Un chat mène une double vie secrète : il passe ses journées avec Zoé, la fille d'un commissaire, mais la nuit il accompagne un voleur sur les toits de Paris. Alors que la mère de Zoé enquête sur les cambriolages nocturnes, un autre truand kidnappe la fillette.
Une vie de chat, un dessin animé ? Littéralement oui, puisqu'il qu'il s'agit d'une suite de dessins euh... animés. Mais pour ce qui est du scénario, ne vous attendez pas à retrouver le remake des Aristochats !
D'abord, parce que même si le titre laisse présager des aventures félines, on se retrouve majoritairement chez et avec des humains et aussi parce qu'il s'agit plutôt d'un polar que d'un gentil Walt Disney, un vrai polar pour enfants pas gnangnan (on entend même des gros mots, enfin pas trop gros les mots !)
Eh oui, un dessin animé peut aussi faire trembler, même les plus grands d'entre nous ! On tremble car on sait que les héros de l'histoire n'ont pas de pouvoir magique, on tremble parce qu'on ne peut faire confiance à personne et surtout pas en la nounou qui se révèle être la complice d'un grand méchant ni en sa propre maman qui aveuglée par le chagrin n'est pas consciente du danger qui rôde ! L'ANGOISSE ! Ou plutôt : les angoisses ! Parce que le "film" titille toutes les petites et grandes peurs, peur du noir, de la mort, de la solitude, des voleurs, peur de ne pas être compris par ses proches et pire de ne plus pouvoir communiquer du tout et j'oubliais : peur du vide car la grande majorité de l'histoire se déroule sur les toits de Paris (et en pleine nuit bouhh). Bref, on ne va pas voir Une vie de chat pour se détendre, non non non... On y va pour admirer le travail original des deux réalisateurs Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, s'émerveiller devant les magnifiques panoramas de Paris "by night", s'émouvoir devant le destin de la petite Zoé et de Jeanne, sa maman endeuillée, prête à tout pour retrouver l'assassin de son mari. Sombre ? Oui, au sens propre comme au figuré. Mais surtout très réussi !
- Wassila Djellouli pour Momes.net -