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1996
Le centre de Bruxelles aime la BD et il le prouve ! Une nouvelle fresque,
signée André Geerts et mettant en scène son délicieux personnage Jojo, est
désormais visible sur la façade du 43, rue Pieremans, 1000 Bruxelles. Pour
les Bruxeleer qui nous lisent, c'est situé entre la rue Blaes et la rue des
Ménages, une fois !
1951
Patrick Jusseaume naît à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Il débute dans "Vécu",
en 1985, avec une saga historique du XIXe siècle, "La Chronique de la
Maison Le Quéant", sur des scénarios de Bardet. Il poursuit cette série
chez Glénat et crée "Tramp" en 1991 pour Dargaud, avec le scénariste
Kraehn. Il poursuit toujours cette série, se déroulant durant les années
cinquante, en parallèle de sa collaboration aux Editions Glénat.
1959
Un nouveau journal paraît en kiosque. Il est lancé par Radio Luxembourg et
se nomme "Pilote". Le contenu est hybride : il mêle un rédactionnel rédigé
par les animateurs vedettes de la station radio (Pierre Bellemare,
Jean-Paul Rouland...) et de nouvelles bandes dessinées. Elles se nomment
"Astérix", "Tanguy et Laverdure", "Barbe-Rouge", "Jacques Le Gall",... de
même que "Le Petit Nicolas", de Sempé et Goscinny. Avec un tel contenu,
rien d'étonnant à ce que ce premier numéro fasse un tabac. Mais, quelques
mois plus tard, le nouveau magazine éprouve de sérieux problèmes
financiers. Georges Dargaud le rachète en 1960. Il va en faire l'un des
plus importants supports de création des années soixante, laissant aux
commandes un duo de choc : René Goscinny et Jean-Michel Charlier. Outre
leurs propres séries, les deux prestigieux rédacteurs en chef vont y
publier de nombreux auteurs qui deviendront vite les grands créateurs de
ces dernières décennies. Y naîtront Blueberry (Gir et Charlier), les
Dingodossiers (Gotlib et Goscinny), la Rubrique à Brac (Gotlib), le Grand
Duduche (Cabu), Norbert et Kari (Godard), Tony Laflamme (Martial), Achille
Talon (Greg), Cellulite (Bretécher),... aux côtés de personnages nés dans
d'autres journaux, comme Lucky Luke, Iznogoud ou le Concombre masqué.
Mais après mai 68, une partie des auteurs remet en question l'autorité de
Goscinny. Certains partent ailleurs, comme Reiser et Cabu, ou fondent leur
propre journal, comme Bretécher, Gotlib et Mandryka ("L'Echo des Savanes"),
Druillet et Giraud ("Metal Hurlant"). Pilote ne se remettra pas de cette
crise grave ni du départ de Goscinny.
Guy Vidal, son successeur, poursuit le journal avec une équipe d'auteurs
brillants comme F'Murr ("Le Génie des Alpages"), Fred ("Philémon"), Caza,
Pétillon, Bilal... Ceux-ci sont rejoints pas une nouvelle génération, qui
modifient radicalement le ton de la bande dessinée de l'époque:
Goetzinger, Blanc-Dumont, Lauzier, Floc'h, Franc, Cabanes, etc. La sauce
prend et le public suit. Mais les années 80 sont noires. Dès 1980, les
ventes commencent à chuter alors que la qualité ne cesse de se maintenir.
Un changement de rédacteur en chef et de nouvelles idées, plus branchées,
accélèrent la chute. Il disparaît en 1989, après trente années de
flamboyants services.
1959
Une tribu d'irréductibles Gaulois fait ses premiers pas joyeux dans le
premier numéro de "Pilote". Parmi eux, un petit bonhomme à la moustache
jaune qui deviendra, bientôt, le plus célèbre personnage de la bande
dessinée européenne: Astérix. Au scénario, René Goscinny, déjà immense. Au
dessin, Albert Uderzo, qui cherche encore son style. Il le trouvera vite.
Nous sommes en 50 avant JC. Toute la Gaule a été envahie par les Romains.
