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1996
Ayons une pensée émue pour Gaston Lagaffe : le pauvre héros-sans-emploi
souffre d'une maladie extrêmement contagieuse. Il va éternuer toute la
journée : il est allergique au mot "travail"...
1996
Jusqu'au 30 juin, se déroule à l'Eurovillage, 80, Bd. Charlemagne à 1040
Bruxelles, une exposition sur "L'univers étrange de Carland Cross". Pour
tout savoir du cheminement créateur, à travers la naissance du héros
imaginé par Olivier Grenson (essais, croquis). Infos : 19 32 2 230 85 55.
1943
Naît Claude Auclair. Décorateur de théâtre, il illustre des revues de
science-fiction avant de collaborer au journal "Pilote", où il réalise des
"pages d'actualités" en 1970 avant de créer "Jason Muller" (sur scénario de
Christin et Gir !). En parallèle, il dessine "La saga du Grizzli" et "Les
naufragés d'Arroyokaé" pour Tintin. La rédaction de "Pilote" ayant mis fin à
"Jason Muller" avant le deuxième album, il quitte ce journal et poursuit sa
collaboration à "Tintin", pour lequel il crée le très écologique "Simon du
Fleuve", inspiré par "Le chant du Monde", de Giono. Dont les héritiers
interdisent la publication en album, accusant l'auteur de plagiat. Les
autres albums paraissent normalement au Lombard jusqu'en 1989. En 1978, il
est présent dans le premier numéro d'(A Suivre). Dans ce mensuel, il crée
des histoires beaucoup plus engagées, défendant avec un certain lyrisme les
minorités opprimées. Dans cette veine, on trouve les superbes "Bran Ruz" et
"Le Sang du Flamboyant". Il y entame "Celui-là", mais la mort le frappe
avant qu'il ait pu le terminer. Ce sont ses amis Mézières et Tardi qui le
termineront pour lui, en hommage posthume.
1967
Jugurtha, prince numide inspiré d'un personnage historique réel, apparaît
dans le journal "Tintin. Le dessinateur en est Hermann et le scénariste
Vernal (il signe "Laymilie"). Celui-ci, passionné d'histoire, parvient
néanmoins, sur cette base réaliste, à créer des histoires fortes et
dramatiques. En 1976, après une interruption, la série est reprise par
Franz au dessin et le même scénariste - qui signe cette fois de son vrai
nom - à la machine à écrire. Il n'est plus question ici de réalisme : le
duo se tourne vers une saga qui entraînera le personnage aux quatre coins
du monde réel et, parfois, d'un univers plus mythique et fantastique.
1955
Naît Dodier. Il publie ses premières planches dans "Pistil" dès 1977 et, en
1981, avec le scénariste Makyo, il crée le personnage de "Gully" dans le
journal "Mercredi". A la disparition du magazine, ils reprennent le
personnage dans "Spirou". C'est dans un hors-série de ce journal que le duo
crée le détective Jérôme K. Jérôme Bloche, avec la collaboration de Serge
Letendre. Il poursuivra les enquêtes de ce très pittoresque détective seul.
Dodier, par la qualité des ambiances qu'il parvient à poser, par les
portraits très justes de personnages qu'il fait vivre et par son sens aigu
de l'observation des petits riens de la vie quotidienne, est un peu le
"Simenon" de la bande dessinée (Dupuis).
1942
Naît Jacques Sandron. Cet employé à l'imprimerie Dupuis s'occupe de
retouchage dans les bâtiments mythiques de Marcinelle qui ont vu imprimer
le journal "Spirou" depuis sa naissance. Le virus de la bande dessinée
l'atteint et, en 1975, il présente au rédacteur en chef une histoire qui
lui est refusée. Il y fait néanmoins la connaissance de Raoul Cauvin, avec
qui il crée "Godaille et Godasse", une série humoristico-historique qui
obtient immédiatement un grand succès (Dupuis). En 1984, pour "Je Bouquine",
il imagine avec le même scénariste les mésaventures d'un brave facteur :
"Raphaël et les Timbrés".
