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1959
Dans la famille Conrad de Marseille, naît le petit Didier, vé ! Et comme il
est de Marseille, il annonce tout de go à ses parents ébahis qu'il
deviendra célèbre un jour.
Ce n'était pas une galéjade ! Quatorze ans plus tard, il signe ses deux
premières planches dans "Spirou". Oh, ce n'est qu'une simple "Carte
Blanche" (une rubrique destinée à roder les petits nouveaux et à défouler
les grands anciens), mais peuchère, c'est quand même Spirou !
Comme il est de Marseille, il se repose ensuite pour se remettre de ses
émotions et ce n'est que cinq ans plus tard, en 1978, avé un autre
Marseillais, Yann, qu'on le revoit avec "Jason", une série
fantastico-policière sur scénario de Smit le Bénédicte. En 1981, le duo
Yann et Conrad provoque presque une émeute parmi les dessinateurs de
"Spirou" en animant les hauts de page du magazine et en s'y moquant très,
très, très, très férocement de leurs collègues. Un éditeur mécène,
Bidouille/Schlirf, les éditera dans un petit opuscule devenu rarissime,
tous les dessinateurs attaqués en ayant acheté les exemplaires afin d'en
épuiser le tirage - c'est la légende qui le dit. En parallèle, ils
dessinent un personnage qui donne une idée du niveau de leur bon goût à
l'époque, "Bébert le Cancrelas" (Carton, 1984), et une série du même
tonneau, "Les Innommables" (en 1980). Ce sommet de l'humour corrosif
obtient un succès immédiat chez les lecteurs, mais pas chez l'éditeur qui,
au bord de l'apoplexie, demande aux deux galopins d'aller se faire éditer
ailleurs. Mais "Les Innommables" deviennent un mythe. Un album paraît,
"Aventure en Jaune", d'abord chez Temps Futur, puis chez Bédéscope, puis
enfin chez Glénat. C'est chez ce dernier éditeur que le duo dessine "Bob
Marone", un pastiche au vitriol de Bob Morane. Mais Conrad en a assez de
l'humour de Yann, qui se limite à démolir avec férocité ce que d'autres ont
créé. Il divorce. En 1984, il sort un petit livre, "L'avatar" (Bédéfil),
qui pose l'univers du "Piège Malais", une magnifique histoire en deux
volumes qui paraît dans la collection "Aire Libre" de Dupuis en 1990 et qui
démontre ses capacités d'auteur complet. C'est pour Dupuis qu'il dessine
également "Donito" dès 1991. Et, en 1994, après dix ans, il rejoint à
nouveau Yann pour redonner vie aux "Innommables", chez Dargaud. Superbe !
1957
Dans un petit village apparemment sans histoires, une vieille dame,
Prudence Petitpas, est passionnée par les romans policiers. Tant mieux, car
dans ce petit village, des histoires policières vont se dérouler et elle
aura bien besoin de tous les trucs appris dans les livres pour en démêler
les intrigues. Son matou, Stanislas et le vieux garde-champêtre, Cyprien,
lui donnent un coup de patte quand c'est nécessaire. Dessinées par
Maréchal, aidé ponctuellement au scénario par Macherot, Goscinny et Greg
(excusez du peu...), les adorables aventures de cette "Miss Marple" en BD
égaieront les pages du journal "Tintin" de 1957 à 1969, puis feront un
court retour dans "Spirou" en 1985. Cette charmante vieille dame a pris sa
retraite depuis, et elle nous manque affreusement.
