 |
1980
Capitaine Sabre arrive au port du journal "Tintin". Baroudeur dans les mers
de Chine, cet anglais est peu conforme à l'image des officiers de Sa
Majesté. Pas vraiment rasé de près, la chemise ouverte sur sa poitrine
velue, il ne rêve que d'une chose : la paix. Mais les belles aventurières
sexy, les malandrins de toutes sortes, et un destin qui a décidé une fois
pour toutes qu'il était fait pour le danger, un point c'est tout, ne sont
pas vraiment d'accord avec cette vision de la carrière d'un héros de BD.
Dessiné par Gine, avec une très nette influence de Milton Caniff, Capitaine
Sabre a été publié aux Editions du Lombard.
1927
Wallace Wood naît à Menahga, aux USA. Il est l'élève du grand Burne Hogarth
et commence modestement comme assistant. Il encre et lettre "Terry and the
Pirates" et le "Spirit", puis commence à publier ses propres créations pour
le "Fox Feature Syndicate" et pour "Avon". Mais ce sont surtout ses
créations chez E.C. Comics qui lui permettent d'exprimer sa créativité. Il
y réalise une quantité impressionnante de récits complets dans tous les
styles, imaginant des histoires d'horreur qui, encore aujourd'hui, ont de
quoi faire frémir. En 1952, Will Eisner lui permet de réaliser plusieurs
récits du "Spirit" et - grande année ! - il entre au mythique journal
"Mad" de la grande époque où, avec Harvey Kurtzman, il signe certaines des
pages les plus drôles de l'histoire de la bande dessinée. En 1958, avec
Jack Kirby, il crée "Sky Masters", puis se lance dans la publicité.
Même si sa production se ralentit, il n'en abandonne pas pour autant les
"comics". Il collabore à de grandes séries : "The Avengers", "Daredevil",
"Flash Gordon", "Prince Valiant", "Jungle Jim".
Directeur artistique de "Tower Comics" dès 1965, il y crée "T.H.U.N.D.E.R.
Agents", puis édite le magazine "Witzend" où, en plus de ses propres bandes
dessinées, il publie quelques grands noms de la bande dessinée de l'époque,
comme Vaughn Bodé.
C'est en 1971 qu'il crée la sulfureuse et hilarante "Sally Forth", qui
connaîtra une version "hard" quelques années plus tard, publiée en France
par "L'Echo des Savanes".
Il meurt le 3 novembre 1981.
1910
Raymond Poïvet naît à Le Cateau. Graphiste dans la publicité et styliste de
mode avant la guerre, il devient dessinateur de bande dessinée pendant
celle-ci. Dès 1941, il dessine de premiers récits historiques dans des
revues des Editions Mondiales et, en 1945, les quitte pour les Editions
Vaillant, dont il deviendra l'un des piliers historiques. Avec Roger
Lécureux, il crée les immortels "Pionniers de l'Espérance", qu'il
n'abandonnera que près de trente ans plus tard, en 1973, lorsqu'il sera
démissionné de force par la rédaction de "Pif gadget". En parallèle, il
collabore à une foule de revues aujourd'hui disparues, telles que Coq
Hardi, l'Intrépide, O.K., où il publie des récits de guerre et d'aventure,
puis à la presse féminine et les revues à l'eau de rose, pour laquelle il
adapte "La Reine Margot", "Marion Delorme" et des récits sentimentaux. A la
fin des années 50, il se retrouve également au sommaire de "Tintin" avec
une bande dessinée publicitaire pour Simca intitulée "L'Agent P.60", et de
"Pilote", où il signe "Mark Trent", "Fangio" (avec F.Dominique) puis Guy
Lebleu (sur scénarios de Charlier).
Au début des années 60, il publie "Mam'zelle Minouche" (sur scénario de
Lécureux) pour "L'Humanité" et il collabore à différents journaux tels que
"Chouchou" ou même "Total Journal".
