100 ans de Bandes-dessinées 36

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3 juin

1946
Naît Gilles Chaillet. Il entre aux studios de dessin Dargaud en 1965, qu'il ne quitte qu'en 1977 après y avoir réalisé les maquettes de nombreuses revues romantiques comme "Chez Nous", participé aux médiocres albums de bande dessinée de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault ("Les Maudits Rois Fainéants" et "Z'Heureux Rois Z'Henri") et réalisé les coloris de diverses séries. On lui doit également un remplacement en catastrophe de Victor Hubinon, gravement malade, pour terminer un album de Barbe-Rouge ("Le Vaisseau de l'Enfer") et divers travaux pour Uderzo. En 1977, il reprend le personnage de Lefrancq, scénarisé par Jacques Martin. Mais c'est en 1980 qu'il vole enfin de ses propres ailes en créant Vasco pour le journal "Tintin" (Lombard). Pour l'anecdote, c'est là qu'il avait publié ses deux premières planches... en 1966.

4 juin

1989
Disparaît Dik Browne, le créateur de "Hagar Dünor". Né en 1918, il débute en 1936 au "New York Journal American" comme illustrateur. Durant la guerre, il publie sa première bande dessinée, "Ginny Jeep", dans les journaux de l'armée américaine. Puis il se lance dans la publicité. Il revient pourtant à la bande dessinée en 1950, avec "The Tracy Twins". Mis en contact avec Mort Walker par le King Features Syndicate, il crée avec lui "Hi and Lois" en 1954. Ce n'est qu'en 1973 qu'il crée le fameux "Hagar the Horrible" qui le rendra célèbre dans le monde entier.

1947
En Italie, à Spezzano, naît Antonio De Luca. Ses parents s'installent en Belgique, à Liège, et c'est dans des fanzines belges qu'il fait ses premières armes. Il débute dans le journal "Spirou" en 1979, avec le "Curé-la-Flûte", que scénarise Mitteï (Éditions Soleil). Il crée, en 1987, avec le scénariste Cauvin, le personnage de Cédric, un adorable petit garçon qui recueille immédiatement les suffrages des lecteurs de "Spirou". Son style s'y épure et il se débarrasse de l'influence de Mittéï. Au début des années 90, il crée un nouveau personnage, réaliste celui-là : Taxi-Girl (Dupuis). Tony Laudec a également réalisé un album de Natacha : "Les Nomades du Ciel".

1931
Naît Arthur Piroton. Il débute dans le journal catholique belge "La Cité" en 1950, et entre au studio de dessin de Dupuis en 1956. Il illustre ainsi les revues maison, comme "Bonnes Soirées" et "Télé-Moustique", tout en collaborant ponctuellement au journal "Spirou" avec des "Belles Histoires de l'Oncle Paul" et des mini-récits. En 1962, avec Charles Jadoul, il crée Michel et Thierry, une série axée sur l'aéromodélisme, puis Martin Lebart, un personnage vite oublié. En 1967, il crée les Krostons (sous le pseudonyme Max Ariane) avec Paul Deliège, une série dont il est le héros involontaire. C'est en 1969, avec Maurice Tillieux, qu'il crée le personnage de Jess Long, un agent du FBI (Dupuis). On lui doit aussi "Les Casseurs de Bois", qu'il dessina avec Carin sur des scénarios de Mittéï.

1908
Le journal "L'Epatant" publie aujourd'hui les premières aventures d'un trio pas très catholique. Ce sont des voyous, des vrais. Ils ont noms Croquignol, Filochard et Ribouldingue. Mieux connus sous le patronyme des "Pieds Nickelés". Ces fainéants sympas, escrocs s'attaquant plus particulièrement aux gros bourgeois et aux richards pansus, anarchistes prompts à jouer de vilains tours à la Maréchaussée, connurent un succès populaire considérable. On peut lire dans leurs aventures un véritable portrait de la société du début de ce siècle. Dessinées dès l'origine par Louis Forton jusqu'à sa disparition en 1934, elles ont été reprises par divers dessinateurs (dont l'exceptionnel Pellos) et scénaristes (dont Maric). Elles sont toujours rééditées actuellement (Vents d'Ouest).

5 juin

1975
C'est dans Spirou qu'apparaît ce docteur pas comme les autres. Il est vêtu comme le père Noël, d'un long manteau rouge. Son nez interminable, son chapeau haut de forme, lui donnent un petit air de magicien. Il l'est un peu, car il est capable de voler, de parler aux animaux, voire même d'inventer une moisonneuse-batteuse qui emmène ses occupants sur d'autres planètes. Ce merveilleux personnage est signé Marc Wasterlain, l'un des grands conteurs de la bande dessinée. Elevé à l'école Peyo, dont il a été l'assistant, il a compris très vite l'art de raconter de belles histoires qui passionnent. Chacun des récits du "Docteur Poche" est un bijou de poésie et d'imagination, mais où pointent régulièrement de sérieuses critiques contre l'intolérance, la bêtise et la violence. Publié au départ chez Dupuis, il est désormais édité chez Casterman..

