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1959
Didier David, qui signera David Cromwell lorsqu'il se tournera vers la
carrière de dessinateur de petits miquets, naît à Coëtquidan, dans le
Morbihan. En 1984, il intègre un groupe de créateurs, réunis sous le nom
d'ASYLUM, qui lui permet de participer aux dessins animés des "Mondes
engloutis"(albums chez Casterman).
Il dessine "Le Bal de la Sueur", paru en 1985, en équipe avec Riff Reb's et
Edith pour le dessin, et Ralph pour le scénario (Glénat). La suite de cet
album drôle, original, personnel et incisif, est intitulée "Aaargl !". Elle
paraît en 1987. En 1989, toujours chez Glénat, paraît "Minettos
Desperados", qu'il dessine sur des scénarios de Joe Ruffner. Après diverses
participations à des albums collectifs, il crée l'excellente Anita Bomba en
1983 pour (A suivre), qui paraît depuis en albums chez Casterman.
1963
Le Journal Tintin nous plonge au coeur du XIIe siècle avec une copie
conforme de d'Artagnan : Capitan de Castaignac. Ses parents sont les
heureux Liliane et Fred Funcken, qui ont déjà fait à moultes reprises les
preuves de leur expertise dans la reconstitution historique. Capitan est un
Gascon qui, secondé par son valet Larose, monte à Paris chercher gloire et
fortune. Il devient finalement un agent secret de l'Etat, au service du
cardinal de Richelieu. Une série qui n'a rien à envier aux feuilletons de
cape et d'épée.
1954 
Stephen Desberg naît à Bruxelles.Il débute avec divers récits complets dans
"Tintin" en 1976, mais n'entame une véritable carrière professionnelle
qu'avec la reprise des scénarios de "Tif et Tondu" pour Will, dans le
journal "Spirou". C'est dans ce magazine qu'il crée diverses séries
éphémères, telles que la "Famille Hérodius" (Maltaite), "Mic Mac Adam"
(Benn), "Arkel" (Hardy). Mais, progressivement, il parvient à s'imposer
parmi les scénaristes d'aventures. L'agent secret 421, dessiné par
Maltaite, débute en 1979, Jimmy Tousseul, dessiné par Desorgher, est publié
en 1987. Il reprend également, durant les années 80, le personnage de Billy
the Cat, un jeune garçon transformé en chat qu'il avait créé en 1979 avec
Colman.
Avec Johan De Moor, il crée pour Casterman "Gaspard de la Nuit" en 1987 et
l'horripilante "Vache" avec laquelle il s'attèle - sans vraiment convaincre
- à l'humour délirant.
Avec le merveilleux dessinateur Will, il se tourne vers la bande dessinée
plus adulte avec "Le Jardin des Désirs", "La Vingt-Septième lettre" (Coll.
Aire Libre chez Dupuis) et "L'Appel de l'Enfer" (P&T Productions). Après
avoir abandonné 421, il crée Carmen Lamour avec Maltaite (P&T Productions).
On retrouve également sa signature associée aux albums d'"Equator", de Dany.
1969
Un nouvel agent du FBI frappe à la porte du journal "Spirou". Jess Long,
que dessine Piroton sur des scénarios de Tillieux, est amateur de pipes.
C'est son seul côté rétro. Car le calme fonctionnaire est un agent moderne,
appliquant toutes les techniques scientifiques de lutte contre le crime
international.
Principalement américaines, ses aventures n'en font pas moins un détour par
la ville fétiche de Piroton (qui habite Verviers, pas loin de là) : Liège
("Neige poudreuse à Liège", Dupuis).
Au décès de Maurice Tillieux en 1978, Piroton confie les scénarios à divers
auteurs, en réalisant personnellement quelques-uns. il poursuit la série
jusqu'à son décès, en 1995.
