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1996
La province de Namur, en Belgique, se met en valeur grâce à la bande
dessinée en exposant une rétrospective consacrée aux auteurs de la province
et à leur ¦uvre namuroise. De Aidans à Laverdure, "La Province de Namur
dans la BD et les auteurs namurois" se tient au Domaine fortifié de la
Citadelle, route Merveilleuse, 5000 Namur jusqu'au 31 août. Infos
au 19 32 81 40 80 10.
1996
L'hôtel Méridien, 3, Carrefour de l'Europe à 1000 Bruxelles, organise une
exposition intitulée "Les Héros du journal de Spirou" et consacrée comme
son nom l'indique à ce dinosaure encore vert des magazines BD qui, depuis
plus de 3000 semaines, conte les aventures des plus fameux héros de la BD
belge. Jusqu'au 31 juillet. Infos au 19 32 2 548 42 11.
1996
Le SAS Royal Hôtel, 47, rue Fossé-aux-Loups, 1000 Bruxelles, n'est pas en
reste. Il organise, lui, une expo intitulée "BD d'Europe" et montrant la
réalité des pays de la Communauté européenne vue par leurs propres
créateurs de bande dessinée. C'est le communiqué de presse qui le dit.
Jusqu'au 31 août. Infos au 19 32 2 219 28 28.
1977
Alexis disparaît, nous laissant orphelins de sa fantaisie et de son humour
délirant. Son portrait sera publié le 18 septembre, date anniversaire de sa
naissance.
1996
Vous prenez le métro ? Venez à Charleroi. Jusqu'au 31 décembre, deux
stations de métro ont été décorées aux couleurs du Centenaire de la BD. Une
"station Morris" présente, sous la statue équestre de Lucky Luke réalisée
par un "artiste" local, une exposition permanente consacrée à l'¦uvre de
Morris. Quant à la "Station Dupuis", elle est magnifiquement décorée par
une fresque représentant tous les personnages des Editions Dupuis.
Taggeurs, attention : une goutte de peinture sur ces beaux dessins et je
cogne !
Infos au 10 32 71 27 67 42.
1920
Edouard - dit Eddy - Paape naît à Grivegnée, en Belgique. C'est en
travaillant dans un studio de dessin animé qu'il rencontre Franquin, Morris
et Peyo. Grâce à eux, il peut entrer aux Editions Dupuis... par la petite
porte, celle des illustrateurs des revues maison. C'est ainsi qu'il
collabore à "Bonnes Soirées" avant de pouvoir collaborer avec le grand
Jijé, d'abord sur une vie du Christ, "Emmanuel", ensuite sur Valhardi,
série qu'il reprend en 1946 dans "Spirou" à l'époque où Jijé proposait ses
personnages à ses collaborateurs les plus brillants. Il le poursuit
jusqu'en 1954, dessinant des aventures imaginées par Charlier, Delporte,
Doisy. C'est avec Charlier qu'il raconte également de belles histoires de
l'Oncle Paul - les premières écrites par le scénariste de Buck Danny. Et on
retrouve sa patte un peu partout dans le journal, où il illustre plusieurs
rubriques, dont le fameux "Fureteur" qui répondait aux questions les plus
alambiquées des petits lecteurs.
En parallèle, il collabore à "La Libre Belgique" et à "Pistolin" sous les
pseudonymes de Mil Patt et Jo Legay. Mais c'est en 1958 qu'il peut enfin
créer sa première série personnelle, avec l'aide de Jean-Michel Charlier :
le reporter Marc Dacier.
Il dessine également dans le journal "Pilote", et rejoint ensuite l'équipe
du journal "Tintin", où il crée "Luc Orient" avec Greg, en 1967 (Lombard).
Bien d'autres séries suivront cette remarquable série de science-fiction :
Tommy Banco (avec Greg, en 1970), Yorik des Tempêtes (avec Duchâteau, en
1971), Udolfo (avec Duchâteau encore, mais également le dessinateur
Andréas, en 1978). Sa production continue à se disperser durant les années
80. Avec Dufaux et Sohier, il crée "Les Jardins de la Peur" pour les
Editions Dargaud en 1988 puis, avec Duchâteau, "Carol Détective" en 1991
(Lombard), et, avec Greg, "Johnny Congo", en 1992 (Lefrancq).
Entretemps, il est également devenu enseignant. C'est lui qui, à partir de
1969, a commencé à enseigner l'art de la bande dessinée à Saint-Luc, à
Bruxelles. Avant que Claude Renard y impose une vision moins classique de
la BD.
