Parents, enseignants et élèves, tous mobilisés contre le harcèlement scolaire !

Par -

Aujourd'hui, jeudi 7 novembre, a lieu la Journée Nationale contre le Harcèlement Scolaire.
C'est l'occasion de rappeler des chiffres malheureusement élevés concernant le harcèlement scolaire qui touche en France 1 élève sur 10 selon l'UNICEF.

Comment détecter le harcèlement scolaire ?

Souvent difficile à déceler, le harcèlement scolaire peut-être défini comme des violences répétées physiques, psychologiques ou sexuelles, peut être caché par l'élève victime qui souhaite régler le problème seul ou qui craint des représailles. Il existe toutefois des signes qui peuvent alerter :
- plus envie d'aller à l'école : difficultés à se lever, faire semblant d'être malade.
- visites nombreuses à l'infirmerie de l'établissement scolaire.
- tout changement de comportement, isolement ou agressivité.
- baisse des résultats scolaires.
- présence de bleus, de blessures et perte d'objets personnels.
- stress engendré par le téléphone ou les réseaux sociaux

Via la page Facebook de Momes, nous avons sollicité des avis et témoignages de professeurs. Des enseignants ont ainsi apporté leurs expériences de professionnels, en expliquant être particulièrement sensibles à l'isolement, à la mise à l'écart d'un élève d'un groupe ou d'une classe, aux moqueries éventuelles. Les travaux de groupe permettent souvent d'identifier une victime. Une fois le harcèlement identifié, intervient ensuite un processus de discussion avec l'élève, les équipes enseignante et administrative, les parents et le ou les harceleur(s) avec l'aide du psychologue scolaire. "C'est un travail d'équipe, afin de montrer aux élèves que nous sommes solidaires et que nous sommes capables d'aider les victimes et de voir clair dans le jeu dangereux du harcèlement. Dans notre collège,  nous avons une "team contre le harcèlement". Ce sont des élèves volontaires de 4e et 3e qui sont un peu formés par le CPE pour repérer et désamorcer les situations qui pourraient dériver en harcèlement et qui, surtout, sont des relais. Les élèves victimes, le plus souvent, n'ose pas parler aux adultes mais vont plus facilement se confier à ces élèves-là." nous explique un professeur.

Un autre enseignant aimerait que les établissements soient encore plus actifs dans la prévention et puissent traiter le problème en cohésion avec les différents services : "Pour ce qui est de la prévention auprès des élèves, organiser des interventions en partenariat avec des fonctionnaires de police ou des educ pjj pour parler du harcèlement scolaire ouvertement avec les élèves chaque année. Les informer sur leurs droits mais aussi leurs devoirs et les conséquences et les mesures éducatives prévues par le code pénal.[…]Chaque année, pendant la réunion de rentrée avec les parents pour présenter l'équipe pédagogique, les établissrments devraient aussi avoir ce devoir d'information auprès des parents qui sont aussi mal renseignés sur le sujet.[…]Mon avis sur la question c'est que dans un collège les différents services doivent avoir une réelle cohésion et travailler ensemble. En tant qu'adulte on doit s'obliger à avoir un bon relationnel avec les enfants et se montrer disponibles. Cela permet de capter des informations que l'on ne pourrait pas obtenir. Les enfants sont une grande source d'informations (machin sort avec truc mais ils ont cassé et depuis elle fait la g...) en faisant preuve d'une grande bienveillance on va creuser et essayer de comprendre s'il s'agit d'un chagrin d'amour ou si l'enfant subit des pressions. En allant le voir et en lui faisant savoir qu'on a remarqué que ça n'allait pas et qu'on est là pour l'aider. Si chaque adulte s'efforçait à jouer ce rôle éducatif, l'enfant dénoncerait plus rapidement les faits dont il est victime."

700 000 élèves concernés en France, 18 % des collégiens cyber-harcelés

Le harcèlement scolaire concerne près de 700 000 élèves (source enquête victimation 2015 – DEPP). Avec l'utilisation des smartphones, des réseaux sociaux, des jeux vidéo en ligne ou encore des sites de partage de photos, le harcèlement entre élèves se poursuit hors des murs des établissements scolaires. On parle alors de cyber-harcèlement. En 2017 : 18 % des collégiens déclarent avoir subi au moins une atteinte via les réseaux sociaux ou par téléphone portable (usurpation d'identité, vidéos humiliantes ou diffusion de rumeurs) ; 11 % des élèves déclarent avoir été insultés ou humiliés via ces nouvelles technologies ; 7 % des collégiens ont déclaré avoir subi au moins trois atteintes différentes, ce qui s'apparente à du cyberharcèlement. Il est davantage subi par les filles (8 % contre 6 % pour les garçons) et les élèves de 3ème.

Le harcèlement scolaire, l'affaire de tous.

La réussite de la lutte contre le harcèlement repose sur l'engagement des élèves, des parents et des professeurs. Tout le monde doit aller dans le même sens pour que toute situation de harcèlement cesse. Actuellement, 5 000 lycéens jouent le rôle de référents ou "ambassadeurs". Ce même dispositif a également mis en place au collège. Des conseils et des outils sont aussi mis à la disposition des parents, des professionnels et des élèves, victimes ou témoins, sur le site dédié Non au harcèlement.

Source : Non au harcèlement

Sur Momes