1956
Naît Frank Giroud. Historien, il participe d'abord aux scénarios des albums
des collections "La découverte du monde en bande dessinée" et "L'Histoire
du far-West" (Larousse). Après quelques séries sans lendemain, il crée
Louis la Guigne pour le dessinateur Dethorey (Glénat) en 1982, et "Chaman"
pour Ab'Aigre en 1984. Il poursuit sa carrière en se spécialisant dans la
bande dessinée historique. Ce sera "Les Patriotes", pour Lacaf, en 1988
(Glénat), "Missouri", pour De Carpentrie, en 1988 (Dupuis), "Jackson", pour
Marc Renier, en 1989 (Lombard), "Tango", pour Mounier, en 1990 (Glénat),
"Les Oubliés d'Annam", et la superbe "Fille aux Ibis" pour Lax (Dupuis),
"Le Crépuscule des Braves", pour Tarral (Lombard), Pieter Hoorn, pour Norma
(Glénat). Jouant sur le langage, la véracité des situations, le réalisme
des personnages, Giroud parvient à nous restituer toute l'ambiance des
époques qu'il a choisi de raconter. Outre un travail d'historien, il
réalise également une véritable initiation à l'histoire.
1950
Jean Ache crée Arabelle pour "France-Soir". Cette petite sirène, qui rêve
de vivre parmi les humains, se fait greffer une paire de superbes jambes,
qui lui permettent de vivre enfin des aventures terrestres. Au début, ses
aventures sont contées comme les feuilletons classiques des quotidiens : un
texte narratif abondant sous quelques vignettes muettes composant un
"strip". Chaque jour, le dessinateur doit en apporter un nouveau au
journal. Il n'a droit ni à la panne d'inspiration, ni à la maladie. C'est un des piliers de la bande dessinée populaire française. En 1954, il donne enfin la voix à sa belle sirène en intégrant
des phylactères à ses strips. Mais en 1962, il met fin à ses aventures, qui
se sont poursuivies tout au long de... 3.500 strips quotidiens !
Elle revient en 1972 dans le journal "Tintin", mais n'y recueille pas le
succès espéré, et nous quitte définitivement en 1977.
1936
Naît le journal Bravo ! Ce journal néerlandophone reprend des séries
américaines très populaires, comme Flash Gordon ou Félix the Cat. A cause
de l'occupation allemande dès 1940, l'éditeur ne peut plus distribuer son
journal en Hollande. Il interrompt sa publication, puis la reprend mais en
deux langues. Le 19 décembre 1940, les jeunes francophones découvrent donc
ce magazine qui va leur apporter un peu de rêve durant ces années noires.
Aux côtés de grands classiques américains, ils peuvent ainsi se passionner
pour des histoires dessinées par Jacques Laudy, Calvo, Paul Cuvelier,
Edgar-Pierre Jacobs, Jacques Martin (qui y signait Marleb), Rob-Vel (le
créateur de Spirou), Alain Saint-Ogan, Albert Uderzo, Willy Vandersteen,
etc. Autant de noms d'auteurs à l'importance primordiale dans la bande
dessinée et qui doivent dans certains cas leurs premiers pas à ce magazine
devenu aujourd'hui mythique pour tous ceux qui l'ont connu. La parution du
journal Tintin, en 1946, mettra pourtant fin à cette prestigieuse carrière.
