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L'oiseau bonheur
un film de Seiji Arihara, sur une idée originale de Madame Cibot Shimma
dessin-animé - Japon - 1994 - Durée : 28 minutes
Les films du Paradoxe

4/5

l'oiseau bonheur"Par une belle journée d'été, Tomoko, une fillette de 12 ans, se rend dans la ville d'Hiroshima. Son professeur lui a en effet demandé de faire un exposé sur l'évènement terrible qui s'est produit dans cette ville". L'animation japonaise, on croit déjà connaitre. Mais cette animation là est pourtant bien différente des autres.

 

Ce dessin-animé japonais a un but pédagogique, un but de mémoire, celui de rappeler Hiroshima aux enfants d'aujourd'hui. Du coup tout devient très déconcertant.

On commence par la visite du mémorial où les images sont terriblement difficiles puisque chaque objet exposé nous plonge dans un come-back, juste avant la bombe. Ainsi regardant le débris d'un tricycle Tomoko, la fillette qui visite le musée, voit le petit garçon qui pédalait juste au moment de l'explosion. Un jeune couple qui visite ce même musée s'interroge sur le bien-fondé d'avoir des enfants lorsqu'on voit la cruauté de ce monde et que l'on sait qu'il existe encore tant d'autres bombes prêtes à exploser.

On hésite presque à quitter la salle avec ses enfants pour les protéger de cette vision certes réaliste mais si difficile, voir imposible à admettre par des adultes. Tomoko veut elle aussi rentrer chez elle.

l'oiseau bonheurEt en passant près du monument de la paix, qui fait partie du même musée, une autre vision de cet événement lui apparaît. Une vision d'espoir qui peut renaitre des cendres de ce drame, incarné par cette autre petite fille Sadoko qui, ayant survécu à l'impact direct de la bombe, est morte peu de temps après des conséquences de cette bombe.

 

Si nous n'étions pas en perpétuelle période de guerre, ce dessin-animé aurait sans doute plus d'impact. Mais aujourd'hui il est difficile de parler d'espoir précisément en évoquant le mal qu'a pu faire cette bombe américaine sur une ville japonaise emplie de familles, de femmes, d'enfants.

Puissions nous envers et contre tout croire aux vertus légendaires de la grue cet oiseau béni du Japon qui transporte ces deux petites filles au milieu des colombes de la paix à travers le monde pour enseigner la paix aux hommes.

"Depuis près d'un siècle, la grue en papier est un symbole international de paix, de tolérance et de solidarité multiculturelle. La grue est traditionnellement au Japon un animal sacré, censé vivre 1000 ans, symbole de longévité, de santé et de bonheur. Selon une croyance populaire, si une personne réalise 1000 grues en origami, sa vie sera longue et un des ses voeux sera exaucé.
Après la Seconde Guerre mondiale, une jeune japonaise âgée de douze ans, Sasaki Sadako, atteinte de leucémie suite au bombardement atomique de la ville d'Hiroshima, voulut réaliser 1000 grues en papier dans l'espoir de prolonger son existence. Cependant, comprenant vite qu'elle ne guérirait pas, elle se mit alors à prier pour un monde de paix dans lequel une tragédie comme celle de Hiroshima ne pourrait se reproduire. À sa mort, elle avait fait 644 grues. Ses amis et ses camarades de classe finirent son oeuvre et collectèrent une importante somme d'argent qui servit à la construction d'un monument en la mémoire de Sadako et de tous les enfants morts de la maladie.
Chaque année, le 6 août, jour anniversaire du bombardement de Hiroshima, des grues en papier, sont envoyées du monde entier pour décorer le monument de Sadako dans le Parc Mémorial de la Paix.
" J'écrirai le mot Paix sur vos ailes
et vous volerez à travers le monde. "
(Sasaki Sadako)

- Au sujet de Sadoko, par l'Association Marocaine pour l’Ecole Instrument de Paix


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