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1978
Paul Cuvelier disparaît à l'âge de 54 ans. Son portrait sera présenté le 22 novembre, date anniversaire de sa naissance.
1957
Londres n'a pas que ses beaux quartiers et ses hommes d'affaires en chapeau
melon. Dans les quartiers populaires, une foule pittoresque mange du "fish
and chips", parie sur les courses de lévriers et passe une bonne partie de
son temps au pub en discutant dans un langage incompréhensible des
gentlemen de la "City", le cockney. Andy Capp, créé par Reg Smythe et qui
fait son apparition ce jour dans le "Daily Mirror", est de ceux-là. Une
casquette à carreaux sur la tête, un mégot pendouillant sans grâce de sa
lèvre, la "pint" de Guinness à la main, il vocifère sur tous les sujets qui
l'intéressent, des grands problèmes mondiaux (la coupe du monde de foot)
aux graves débats nationaux (qu'y a-t-il ce soir à la télé ?). En-dehors de
cela, son sport favori est le divan, où il paresse en attendant l'heure
d'ouverture du pub. Pendant ce temps, sa femme, aigrie - et pour cause! -
râle, se plaint, maugrée, et va de temps en temps récupérer ce qu'il reste
de son mari à la sortie du pub.
Avec cette série socialement très vraie mais très londonienne, Reg Smythe a
pourtant réussi à s'imposer dans d'autres pays grâce à une satire
impitoyable d'un certain milieu social et, surtout, un sens poussé du gag.
1996
"La Bande Dessinée, art multimédia avant la lettre, suscite une multitude
de questions d'ordre juridique. Aussi, on s'étonnera qu'elle reste, et ce
nonobstant son importance économique, le parent pauvre de la doctrine
spécialisée." (je cite) Si vous aimez les grands débats populaires,
inscrivez-vous dès à présent au colloque "Droit d'auteur et bande dessinée"
qui se déroulera le 20 et le 21 septembre prochains au Centre Belge de la
Bande dessinée et dont ce texte en bon français de Bruxelles est
l'introduction. On y attend du beau monde : de nombreux avocats, des
éditeurs et des professeurs d'université. Il vous faudra payer 5.500 FB au
compte du CBBD 001-2231521-15 avec la mention "Colloque droit d'auteur" et
si vous souhaitez plus d'infos comme, par exemple, le programme, vous
pouvez faxer au 19.32.219.23.76.
1933
Alley Oop de V.T.Hamlin paraît pour la première fois dans la presse
quotidienne américaine. Cet homme des cavernes chevauchant un brave
dinosaure, Dinny, vit dans le royaume caverneux de Moo, dirigé par le roi
Guzzle et sa désagréable épouse Umpateedle. Découvrant les bienfaits du
modernisme à l'âge de la pierre, il va avoir, quelques années plus tard, le
privilège d'être le premier être humain à voyager dans le temps. Car à
cause de deux savants qui jouent aux apprentis-sorciers, il va être
précipité dans la spirale du temps et aboutir à notre époque. L'un de
nombreux voyages extra-temporels qui le renverront régulièrement à son
époque respirer le bon temps nostalgique d'avant la machine à vapeur,
l'électricité et les hamburgers.
1922
Maurice Tillieux naît à Huy, en Belgique. Sa vocation? Naviguer, voyager.
Mais l'arrivée de la guerre met fin à ses envies d'horizons lointains et,
pour survivre, il commence à écrire des enquêtes policières. La première
paraît en 1943 : "La navire qui tue ses capitaines" (Ed.Maréchal). Le
journal "Le Moustique", qui avait publié son premier dessin en 1936, de
même que le tout jeune journal de "Spirou", lui permettent de placer
quelques illustrations à partir de 1944. Il n'entame une véritable carrière
de dessinateur de bande dessinée qu'en 1947, dans un journal qui a marqué
son époque : "Héroïc-Albums". Il y crée Bob Bang, Bill Sanders, puis son
premier personnage à succès : Félix (réédité chez Dupuis). Ses
collaborations se multiplient. Outre des centaines de bandes de "Monsieur
Balourd" pour l'Association Nationale pour la Prévention des Accidents du
Travail, il travaille pour le "Journal de Paddy" alors dirigé par Greg,
pour "Risque-Tout" (où il crée Marc Jaguar) et, finalement, pour "Spirou",
où il entre en 1954 avec Gil Jourdan. Les ambiances de bas quartiers qu'il
y dépeint, la qualité exceptionnelle de ses dialogues (Tillieux est
l'équivalent d'Audiard pour la bande dessinée), l'efficacité des récits,
parfois repris des scénarios de "Félix", en feront un jour l'un des grands
maîtres de la bande dessinée.