Après son départ de "Pif Gadget", il crée "Tiriel" pour le mensuel "Lucky
Luke", qu'il poursuivra ensuite dans "Métal Hurlant", ainsi que "Néfertari"
pour "L'Echo des Savanes". Puis il réalise une kyrielle de récits
historiques dans les collections documentaires de Larousse, "L'histoire de
France en bande dessinée", "La Découverte du monde en bande dessinée",
"L'Histoire de la Chine", "Découvrir la Bible".
Mais, infatigable, il publie en même temps dans "Circus" "L'Echiquier cubique".
Viennent les années 80. A l'âge de 70 ans, en pleine jeunesse, il ne va
tout de même pas se reposer ! Se suivent "Opus 4" pour "Neutron", puis une
adaptation de "La Flûte enchantée", "Le Voyage de l'Obélisque" (pour
"Okapi" avec Dieter), etc. Sa production se fait moins prolifique mais il
reste toujours aussi actif.
Ce grand maître méconnu de la bande dessinée réaliste française reçoit
enfin la reconnaissance de ses pairs en 1990, lors d'une célébration au
Salon d'Angoulême.
1980
Bob Fish copie pour la première fois les clichés de la bande dessinée belge
des années 40 et 50. Avec un humour très référentiel, accentuant
volontairement les "tics" de l'époque - principalement de Jijé - Yves
Chaland lui fait vivre des aventures rocambolesques dans un Bruxelles
réduit à ses mythes (l'Atomium, ses ketjes, ses quartiers populaires) et
à une époque ramenée à ses grandes tendances (l'essor de la robotique, le
péril jaune). Cette grosse farce déclenchera pourtant un mouvement de mode,
s'intégrant dans la vague "ligne claire" de l'époque, dont l'auteur sera
l'un des chefs de file.
Sa première aventure a été traduite en "bruxeleer" par le plus célèbre des
dialoguistes bruxellois, Jef Kazak.
1977
Bernard Lermite se présente à la porte de "L'Echo des Savanes". Dire qu'il
s'agit d'un héros de bande dessinée n'est pas vraiment l'expression
appropriée. Le terme "héros" est en trop. Bernard Lermite est fainéant.
Egoïste. Maladroit. Un peu con sur les bords. Complètement oisif et parfois
ennuyeux comme la pluie. Pas très beau, mais dragueur. Et son aspect gauche
et fragile marche auprès des superbes nanas que lui permettent de croiser
des nuits nombreuses, éthyliques et lascives.
Drôles, d'une finesse d'observation rare, les scénarios de Martin Veyron
ont apporté un sang neuf à l'humour des années 80, particulièrement grâce
aux dialogues, ciselés, percutants, dont les réparties incisives et
subtiles n'ont toujours pas trouvé d'équivalent.
1969
Elle est moche, mais moooooooooooche ! Elle a un sale caractère,
insupportable, capricieux. Et elle a comme père un nabot qui ne rêve qu'à
s'en débarras... euh, à la marier pour pouvoir s'en donner à coeur joie avec
ses pupeuses servantes. Cellulite, de Claire Bretécher, pique sa première
colère dans "Pilote". La mégère pas apprivoisée du tout est une princesse à
dot. Mais son physique repousse les prétendants et la voilà obligée de
partir à la chasse au mari et à la bague d'épousailles, ferrant, piégeant
toute victime mâle passant à sa portée.
Avec Cellulite, Claire Bretécher impose définitivement son style
impertinent et son humour impitoyable. Mais pourquoi donc a-t-elle
abandonné cette pauvre princesse dans un tiroir depuis 1977 ? Jamais une
femme n'a fait rire les hommes comme Cellulite...