Toute? Non, bien sûr. Un petit village de gaulois braillards, paillards et
guindailleurs, résiste encore et toujours à l'envahisseur grâce à une
potion magique que son druide Panoramix est le seul à pouvoir fabriquer. Un
seul n'y a pas droit. Il est livreur de menhirs, gros (euh, non, un peu
enveloppé) et lui, il est tombé dans la marmite quand il était petit. Tous
ne craignent qu'une chose: que le ciel leur tombe sur la tête. Et les
Romains n'aspirent, eux, qu'à une autre chose: fuir cette bande de fous
furieux et retourner à Rome.
Avec ce petit village et ces quelques éléments systématiques, commence
l'une des plus incroyables réussites de l'histoire de la bande dessinée.
"Astérix" va s'imposer dans le monde entier par les qualités irrésistibles
de l'humour de Goscinny et le dessin brillant d'Uderzo. Les histoires
fourmillent de trouvailles, de jeux de mots intraduisibles (et pourtant
traduits dans une quarantaine de langues!), de gags hilarants. Les ventes,
timides au début, atteignent vite une courbe exponentielle. Le dernier
album, paru près de vingt ans après la mort de Goscinny, a été tiré à sept
millions d'exemplaires, malgré une qualité plus que moyenne.
Astérix a été adapté en dessin animé, d'abord brillamment par Pierre
Tchernia et Goscinny en personne, médiocrement par la suite.
Malgré cette évidente baisse de qualité - ben oui, Goscinny est mort - la
popularité d'Astérix ne se dément pas. Il est, à ce jour, le seul
personnage européen à avoir réussi à conquérir le monde, toutes cultures
confondues.
1959
Jacques Le Gall apparaît dans le premier numéro de "Pilote". Cette espèce
de boy-scout sans uniforme parcourt seul le monde, se retrouvant dans les
situations les plus terribles et les plus angoissantes qu'aient eu à vivre
des héros de bande dessinée. Mitacq, le dessinateur, y joue admirablement
avec le noir et blanc et le lavis pour accentuer le côté terrifiant. Quand
à Jean-Michel Charlier, il signe ici certains de ses meilleurs scénarios.
Mais ce personnage n'a pu résister à la concurrence de la "Patrouille des
castors" des mêmes auteurs : surchargés de travail, ils ont dû mettre fin à
ses aventures.
1959
Un pirate d'envergure sillonne les pages du nouveau journal "Pilote".
Barbe-Rouge est dessiné par Hubinon et raconté par Charlier. Les pères de
Buck Danny y changent radicalement d'époque. Nous sommes à l'époque de la
Flibuste et Barbe-Rouge, secondé de Baba, un géant noir, et de Triple
Patte, un unijambiste, sème la terreur sur les mers et océans. Ce pirate
sanguinaire a pourtant un instant d'humanité : il sauve un jeune orphelin,
qu'il adopte comme son fils. Eric - c'est son prénom - va lui rendre la vie
dure en tentant de ramener un peu de morale dans son existence criminelle.
Il le convainc même de s'engager comme corsaire au service du Roy de
France.
Cette série a connu des aléas suite aux décès de ses créateurs successifs:
Hubinon, d'abord, puis Jijé, et enfin Charlier. Au début des années 80, il
avait cependant pu poursuivre les aventures de Barbe Rouge en deux cycles
parallèles, avec Gaty d'un côté et Pellerin de l'autre. Et c'est Jean
Ollivier qui a repris le flambeau au décès de Charlier.
1959
Tanguy et Laverdure, les futurs chevaliers du ciel, font leur premier vol
dans le nouveau journal "Pilote". Leurs auteurs, Uderzo et Charlier,
reprennent avec ce duo une vieille idée qu'ils avaient publiée dans le numéro zéro d'un journal qui ne vit jamais le jour: "Le Supplément illustré".
Tanguy et Laverdure sont un peu le pendant européen de Buck Danny. Eux sont
Français et très différents l'un de l'autre. Le premier est l'égal de Buck
Danny: sage, noble, bien propre sur lui. Le second se rapproche plus de
Tuckson: farfelu, gouailleur, maladroit. Les deux pilotes sont
immédiatement acceptés par le public, au point qu'ils sont adaptés en série
télévisée, en 1967 puis en 1988, sur des scénarios de Jean-Michel Charlier
en personne.
