Le cheval de la mort

  • Auteur : Marianne, 14

L'histoire du conte "Le cheval de la mort"

JEUNES ÉCRIVAINS

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Le cheval de la mort une histoire écrite par

Mariane, 14 ans

juillet 2000

Tout a commencé avec des cauchemars inutiles mais peu à peu ils sont devenus intenses, si vrais... Je rêvais d'un cheval d'une beauté exceptionnelle. Sa robe d'un noir intense, encore plus profond que la nuit elle-même... Ses yeux était d'un jaune qui rappelait le feu, mais le plus magnifique c'était sa crinière et sa queue, noire comme sa robe, on aurait dit du feu, qui volait autour de lui... Il me hantait toutes les nuits, je ne pouvais passer une nuit complète sans qu'il apparaisse dans mes rêves.
Moi, qui aime tant les chevaux, celui-là ne me faisait pas la moindre peur, mais il se dégageait de lui une sorte d'énergie.
Puis un jour plus rien, plus de cauchemars avec ce cheval...
Je croyais que c'était fini, que ce n'était qu'un rêve banal comme un autre, mais si seulement j'avais su, si seulement j'avais pu prévoir, ce qu'était ce cheval...
On était le 26 octobre, bientôt ce serait la fête de l'Halloween, la fête des morts... Je marchais tranquillement avec mon amie Magie, tout en vantant la beauté de mon costume de cette année... Nous revenions de l'école, et nous, nous dirigions vers le cimetière.
Magie m'écoutait en rigolant.
- Catherine, comment le costume de tomate peut-il être beau, rigola-t-elle.
- Tu verras il sera super... , avais-je ri avec elle.
On s'amusait bien lorsque soudain, je cessais de rire complètement.
- Catherine, ça va?, m'interrogea mon amie.
- Oh mon dieu...
- Quoi?
Il était là, la tête haute la crinière flottante. IL ÉTAIT LÀ! Tout en haut de la colline qui dominait le cimetière, il y avait quelqu'un ou quelque chose sur son dos. Couché à l'horizontal la chose releva la tête et me fixa avant de pousser un puissant cri, mais aucun son ne sortit de sa gorge... C'était une jeune fille, aux poignets taillés. L'étalon se cabra avant de partir au galop de l'autre versant de la colline. Étais-je en train de rêver?
J'avais dû halluciner... Je souris d'un sourire forçait à mon amie.
- J'ai eu un étourdissement désolée... Ça doit sûrement être le jambon qu'il y avait dans mon sandwich; ma mère m'avait averti qu'il pouvait être passé date... On reprend la route?
- Ouais, avait répondu inquiète mon amie.

***

Que me voulait cette bête? Qu'avais-je fait pour mériter cela? Je regardais tranquillement le bulletin de nouvelles, mes parents n'était pas encore rentrés et je me retrouvais donc seule, à la maison.
Puis l'animateur de Radio-Canada, prit une mine malheureuse, pour ensuite dire tristement : « Nous apprenons qu'une jeune fille de 19 ans se serait malheureusement donnée la mort cette après-midi»... Je n'entendais plus rien, je ne faisais que regarder la photo de la jeune femme. C'était elle, la jeune fille qui avait poussé un cri muet sur le dos de ce cheval... .
Cette histoire devenait de plus en plus bizarre et surtout effrayante... La pluie se mit d'un coup à tomber et le ciel fut bientôt recouvert d'éclair...
Un hennissement me fit tourner la tête... Et si c'était... oh mon dieu, non, faites que non...
Je m'approchai donc de la fenêtre pour réaliser que ce n'était que le petit poney bai de Christophe notre voisin, qui allait et venait dans tout les sens.
Je ne comprenais pas, d'habitude c'est le poney le plus tranquille... Il fixait l'entré de la forêt... Je déplaçais donc mes yeux vers l'endroit... rien absolument rien... Un long soulagement me prit... Je souriais donc en me traitant de folle et de dingue...
Puis sortant de je ne sais où, le cheval noir sortit d'un bond de la forêt. Comme il était gracieux et beau... mais comme il me faisait peur!!!
- Non, j'en ai assez, dis-je en enfilant un imperméable.
Quelques minutes après j'étais là, enfourchant ma bicyclette en direction du presbytère. Lorsque je me retournai je vis l'animal me suivre au loin au petite trot...
Rendue à destination, je laissai ma bicyclette tomber sur le sol et je me dirigeai au pas de course vers la porte. Je frappai de toutes mes forces, pour enfin être reçue par un homme à la chevelure blanche avec de petites lunettes sur le bout du nez... Sans prendre le temps de dire le moindre bonjour, je lui expliquai ma situation. Il m'écouta attentivement.
Et lorsque j'eus fini mon histoire, il s'assit et me dit gravement :
- Les seuls, qui peuvent voir ce cheval noir, mourront bientôt...
Puis il m'ouvrit la porte, et me fit signe de sortir.
- Quoi? Vous voulez que j'attende là à rien faire que ce cheval m'emporte!? Il n'y a rien à faire pour l'en empêcher?
- Je ne crains que non, mon enfant.
Puis plus rien, je me retrouvai sur le perron, la pluie dégoulinant sur mon visage. IL était là, de l'autre côté de la rue me regardant...
- JE NE VAIS PAS TE LAISSER M'EMPORTER, TU PEUX COMPTER SUR MOI!!

* * *

Voilà ce qui s'est passé en octobre 1998, il y a déjà deux ans... Aujourd'hui encore il me traque... et je l'aperçois souvent au bas de ma fenêtre attentant que je la rejoigne... Mais cette fois son regard est triste, peut-être est-ce un piège? Mais peut-être aussi suis-je l'une des seules à lui avoir résisté aussi longtemps?
Fin

©1995-2005

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