T'as mal où ?

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Quand les enfants sont tout petits et qu'ils sont un peu malades, il est très difficile, pour les parents, de diagnostiquer de quoi ils souffrent.

Bien sûr, avec le temps, on apprend à reconnaitre plus ou moins le degré de gravité des symptômes. Et quand l’enfant commence à s’exprimer par des mots, on peut même lui demander de nous renseigner plus précisément.

Enfin ... la précision a ses limites.

Par exemple, avec ma fille de 5 ans, j’ai passé presque tout un dimanche à essayer de comprendre si son état nécessitait d’aller voir un médecin le lendemain, d’aller aux urgences immédiatement ou de lui donner de la poudre magique Kiguéritout.

(Petite précision : ma fille à tendance à avoir trop souvent crié AU LOUP ! (comme dans l’histoire). Du coup, nous la soupçonnons toujours d’en rajouter un peu)

 

8h30 : Ma fille se lève en se plaignant d’avoir mal au ventre. Je pense qu’elle a faim. Elle a toujours un peu de mal à reconnaitre un mal de ventre d’un petit creux.  Nous prenons un petit déjeuner.

9h : Elle regarde quelques dessins animés avant d’aller se laver et s’habiller. Se plaint toujours un peu du ventre. Aucun autre symptôme. Je vérifie la température. Rien.

10h : La miss se pose sur le canapé se plaint une nouvelle fois de son ventre. Mais cette fois-ci, elle semble réellement souffrir. Je lui demande si elle a mal autre part, elle me répond non. Je vérifie la température. Elle est à peine à 38°.

10h05 : Je lui donne un peu de paracétamol et lui dis de rester tranquille. Je pense à l’appendicite. Comme à chaque fois qu’une de mes filles à mal au ventre. Les parents sont comme ça, ils pensent toujours à l’appendicite. Mais quand je lui demande à quel endroit du ventre elle a mal, elle me montre l’ensemble de son ventre.

10h45 : Elle me dit qu’elle n’a plus trop mal. Youpi ! Mais un peu quand même. Ah ...

12h : Déjeuner léger. Peu d’appétit. Température normale.

13h30 : Papa ? J’ai maaaaaal au veeeeeentre !

- Ok. Tu as mal comment ?

- Beaucoup !

Et si c’était vraiment l’appendicite ? Je palpe le ventre. Elle ne semble pas avoir spécialement mal du côté de l’appendice. Plutôt vers l’estomac.

14h : Sieste.

16h : Au réveil de sa sieste, elle semble aller mieux. Elle grignote même quelques biscuits.

16h30 : Toujours ce maudit mal de ventre. Je tente d’en savoir plus en la questionnant.

- Bon. Tu as mal comment ? Comme quand tu t’es cognée sur le coin de la table ou comme quand je te coiffe et que ça tire un peu les cheveux ?

- Comme quand je me suis cognée !

- Tu as vraiment beaucoup mal alors ?

- Oui !

Bon ... avant de partir vers les urgences (dimanche oblige) pour cette histoire de ventre et d’appendicite qui m’obsède, je pense à une dernière technique de vérification.

Je palpe de nouveau le ventre. Ma fille fait : ouille !

Je palpe son bras : Ma fille fait : ouille !

Je palpe sa nuque : Elle fait encore ouille.

- Tu as autant mal quand je vérifie sur ton ventre et quand je vérifie sur ton bras ?

- Oui !

Ah ben voilà ... A moins d’être équipée d’un appendice surdimensionné, je pense que ma fille souffre principalement du syndrome de celle qui aime qu’on s’occupe d’elle comme une petite malade.

Nous passons donc à la poudre magique Kiguéritout. Et nous somme tout de suite beaucoup plus rassurés.

Elle comme moi ...

Till(traumatisé de l'appendice) 

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