Les auteurs vont cependant se succéder. Astérix oblige, Uderzo cède le
pinceau à Jijé. A son décès en 1980, c'est Patrick Serres qui prend le
relais. Mais suite à un désaccord avec Charlier, il doit le céder en 1988 à
Coutelis.
1931
Gilbert Gascard naît à Marseille. Il vient habiter en Belgique où, en 1947,
il entre aux studios Walt Disney, qui produisent le journal "Mickey". C'est
là qu'il rencontre son futur comparse et ami, André-Paul Duchâteau.
Il publie ses premiers dessins dans "Héroïc-Albums" en 1949, et y crée
l'année suivante son premier héros : Dave O'Flynn. Il signe du pseudonyme
de Tibet. En 1951, il entre par la petite porte aux Éditions du Lombard:
comme maquettiste au studio. Cela lui permet de publier le premier récit
complet du journal "Tintin", déjà sur scénario de Duchâteau.
En 1953, les deux comparses créent "Chick Bill"(Lombard), un western
humoristique et animalier (les personnages sont des animaux
anthropomorphes), pour "Chez Nous Junior". Cette série évolue très vite et
s'émancipe de la bande dessinée animalière pour connaître la forme qui l'a
rendue célèbre. En 1956, elle connaît des récits plus courts dans le
journal "Tintin", dont Tibet devient vite un pilier. Car, l'année
précédente, il y a lancé un nouveau héros. Un détective du nom de Ric
Hochet (Lombard). Deux classiques de la bande dessinée sont nés.
Tibet réalisera d'autres séries d'un moindre succès, comme "Globul le
Martien", "Alphonse" (scénario de Goscinny), "Mouminet" (scénario de Greg),
le "Club des Peur-de-Rien", les "3A" (scénario Vasseur).
Il a également longtemps animé le journal "Tintin", principalement avec des
caricatures qui en devinrent l'une des plus populaires rubriques au début
des années 70 : la "Tibetière".
Tibet, renié par la critique, est pourtant l'un des grands amuseurs de la
bande dessinée contemporaine. Grand travailleur, il a réussi à s'imposer
avec une bande dessinée efficace, expressive et immédiate d'accès.
1938
Charlie Chan, héros de feuilleton dans la presse quotidienne et de séries
télévisées, est enfin adapté en bande dessinée. C'est Alfred Andriola qui a
été choisi, après un concours, pour lui donner son apparence en BD. Cet
assistant de Milton Caniff en poursuit les aventures durant quatre ans,
puis cède le crayon à d'autres auteurs, dont Jack Kirby, Carmine Infantino,
Gil Kane, etc.
1927
Willy Maltaire naît à Anthée, en Belgique. Elève chez les Moines de
Maredsous, il apprend le métier chez Jijé. Avec ses amis Franquin et
Morris, ils vont constituer un quatuor de joyeux drilles qu'on surnommera
"La bande des Quatre" dans les années 80. Il commence à publier des
illustrations dans les magazines des Editions Dupuis et il entre à "Spirou"
en 1947. C'est pour ce journal qu'il reprend, en 1949, la mythique série
"Tif et Tondu" avec Fernand Dineur. Il dessinera ces personnages durant
plus de quarante ans. En 1990, il décide de passer le gant. Durant ces
quatre décennies, avec l'aide de scénaristes aussi brillants que Rosy et
Tillieux, il va marquer la série et lui donner ses lettres de noblesse.
Admirable décoriste, ses paysages sont superbement composés et il faut
s'attarder dans les arrière-plans de ses cases pour y trouver le charme des
petits coins tranquilles de France et d'ailleurs.
En 1958, il devient directeur artistique de "Tintin", mais ne s'y attarde pas.
En parallèle, Will assiste Franquin pour divers épisodes de "Spirou", et
Peyo, pour lequel il dessine "Jacky et Célestin" et les décors de "Benoît
Brisefer". Au début des années 60, il collabore même avec René Goscinny,
pour qui il dessine "Record et Véronique".
Pour "Spirou", tout en poursuivant "Tif et Tondu", il crée les délicieux
"Eric et Artimon" (scénarios de Vicq) en 1962, puis la merveilleuse
"Isabelle", une série pleine de poésie, écrite au départ avec Franquin,
Macherot et Delporte. C'est avec ce dernier qu'il reprend la série à la fin
des années 80.