1929
Arthur Berckmans naît à Louvain, en Belgique. Ce dessinateur flamand débute
par des récits religieux, puis devient dessinateur publicitaire pour le
bureau de publicité du Lombard, "Publiart". C'est pour le journal "Tintin"
qu'il crée le taximan Strapontin, sur des scénarios de Goscinny puis de
Acar. Il y imagine également les personnages malheureusement éphémères de
Rataplan (en 1961), Panchico (en 1963), Ken Krom (en 1965) et finalement
Lady Bount (en 1967). Puis il passe à la concurrence. Ce sera le capitaine
Mulligan pour "Spirou", sur des scénarios de Raymond Macherot. C'est en
1970 qu'il crée avec Raoul Cauvin le duo qui va le rendre célèbre : Sammy
et Jack Attaway, deux gardes du corps/détectives privés à la période de la
prohibition américaine. Pour la presse flamande, il dessine également
diverses séries dont Lowietje, que les francophones découvriront dans
"Spirou" dès 1977 sous la traduction "Lou".
1925
Alain Saint-Ogan crée Zig et Puce dans "Le Dimanche Illustré", afin de
combler une page publicitaire vide. Les deux jeunes héros reviennent un
mois plus tard et les lecteurs réagissent : ils en veulent encore ! Dès
1927, ils deviennent hebdomadaires. Auparavant, ils avaient déjà eu
l'occasion de rencontrer un sympathique animal qui ne les quitterait plus :
un manchot nommé Alfred. Le succès est considérable et les personnages se
retrouvent partout, Alfred ayant le privilège de devenir la mascotte
officielle des plus grands (Lindbergh, Mistinguett...). Avec cette série,
Alain Saint-Ogan impose un style (il influencera Hergé), donne à la bande
dessinée certains de ses codes (les phylactères) et certaines de ses
premières lettres de noblesse. En 1956, il l'interrompt. Mais au début des
années 60, Michel Greg lui rachète les droits sur les personnages et leur
redonne vie dans le journal "Tintin". Ce tout grand classique de la bande
dessinée, l'un des monuments de ce siècle, est toujours réédité aujourd'hui
(Glénat).
1996
Débute le deuxième festival de la bande dessinée de Bruxelles. En invitée
d'honneur : "La Vache" (de Johan De Moor et Desberg), un animal de
circonstance en cette période très agitée pour les bovins. Lieu :
"L'autoworld", 11, Parc du Cinquantenaire, à 1040 Bruxelles. Jusqu'au 5
mai. Infos : 19 32 71 84 58 25 (après 18 h.).
1996
Débute un festival original : "L'île Cyber-BD". La bande dessinée débarque
dans la cyberculture. Interactivité, découvertes et multimedia au carrefour
des Pays-Bas, de l'Allemagne et de la Belgique. Où ? À l'Ile Robinson, 4600
Visé, en Belgique. Infos : 19 32 41 62 44 01.
1996
Débute le festival de Perros-Guirec, dont l'invité d'honneur est Giraud, et
qui durera deux jours. Informations : mairie de Perros-Guirec, Mme Bellet,
22700 Perros-Guirec. Tél : 96.23.22.64
1957
A Tolède, en Espagne, naît Tito. Installé en France depuis de nombreuses
années, il commence par des travaux publicitaires avant de se lancer dans
la bande dessinée en 1980 avec le scénariste Bucquoy. Ensemble, ils créent
le personnage de Jaunes, un inspecteur torturé psychologiquement. Il
dessine également des chroniques villageoises pour (A suivre), rassemblées
sous le titre "Soledad". Ces histoires sont éditées chez Glénat. Dans
"Okapi", il dessine "Virginie", premier récit de la série qu'il poursuit
encore aujourd'hui, "Tendre Banlieue", dans un style raide et maladroit dû
à l'utilisation de photographies comme base de ses dessins (Casterman).
1956
Naît Ben Radis. Plus connu pour ses collaborations en duo avec Dodo, c'est
à Métal Hurlant qu'il publie ses premières planches. Déjà co-signées, les
aventures des "Closh", un groupe de rock, sont à l'unisson de la tendance
du magazine à l'époque, de plus en plus tourné vers la culture rock. En
1983, ils créent le privé Gomina (Humanoïdes Associés puis Albin Michel)
et, en 1984, Teddy et Billy. En 1990, il dessinent "Kora et les Yakusas"
(Nathan). Illustrateur, il s'est spécialisé dans un style ligne claire
imprégné de Disney qui fut très à la mode durant les années 80, époque où
le graphisme primait sur tout le reste.