1980
La bande dessinée dit adieu à l'un de ses plus grands créateurs. Joseph
Gillain, alias Jijé, est parti rejoindre ce Dieu qu'il avait tellement
servi dans ses bandes dessinées. Le père de l'un des deux mouvements qui
ont façonné la bande dessinée contemporaine, l' "Ecole de Marcinelle"
(opposée à celle dite "de Bruxelles", inspirée par Hergé), laisse un
héritage considérable : il a influencé un nombre énorme de dessinateurs et
permis à d'immenses talents d'émerger.
Artiste dès le plus jeune âge, il s'était formé aux différentes disciplines
artistiques chez les moines bénédictins de Maredsous. Un peintre lui
apprend, à 18 ans, la technique de dessin qu'il enseignera à tous ses
disciples par la suite : dessiner sans jamais regarder le papier.
Il débute dans une revue catholique, "Le Croisé" où, très influencé par
Hergé, il crée Jojo, un personnage proche graphiquement de Tintin, puis
"Freddy aux Indes", qu'il poursuit dans "Spirou" en 1939. Il devient
l'homme à tout faire de ce journal qu'il marquera autant que cet autre
génie qu'est Franquin. Pour "Petits Belges", il crée encore Blondin et
Cirage, puis consacre l'essentiel de sa prodigieuse énergie au célèbre
groom.
Car, la guerre étant venue, le créateur de Spirou, le Français Robert
Velter, ne pouvant plus envoyer ses planches au journal, c'est à lui qu'on
confie le personnage de Spirou en 1940. En parallèle, il dessine une vie du
Christ, "Emmanuel", suivi d'une biographie de Don Bosco, d'une autre
deChristophe Colomb et de son premier véritable personnage de bande
dessinée personnel : Jean Valhardi, qu'il crée avec Jean Doisy.
Autour de lui se forme une équipe terriblement dynamique de jeunes auteurs
qui donnent leur âme à "Spirou" : Franquin, Morris, Will - on les
surnommera ensuite "La bande des quatre" - puis Peyo, Hubinon, Paape et
plus tard Roba. Il les héberge chez lui, les accueillant dans son atelier,
leur insufflant son dynamisme et leur prodiguant ses conseils. Puis leur
confiant ses séries. A Franquin, il lègue le personnage de Spirou, à Paape,
Valhardi, à Hubinon, Blondin et Cirage.
Il part ensuite en Amérique, emportant dans ses bagages Franquin et Morris.
Sa production n'en ralentit pourtant pas. Après une nouvelle biographie
(Baden Powell en 1948) et la reprise de Blondin et Cirage (en 1951), il
crée le western le plus grandiose de l'histoire de la bande dessinée :
Jerry Spring (en 1954). Il reprend ensuite le personnage de Valhardi.
Tout en poursuivant cette fabuleuse carrière à "Spirou", il collabore aux
autres revues des Editions Dupuis : "Bonnes Soirées", "Le Moustique" avec
des adaptations d'oeuvres littéraires et des illustrations. Il dessine
également une biographie de Bernadette Soubirous pour "Line".
Pour "Spirou", il crée encore "Docteur Gladstone", assisté de Herbert pour
le dessin et de Jadoul pour le scénario. Puis il reprend la série "Tanguy
et Laverdure" (en 1966), les fameux chevaliers du ciel créés par Uderzo et
Charlier. Le même Charlier avec qui il réalisera bien plus tard (1979) des
aventures de Barbe-Rouge. Ses autres collaborations sont innombrables.
Mais, par-dessus tout, Jijé était un véritable artiste, un peintre de
talent, un sculpteur et même un inventeur-bricoleur à la Tournesol. Et un
être humain, profondément humain, dont la personnalité chaleureuse a autant
marqué ceux qui l'ont connu que son immense talent. Son oeuvre est rééditée
dans une collection qui lui est dédiée aux Éditions Dupuis: "Tout Jijé".