Mais cette époque marque aussi une orientation vers une bande dessinée plus
adulte. Avec Desberg, son ultime compère de "Tif et Tondu", il crée "Le
Jardin des Désirs", "La 27e lettre" (Dupuis) et "L'appel de l'Enfer" (P&T
Productions). Son talent de coloriste - ces planches sont réalisées en
couleurs directes, contrairement aux techniques traditionnelles où le trait
noir est réalisé indépendamment des coloris - y éclate au grand jour. Ces
albums époustouflants, à l'érotisme tout en délicatesse, lui permettent
enfin de s'exprimer totalement et de prendre sa place parmi les grands
auteurs de ce dernier demi-siècle.
1924
Jean-Michel Charlier naît à Liège. Docteur en Droit, c'est pourtant comme
dessinateur qu'il décide de gagner sa vie. Il débute à "Spirou", par des
illustrations sur le pilotage et le modélisme. Il rencontre Victor Hubinon,
avec qui il réalise "L'Agonie du Bismarck", que publie "Spirou" en 1946.
L'année suivante, ils signent leur premier chef-d'oeuvre : "Buck Danny".
Mais Jijé lui conseille de se spécialiser dans le scénario et de laisser
tomber le dessin. Un conseil judicieux puisque Charlier deviendra le plus
important scénariste réaliste de toute l'histoire de la bande dessinée. Il
va créer une foule de héros, de biographies, collaborer à de multiples
séries. Durant les années 40, "Joe la Tornade", "Tarawa, atoll sanglant",
"Surcouf", avec Hubinon. Durant les années 50, "Tiger Joe" et "Mermoz" avec
Hubinon, "Belloy" avec Uderzo, "Fanfan et Polo" avec Attanasio, les
premières "Belles Histoires de l'Oncle Paul" (qu'il cède à la
vingt-septième à Octave Joly), "Jean Valhardi", "André Lefort" puis "Marc
Dacier" avec Eddy Paape, "Kim Devil" avec Forton, la "Patrouille des
Castors" avec Mitacq, "Alain et Christine" puis "Rosine" avec Martial,
Barbe-Rouge" avec Hubinon, "Jacques Le Gall" avec Mitacq, "Tanguy et
Laverdure" avec Uderzo puis Jijé. Durant les années 60, "Guy Lebleu" avec
Poïvet, "Blueberry" avec Giraud, "Dan Cooper" avec Weinberg, "Marco Polo"
avec Ramboux. Durant les années 70, "Brice Bolt" avec Puig, "Jim Cutlass"
avec Giraud puis Rossi, "Michel Brazier" avec Chéret, "Los Gringos" avec
Victor de la Fuente. Durant les années 80, il gère les héritages des
auteurs disparus, redistribuant ses personnages et tentant de les faire
revivre après les décès de Hubinon et Jijé. Parfois, il les dédouble,
racontant la "Jeunesse de Blueberry" avec Colin Wilson tandis qu'il
poursuit "Blueberry" avec Giraud.
Tout ça? Oui, tout ça. Une longue énumération qui montre l'importance de
ce scénariste : des décennies après leur création, ces séries sont soit
encore bien vivantes, soit toujours rééditées.
Charlier, alors qu'il menait parfois six ou sept séries de front, a encore
trouvé le temps de participer à la grande histoire de la presse (Rédacteur
en chef, avec Goscinny, de "Pistolin" puis de "Pilote") et d'écrire de
nombreux scénarios pour la télévision. Outre les adaptations des
"chevaliers du ciel", il est ainsi l'auteur de dossiers qui firent beaucoup
parler d'eux par les informations secrètes qu'il y divulguait.
Jean-Michel Charlier, auteur multimedia avant la lettre, a marqué la bande
dessinée d'une empreinte indélébile. Il est mort le 10 juillet 1989, en
pleine gloire.
1963
Dans "Pilote", Blueberry s'élance sur les pistes du désert entourant Fort
Navajo. Le plus prestigieux western de l'histoire de la bande dessinée
vient de commencer. Charlier l'a imaginé lors d'un voyage aux États-Unis,
quelques années plus tôt. Il en a confié le dessin à Giraud, un élève de
Jijé, après que celui-ci ait refusé de le dessiner, surchargé de travail.