Pour le même journal, il crée "César", que reprend ensuite "Le Moustique",
ainsi que divers récits complets, dont les magnifiques "La Roue" et "La
Vieille Tige".
Pour "Pilote", en 1959, il dessine "Ça va bouillir", une aventure de Zappy
Max racontée par Saint-Julien d'après un feuilleton radiophonique.
Progressivement, il s'impose comme l'un des grands scénaristes du journal
"Spirou". Il crée ainsi l'hilarante "Ford T" avec Francis, collabore à "La
Ribambelle" de Roba, reprend les meilleures idées de "Félix" pour écrire
des scénarios de "Tif et Tondu" pour Will, participe aux aventures de Jess
Long avec Arthur Piroton, aux premiers récits complets de Yoko Tsuno avec
Roger Leloup, imagine des aventures de Natacha pour Walthéry, etc. Et
poursuit Gil Jourdan, qu'il cède à Gos pour le dessin (Dupuis).
Mais, le 31 janvier 1978, un accident de la route met fin à cette carrière
prestigieuse.
1895
Alain Saint-Ogan naît à Colombes, en France. Le futur père de la bande
dessinée moderne quitte l'Europe en 1906. Il part en Egypte rejoindre son
père, rédacteur en chef d'un journal - une expérience qui sera à l'origine
de sa vocation de journaliste. Il rédige et illustre à lui tout seul le
"Journal des deux Mondes", dont il est en même temps le rédacteur en chef
(à onze ans !), et qui tirera à deux mille exemplaires.
En 1913, il entre au journal "Le Matin" mais la guerre interrompt cette
collaboration. Après la démobilisation, il collabore à diverses revues,
comme journaliste et dessinateur de presse.
C'est en 1925 que, appelé à l'aide pour illustrer la dernière page du
"Dimanche illustré", il crée deux gamins nommés Zig et Puce. Quelque temps
plus tard le pingouin Alfred les rejoint. Il obtient un succès
considérable, le premier succès de masse dans la bande dessinée européenne,
quelques années avant Hergé. On retrouvera ainsi Alfred sur l'avion de
Lindbergh.
Alain Saint-Ogan crée également d'autres personnages, parmi lesquels l'ours
Prosper (en 1933, qu'il adapte lui-même l'année suivante en dessin animé),
Monsieur Poche (en 1934), Trac et Boum (en 1940) et une multitude d'oeuvres
éphémères.On le retrouve même comme rédacteur en chef de deux revues :
"Cadet-Revue" et "Benjamin".
Après la deuxième guerre mondiale, sa production de bandes dessinées se
raréfie, mais il poursuit sa carrière d'illustrateur et, en même temps,
écrit des romans et réalise des émissions de radio.
Les personnages d'Alain Saint-Ogan sont connus de tous. Son dessin, rond et
sympathique, a influencé de nombreux dessinateurs, dont le moindre n'est
pas Hergé. A ce titre, il peut être considéré comme le père de la bande
dessinée moderne en Europe.
1963
C'est une école rétro, qui fleure bon le papier kraft qui recouvre les
cahiers, l'encre que l'instituteur verse chaque matin dans les petits
encriers des têtes blondes... et la poudre à canon. Car c'est l'école de
Génial Olivier, que Jacques Devos imagine d'après ses souvenirs d'enfance
améliorés par une grande dose de fantaisie. Comme son nom l'indique, Génial
Olivier est un génial inventeur-bricoleur-amateur qui passe le tiers de son
temps à créer des inventions, un deuxième tiers à les réaliser et le
dernier tiers à réparer les dégâts qu'elles ont causés. Les principales
victimes des catastrophes qu'elles déclenchent sont son instituteur,
Monsieur Rectitude, droit et sec comme une herbe d'été mais qui cache un
coeur tendre qu'émeut encore ses têtes blondes, et le directeur de l'école,
adipeux et hautain. Commencées dans un mini-récit le 8 août 1963, les
aventures de Génial Olivier quitteront cette zone exiguë pour des gags et
récits complets dans le journal "Spirou", jusqu'en 1988.
