maurice Tillieux en 1978, Piroton confie les scénarios à divers auteurs, en réalisant personnellement quelques-uns. il poursuit la série jusqu'à son décès, en 1995.

1930
Jean-Claude Forest naît à Le-Perreux-sur-Seine. Il publie ses premières planches en 1949 et se retrouve dans l'équipe de "Vaillant" dès le début des années 50. Il y crée, en 1952, l'animal étrange nommé "Copyright". La même année, il reprend les aventures de Charlot pour la Société parisienne d'édition, la S.P.E. Durant les années 50, sa signature se retrouve dans diverses revues où il dessine des illustrations. Sur des scénarios de Marijac, il dessine également des récits destinées à des revues pour jeunes filles sages. En 1959, il reprend "Bicot", que scénarise alors Maric. Mais c'est en 1962 qu'il est enfin reconnu. En effet, cette année-là, il crée un mythe qui marquera une génération entière : Barbarella. C'est la première véritable héroïne adulte de la bande dessinée européenne. Elle sera adaptée au cinéma par Roger Vadim, interprétée par Jane Fonda, dans des décors de Jean-Claude Forest en personne. Il dessine encore pour "France-Soir" avant de devenir rédacteur en chef de "Chouchou". Dans ce magazine à la mode, il crée Bébé Cyanure puis, avec Paul Gillon, le sublime "Les Naufragés du Temps" (il signe du pseudonyme Jean-Claude Valherbe). En 1965, toujours dans le courant mode de l'époque, il crée pour l'émission TV "Dim Dam Dom" le personnage de Marie Mathématique. Au début des années 70, dans "Pif Gadget" alors en pleine ascension, il crée "Mystérieuse, matin, midi et soir" puis, dans "France-Soir, "Hypocrite", que reprend "Pilote". Il se diversifie, travaillant pour le cinéma ("Les Poules bleues de l'automne", réalisé avec Jacques Vilmont), écrivant poèmes et chansons. En 1978, il adapte "Le Roman de Renart" pour (A Suivre) avec Cabanes, et crée l'un des plus fascinants romans en bande dessinée: "Ici-Même", dessiné par Tardi. C'est dans ce même journal qu'il dessine "La Jonque fantôme vue de l'orchestre" en 1980, puis "Enfants, c'est l'Hydragon qui passe" (en 1982). Il tente sans succès de faire revivre Barbarella (dessiné par Billon, pour l'"Echo des Savanes", en 1981), puis réalise des portfolios avant de devenir responsable de la partie BD du magazine "Okapi". C'est là qu'il crée avec Savard le personnage de Léonid Beaudragon. En 1993, il imagine avec Gibrat le personnage de Narcisse Mulot (Dargaud) puis, en 1996, réalise avec Bignon l'un des fleurons de la belle collection "Long Courrier" de Dargaud : "Il faut y croire pour le voir". Jean-Claude Forest est l'un des scénaristes les plus originaux de la bande dessinée, toutes époques confondues. C'est un véritable auteur, capable de créer des personnages d'une densité exceptionnelle. Ses dialogues - qu'il faut prendre le temps de déguster comme ils le méritent - sont de petits bijoux où la fantaisie côtoie souvent une poésie trop rare dans le neuvième art.

12 septembre

1945
Milo Manara naît à Luson, en Italie. Assistant sculpteur, il se tourne vers la bande dessinée à la fin des années 60. Il collabore d'abord aux revues populaires, pour qui il livre des dizaines de planches en format de poche chaque mois. En 1974, il adapte en bande dessinée "Le Decameron", puis revient à la bande dessinée pour enfants jusqu'en 1976, année où paraît un premier chef-d'oeuvre : "Le Singe", adapté d'un roman-fleuve chinois du XVe siècle. Cet album le fait découvrir aux lecteurs français (album dargaud en 1980). Obligé de dessiner des récits alimentaires pour vivre, il travaille pour les albums de "L'Histoire de France en bande dessinée" et "La Découverte du monde en bande dessinée" de Larousse. C'est en 1978 que paraît la série qui va véritablement le lancer : Giuseppe Bergman, prépublié dans (A suivre). Son talent de dessinateur érotique y éclate au grand jour. Il se lance alors à fond dans cette voie, déviant parfois vers des thèmes plus crus, voire pornographiques. Il crée ainsi dans cette veine les séries du "Déclic" et du "Parfum de l'Invisible", dont le succès est plus dû à ses talents de dessinateur érotique qu'à des récits de plus en plus pauvres (Albin Michel). Mais il ne se limite pas à cette voie. Il dessine un western pour "Pilote", "Quatre doigts, l'homme de papier" (Dargaud, 1982) puis, chez Casterman, le magnifique "L'Eté indien" (1986), sur scénario de Hugo Pratt, suivi de "El Gaucho" en 1995. Il a également réalisé de nombreuses illsutrations et portfolios.