1930 
Jean-Claude Forest naît à Le-Perreux-sur-Seine. Il publie ses premières
planches en 1949 et se retrouve dans l'équipe de "Vaillant" dès le début
des années 50. Il y crée, en 1952, l'animal étrange nommé "Copyright". La
même année, il reprend les aventures de Charlot pour la Société parisienne
d'édition, la S.P.E. Durant les années 50, sa signature se retrouve dans
diverses revues où il dessine des illustrations. Sur des scénarios de
Marijac, il dessine également des récits destinées à des revues pour jeunes
filles sages. En 1959, il reprend "Bicot", que scénarise alors Maric.
Mais c'est en 1962 qu'il est enfin reconnu. En effet, cette année-là, il
crée un mythe qui marquera une génération entière : Barbarella. C'est la
première véritable héroïne adulte de la bande dessinée européenne. Elle
sera adaptée au cinéma par Roger Vadim, interprétée par Jane Fonda, dans
des décors de Jean-Claude Forest en personne.
Il dessine encore pour "France-Soir" avant de devenir rédacteur en chef de
"Chouchou". Dans ce magazine à la mode, il crée Bébé Cyanure puis, avec
Paul Gillon, le sublime "Les Naufragés du Temps" (il signe du pseudonyme
Jean-Claude Valherbe). En 1965, toujours dans le courant mode de l'époque,
il crée pour l'émission TV "Dim Dam Dom" le personnage de Marie
Mathématique.
Au début des années 70, dans "Pif Gadget" alors en pleine ascension, il
crée "Mystérieuse, matin, midi et soir" puis, dans "France-Soir,
"Hypocrite", que reprend "Pilote".
Il se diversifie, travaillant pour le cinéma ("Les Poules bleues de
l'automne", réalisé avec Jacques Vilmont), écrivant poèmes et chansons.
En 1978, il adapte "Le Roman de Renart" pour (A Suivre) avec Cabanes, et
crée l'un des plus fascinants romans en bande dessinée: "Ici-Même", dessiné
par Tardi. C'est dans ce même journal qu'il dessine "La Jonque fantôme vue
de l'orchestre" en 1980, puis "Enfants, c'est l'Hydragon qui passe" (en
1982).
Il tente sans succès de faire revivre Barbarella (dessiné par Billon, pour
l'"Echo des Savanes", en 1981), puis réalise des portfolios avant de
devenir responsable de la partie BD du magazine "Okapi". C'est là qu'il
crée avec Savard le personnage de Léonid Beaudragon.
En 1993, il imagine avec Gibrat le personnage de Narcisse Mulot (Dargaud)
puis, en 1996, réalise avec Bignon l'un des fleurons de la belle collection
"Long Courrier" de Dargaud : "Il faut y croire pour le voir".
Jean-Claude Forest est l'un des scénaristes les plus originaux de la bande
dessinée, toutes époques confondues. C'est un véritable auteur, capable de
créer des personnages d'une densité exceptionnelle. Ses dialogues - qu'il
faut prendre le temps de déguster comme ils le méritent - sont de petits
bijoux où la fantaisie côtoie souvent une poésie trop rare dans le neuvième
art.
1945 
Milo Manara naît à Luson, en Italie. Assistant sculpteur, il se tourne vers
la bande dessinée à la fin des années 60. Il collabore d'abord aux revues
populaires, pour qui il livre des dizaines de planches en format de poche
chaque mois.
En 1974, il adapte en bande dessinée "Le Decameron", puis revient à la
bande dessinée pour enfants jusqu'en 1976, année où paraît un premier
chef-d'oeuvre : "Le Singe", adapté d'un roman-fleuve chinois du XVe siècle.
Cet album le fait découvrir aux lecteurs français (album dargaud en 1980).
Obligé de dessiner des récits alimentaires pour vivre, il travaille pour
les albums de "L'Histoire de France en bande dessinée" et "La Découverte du
monde en bande dessinée" de Larousse.
C'est en 1978 que paraît la série qui va véritablement le lancer : Giuseppe
Bergman, prépublié dans (A suivre). Son talent de dessinateur érotique y
éclate au grand jour. Il se lance alors à fond dans cette voie, déviant
parfois vers des thèmes plus crus, voire pornographiques.