Le souci de réalisme des deux auteurs y est extrême. Le dessin de Giraud,
poussé dans les moindres détails, sert à la perfection des scénarios réglés
comme des horloges où le héros sombre de plus en plus profondément dans des
intrigues d'une complexité inouïe, qui se déroulent dans les lieux
mythiques du western : le désert et les Indiens, la guerre de Sécession, la
construction du chemin de fer, les villages et leur saloon, etc.
Au fil des épisodes, un univers de personnages se crée, à la personnalité
forte : Mc Clure, pittoresque alcoolique, la belle Chihuahua Pearl, etc.
En 1968, les deux auteurs décident de raconter sa jeunesse. Mais Giraud,
après trois épisodes, doit arrêter cette série parallèle. C'est Colin
Wilson qui la reprend.
En 1991, Giraud crée une troisième série inspirée du même personnage :
"Marshall Blueberry", qu'il se contente de scénariser, le dessin étant
réalisé par Vance.
1961
Tounga apparaît dans "Tintin". Imaginé par Edouard Aidans, cet homme de la
pierre vit dans la tribu des Ghmours avec Nooun le boiteux, la belle Ohama
et son tigre apprivoisé Aramh, à une époque où la vie sauvage n'était pas
vraiment propice au développement d'un quelconque embryon de civilisation.
1949
Colin Wilson naît à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Graphiste pour la
TV, photographe puis illustrateur, il s'installe à Londres en 1980. Il
collabore aux séries "Judge Dreed" et "Rogue Trooper" et, en 1983, entame
dans "Circus" une série de science-fiction, "Dans l'ombre du soleil". Il
est remarqué par Charlier, qui lui propose de reprendre "La Jeunesse de
Blueberry". Il poursuit cette série, après le décès de Charlier, avec le
scénariste Corteggiani. C'est avec lui qu'il crée également "Thunderhawks",
une série d'aviation.
1981
Un trio, qui semble sorti graphiquement tout droit de la bande dessinée des
années 40, apparaît dans l'éphémère journal "Bananas". C'est qu'avec les
aventures de Freddy Lombard, la jolie Dina et le jeune Sweep, le
dessinateur Chaland réalise une parodie des séries de l'époque. Plusieurs
albums sortiront aux Humanoïdes Associés, soit en solo, soit avec le
spécialiste de la BD référentielle: Yann le Pennetier.
1956
Line débute ses aventures dans le magazine pour jeunes filles sages qui
porte pourtant son nom depuis un an et demi : "Line", lancé par le
"Lombard". Divers auteurs vont se succéder avant qu'elle connaisse une
véritable naissance avec Paul Cuvelier, qui la reprend en 1962, aidé par le
scénariste Greg. La jeune fille, à la disparition du journal en 1963,
continue dans "Tintin".
1947
Christian Martinez naît à Oran, en Algérie. Il arrive en France en 1962 et
commence sa carrière dans le dessin animé. Il collabore ensuite aux
magazines de la Société parisienne d'Edition ("Les Pieds Nickelés" et "Bibi
Fricotin"), pour lesquels il dessine des récits humoristiques, sous le
pseudonyme de Gine.
En 1979, il rejoint l'équipe de "Tintin", journal pour lequel il crée
"Capitaine Sabre" (Lombard). Puis il imagine "Mathieu Lamy" pour "Gomme",
en 1982.
"Neige", son chef-d'oeuvre, débute en 1986 dans "Tintin" sur des scénarios
de Convard (albums "Lombard" puis "Glénat").
Il est également l'auteur de "Last" ("Blanco") et "Finkel" ("Delcourt").
1955
Patrice Pellerin naît à Brest. C'est Pierre Joubert qui lui apprend le
métier, un métier où il débute avec des livres historiques et, bien sûr
(Joubert est le dessinateur mythique de la collection), des illustrations
pour la collection "Signe de Piste".
Il ne débute réellement dans la bande dessinée qu'en 1982. Jean-Michel
Charlier lui a en effet proposé de reprendre la série "Barbe-Rouge".
Il se lance également dans le scénario. Pour le dessinateur Kraehn, il crée
"Les Aigles décapitées" (Glénat) en 1985. En 1994, il lance une série de
Flibuste, "L'Epervier", aux Editions Dupuis.
1981
Wallace Wood disparaît. Il était né le 17 juin 1927.
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