1932
Nait à Cheratte, en Belgique, le petit Jean Mariette. Formé au dessin à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, il s'oriente d'abord vers la publicité avant de lui préférer la bande dessinée. C'est dans le "Journal de Paddy", qu'avait lancé Greg, qu'il publie ses premières planches en 1955, suivies d'autres dans la presse quotidienne belge. "La Libre Belgique" publie ainsi dès 1958 les aventures de Luc Junior, qu'il réalise avec Greg. En même temps, il assiste Attanasio sur Bob Morane, et Tibet sur Ric Hochet. Il entre à "Tintin" en 1959, où après quelques illustrations, il publie "Rouly la Brise". Avec Tibet et Duchâteau, il crée un trio de scouts, les "3A" en 1962. Mais il faudra attendre 1966 pour qu'il se lance en solo. Ce sera "L'indésirable Désiré". Il reprend également les personnages de Modeste et Pompon des mains d'Attanasio qui, lui-même, avait succédé à Franquin. Il collabore également au journal Spirou, d'abord avec l'affligeant "Bonaventure", puis avec une adaptation des "Lettres de mon Moulin", d'Alphonse Daudet. Mittéï a participé à plusieurs séries comme scénariste, avec un bonheur inégale. Citons "Les Petits Hommes", de Seron (sous le pseudonyme Hao), "Natacha", de Walthéry, "Les Contes de Curé-la-Flûte", de Laudec, etc.

6 juin

1931
Victor Mora naît à Barcelone. Il travaille d'abord chez un éditeur de bande dessinée tout en écrivant nouvelles et romans, puis se lance dans le journalisme. C'est en 1956 qu'il crée, avec Ambros, sa première série, "Capitan Trueno", sous le pseudonyme de V.Alcazar. Il participe à diverses séries avec F.Hodalgo, De la Fuente ("Sunday"), C. Gimenez ("Delta 99"), etc. jusqu'à la fin des années 60. En 1969, paraît "Dani Futuro", qu'il crée avec Gimenez, et que les lecteurs francophones ont pu découvrir dans "Tintin", ainsi que "Supernova", qu'il imagine pour Bielsa. Il collabore ensuite au journal "Pilote", pour lequel il crée des histoires qui sont dessinées par Brocal Remohi ("Arcane"), Puig, Garcia ("Les Chroniques de l'Innommé"). Il adapte pour "Pif Gadget" le feuilleton télé "Amicalement vôtre", avec le dessinateur Marcello en 1975. On lui doit également "Félina", qu'il réalise pour Circus avec Annie Goetzinger, "Les Inoxydables", créés dans "Charlie Mensuel" avec Parras, et "Les Anges d'Acier", qu'il raconte dans "Pilote" avec Victor de la Fuente. Il est l'un des principaux scénaristes espagnols (la plupart des albums, aujourd'hui épuisés, sont parus chez Dargaud).

7 juin

1996
Ce n'est pas Cannes, mais c'est quand même la Méditerranée : jusqu'au 9 juin, le 1er festival de BD de la Côte d'Azur va tenter d'amener les cases et planches plus près de la grande bleue. Contacter l'association "La bande à bulle", 6, avenue Auguste Renoir, 06800 Cagnes. Téléphone : 93.73.23.25

1988
Il avait appris l'histoire à plusieurs générations d'enfants passionnés par ses récits courts qui en racontaient les plus glorieux épisodes. Avec , qui meurt aujourd'hui, c'est l'Oncle Paul qui rentre à son tour dans le monde des belles histoires de la bande dessinée.

1984
Un homme est retrouvé, presque mourant, sur les rochers d'une côte désertique aux Etats-Unis. Sur sa gorge est tatoué un nombre en chiffres romains : XIII. Il est complètement amnésique. Qui est-il ? Impossible pour lui de s'en souvenir. Commence alors une quête désespérée de son identité alors que les drames se multiplient autour de lui, extrêmement violents. Des meurtriers le traquent, tuent ceux qui l'approchent et tentent de le tuer, lui aussi. Progressivement, le voile semble se lever. Mais vers une vérité insupportable : est-il vraiment celui que toutes les polices du monde recherchent ? Celui qui a assassiné le président des Etats-Unis ? Ce thriller que se poursuit sur de nombreux albums est signé Vance pour le dessin et Van Hamme pour le scénario. Par l'exceptionnelle qualité tant des scénarios, époustouflants, que des dessins, grandioses, XIII est devenu l'un des grands succès populaires de ces dernières années (Dargaud).