1937
A Drogenbos, dans la banlieue flamande de Bruxelles, naît Joseph Loeckx. Un
nom qu'il transforme d'abord en Jo-El, puis en Jo-El Azara, nom qui lui est
inspiré par un sculpteur qu'il admire.
C'est en 1953 qu'il rencontre celui qui va décider de sa carrière : Willy
Vandersteen, le père de Bob et Bobette, qu'il assiste sur un album de son
célèbre duo ("Le Loup qui rit"). En 1954, il devient assistant d'Hergé et
participe à l'élaboration de "L'Affaire Tournesol" et des "Bijoux de la
Castafiore". En parallèle, il collabore à "Spirou" et au "Soir Illustré"
("Jacky et Célestin", avec Will), puis à "Tintin". Après des récits
complets, il y crée Evariste Confus, en 1963, puis l'excellent Taka Takata
(un soldat japonais), en 1965, Gaëtan de Châteaubleu, en 1967, et dessine
même un album de Clifton. En parallèle, il collabore également au journal
"Pilote", avec des séries sans lendemain.
Pour "Spirou", il crée en 1967 le personnage d'Haddada Surmamoto. Il se
consacre ensuite à la publicité. Au début des années 90, il décide
d'auto-éditer les gags de son personnage fétiche, Taka Takata.
1931
Naît Michel Regnier, alias Greg, l'un des véritables prodiges de la bande
dessinée. Un monument vivant ! C'est à 16 ans qu'il publie ses premières
planches, "Nestor et Boniface", dans un quotidien belge, "Vers l'Avenir".
Sous le pseudonyme de Michel Denys, il dessine "Le Chat" dans
"Héroïc-Albums", dès 1953. Il collabore avec Franquin, puis crée son propre
journal, "Paddy". Ses productions se multiplient, parmi lesquelles on trouve
des oeuvres sans lendemain, des suites de séries créées par d'autres, ou des
scénarios pour divers dessinateurs, dont Martial ("Alain et Christine", dès
1959), Gérald Forton ("Tiger joe", dès 1958), Franquin pour qui il
scénarisera les gags de "Modeste et Pompon" (deux cents gags, publiés dans
"Tintin" à la fin des années 50) et diverses aventures de "Spirou et
Fantasio", Tibet (des superbes épisodes de Chick Bill ainsi que des récits
du "Club des Peur-de-Rien"), Cuvelier (Corentin, Line), Maréchal (Prudence
Petitpas), ...
Comme dessinateur, il crée en parallèle des séries qui marqueront leur
époque. Achille Talon, créé en 1963 dans le journal "Pilote", est la plus
célèbre et la plus originale, mais pour "Tintin", il a également créé Rock
Derby (1960), Babiole et Zou (1962), Constant Souci (1967), "Les As" (1963)
et repris les personnages de Zig, Puce et Alfred (1963).
Avec une puissance de travail inouïe, une puissance imaginative sans
équivalent, avec l'aide d'assistants compétents et doués, il a réussi à
cumuler ses nombreuses séries personnelles, ses scénarios et même la
rédaction en chef du journal "Tintin", de 1965 à 1974, qu'il dirigea avec
panache. Durant cette période, il imposa son style et les séries
scénarisées par lui et dessinées le plus souvent par les collaborateurs de
son studio : Dany (Olivier Rameau), Hermann (Bernard Prince, Comanche),
Paape (Luc Orient), Aidans (les Panthères), Derib (Go West), Dupa
(Chlorophylle), etc.
En parallèle encore, il participe aux adaptations en dessins animés des
aventures de Tintin par les Studios Belvision.
Brouillé avec les éditions du Lombard, il les quitte en 1974 et devient
directeur littéraire des Editions Dargaud. Il réalise également de nombreux
scénarios de feuilletons télévisés, puis quitte l'Europe et s'installe aux
Etats-Unis pour tenter d'y lancer les Editions Dargaud.