1956
Le journal "Tintin" découvre un nouveau personnage, Harald le Viking. Son
papa et sa maman ne sont autres que Liliane et Fred Funcken, les géniteurs
du "Chevalier Blanc", qui passionne déjà les lecteurs du journal. Musclé,
aux longs cheveux blonds, cet aventurier était bien plus humain et bien
plus pacifique que la réputation de son peuple le laissait présager. Bâtie
sur une solide documentation (les Funcken deviendront par la suite une
référence en illustrations historiques), cette série ne connaîtra pourtant
que quelques épisodes, jusqu'en 1967.
1953
disparaît Émile-Joseph Pinchon, père de Bécassine.
1972
Buddy Longway apparaît dans "Tintin". Ce trappeur naïf à ses débuts
découvre la réalité impitoyable de l'Ouest américain. Confronté à la
culture indienne, il en découvre les valeurs et la richesse. Il finit par
tomber amoureux d'une belle Indienne, une squaw nommée Chinook ("Vent
sauvage") qu'il épouse. Une véritable famille en naîtra, dont il sera
parfois séparé par l'aventure et les drames provoqués par la bêtise des
Américains blancs et des militaires.
Outre son humanisme, cette série se caractérise par le vieillissement des
personnages avec le temps. De jeune coq à ses débuts, Buddy acquiert
progressivement de la maturité, atteint l'âge mûr et voit même de premiers
cheveux blancs dans sa blonde chevelure.
Derib, l'auteur, a malheureusement interrompu cette superbe série en 1987.
1974
Zig, Puce et Alfred pleurent leur créateur. Alain Saint-Ogan, le grand
pionnier de la bande dessinée française (il influencera entre autres Hergé)
n'est plus.
Né le 7 août 1895, il part en Egypte rejoindre son père, rédacteur en chef
d'un journal, en 1906, une expérience qui sera à l'origine de sa vocation
de journaliste. Il rédige et illustre à lui tout seul le "Journal des deux
Mondes", dont il est en même temps le rédacteur en chef (à onze ans !), et
qui tirera à deux mille exemplaires.
En 1913, il entre au journal "Le Matin" mais la guerre interrompt cette
collaboration. Après la démobilisation, il collabore à diverses revues,
comme journaliste et dessinateur de presse.
C'est en 1925 que, appelé à l'aide pour illustrer la dernière page du
"Dimanche illustré", il crée deux gamins nommés Zig et Puce. Quelque temps
plus tard, le pingouin Alfred les rejoint. Il obtient un succès
considérable, le premier succès de masse dans la bande dessinée européenne,
quelques années avant Hergé. On retrouvera ainsi Alfred sur l'avion de
Lindbergh.
Alain Saint-Ogan crée également d'autres personnages, parmi lesquels l'ours
Prosper (en 1933, qu'il adapte lui-même l'année suivante en dessin animé),
Monsieur Poche (en 1934), Trac et Boum (en 1940) et une multitude d'oeuvres
éphémères.On le retrouve même comme rédacteur en chef de deux revues :
"Cadet-Revue" et "Benjamin".
Après la deuxième guerre mondiale, sa production de bandes dessinées se
raréfie, mais il poursuit sa carrière d'illustrateur et, en même temps,
écrit des romans et réalise des émissions de radio.
Les personnages d'Alain Saint-Ogan sont connus de tous. Son dessin, rond et
sympathique, a influencé de nombreux dessinateurs. A ce titre, il peut être
considéré comme l'inventeur de la bande dessinée française.
1947
Le journal "Spirou" poursuit les aventures d'un cow-boy publié l'année
précédente dans un supplément annuel : "L'almanach Spirou". Sûr de lui, la
tête surmontée d'un magnifique Stetson blanc, un éternel mégot aux lèvres,
il a la particularité de tirer plus vite que son ombre. Lucky Luke vient
d'entamer une carrière qu'il ne sait pas encore brillante. Son père,
Morris, vient du dessin animé. Cela se sent dans son dessin, simple et
efficace, et dans le rythme de ses scénarios.
Lucky Luke n'y va pas par quatre chemins.