1954
Philippe Geluck miaule pour la première fois. Tout au long de son enfance,
passée à chasser les souris - la nuit - et à croquer du Whiskas - le jour -
il rêve à son avenir. Devenir un homme, quitter son statut de chat. Il est
d'abord comédien. On le retrouve, dans la seconde moitié des années 70,
comme comédien au "Théâtre National" de Bruxelles, où il joue dans des
pièces classiques ("Roméo et Juliette"), mais aussi des pièces insolites,
signées Chaval et Copi. En 1982, il recueille un succès énorme avec un
one-man-show, "Un certain Plume", de Michaux. Auparavant, il aura animé des
centaines d'émissions quotidiennes à la RTBF. En 1983, il tourne dans
"Benvenuta", de Delvaux, puis dans "Jackson et le Mnémocide", un téléfilm
signé Van Hamme.
Mais ses origines félines le rattrappent. Il les transcende en dessinant
pour le quotidien "Le Soir" les gags d'un étrange personnage, "Le chat",
apparu pour la première fois le 22 mars 1983. C'est que ce surdoué de
l'humour est également dessinateur. Il a publié des livres pour enfants,
exposé des dessins dans divers pays. Le Chat est un anti-héros pur et dur.
Il est gras, imbu de lui-même, mais il cause. Il donne son avis sur tout et
sur rien - surtout sur rien - et n'hésite pas à infliger aux malheureux
lecteurs du quotidien des mots d'esprit, des calembours et des gags douteux
qui en font vite une star de tous les amateurs d'humour. Le premier album,
paru en 1986, révèle ce succès, qui ne s'est pas démenti depuis. C'est que
chaque album du "Chat" (chez CASTERMAN) est une véritable "grammaire" du
rire, Geluck y osant tout, du plus effroyable jeu de mot aux effets subtils
avec les codes de la bande dessinée.
Philippe Geluck fait, depuis, profiter l'humanité des bienfaits de son
délire dans "La semaine infernale", une émission hebdomadaire de la RTBF où
il créa le personnage mythique du "Docteur G" (un seul livre, avec cassette
audio, chez Casterman).
1996
Le Centre Belge de la Bande Dessinée ouvre ses magnifiques portes, signées
Horta, à un conférencier du "British Council" qui viendra parler des
"anglais dans la bande dessinée belge". C'est à l'occasion de
l'anniversaire de la Libération (merci, les Anglais !).
Le CBBD est situé au 20, rue des Sables à 1000 Bruxelles et le 19 32 2 219
36 00 répondra à toutes vos interrogations en français.
1938
Naît Jean Giraud, le plus célèbre élève de l'école ABC, dont les publicités
pour la méthode si-vous-savez-écrire-vous-savez-dessiner florissaient un
peu partout durant les années 50 et 60. Il débute en 1956 par des bandes
dessinées sans lendemain publiées dans diverses revues de l'époque ("Ames
Vaillantes, Far West, Sitting Bull, etc.) et rencontre, en 1957, son
véritable maître : Jijé. Il deviendra son assistant après un interminable
service militaire en Algérie, sur l'épisode"La Route de Coronoado", de
Jerry Spring, publié dans "Spirou". En 1963, dans "Pilote", naît le
mythique Blueberry (Dargaud), scénarisé par Jean-Michel Charlier, qui lui
vaut une gloire sous le pseudonyme de Gir. En parallèle, cependant, il
commence une carrière sous la signature de Moebius. Cela commence avec
quelques récits dans Hara-Kiri, puis des pages d'actualité de "Pilote", et
cette double personnalité éclate véritablement au grand jour avec la
parution, en 1973 d'un album signé Gir mais marqué par le style Moebiusien: "La Déviation". Il mène désormais deux carrières de front, avec des
styles radicalement opposés. Celui de Blueberry, chargé en détails et celui
de Moebius, d'une sobriété et d'une luminosité qui feront école. Alors que
Gir poursuit un Blueberry de plus en plus célèbre, Moebius publie "Le
Bandard Fou", "L'Homme est-il bon ?" et fonde le magazine "Métal Hurlant"
avec ses amis Dionnet, Druillet et Farkas. C'est là qu'il crée Arzach, puis
"Le Garage Hermétique". En 1976, en désaccord avec son éditeur, Gir
interrompt Blueberry et crée Jim Cutlass, toujours sur scénario de
Charlier. Il ne reprend Blueberry qu'en 1979, pour un autre éditeur.