Ce sera l'échec. Revenu en Europe à la moitié des années 80, il écrit des
romans policiers pour "Fleuve Noir" et ne revient que ponctuellement à la
bande dessinée.
Michel Greg, par l'incroyable productivité dont il a fait preuve sans
jamais faire de concession à la qualité, est devenu un véritable monument
de la bande dessinée. Un monument vivant, qui ressemble à son personnage
phare, Achille Talon, à la fois par son tour de taille et par sa
volubilité.
1910
Naît Octave Joly. Ce scénariste de courts-métrages vient tard à la bande
dessinée, mais en signe certaines des plus importantes pages. C'est lui, en
effet, le fameux "Oncle Paul" du journal Spirou qui, non seulement, a
appris l'Histoire à des générations d'enfants, mais en plus a permis à des
dizaines de dessinateurs de faire leurs premières armes. C'est en 1951
qu'il publia la première (le 9 août, très exactement). Elle s'intitulait
"Comment naquit la Marseillaise" et c'était un certain Dino Attanasio qui
la signait. Celui-ci deviendrait le dessinateur du signor Spaghetti. Chaque
semaine, durant près de trente ans, il va en raconter une, accumulant une
documentation extraordinaire sur toute l'histoire de l'humanité et la
retranscrivant pour la faire vivre aux enfants mieux que dans les livres
d'histoire.
En parallèle, toujours dans le domaine historique, il écrit quelques
biographies en bande dessinée, dont Stanley (pour Hubinon), Marco Polo
(pour Uderzo), Churchill (pour Paape).
1905
Naît Floyd Gottfredson, le dessinateur le plus prestigieux de Mickey Mouse.
C'est par correspondance qu'il apprend le dessin. La publication de ses
premières oeuvres ne lui suffisant pas pour vivre, il trouve un travail de
projectionniste, à la fin des années 20. C'est l'époque où Walt Disney
vient de créer une souris qui va faire le tour du monde : Mickey Mouse.
Ayant appris que les studios Disney embauchaient, il s'y présente. Il est
d'abord engagé comme apprenti animateur, puis doit remplacer en catastrophe
Win Smith, qui réalisait alors l'adapation de Mickey en bande dessinée.
C'est toujours ainsi que commencent les plus belles carrières. Le 5 mai
1930, son premier strip paraît. Il ne lâchera plus la série avant
longtemps. Walt Disney, qui réalisait jusque là les scénarios, le laisse
voler de ses propres ailes. Il réalise seul les aventures de Mickey durant
plus de deux ans, puis se fait assister, pour les scénarios. Il ne
l'interrompra que 45 ans plus tard, en 1975, atteint soudain par l'âge de
la retraite. Il avait réalisé 15.000 strips quotidiens (ainsi que les
planches hebdomadaires du supplément dominical de 1932 à 1838) !
Ce talentueux dessinateur, qui a réussi à conserver à Mickey le dynamisme
et la vie de ses premiers dessins animés, a toujours dû signer ses superbes
dessins avec la griffe de Walt Disney et est donc resté totalement inconnu
du grand public.
1895
Richard Outcault donne naissance à un étrange garçon dans un journal de
Joseph Pulitzer : "Le New York World". Cet enfant asiatique, chauve, est
vêtu d'une chemise de nuit bleue. Un an plus tard, elle deviendra jaune, et
l'enfant portera son nom définitif, le "Yellow kid", "l'enfant jaune". Il
ne parle pas vraiment, mais des phrases impertinentes, drôles, s'écrivent
sur sa tunique. En 1996, il parlera, pourtant. Pour la première fois dans
l'histoire de la bande dessinée, un personnage utilisera un phylactère pour
s'exprimer. Ce jour-là sera le jour 01 de l'histoire de la bande dessinée,
mais nous n'y arriverons que plus tard, chut...
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