La médaille aux 5 trous

Conte - A partir de 7 ans

  • Auteur : Violaine, 8

L'histoire du conte "La médaille aux 5 trous"

JEUNES ÉCRIVAINS

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La médaille aux 5 trous par Violaine

juin 2001

M. Bavalone habitait avec sa femme à Crémone au 160, rue Pauvajobe . Il était ouvrier et sa femme travaillait dans une manufacture de tabac. M. Bavalone avait un cousin qui n'avait jamais voulu le fréquenter. Ce cousin était riche et dirigeait la grande école internationale de Crémone.
Quand M. Bavalone venait dans son bureau pour lui demander un peu d'argent car il était à court, son cousin le recevait à coups de bâton.
Il était fort connu dans la région : M. Calereme était un nom célèbre. Il avait un fils mais pas de femme.
" Elle est morte dans un accident de voiture, " disait-il. Mais on ne savait pas si c'était vrai.
Quand son fils Marco grandit, celui-ci voulut absolument un alto: son père l'avait emmené un soir au concert, il avait entendu des instruments qui faisait " ding-ding " et il croyait que c'était les altos.
Quand son père lui en acheta un, il s'aperçut qu'il ne savait pas en jouer et il le fracassa contre le mur. Incroyable ! Il sortit de l'alto quelque chose d'extraordinaire !

Les années passèrent. M. et Mme Bavalone avaient eu une fille mais quand elle eut 3 ans, ses parents moururent de faim. On ne s'en rendit pas compte tout de suite car les Bavalone étaient tellement pauvres qu'ils étaient contraints de vivre à l'écart de la ville.
La petite fille, qui savait à peine marcher, rassembla toutes ses forces et réussit à atteindre l'entrée de la ville, épuisée. Elle s'évanouit, à bout de forces.
Un peu plus tard, un passant voulant faire un tour dans la campagne, vit la petite fille évanouie et la recueillit. Il l'appela Leonore.
Elle menait une vie malheureuse car ses parents adoptifs la préféraient à leurs 2 fils. Elle devait subir leur jalousie et leurs mensonges à son sujet. Ils s'appelaient Antonio et Mario. Ils lui jouaient sans arrêt des tours. La veille de son anniversaire , ils lui avaient acheté des araignées que l'on pouvait faire bouger avec une télécommande. Quand elle ouvrit son paquet, elle se retrouva en face de 10 araignées ! Les deux frères avaient fait semblant d'être horrifiés et avaient raconté que c'était Leonore qui avait mis de fausses araignées pour leur faire peur. Cette fois-ci, c'est elle qui avait subi la colère de son père adoptif.
Ce n'était d'ailleurs pas la première fois, car souvent, elle se faisait ainsi punir injustement. Bref, elle n'était pas heureuse dans sa famille.
Or, un jour, quelqu'un vint lui rendre visite : il s'agissait d'un dieu. On a déjà imaginé toutes sortes de dieux : les dieux grecs comme Zeus, le dieu des Hébreux : Yahvé, les dieux romains comme Jupiter, les dieux Egyptiens comme Rê ... plein d'autres encore ! Celui-là, personne n'en avait jamais entendu parler.
C'était la nuit. Il était apparu tel un fantôme dans la chambre de Leonore. Il lui avait ouvert les yeux afin qu'elle se réveille. Il se présenta :
" Bonsoir, je suis un dieu, je m'appelle Parasim et mon épouse s'appelle Milereme. Je suis le dieu des trésors perdus et Milereme est la déesse du bonheur. Cela fait longtemps que nous te suivons et quand nous nous sommes aperçus que tu ne faisais rien pour ton bonheur, nous avons décidé d'intervenir. Je pense que tu sais qui étaient tes parents ?
- Je sais qu'ils étaient pauvres... récita Leonore, comme hypnotisée.
- Très pauvres ! Et ils ont été maltraités par leurs cousins : les Calereme. Les connais-tu ?
- Oui, évidemment.
- Eux et leur fils étaient prétentieux et tout le monde les craignaient. Et puis... Madame Calereme est morte soi-disant dans un accident de voiture.
- Ils avaient un fils ?
- Oui. Mais il a disparu. Tu ne peux pas le connaître. Mais maintenant, passons aux choses sérieuses. Tes grands-parents étaient pauvres, aussi. Mais tes arrières grands-parents étaient riches à millions, et même à milliards ! Ils étaient souverains du royaume de Pandavidile. A leur mort, leurs enfants ne purent en prendre possession du fait de leur jeune âge. Le grand-père de M. Calereme prit possession du royaume et en a chassé les héritiers directs. Maintenant, c'est son frère qui gouverne Pandavidile. Tu dois reprendre possession de tes biens ! Demain, tu partiras et nous serons avec toi ! "
Sur ces mots, il disparut.
Le lendemain, Leonore se demanda si elle n'avait pas rêvé. Mais finalement, elle se laissa emporter par l'aventure et fit ses préparatifs de voyage.

