Aller à l’école jusqu’au bout ?

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Nous sommes le jeudi 30 juin et, il faut bien l’avouer, nos chers enfants commencent à avoir du mal à trouver la motivation nécessaire pour se rendre à l’école afin de finir l’année scolaire.

Et pour peu que les grands frères/sœurs soient collégiens, la tâche s’avère encore plus difficile car les grands, eux, sont déjà officieusement en congés depuis quelques jours.

Ici, ma fille ainée m’a dit ce matin qu’elle préfèrerait rester à la maison. En même temps, si ses camarades qui sèchent l’école pouvaient éviter de passer devant l’établissement pour narguer ceux qui font l’effort de rester, ce serait pas mal … bref …

Mais je n’ai pas cédé à sa demande, principalement par respect pour les enseignants. Mais j’ai d’autres arguments dans ma besace comme, par exemple, la météo actuelle sur la France du nord de la Loire qui fait qu’elle ne profiterait même pas de son temps pour être dehors. Aussi parce que, selon moi, c’est un de ces moments de l’année où l’on se fabrique le plus de bons souvenirs d’écoles. Egalement parce qu’elle entre au collège en septembre prochain et semble déjà un peu nostalgique de ses années en primaire. Je ne voudrais pas qu’elle regrette de ne pas avoir profité de tout ça jusqu’au bout.

Mais j’avoue aussi que, si je me mets à sa place un instant, je comprends qu’elle en ait ras la casquette.

Elle a travaillé sérieusement toute l’année. Nous sommes dans la zone du calendrier scolaire qui connait la plus longue période de classe depuis les dernières vacances : 11 semaines ! (Une aberration). Enfin, parce que, comme je le disais tout à l’heure, d’autres parents ont déjà cédé aux demandes de leurs enfants et qu’il devient de plus en plus complexe de ne pas voir les absences non justifiées.

Une fois encore, j’ai la sensation que ceux qui jouent le jeu jusqu’au bout payent les conséquences pour ceux qui ne le jouent pas.

Mais si, 10 jours avant la fin officielle de l’année, les professeurs ne peuvent plus enseigner et si l’obligation de présence n’est plus du tout une règle fondamentale, c’est qu’il y a un petit souci, non ?

Bref, tout à l’heure, je vais récupérer la miss et voir si elle aura, malgré tout, passé une bonne journée. J’espère qu’elle aura été suffisamment bonne pour que les 3 dernières ne soient pas synonymes de dernière ligne droite aux airs de calvaire.

Chez vous, c’est jusqu’au bout ou vous tolérez quelques jours d’absence ?