Le cinéma s'intéresse à lui. Ridley Scott lui demande de travailler sur les
costumes d'"Alien", René Laloux de dessiner le story-board des "Maîtres du
Temps", et les studios Disney, celui de "Tron". Plus tard, il réalisera les
recherches graphiques pour une adaptation de "Little Nemo", un dessin animé
inspiré du chef-d'oeuvre de Winsor Mc Cay, et "Starwatcher", en images de
synthèse.
En 1980, avec Jodorowsky, il crée John Difool. L'oeuvre maîtresse de Moebius
est là : ce sera L'Incal, l'un des monuments de la bande dessinée
contemporaine.
Il part ensuite aux Etats-Unis et crée, avec son épouse, les éditions
Aedena. Il est un des rares auteurs européens à réussir à s'imposer sur le
difficile marché américain. A son retour en Europe, Moebius se tourne vers
les Editions Casterman pour rééditer ses anciens titres et publier ses
nouvelles créations, tandis que Gir revient chez Dargaud poursuivre seul
Blueberry, orphelin de scénariste.
A la fois sous sa signature Gir et sous la personnalité fascinante de
Moebius, Jean Giraud est l'un des auteurs les plus marquants de ces vingt
dernières années. Les auteurs qu'il a influencés comptent parmi les plus
grands. Son oeuvre, magistrale, est l'une des plus personnelles et a inspiré
de nombreuses études qui y cherchent - sans doute à tort - des symboles
ésotériques et des réflexions profondes sur l'existence. On a déifié
Moebius et Jean Giraud est resté de marbre devant ce phénomène de
starification extrême. Tant mieux : il s'est contenté de poursuivre ses
nombreux albums, laissant aux autres le soin d'y découvrir leurs propres
projections.
1925
En Italie, à Milan, naît Dino Attanasio. Il travaille d'abord comme
animateur, à la fois pour le dessin animé ("Rose de Bagdad") et la
publicité. En 1948, il s'installe en Belgique. En 1950, il signe "Fanfan et
Polo" dans "La Libre Belgique". Cette série est signée Jean-Michel
Charlier, qui passe ensuite le scénario à un jeune débutant, René Goscinny.
S'il réalise des illustrations dans "Tintin", c'est dans Spirou qu'il
publie ses premiers récits complets. Ce seront les fameuses "Belles
Histoires de l'Oncle paul", qui servaient de banc d'essai aux nouveaux
dessinateurs. On retrouve sa signature un peu partout, au bas de séries
sans lendemain, mais aussi comme illustrateur. Il illustrera ainsi les
livres de Bob Morane (Marabout), des romans très populaires à l'époque,
qu'il adaptera plus tard en bande dessinée (1959) avec peu de bonheur.
C'est en 1957 qu'il connaît la gloire avec le "signor Spaghetti", que
scénarise Goscinny. Dès 1961, il reprend Modeste et Pompon que Franquin,
dépassé par ses nombreuses collaborations, doit laisser tomber. Il
poursuivra leurs gags hebdomadaires jusqu'en 1968. Une lente déchéance
commence alors, Attanasio multipliant les collaborations, souvent
médiocres, dont ne sortent que quelques séries, sauvées par les scénaristes
: "Bandoneon" (scénario de Delporte), Johnny Goodbye (scénario Lodewijck),
etc. En privilégiant la quantité par rapport à la qualité, en bâclant,
Attanasio a brisé une carrière qui avait tout pour être éclatante. Un
gâchis !
1925
Attention, vérifiez bien si la porte est fermée à double tour, s'il n'y a
personne sous votre lit, si aucune fenêtre n'est restée entrebaîllée, car
c'est ce jour qu'est né André-Paul Duchâteau, le maître de la BD policière.