Leonore voulut partir mais ses parents adoptifs l'en empêchèrent. Alors elle fut contrainte de rester chez elle. C'est à ce moment que Milereme, déesse du bonheur, épouse de Parasim, apparut. Elle lui dit :
" Bonsoir Leonore, alors, tu n'as pas pu partir ?
- Non, et en plus, je ne sais même pas où se trouve Pandavidile !
- Pandavidile se trouve au cour des plus belles choses du monde. Pour y aller, il faut que tu aies un objet qui représente ton plus cher désir. Demande ceci à tes parents, et là, tu verras, tout se passera tranquillement et automatiquement. "
Elle disparut, comme avait disparu son époux Parasim, la veille.
Le lendemain, Leonore demanda à ses parents un violon : elle voulait apprendre à en jouer. Les parents, tout heureux de penser que leur fille pouvait devenir une artiste, s'empressèrent de lui en acheter un. Le premier jour, quand elle le prit dans ses bras, il se mit à bouger, à vibrer. Elle seule s'en rendit compte. Et c'est pour cela que la nuit qui suivit, elle se réveilla et sortit le violon de sa boite. Il se mit à trembler, et, par les ouïes du violon, sortit un objet bizarre : une espèce de rondelle en un métal inconnu qui, par sa couleur, ressemblait à de l'or, mais dont le toucher était bizarre : il était moelleux, mais au milieu, il y avait un point dur, rigide. Il y avait aussi 5 bâtons fabriqués dans la même matière, qui dépassaient de la rondelle. A ce moment là, Parasim apparut derrière Léonore. Il avait l'air inquiet :
" Où sont les autres objets ?
- Quels autres objets ?
- Sans les autres objets, tu ne pourras jamais aller à Pandavidile !
- Pourquoi ?
- C'est évident ! Que veux-tu faire avec une seule rondelle ?
- Je ...
- je vais voir si je peux arranger ça. "
Il disparut.
Le lendemain, Mario vint dans la chambre de Léonore sans qu'elle s'en aperçoive. Il fouilla dans ses affaires. Quand il ouvrit le tiroir où était rangée la rondelle aux 5 bâtons, il se dit :
" Je suis pourtant sûr qu'elle nous cache quelque chose. Pourtant, je ne vois rien ! Il n'y a rien de bizarre : stylos, cahiers, feuilles... "
Léonore se promenait dans le couloir quand Milereme apparut :
" Parasim a essayé de faire apparaître dans ton violon les autres objets, mais je lui ai dit que ce serait plus avantageux pour toi que tu les trouves toute seule. Je suis venue pour te donner des indices. Les voici : l'objet que tu possèdes déjà, il lui faut un assemblage. Cherche bien, et ... Oh non, je vais te donner la liste des autres choses. On ne peut pas les décrire. "
Elle donna à Léonore une feuille , puis disparut. Léonore lut la liste :
" Pour entrer dans le royaume de Pandavidile,
il faut :
- de la méchanceté (dans un bocal)
- une chose qui vaut très cher
- de la joie (dans un seau)
- la rondelle aux 5 bâtons - la médaille aux 5 trous. "
Mais comment pourrait-elle se procurer de la méchanceté et la mettre dans un bocal ? Comment pourrait-elle faire pour mettre de la joie dans un seau ? Ce n'est pas une matière ! Par contre, pour la chose qui valait très cher, elle savait : elle avait son violon. Il avait coûté 50 000 Frs.
Soudain, elle eut une idée : il fallait trouver quelqu'un qui était méchant avec elle. Et il fallait lui prendre sa méchanceté !
" Antonio fera très bien l'affaire, pensa t-elle, et la rondelle qui était sortie du violon lui permettrait sûrement de réaliser ce prodige ! "
Quant à la joie, c'est par elle-même qu'elle se la procurerait : elle était tellement heureuse de savoir qu'elle pourrait peut-être bientôt pénétrer dans son royaume !