Ce justicier n'hésite pas à abattre les outlaws qui osent s'attaquer aux
veuves, aux orphelins ou aux banques de l'Etat. Tantôt solitaire sur son
cheval Jolly Jumper, tantôt nommé de force Sheriff par une population
terrorisée par des bandits, c'est "le" vrai héros sans peur et sans
reproche typique de la bande dessinée de l'époque. Trop pur pour être vrai.
Et comme les autres, ce sont les autres personnages qui vont donner sa
personnalité à la série.
Entre autres grâce à un jeune scénariste que Morris rencontre lors d'un
séjour aux Etats-Unis. Il s'appelle René Goscinny. En 1955, paraît leur
premier album commun : "Des rails sur la prairie". L'humour, les dialogues
de Goscinny, le dessin caricatural de Morris, font merveille. Lucky Luke se
hisse vite parmi les stars du journal. Il est rejoint par quatre malfrats
plus bêtes que méchants, les Dalton, par le chien le plus stupide de
l'Ouest américain, Ran-Tan-Plan, il participe aux grands moments et il
croise tous ceux qui ont fait l'histoire agitée du Far-West : le juge Roy
Bean, Calamity Jane, Billy The Kid, Jesse James, etc.
En 1968, Lucky Luke se retrouve dans "Pilote" et, à la moitié des années
70, devient la mascotte d'un journal qui porte son nom, le mensuel "Lucky
Luke". Il est adapté en dessins animés (par Pierre Tchernia et Goscinny en
personnes, ce qui explique la qualité rarissime de ces adaptations).
Mais René Goscinny meurt prématurément en 1977. Depuis, Lucky Luke passe de
mains de scénaristes doués en mains de scénaristes moyens. La qualité des
albums s'en ressent. Le dessin de Morris décline; le dessinateur utilise de
plus en plus des assistants et le montage de photocopies pour gagner du
temps et le beau cow-boy devient l'ombre de ce qu'il fut cinquante ans plus
tôt : un objet de grande consommation, vite réalisé, vite consommé. Il est
désormais édité par Lucky Productions, que cette dégradation qualitative
n'a pas l'air de gêner beaucoup. Tant que ça rapporte, finalement...
1938
Joe Siegel (au scénario) et Joe Shuster (au dessin) parviennent enfin à
placer dans "Action Comics" le personnage qui traînait dans leurs cartons
depuis des années. Il vient de la planète Krypton, une lointaine planète
détruite par un cataclysme. Son père, Jor-El, l'a placé encore bébé dans
une navette spatiale avant la désintégration finale de Krypton. Elle l'a
mené sur une jolie planète bleue, notre Terre. Et là, le bébé, recueilli
par une famille de braves gens, a commencé à montrer des pouvoirs étranges.
Une force extraordinaire, une invincibilité quasi-totale et même la
capacité de voler. Devenu grand, il a mis ses super-pouvoirs au service de
la société et il est devenu le premier et le plus célèbre d'une longue
série de super-héros. Superman était né. Vêtu de sa célèbre tunique bleue
et rouge, il trouvera bientôt son talon d'Achille : la kryptonite, une
substance de sa planète capable de lui ôter ses pouvoirs, et les
terrifiants criminels qu'il affrontera en profiteront régulièrement. Au
grand dam de la belle Loïs Lane, amoureuse de lui et totalement
inconsciente que le grand dadais de journaliste qu'elle côtoie tous les
jours et qu'elle regarde avec condescendance, Clark Kent, n'est autre que
son Monsieur muscle adoré, en civil.
Le succès de Superman est universel. Il est passé au niveau du mythe.
Adapté en dessins animés, à la télévision, en feuilletons radio, au cinéma,
en jouets, il a connu une gloire sans cesse croissante. Traduit dans le
monde entier, il est paru entre autres dans "Spirou", sous le titre :
"Marc, Hercule moderne".
semaine précédente - calendrier - semaine suivante
|
 |