Avril

Conte - A partir de 5 ans

  • Auteur : Licorna

L'histoire du conte "Avril"

JEUNES ÉCRIVAINS

la page dont vous êtes les auteurs

Avril par

Licorna

octobre 2000

Il était une fois, une jeune fille du nom d'Avril. Elle était blonde et avait les yeux violets. Fille d'un boulanger, elle brisait tous les coeurs et s'en moquait car derrière ses allures de dame se cachait une enfant fragile et secrète, et Louis la découvrit. Ce fut cela qui fit qu'il en tomba secrètement amoureux.
Mais un jour... Richard, le page royal, vint cogner à la porte d'Avril.
" Missive royale pour la demoiselle Avril. "
Avril lut le message :

" Chère Avril,
vos yeux me bouleversent chaque soir. Faites-moi une faveur : venez danser pour moi au bal de demain soir.
Robin Léger "

En réponse à sa lettre Avril écrivit:

"Cher Robin,
sachez que j'y serai à la condition que vous fassiez parvenir une invitation à cette adresse : 33 Sherwood
Avril"

Avril courut au bal dans l'espoir d'y voir son Roméo. Elle était sur le point de partir quand une main calleuse se posa sur son épaule. Elle se retourna et s'écria "Louis !"

- "Oui Avril. M'accorderiez- vous cette danse ?"

Une heure plus tard, survint le drame. Robin, qui était le rival mortel de Louis, surpris Avril en train de danser avec ce dernier. Robin, éperdument pris de jalousie, enleva Avril des bras de Louis. Il la traîna sur la piste de danse. À la fin de la soirée, elle était morte de fatigue. Louis vint la chercher. Il fut obligé de la porter. Ce qui ne faisait qu'animer la colère de Robin.

Une fois sûrs que personne ne pouvait les voir, Louis embrassa tendrement sa dulcinée. Ce baiser était à la fois merveilleux et envoûtant, car il révélait à Avril ce que son prince ressentait envers elle. Louis la raccompagna chez elle. Il voulut rester auprès d'elle, mais elle refusa. Il la quitta donc à regret.

Le lendemain, Louis fut réveillé en sursaut par le bruit bizarre de l'ambulance du village. Les deux pur-sang attelés à ce drôle de véhicule donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour arriver à temps. Louis s'habilla en vitesse et descendit. Il apprit d'une vieille dame que c'était Avril qui était gravement malade.

Il courut jusque chez elle. Sa soeur l'avait trouvée gisant inconsciente, dans l'escalier. On croyait à un complot. Il bouscula un pauvre gamin et arracha Avril des bras de Robin et la transporta vers la charrette. Lorsqu'Avril se redressa, un cri de contentement surgit de la foule.

Un médecin se précipita sur eux au moment où Louis la remettait sur pied. "Non, ne faites pas cela. Elle pourrait retomber sans connaissance." Et louis fit un geste surprenant ; il le frappa. "Oh !" cria la foule. Un policier voulut l'arrêter mais le médecin l'arrêta d'une poigne ferme. "Il a raison"

Deux jours plus tard, Avril avait réappris à marcher, et, à la fin de la semaine, elle courait dans les pâturages de son père avec Louis. Pendant tout ce temps, Robin se morfondait dans son castel. "Oh! Seigneur! Pourquoi es-tu si cruel avec moi ? Je l'aime pour sa grâce, pour sa beauté. Je peux tout lui offrir, et lui, que l'amour et le bien-être. L'or est bien mieux." Le grand souverain ordonna qu'on la capture. Les gardes la traînèrent devant lui. Dès qu'elle fut libérée des bracelets de fer qui l'empêchait de bouger, elle lui parla en ces termes :

- "Crois-tu vraiment qu'en m'enlevant, je serai à toi ? Un amour est formé essentiellement de deux choses: l'amour et le bien-être. Toi, tu ne peux m'offrir que l'amour et l'or. L'amour vient du coeur et de nulle part ailleurs . Et surtout, il n' est pas matérialisé. Et puis, ajouta-t-elle un sourire aux lèvres, je ne suis qu'une bourgeoise."

Robin, désemparé, se cacha le visage dans les mains. "Va-t'en" furent ses derniers mots du jour. Avril fut heureuse d'avoir atteint gravement l'orgueil de ce monstre. Elle fut placée dans la plus haute tour. Tous les jours, le monstre venait la voir. Tous les jours il repartait en claquant la porte :

- "Avril, ne me pousse pas à bout. Je te le redemande. Accorde-moi ta main, et je ferai de toi la femme la plus heureuse du monde.

- Non", répondait-t-elle inlassablement.

Un jour, Robin vint la voir avec détermination. Mais Avril repoussa ses avances ainsi:

- "Condamnez-moi à mort, au bûcher si vous voulez, mais je ne vous épouserai pas. Mon coeur va à un autre homme."

Chaque soir, elle pleurait inlassablement. Comme elle souhaitait retrouver la chaleur des bras réconfortants de Louis !

Un jour, nul ne sait pourquoi, mais Robin consentit enfin à la libérer. Lorsque Louis entra dans la salle du trône pour venir la chercher, elle se jeta dans ses bras. Robin attira Louis à part. "Prenez soin d'elle. J'ai tenté de gagner son coeur et j'ai échoué. Vous, vous avez réussi. J'essaierai de ne plus être un obstacle à votre amour."

Un jour Avril répondit à la porte. Ce qu'elle vit lui coupa le souffle. D'un côté se tenait Louis, l'air timide, portant un petit sac de toile. De l'autre se tenait Robin, portant un écrin de velours.

Avril, à qui on avait rigoureusement enseigné les bonnes manières, les fit entrer. Les deux hommes ouvrirent leurs écrins. Celui de Louis renfermait un anneau en toc. Robin lui avait apporté une bague en or sertie de diamant. Avril refusa l'or mais accepta l'anneau de Louis. "Donnez-la donc à Angéla, ma soeur", dit Avril à Robin. C'est ce qu'il fit. Angéla fut enchantée et Robin en tomba amoureux.

Un mois plus tard, Louis rendit visite à Robin. Il sortit du castel avec une bourse renfermant cent pièces d'or. Le lendemain...

Louis et Avril se marièrent à l'ombre des peupliers. Au moment de remettre les alliances, Louis glissa bien un anneau au doigt d'Avril, mais déposa aussi un magnifique diadème dans les cheveux ondulés de sa fiancée. Puis, ils s'enlacèrent et Louis embrassa Avril afin de sceller leur union éternelle.

Fin

pour écrire à l'auteur ©1995-2005

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