La nuit, elle alla dans la chambre d'Antonio et le réveilla :
" Antonio, mets-toi debout !
- Pourquoi, que se passe t-il ?
- Mets-toi debout, je te dis !
- Bon, d'accord ! "
Antonio se leva. Leonore brandit la rondelle aux 5 bâtons, et elle posa un bocal près de lui. Au bout d'un moment, un liquide bleuâtre apparut dans le bocal. Antonio demanda :
" Mais que fabriques-tu ? Et comment se fait-il qu'il y ait un produit bizarre dans ce bocal ?
- Eh bien, tu vois, avec cette rondelle à 5 bâtons, je ...
- Quelle rondelle à 5 bâtons ?
- Celle que tu vois là ! "
Léonore brandissait la rondelle pour qu'il la voit.
" Je ne vois rien, tu n'as rien dans les mains !
- Si !
- Mais dis-moi donc ce que tu fabriques en ce moment !
- Je vais bientôt m'en aller à Pandavidile.
- Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Pandavidile est une sorte de pays.
- Et comment fait-on pour y aller ?
- Tu veux venir avec moi là-bas ?
- Je veux bien ! "
Léonore quitta la chambre d'Antonio et retourna dans la sienne. Là, elle vit quelque chose de très bien : l'assemblage de la rondelle était sortie du violon : la médaille aux 5 trous ! Il ne restait plus qu'à retirer la joie d'elle ; et c'était le bon moment. Elle conçut la même opération qu'avec Antonio et un liquide rosâtre remplit le seau qu'elle avait posé à côté d'elle.
Elle alla chercher Antonio. Mais elle ne savait pas comment procéder pour aller à Pandavidile avec ces objets. Et c'est pour cela que Parasim apparut aux yeux stupéfaits d'Antonio !
" Pour aller à Pandavidile, il faut que tu mélanges les 2 produits, et que tu les boives. Tu peux aussi les partager avec une autre personne. Tu emboîteras ensuite la médaille aux 5 trous et la rondelle aux 5 bâtons qui s'appelle une " chiméray. "
- Une chiméray ?
- Oui. Maintenant, je te souhaite bonne chance. Car ce sera très difficile... Ah, autre chose, as-tu envie d'habiter à jamais à Pandavidile ?
- Je ne sais pas ! Je ne sais pas comment c'est !
- Dans ce cas, prends une pincée de poivre, et mets-la dans la méchanceté. Là, tu regarderas dedans, et tu verras comment est Pandavidile.
- D'accord ! "
Parasim disparut à nouveau. Léonore fit exactement ce que lui avait dit de faire Parasim, et elle regarda dans le liquide de la méchanceté en compagnie d'Antonio.
Et là, elle vit une charmante maisonnette. Quelqu'un en sortit. C'était une grande femme, ou plutôt un homme. Un homme ou une femme... On va dire que c'était un peu des deux : c'est un neutre. Plusieurs personnages homme-femme approchèrent. Ils -ou elles- prirent un couteau. Ils l'envoyèrent dans le ventre de l'homme-femme. La créature ne parut pas souffrir et s'approcha d'eux. Elle leur parla et montra le ciel... Puis le liquide se troubla et les personnages disparurent.
" C'est ça, Pandavidile , questionna Antonio ?
- Apparemment.
- C'est affreux ! Si j'ai bien compris, quand on habite à Pandavidile, on n'est plus homme, ni femme ! Et puis, c'est dégoûtant : on a le couteau dans le ventre et ça ne fait rien ! On ne meurt pas. On voit une plaie et pas de sang. Tu veux toujours y aller, Léonore ? C'est affreux. Je ne sais pas comment ils font pour vivre dans cet état ! C'est horrible, s'exclama Antonio, en laissant éclater sa colère. "
Et il repartit dans sa chambre en laissant Léonore sur place, toute seule. Celle-ci, dans un profond soupir, commença les manipulations selon les consignes que lui avait données Parasim, et finit au petit matin, juste avant que ses parents se réveillent.

