Interdire les concours de Mini-miss en France

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Les cheveux bouclés et brillants, une fleur façon danseuse hawaïenne accrochée à une mèche, du fond de teint et de l'auto-bronzant sur tout le corps, du fard sur les joues, 3 couches de rouge à lèvres, les yeux habillés de faux-cils, de fard à paupières et soulignés par un trait de liner noir, une robe bustier ou un maillot de bain à paillettes, des chaussures à talons, des boucles d'oreilles... elles ont 6 mois, 3 ans, 7 ans, 12 ans... et défilent devant leurs juges adultes.
Je pourrais parler de "Pretty Woman" mais malheureusement il s'agit d'enfant, de Mini-Miss !
Ce qui peut s'apparenter à un cauchemar pour une mère devient une finalité pour une autre : transformer sa petite fille en utilisant tous les stéréotypes "sexuels" féminins et prier pour qu'elle soit couronner "la plus belle poupée" !
Parce que ces concours appelés "Pageants", très prisés aux USA, ont de plus en plus d'adeptes en France, parce que l'on trouve des soutiens-gorge wonderbra taille 8 ans dans nos supermarchés, parce que certaines marques utilisent des mannequins mineures pour les représenter, la sénatrice Chantal Jouanno fait suite à son rapport de l'an dernier dénonçant "l'hyper-sexualisation" des petites filles et propose une loi visant à protéger les enfants de ces dérives.
"Face à l'inaction (du gouvernement) et face à la banalisation de l'hypersexualisation (concours de mini-miss, enfants transformés en adultes miniatures) dont nous ne pourrions plus longtemps taire les signes sans les cautionner, j'ai choisi de déposer une proposition de loi pour ériger des principes légaux de protection des enfants contre l'hypersexualisation" écrit Chantal Jouanno dans un communiqué.
Alors je me pose à nouveau cette question sans réellement trouver de réponse :
Mais qu'est-ce qui pousse les parents (et surtout les mamans) à agir ainsi ?

Extrait du film Little Miss Sunshine

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