1958
Denis Lapière naît à Namur, en Belgique. Cet universitaire (licencié en
sociologie) débute comme... libraire de bande dessinée, à Charleroi. Un
contact avec la bande dessinée qui ne satisfait pas pleinement sa passion.
Il imagine des histoires et, patiemment, avec tenacité, va les imposer aux
éditeurs. Avec Maltaite, il publie quelques récits dans "Spirou", puis crée
"Mono Jim" (1987) dans "L'Echo des Savanes", magazine où il publie
également "Bahamas" et "Bullwhite" (Albin Michel, 1987 et 1989). Avec
Michel Constant, il crée Mauro Caldi (Alpen) et, avec Peter Pluut, "Jerry
et Line" (Dargaud).
C'est en 1989 qu'il entame sa première série de longue haleine : "Alice et
Léopold", dessinée par Olivier Wozniak, raconte l'enfance dans les colonies
africaines durant les années trente, loin des clichés colonialistes chers à
la bande dessinée. En 1990, c'est le choc de "Charly", un formidable
suspense qui l'impose comme l'un des scénaristes avec qui il faut désormais
compter. En 1991, les Editions Dupuis font appel à lui pour la reprise de
Tif et Tondu (avec Sikorski), que Will décide d'abandonner.
Hormis quelques récits complets (dont Glenn Duncan, avec Adam, dans
"Spirou"), il se consacre désormais à des projets ambitieux. Le magnifique
"Bar du vieux français", dessiné par Stassen, paraît en 1992. Une histoire
d'amour et en même temps le récit de l'exode d'un enfant africain qui fuit
la faim et la misère et qui espère trouver le paradis en Europe, le tout
raconté par un vieil européen dans un bar perdu au milieu du désert.
Terriblement humaine, dessinée dans un style imprégné de graphismes
africains, cette oeuvre est l'une des plus belles de la collection "Aire
Libre" de Dupuis.
1944
Claude de Ribaupierre naît à La Tour-de-Peilz, en Suisse. Son père le pousse
à dessiner. Après avoir copié les peintres de la Renaissance, il imite les
grands artistes des temps modernes: les dessinateurs de "Spirou".
Passionné par les chevaux, il devient d'abord professeur d'équitation.
Mais, piqué par le virus du dessin, il vient s'installer à Bruxelles, le
temps de devenir assistant de Peyo, qu'il aide au milieu des années 60 pour
la réalisation des albums des "Schtroumpfs" (dont "Le Schtroumpfissime",
l'un des meilleurs de la série).
Il entre à "Spirou" ou, après des "Belles Histoires de l'Oncle Paul", il
crée "Arnaud de Casteloup". Son style est alors réaliste.
En 1967, il change radicalement de technique. Après la dure école des studios
Peyo, il adopte le dessin humoristique et crée "Attila", les aventures d'un
chien policier bavard, scénarisées par Rosy (Dupuis). Il collabore
également au journal "Pilote" avec quelques récits complets.
Il quitte ensuite la Belgique et revient en Suisse. Avec Job, il crée le
hibou Pythagore (Alpen) en 1967, puis Yakari (Casterman) en 1970.
Sa véritable notoriété d'auteur, il l'acquiert grâce au western. Pour le
journal "Tintin", après les récits complets de "Go West", qu'il dessine sur
des scénarios de Greg, il crée l'immortel Buddy Longway en 1972 (Lombard).
En pleine vague de western humaniste et de découverte de la richesse de la
culture indienne, il colle à son époque: son trappeur n'a rien à voir avec
le cliché des cows-boys bouffeurs d'Indiens des décennies précédentes. Lui
partage la vie des Indiens, épouse une Squaw et s'installe avec elle pour
fonder une famille.