Léonore pénétra à Pandavidile. C'était vraiment bizarre, elle était mi-homme, mi-femme. Elle rencontra un enfant.
" Bonjour, dit-elle. "
L'enfant montra du doigt une direction, puis s'enfuit.
Toujours bizarre. Elle suivit cette direction. Elle heurta une petite statue de 10 cm.
" Aie ! " La statue avait parlé ! Elle se transforma en vase ! Vraiment bizarre...Léonore prit le vase dans ses mains. Il ne pesait rien. On avait l'impression que c'était juste une image.
" Eh oui ! "
Léonore se retourna. Il y avait un homme-femme derrière elle.
" Je n'ai pas fait de paquet cadeau, désolé ! "
Il-elle disparut. Qui était cette créature ? Quel sens avait tout cela ?
Soudain, le vase s'anima. Il dit :
" Va à droite, je suis un indicateur universel. Tu peux te fier à moi. "
Elle alla à droite.
" A gauche, tout droit... "
Tout à coup, elle s'arrêta : elle n'arrivait plus à bouger ! Tout de suite, elle compris : elle était arrivée à son but : devant elle se trouvait le château du souverain de Pandavidile ! " Maintenant, tu peux bouger, dit le vase animé. La nuit prochaine, tu dormiras là. Ensuite, tu iras voir le frère du cousin de ton père, l'imposteur. Autre chose, le fils du cousin de ton père a été englouti de force dans la médaille aux 5 trous, mais toi, tu as accepté le voyage. Maintenant, tu auras plus de chance que lui. "
Le lendemain, Léonore voulut se rendre au château pour parler au roi de Pandavidile.
" Non, s'exclama le vase, va plutôt ... à gauche, ... à droite... "
Il la guida ainsi dans le château jusqu'à une cave.
" Ah, ce n'est pas trop tôt ! "
Une personne était là : un fantôme !
" Tu es enfin venue, s' écria celui-ci ! "
Léonore regarda les vêtements qu'il portait : vêtements normaux, sauf le pull : il y avait ceci marqué dessus : " questionnaire D ponce ". La couleur changeait tout le temps, et ... oh ! Des lettres apparaissaient sur la cravate : " Adj. Poss. nombre verbe être D E ", et, à la fin, un cadeau était dessiné !
" Je t'attendais ! je suis un fantôme, et je veux t'aider à reprendre possession de tes biens, expliqua t-il. Je t'ai dit que je n'ai pas pu faire de paquet cadeau. Je t'ai mise en possession d'un objet pour que tu me rejoignes. Le fantôme vit que Léonore regardait ses vêtements. Il dit alors :
" Tu regardes le code secret de mon pull ? Il est en effet assez difficile à comprendre, mais cherche un peu... questionnaire devient question, en enlevant 5 lettres. D, c'est la note de musique Ré, en allemand. Ré + ponce = réponse ! cela fait donc : question / réponse. Quant à la cravate, l'adjectif possessif, c'est " mon ", nombre = nom, verbe être = est, D, c'est encore une fois la note de musique Ré, E, c'est Mi, et le dessin du cadeau, c'est " voux ". Cela fait : mon nom est Rémi. Et tu pourra faire des voux ! "
Léonore en était restée bouche bée, c' était si extraordinaire !