C'est à quinze ans qu'il publie son premier roman, "Meurtre pour meurtre",
après avoir rencontré le grand auteur de polar Stanislas-André Steeman. Sa
carrière d'écrivain policier démarre bien. Ses nouvelles et ses romans sont
publiés en Europe et aux Etats-Unis. Mais c'est dans la bande dessinée
qu'il se fait un nom. Il réalise ses premiers scénarios pour "Bravo !" dès
1948, pour les dessinateurs Tenas et Rali qui s'occupaient du studio
Disney. C'est donc naturellement qu'il poursuit au journal de Mickey. Mais
il publie également un récit dans "Spirou" en 1952, dessiné par Tenas et
Rali, et signé D.Aisin. En parallèle, il devient secrétaire de rédaction de
"Bravo !", de "Story" et de "Mickey". Sa rencontre avec le dessinateur
Tibet est décisive. Après quelques années de recherches, ils créent Ric
Hochet, en 1955, pour "Tintin". Il scénarise aussi le "Club de
Peur-de-Rien" et des aventures de Chick Bill.
C'est sous un pseudonyme - Michel Vasseur - qu'il crée les 3A, une bande de
scouts que dessinent Mittéï et Tibet, toujours pour "Tintin". Et il devient
l'un des scénaristes les plus prolifiques de la profession. Parmi toutes
les séries qu'il a scénarisées, de niveaux de qualité divers, citons Yalek
ainsi que les Casseurs pour Denayer, Mr.Magellan pour Géri, Yorik des
Tempêtes pour Eddy Paape, Udolfo pour Paape et Andréas, Hans pour Rosinski,
Hypérion pour Franz, Bruce J.Hawker pour Vance, etc.
Ce travailleur infatigable a également inventé d'innombrables jeu - dont
ceux de Bob Binn pour Aidans - dirigé le journal "Tintin", assuré la
direction littéraire des Editions du Lombard, dirigé la collection "BD
Détectives" de Lefrancq, scénarisé des téléfilms et participé à de
nombreuses émissions de radio et de TV. A ce titre, il mérite de figurer au
livre des records.
1996
Passionné par la bande dessinée, vous ne trouvez personne avec qui partager
votre vice ? Discutez-en via Internet. Une liste de discussion existe enfin
sur la bande dessinée européenne. Il s'agit d'une liste bilingue
français/anglais créée par les Editions Dupuis, qui y diffusent leurs
informations.
Pour vous inscrire (c'est gratuit): laissez le sujet vide et envoyez le message
"subscribe comics", votre prénom, votre nom
dans le CORPS d'un E-mail adressé à
macjordomo@exmachina.be.
C'est tout ! Une fois inscrit, il ne vous restera plus qu'à participer.
1962
Il est grand, maigrichon, pas très beau, naïf, chahuteur, c'est un potache
et il est amoureux de la fille du proviseur. Qui est-il ? Un ado de la pire
espèce, le Grand Duduche, qui personnifie tous les souvenirs d'école du
dessinateur Cabu. Grâce à son personnage, il va pouvoir donner dans le
Pilote des années 60 une vision, pas si caricaturale que ça, de la vie dans
les lycées à cette époque où mai 1968 était loin d'annoncer sa venue.
Elèves rigolards mais bêlants, face à des profs et des pions autoritaires
qui ont tous les droits. Par la suite, "Le Grand Duduche" va se faire plus
militant. Il quittera "Pilote" pour poursuivre ses frasques de plus en plus
engagées dans "Charlie Hebdo". Il ne survivra pas aux années 80.
1996
La 7e Fête de la Bande dessinée de Ganshoren ouvre ses portes pour cent
heures de BD (très rapides, ces heures, puisque réparties sur deux jours
seulement) au Château. Le lieu des réjouissances : le château de Rivieren,
drève du Château 66, 1080 Ganshoren. Et les indispensables infos pour
savoir s'il faut venir en tenue de ville ou de soirée, au
19 32 2 420 37 27.