13 septembre

1996
La femme n'a jamais pris sa véritable place dans la bande dessinée. Et pour cause : la majorité des auteurs sont des hommes ! Mais l'image de la femme a évolué avec la bande dessinée elle-même, et vous pourrez vous en rendre compte en visitant l'exposition "La femme dans la BD" qui se tiendra à Wavre, en Belgique, au château de l'Ermitage, rue de l'Ermitage 23, jusqu'au 29 septembre. Informations au 19.32.10.23.03.55.

1996
La librairie-galerie "Espace BD", 2, place Fernand Cocq, 1050 Bruxelles, fête ses dix ans en grandes pompes et en compagnie de Jean-Claude Mézières qui y expose ses aquarelles et croquis. Jusqu'au 26 octobre. Informations au 19.32.2.512.68.69.

14 septembre

1988
Raoul Cauvin et Malik donnent leur propre version du mythe du dieu de l'Amour. Cupidon naît dans "Spirou".

1922
Lucien Nortier naît à Ermont, en France. Il débute en 1946, année où il succède à Rémy Bourlès aux dessins de "Bob l'Ardent". Il réalise divers récits pour "jeudi-Magazine" avant d'entrer en 1947 à "Vaillant" où il crée "Le Cormoran". Les scénaristes-fleuve de ce journal, Roger Lécureux et Jean Ollivier, l'assistent régulièrement. Une foule de séries naissent de ces collaborations : "Sam Billie Bill", "Lynx Blanc", "Robin des Bois", "Le Grêlé 7/13", "Fanfan la Tukipe" (scénario de Jean Sanitas), "Lucien des Bois", etc. On le retrouve également dans "Pilote" ("Bison Noir", "Cochise"), "Le Journal de Mickey" (l'adaptation du feuilleton "Thierry la Fronde" en 64, par exemple), "Tintin" ("Rintintin"), "Jeunes Années magazine"... Dessinateur extrêmement doué pour le travail du noir et blanc, il réalise d'innombrables illustrations en lavis dans la presse de coeur ("Nous Deux", etc.). C'est l'un des plus grands dessinateurs réalistes français, malheureusement peu connu du grand public. Ses séries n'ont jamais été publiées en album, ceci expliquant sans doute cela.

15 septembre

1951
Michel Duveaux naît à Besançon. Il suit les cours de l'Atelier R à Saint-Luc à partir de 1974, et publie alors ses premières planches dans le fanzine "Curiosity Magazine". A partir de 1977, il dessine des "cartes blanches" dans "Spirou" et des récits complets dans "Tintin" et "L'Echo des Savanes". En 1978, il crée les "Chroniques provinciales" pour "Fluide Glacial", dans un style très impressionniste, en taches noir et blanc. Il les poursuit dans "Circus", où il dessine également "Pierrot le Fou". Il a du mal à imposer son style très particulier, difficile à appréhender, et publie donc des récits un peu partout. Il publie néanmoins "Messaline", un peplum coquin, chez Albin Michel en 1987 et, la même année, chez Dargaud, un récit policier sur un scénario de Demouzon : "Fugue". Il se tourne ensuite vers la bande dessinée érotique et vers la réalisation cinématographique ("Berthe de Joux", en 1991, film dans lequel un autre dessinateur, Vuillemin joue un rôle).

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