1949
Naît Jean Dufaux. Il étudie à l'IAD (l'Institut des Arts de Diffusion où se forment les réalisateurs de télévision et de cinéma) et se lance ensuite dans le journalisme spécialisé pour "Ciné-Presse" et dans l'écriture de nouvelles. Il entame une carrière de scénariste au début des années 80, pour le journal "Tintin". On trouve ainsi sa signature aux côtés de celle de Jean-Luc Vernal pour les aventures de "Brelan de Dames"(Lombard), que dessine Renaud. Il abandonne vite ces travaux alimentaires pour créer avec le même auteur Jessica Blandy (Dupuis), une héroïne qui, dans un climat psychologique très lourd, vit des drames épouvantables. La tension est encore renforcée par des effets cinématographiques très travaillés. Elle sera suivie des "Enfants de la Salamandre" (Dargaud) et de "Santiag" (Glénat), toujours avec le même Renaud. En 1986, il crée "Beatifica Blues" avec Griffo (Dargaud), rééditée plus tard sous le titre "Samba-Bugatti" (Glénat). Cette deuxième moitié des années 80 est très prolifique pour Jean Dufaux, qui signe des séries avec Aidans, Eric, Paape, Charles, Malès, puis même Rosinski ("La complainte des Landes perdues", chez Dargaud, en 1993). Cette dernière collaboration l'installe comme l'un des grands scénaristes des années 90, un statut qui se concrétise par le maginfique "Monsieur Noir", dessiné par Griffo (Aire Libre, chez Dupuis).

8 juin

1950
Albert Blesteau naît à Rennes. Ce décorateur rencontre Jean-Claude Fournier, Breton comme lui, qui le présente à Peyo. Il vient vivre à Bruxelles et devient l'assistant du célèbre papa des Schtroumpfs. Il réalise ainsi quelques planches des petits bonshommes bleus, ainsi qu'un album de Benoît Brisefer, "Le fétiche" (Dupuis). Pour le journal "Spirou", il crée, en 1979, une série animalière, "Wofi" puis part se réinstaller en Bretagne. C'est de là qu'il crée, en 1987, cet affreux jojo de bébé qu'est Toupet, sur des scénarios de Christian Godard (Dupuis).

1939
Guy Vidal naît à Marseille. Journaliste à Radio Luxembourg, il rencontre René Goscinny en 1963. Celui-ci l'introduit au journal "Pilote". Il ne publie son premier récit qu'en 1965 : "Le soldat le plus décoré du monde", avec le dessinateur Pascal. Il s'entraîne ensuite sur les "pages d'actualité" auxquelles collaboraient la plupart des auteurs maison : Alexis, Billon, Clavé, Tabary, Bilal, etc. Sa première grande série débute en 1969 : Ian Mac Donald, que dessine Parras. Il remplace Goscinny au poste de rédacteur en chef de "Pilote" en 1974. Il publie alors dans ce journal une série d'histoires réalistes dont le ton engagé indique clairement un vent nouveau soufflant sur un journal en train de se tourner vers la bande dessinée pour adultes : "Les Innocents d'El Oro", "L'île aux Chiens" avec Clavé, "Une éducation algérienne", "Plus con, on tue", "Un malaise passager", "Tout le monde aime le printemps"... avec Bignon (Dargaud). Le déclin puis la fin du journal "Pilote" raréfient ses réalisations. En 1985, il scénarise un album de Lucky Luke ("La fiancée de Lucky Luke", Dargaud) puis réalise la série "Médecins sans frontières" avec Gibrat (Bayard). Il devient ensuite directeur éditorial aux Humanoïdes Associés, puis aux Editions Dargaud (1993).

1846
disparaît. Avec ses "histoires en images", ce dessinateur Suisse avait été l'un des tout grands précurseurs de la bande dessinée.

9 juin

1948
naît à Paris. Il débute aux Editions de Fleurus, en 1975, avec, sur un scénario de Verrien, "La longue piste de Loup Gris", puis une adaptation de "Roméo et Juliette" avec Josselin. Sa première véritable série débute en 1976 : Bohémond de Saint-Gilles, sur des scénarios de Verrien et de Marin. La même année, il crée Isabelle Fantouri avec Didier Convard, qu'il dessine avec lui. Il collabore également au journal "Pif Gadget" avec la série "Masquerouge", en 1980, scénarisée par Patrick Cothias, puis "La ruée vers l'Or" et "Les frères de la Côte" (sur des scénarios de Jean Ollivier). En 1982, il connaît un premier grand succès avec le sublime "Les sept vies de l'Epervier", un récit en sept albums (dont le dernier ne sortira que...neuf ans plus tard !) publié dans Vécu, sur des scénarios de Cothias. C'est également pour "Vécu" qu'il crée avec Jacques Martin le personnage d'Arno. En parallèle, il réalise de nombreuses adaptations d'oeuvres littéraires pour "Je Bouquine" ainsi que des albums historiques chez des éditeurs peu connus. Son style clair, élégant, devient de plus en plus populaire. On fait appel à lui pour des illustrations, des portfolios. En 1994, il réalise seul un magnifique récit contemporain, "Le Cahier bleu" (Casterman).

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