1933
Charles Degotte naît à Verviers, en Belgique. Il commence au studio
d'animation T.V.A. des Editions Dupuis, et publie ses premières histoires
dans le journal Spirou - dont il devient le metteur en page pendant plus de
vingt ans. C'est en 1961 qu'il participe aux "minis-récits" qui, chaque
semaine, offrent un petit album en format réduit aux jeunes lecteurs du
journal. C'est là qu'y naît le Flagada, un personnage fantastique dont
l'originalité et l'humour lui valent de quitter les minis-récits pour
vivre des gags en une planche, des récits complets puis des histoires à
suite. En 1984, il abandonne le personnage et crée "Les Motards", où ses
inventions verbales nombreuses et son sens du gag font merveille. La série
recueille un immense succès, mais s'interrompt au décès de son créateur, le
20 avril 1993.
1980
Un irlandais au bouillant caractère se retrouve enrôlé de force dans
l'armée britannique qui ne parviendra pas à mater cette forte tête rousse.
Envoyé en Afghanistan, il se retrouve pris entre deux feux et choisit la
liberté. L'amour des grands espaces et des chevaux du dessinateur Franz
explosent dans cette magnifique série d'aventures qui conduira le héros
jusqu'aux Indes, où il se retrouvera à nouveau pris entre deux feux : ceux
de deux belles femmes, une comtesse hongroise qu'il a tirée des mains des
Thugs, et une belle Indienne au caractère aussi cochon que le sien. A côté
des relations sulfureuses de ses deux compagnes, les combats en première
ligne semblaient bien reposants...
1996
Le musée "Autoworld", Parc du Cinquantenaire, 1040 Bruxelles, propose une
exposition mettant en valeur quelques pièces du musée qui ont fait carrière
dans l'imaginaire. Intitulée "L'automobile, héroïne de BD", cette
exposition se terminera plein gaz le 25 août. Infos au 19 32 2 736 41 65.
1945
François Bourgeon naît à Paris. Assez étonnamment, c'est l'art du vitrail
qu'il décide d'apprendre. Il se retrouve ainsi assistant d'un
maître-verrier avant de tâter de l'illustration, dès 1971, dans le journal
"Lisette", qui publie l'année suivante ses premières planches. Il passe
ensuite aux Editions Fleurus où il dessine quelques histoires complètes
avant de créer sa première série médiévale, "Brunelle et Colin", en 1976,
que Convard reprendra en 1981. On retrouve également sa signature dans "Pif
Gadget".
En 1979, il publie avec Pierre Dhombre "Maître Guillaune et le journal des
bâtisseurs" (Univers-Média). Mais c'est en 1979 que son immense talent
d'auteur complet peut enfin s'exprimer grâce à ce fabuleux chef-d'¦uvre que
sont les "Passagers du Vent", dans "Circus". La force exceptionnelle de son
récit, le réalisme cru des situations, le sérieux de l'aspect documentaire,
la psychologie des personnages et plus particulièrement celui de la belle
Isa, les magnifiques couleurs, les mises en page audacieuses, tout fait de
cette série l'une des plus novatrices de l'histoire de la bande dessinée.
Mais suite à des démêlés juridiques avec son éditeur Glénat - dont il sort
vainqueur - il arrête la série.
Dans la même veine et avec le même bonheur, il crée les "Compagnons du
Crépuscule" pour (A suivre). C'est pour le même journal qu'il crée ensuite
"La Source et la Sonde" en 1993.
1996
La statue de Spirou est remise à sa juste place à Charleroi. Volée le mois
précédent par des supporters imbibés, la statue en résine qui orne un
quartier de la capitale européenne de la bande dessinée avait été vite
retrouvée. Les voleurs avaient eu le mauvais goût de l'arracher de ses
pieds, amputant du même coup le jeune reporter et n'avaient même pas eu le
bon goût de la faire disparaître définitivement. Les habitants du quartier
sont donc obligés de faire à nouveau semblant d'apprécier cette ¦uvre d'un
artiste local dont le moins que l'on puisse dire au vu de ses créations en
3D, c'est que le talent ne se compte pas parmi ses principales qualités.
1996
Vous passez par Uzès, en France ? Faites un détour par son festival qui,
cette année, a pour thème la neige. Luguy et Juillard y seront présents et
le beau Cosey en est l'invité d'honneur. Infos au 66 76 05 91.
1976
Al Crane arrive dans "Pilote", et son arrivée ve se remarquer. Car ce
cow-boy apparemment terriblement banal évolue dans un western totalement
absurde, plus amoral encore que dans la réalité, qui passe au vitriol tous
les clichés du genre. Au scénario, l'un des auteurs les plus féroces des
années 70, Gérard Lauzier. Au dessin, le formidable Alexis, dont la mort
prématurée, un an plus tard, mettra fin à l'une des séries les plus drôles
de l'époque (Dargaud, Vents d'Ouest).
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