En parallèle, il collabore à "Achille Talon Magazine" avec les très
oubliables Ahlalàààs (scénario de Greg, Dargaud), dessine des récits
complets racontés par Godard ("L'Homme qui croyait à la Californie",
Lombard), crée "Red Road" (Lombard) et raconte les techniques de la bande
dessinée ("L'Aventure d'une BD" avec Pernin, au Lombard).
En 1981, il poursuit son exploration de la culture indienne avec
"Celui-qui-est-né-deux-fois", une gigantesque fresque qui racontera la
destinée d'un Indien et de sa lignée jusqu'à la déchéance moderne dans le
monde des hommes blancs.
Au début des années 90, il publie le contesté "Jo", album très humain
réalisé au profit de la lutte contre le SIDA, mais dont la presse révèle
qu'il a été payé une somme exorbitante à son créateur.
Derib a révolutionné la bande dessinée en modifiant radicalement le rythme
de la narration, libérée d'imposer un suspense permanent. Il prend le temps
de poser des décors, d'installer une ambiance, ose des cases remplissant
parfois la planche entière, imbrique des scènes dans d'autres, etc. Mais
indépendamment de cette technique, il s'est imposé par les aspects
humanistes de son oeuvre, pleine de sensibilité.
1930
Betty Boop s'anime dans un cartoon de Max Fleischer. Son titre: "Dizzy Dishes". Il faudra attendre le 23 juillet 1934 pour que ses créateurs l'adaptent en bande dessinée
avec l'aide de Bud Counihan.
1956
Alain Goffin naît à Bruxelles. Il suit les cours de bande dessinée de
Saint-Luc et entre à l'Atelier R, de Claude Renard. Il publie ses premières
planches dans "Le Neuvième Rêve", en 1978, et entre au mensuel (A suivre)
en même temps que bien d'autres dessinateurs de l'Atelier. Il signe dans un
premier temps Hanin, puis récupère son vrai nom lorsqu'en 1981, avec
François Rivière, il crée le personnage de Thierry Laudacieux (Casterman).
Son dessin ligne claire adopte la mode de l'époque et il est appelé pour de
nombreuses réalisations publicitaires.
En 1989, il dessine "Plagiat !", sur un scénario de Schuiten et Peeters
(Humanoïdes Associés, 1989) puis, avec Peeters toujours, "Le signe de
Lucifer" (Nathan, 1990) et "Le Théorème de Morcom" (Humanoïdes Associés,
1992).
1946
Claude Renard naît à Boussu, en Belgique. Il débute au journal de "Spirou"
en 1963, avec de belles histoires de l'Oncle Paul. Il entre ensuite à
l'institut Saint-Luc, à Bruxelles, où il apprend la peinture puis la bande
dessinée, qu'y enseigne Eddy Paape.
Il devient finalement son assistant, puis prend sa place comme enseignant
de bande dessinée. Il crée un "atelier" de bande dessinée, qui portera le
nom d'"Atelier R", de 1976 à 1984. Cette période lui permettra de former
des auteurs à la personnalité forte et de les pousser à sortir des sentiers
battus de la bande dessinée classique. Des noms prestigieux sortiront de
cet atelier, tels François Schuiten, Benoît Sokal, Philippe Berthet,
Philippe Foerster, etc. Ces élèves participent à une revue aussi rarissime
que qualitative : "Le Neuvième Rêve", qui leur permet de faire leurs
premières armes.
Au début des années 80, il commence à publier des albums, d'abord en
symbiose avec François Schuiten. Leur technique est innovatrice: ils
participent tous deux aux planches, chacun ayant le droit de retoucher,
voire de recommencer ce que l'autre a dessiné. Ainsi naissent "Aux médianes
de Cymbiola", "Le Rail" (Humanoïdes Associés). Ensemble, encore, ils
dessinent les décors du film érotique "Gwendoline, de Just Jaeckin.
En 1983, il lance en solo la série "Ivan Casablanca".
Illustrateur, il signe le très bel album "Les Elfes de Pomariolus" (textes
de Yves Vasseur chez Schlirf-Book, en 1986) et "Moneuse" (même auteur pour
les textes mais Editions "La Voix dans les Saules").
1941
Maurice Languereau, dit Caumery, le scénariste de la petite Bretonne la
plus célèbre de France, disparaît. Il était né le 7 janvier 1867.