1985
Chester Gould disparaît. Né le 20 novembre 1900, il débute à l'aube des
années 20 par des illustrations dans divers quotidiens. C'est en 1931 qu'il
crée le personnage qui va le rendre célèbre. Il s'agit d'un policier qu'il
nomme Plainclothes Tracy. Très vite, il lui donne un nom plus efficace :
Dick Tracy. Il en poursuivra les aventures quotidiennes (un strip par jour)
et hebdomadaires (une planche par semaine, pour l'édition dominicale)
jusqu'en 1977, imposant son style percutant, créant des personnages d'une
force rare, des "méchants" à la personnalité inoubliable, n'hésitant pas à
les mettre dans des situations d'une violence psychologique extrême. A
juste titre, Chester Gould est considéré comme le plus grand auteur de la
bande dessinée policière américaine.
On lui doit également une bande dessinée animalière, "The Gravies".
1926
Naît Paul Gillon. C'est en illustrant des partitions et en réalisant des
caricatures de personnalités du show-bizzzzz qu'il débute à l'âge de
quatorze ans. Il fait ses débuts dans la bande dessinée en 1947, dans
"Vaillant", avec la série "Lynx Blanc", sur scénario de Lécureux. Il y crée
le très beau "Fils de Chine", puis dessine "Cormoran" (avec Jean Ollivier),
puis "Wango"(avec Lécureux) et, enfin, en tant qu'auteur complet cette
fois, "Jérémie", dès 1968.
Il mène plusieurs carrières parallèles. Pour la presse quotidienne, il crée
un strip intitulé "13, rue de l'Espoir", qu'il poursuivra de 1959 à 1972
dans "France Soir" à raison d'une bande par jour. Pour "Mickey", il adapte
des films Disney ("Le Fantôme de Barbe Noire") et séries télévisées ("Le
temps des Copains", "Teva"). Et, avec le prestigieux Jean-Claude Forest, il
crée les "Naufragés du Temps" en 1964, série qu'il poursuit seul durant les
années 70.
C'est en 1978 qu'il entame une autre série fantastique, "Les Léviathans"
(Humanoïdes Associés).
On lui doit également l'adaptation du roman "Au nom de tous les miens" de
Martin Gray (Glénat), et une série d'érotisme-anticipation, "La Survivante"
(Albin Michel).
Mais ce n'est que le principal : l'oeuvre de Gillon est immense,
diversifiée et d'une remarquable cohérence.
1975
"Fluide Glacial" est né et on ne va pas s'y embêter. Comme fondateur, il a
celui qui personnifie le délire en cette moitié des années 70 : Marcel
Gotlib, le père de la "Rubrique à Brac" et déjà fondateur de "L'Echo des
Savanes". "Fluide" va devenir une véritable institution grâce à un choix
cohérent de séries, toutes axées sur le rire, mais dans sa diversité. Les
plus grands auteurs humoristiques vont y collaborer, des mythes de la bande
dessinée vont y naître. Les auteurs ? Franquin, Gotlib (bien sûr), Alexis,
Cabanes, Mandryka, Gimenez, Loup et même Harvey Kurtzman, le mythique
auteur du journal américain "Mad". Les petits nouveaux qui s'y sont fait un
nom ? Binet, Foerster, Goossens, Edika, Lelong, Boucq, Tronchet, etc. Les
mythes ? Les Bidochon, Carmen Cru, les Idées Noires, Kador, Superdupont,
etc. Autant d'oeuvres hilarantes qui serviront à alimenter les éditions AUDIE
en albums pas possibles.
Grâce à une ligne éditoriale de laquelle il n'a jamais dévié, Fluide
Glacial est l'un des rares magazines à avoir résisté à la vague de décès
des années 80. Il est en pleine fore et se renouvelle en permanence,
parvenant à rassembler ceux qui partagent la même passion : le rire. Du
côté des auteurs comme de celui des lecteurs.
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