Goldorak ou quand le vocabulaire des dessins animés était bien plus riche...

Par -


Même si j'étais encore un peu jeune lors des premières diffusions de Goldorak, j'ai pu suivre les aventures du fameux robot de l'espace grâce à mon grand frère et ma grande soeur qui ne rataient aucun épisode. C'est d'ailleurs avec tendresse et nostalgie que je chantonne encore le générique interprété par Noam (qui lui aussi a bien grandi !).
À la maison, ce n'est plus Récré A2 que l'on regarde mais Gulli et nous sommes un peu (beaucoup) saoulés par Pokemon, Rekkit le lapin magique ou Mia et moi... Alors nous avons décidé de faire découvrir à nos filles ce fameux dessin animé et regarder ainsi en famille les incroyables aventures d'Actarus, le beau prince d'Euphor !
Après être retombés quelques instants en enfance, on a été tout de suite impressionnés par la richesse du vocabulaire de Goldorak. Ou peut-être était-ce plutôt une prise de conscience de la pauvreté des dialogues des dessins animés d'aujourd'hui ? Voilà quelques exemples entendus dans l'épisode numéro 1 de la série : "Professeur, voulez-vous que je lui donne la chasse ?", "antipathique", "quelques grammes de matière fissile", "c'est mon rêve, je le caresse au fond de moi", "quelle arrogance !", "tu n'as déjà que trop tergiversé"... Voilà qui laisse rêveur...
Depuis, j'ai appris que le texte de la série "Le club des Cinq" ne cesse d'être réécrit, remanié et simplifié depuis 2006 pour le rendre plus accessible à nos enfants.
Quel dommage... Les enfants d'aujourd'hui ne sont-ils pas capables de comprendre le texte original ou d'entendre des dialogues un peu plus complexes ? Faut-il tout simplifier au risque d'appauvrir le langage ?

Allez, rien que pour le plaisir !