1923

caricature de Graton dans La serpe d'or
(Astérix)
Né à Nantes, le petit Jean Graton est précoce : le journal "Le Soir" publie
son premier dessin alors qu'il n'a encore que huit ans !
Après de nombreux travaux alimentaires, il travaille comme illustrateur
sportif dans une agence de presse et entre à "Spirou" par la petite porte
des "Belles Histoires de l'oncle Paul", en 1952. Il travaille également
pour le journal "Tintin" et y publie son premier récit complet l'année
suivante. Il faut cependant attendre 1957 avant que naisse le fameux Michel
Vaillant qui va donner naissance à tant de vocations de pilotes de courses.
Après quelques histoires complètes, le beau et fort Michel vit sa première
aventure de longue haleine : "Le Grand Défi" (Lombard puis Graton
Editions). Le succès vient vite et Michel vaillant devient un mythe sur les
circuits. Son auteur est accueilli à bras ouvert par les écuries, rencontre
les plus grands pilotes, et son personnage parcourt le monde des grands
circuits. Le dessinateur s'impose par la rigueur des aspects techniques:
tout, dans le détail des voitures et leur comportement, est rigoureusement
plausible, vérifié. Il est assisté par un studio qui l'aide à atteindre ce
degré de réalisme.
Cette assistance lui permet de multiplier les séries. Il crée d'abord la
famille des "Labourdet", en 1966, pour le sage hebdomadaire "Chez Nous",
puis, en 1976, une championne de moto, Julie Wood.
En 1982, en désaccord avec son éditeur, il décide de s'auto-éditer et crée
sa propre maison d'édition. Celle-ci édite ses nouveautés et, 30 ans après
leur création, récupère les droits des albums édités au Lombard et les
réédite. En 1995, il entame une nouvelle collection racontant la vie de
stars tels James Dean ou Jacky Ickx. Il est secondé par son fils qui écrit
désormais les scénarios de Michel Vaillant.
1930
Attilio Miccheluzzi naît à Umago, en Yougoslavie. Son père est militaire et
il l'accompagne au long de ses pérégrinations en Italie et en Afrique.
Architecte de profession, il est éjecté de Lybie par Kadhakfi en 1969 et il
s'installe en Italie, à Naples.
Il y entame une nouvelle carrière comme dessinateur de bande dessinée. Ses
premiers dessins paraissent dans "Il Corriere della serra". Il signe alors
Igor Arzt Bajeff, s'inspirant du nom yougoslave de sa grand-mère.
En 1974, il crée Johnny Focus pour "Il Corriere dei ragazzi", et dessine
les aventures de "Capitan Erik" pour "Il Giornalino".
En 1977, il crée "Petra Cherie" et "Simon Flash", puis multiplie les
collaborations. Il dessine "Titanic" et "Sibérie" pour le journal "Corto
Maltese", crée Marcel Labrume, "Air Mail", "L'Homme du Tanganyka" et de
nombreuses biographies. La plupart de ses oeuvres sont éditées en français
par Casterman, Dargaud et Glénat ainsi que, ponctuellement, par d'autres
éditeurs. Proche du style de Pratt, il partage avec le créateur de Corto
Maltese une orientation vers une bande dessinée plus psychologique, plus
adulte.
Il reçoit les plus hautes consécrations du monde de la bande dessinée
durant les années 80, le "Yellow Kid" à Lucca, le prix Alfred du meilleur
album à Angoulème.
Il meurt le 20 septembre 1990.
1918
Dirk Browne naît à New York. Il débute en 1936 au "New York Journal
American" comme illustrateur. Durant la guerre, il publie sa première bande
dessinée, "Ginny Jeep", dans les journaux de l'armée américaine. Puis il se
lance dans la publicité. Il revient pourtant à la bande dessinée en 1950,
avec "The Tracy Twins". Mis en contact avec Mort Walker par le King
Features Syndicate, il crée avec lui "Hi and Lois" en 1954. Ce n'est qu'en
1973 qu'il crée le fameux "Hagar the Horrible" qui le rendra célèbre dans
le monde entier - sous le nom d' Hagar Dünor dans les pays francophones.
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