Pandavidile fut soudain plongé dans la nuit, sombre et belle.
" Mince, s'exclama Léonore, je n'ai pas eu le temps d'aller voir le souverain de Pandavidile !
- Tu n'as pas eu le temps ? Eh bien, vas-y maintenant !
- Ce n'est pas très poli, il se fait tard !
- Il a été poli avec tes ancêtres ? Non !
- D'accord ! "
Le vase se transforma tout à coup en statuette, comme au jour de l'arrivée de Léonore, lorsqu'elle avait trébuché dessus. Il marcha.
" Va à gauche, ... à droite, ... tout droit, ...ordonna t-il ! "
Elle arriva devant le château. Il resplendissait de lumières de toutes les couleurs ! Elle entra. Un homme-femme s'avança vers elle.
" Que voulez-vous, demanda la créature ?
- Je voudrais voir le roi, la reine ...
- Le souverain ? C'est le seul à être vraiment homme, ici.
- Je voudrais lui parler. "
La créature la conduisit dans une salle où se trouvait un homme. Cet homme était tellement grand, que Léonore avait de la peine à voir sa tête ! Il était large comme 2 télévisions, et il avait de minuscules pieds qui dépassaient à peine de ses énormes vêtements. A part les pieds, c'était un géant. Il était richement habillé : sur ses chaussures brillait des diamants.
" Que me veux-tu, dit-il froidement ? "
Léonore était intimidée, mais elle essaya de ne pas le montrer.
" Je suis Léonore Bavalone, descendante des souverains de Pandavidile. "
Cette phrase fit un grand effet chez le géant.
" C'est moi le descendant des souverains de Pandavidile , gronda t-il avec colère !
- Vous ne connaissez donc pas l' histoire ? Ecoutez-moi : après la mort de mes arrières grands-parents qui étaient souverains de Pandavidile, votre grand-père a pris la place des véritables descendants, car ceux-ci étaient trop jeunes pour résister. Vous n'êtes pas le vrai souverain de Pandavidile, dit-elle d'un ton glacial !
- Tu connais donc cette histoire ? Eh bien, écoute, chuchota t-il, je te donne 100 000 000 pour que tu gardes le silence. Tu retournes chez toi, d'accord ?
- Je n'aime pas que l'on m'achète !
- Ah c'est comme ça ! Eh bien, je vais organiser un duel contre toi. A moins que tu préfères en finir tout de suite ? Tous les coups sont permis ! "
Léonore réfléchit à toute vitesse. Que pouvait-elle faire ? En cas de combat, ce géant gagnerait, c'était sûr ! Elle dit :
" Ton neveu ... "
Le géant, qui allait bondir sur elle, s'arrêta net.
" Ton neveu est à Pandanvidile, continua Léonore en sachant qu'elle touchait juste.
- Mon neveu ? Il a été fait prisonnier par des ennemis, prononça t-il du bout des lèvres.
- Tu veux le retrouver ?
- Oui, mais j'ai besoin d'un objet pour cela, fit-il très vite.
- Lequel ?
- La mé...
- daille aux 5 trous ?
- Oui.
- Mais ça tombe bien, je l'ai dans mon sac !
- Donne-moi ton sac, gronda t-il !
- Pas question, hurla Léonore si fort, que l'on comprenait à peine ce qu'elle disait ! "
Elle savait bien que c'était idiot : le géant était beaucoup plus fort qu'elle. Mais il fallait tout tenter. Elle eut une idée soudain : la médaille aux 5 trous était sûrement magique ? Elle devait aider Léonore dans sa tâche ! Elle sortit la médaille. Comment l'utiliser ? Tout un coup, elle sentit un souffle près d'elle, comme un courant d'air ...Les gardes, c'était sûrement les gardes... elle était perdue ! Elle entendit du bruit...
" Souviens-toi du message codé, pose-moi des questions ! "
C'est Rémi, le fantôme. Léonore ouvrit les yeux. Le géant regardait le fantôme avec de la haine et de la peur.
" Comment se sert t-on de la médaille ?
- Mets tes doigts dans les trous !
- Voilà. Et ... "
Léonore sentit de l'air autour d'elle. Une boule transparente l'encerclait ! En fait, ce n'était pas tout à fait transparent, il y avait des reflets dorés ! Mais oui, c'était le même métal que celui de la médaille ! Mais on voyait au travers car il n'y avait pas beaucoup de couches ! Soudain, des lumières surgirent du cercle en métal et foncèrent sur le géant. Celui-ci se volatilisa...
Pandanvidile célébrait le lendemain sa nouvelle reine, qui était redevenue vraiment femme, puisqu'elle était la souveraine.
" Je voudrais bien connaître, dit Léonore à Rémi, le pouvoir de la médaille aux 5 trous . C'était d'aider les justes et de combattre les imposteurs ?
- Oui c'est cela ! Pandanvidile est heureuse. Cela fait 150 ans qu'il n'y avait pas eu de bons souverains. Avec toi, c'est la réussite ! "

Violaine

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©1995-2005

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