Il crée ainsi dans cette veine les séries du "Déclic" et du "Parfum de
l'Invisible", dont le succès est plus dû à ses talents de dessinateur
érotique qu'à des récits de plus en plus pauvres (Albin Michel).
Mais il ne se limite pas à cette voie. Il dessine un western pour "Pilote",
"Quatre doigts, l'homme de papier" (Dargaud, 1982) puis, chez Casterman, le
magnifique "L'Eté indien" (1986), sur scénario de Hugo Pratt, suivi de "El
Gaucho" en 1995.
Il a également réalisé de nombreuses illsutrations et portfolios.
1996
La femme n'a jamais pris sa véritable place dans la bande dessinée. Et pour
cause : la majorité des auteurs sont des hommes ! Mais l'image de la femme
a évolué avec la bande dessinée elle-même, et vous pourrez vous en rendre
compte en visitant l'exposition "La femme dans la BD" qui se tiendra à
Wavre, en Belgique, au château de l'Ermitage, rue de l'Ermitage 23,
jusqu'au 29 septembre. Informations au 19.32.10.23.03.55.
1996
La librairie-galerie "Espace BD", 2, place Fernand Cocq, 1050 Bruxelles,
fête ses dix ans en grandes pompes et en compagnie de Jean-Claude Mézières
qui y expose ses aquarelles et croquis. Jusqu'au 26 octobre. Informations
au 19.32.2.512.68.69.
1988 
Raoul Cauvin et Malik donnent leur propre version du mythe du dieu de
l'Amour. Cupidon naît dans "Spirou".
1922
Lucien Nortier naît à Ermont, en France. Il débute en 1946, année où il
succède à Rémy Bourlès aux dessins de "Bob l'Ardent". Il réalise divers
récits pour "jeudi-Magazine" avant d'entrer en 1947 à "Vaillant" où il crée
"Le Cormoran". Les scénaristes-fleuve de ce journal, Roger Lécureux et Jean
Ollivier, l'assistent régulièrement. Une foule de séries naissent de ces
collaborations : "Sam Billie Bill", "Lynx Blanc", "Robin des Bois", "Le
Grêlé 7/13", "Fanfan la Tukipe" (scénario de Jean Sanitas), "Lucien des
Bois", etc.
On le retrouve également dans "Pilote" ("Bison Noir", "Cochise"), "Le
Journal de Mickey" (l'adaptation du feuilleton "Thierry la Fronde" en 64,
par exemple), "Tintin" ("Rintintin"), "Jeunes Années magazine"...
Dessinateur extrêmement doué pour le travail du noir et blanc, il réalise
d'innombrables illustrations en lavis dans la presse de coeur ("Nous Deux",
etc.).
C'est l'un des plus grands dessinateurs réalistes français, malheureusement
peu connu du grand public. Ses séries n'ont jamais été publiées en album,
ceci expliquant sans doute cela.
1951
Michel Duveaux naît à Besançon. Il suit les cours de l'Atelier R à
Saint-Luc à partir de 1974, et publie alors ses premières planches dans le
fanzine "Curiosity Magazine".
A partir de 1977, il dessine des "cartes blanches" dans "Spirou" et des
récits complets dans "Tintin" et "L'Echo des Savanes".
En 1978, il crée les "Chroniques provinciales" pour "Fluide Glacial", dans
un style très impressionniste, en taches noir et blanc. Il les poursuit
dans "Circus", où il dessine également "Pierrot le Fou".
Il a du mal à imposer son style très particulier, difficile à appréhender,
et publie donc des récits un peu partout. Il publie néanmoins "Messaline",
un peplum coquin, chez Albin Michel en 1987 et, la même année, chez
Dargaud, un récit policier sur un scénario de Demouzon : "Fugue". Il se
tourne ensuite vers la bande dessinée érotique et vers la réalisation
cinématographique ("Berthe de Joux", en 1991, film dans lequel un autre
dessinateur, Vuillemin joue un rôle).
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