Le fantôme Orange

Conte - A partir de 10 ans

  • Auteur : Alice et Virginie

L'histoire du conte "Le fantôme Orange"

JEUNES ÉCRIVAINS

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Le fantôme orange par

Alice et Virginie

août 2000

01h15. La gare est déserte. On n'entend pas un bruit. Le dernier train est parti depuis longtemps. Tout le voisinage est endormi. Seul, assis sur un banc, Alexandre Dumont essaye de dormir, il a raté sa correspondance et doit attendre demain matin avant de pouvoir repartir vers Paris. Il regarde sa montre: "plus que quatre heures à attendre" se dit-il. Alors, submergé par la fatigue, il s'allonge et s'assoupit.
Alexandre ouvre les yeux, il a entendu un léger bruit de pas. Il se lève, scrute les alentours mais ne voit rien. Se disant qu'il a du rêver, il s'allonge et se rendort.
Un quart d'heure plus tard, il s'éveille à nouveau. Cette fois le bruit est plus fort. Il empoigne ses valises, prêt à s'encourir si un gardien arrive. Quelle ne fut sa surprise, lorsqu'il vit arriver... le fantôme orange.
Alexandre se frotte les yeux et se pince à plusieurs reprises, mais non, il ne rêve pas. Bien sûr, il a souvent entendu la légende du fantôme orange, qui vient parfois, pendant la nuit, rendre visite aux voyageurs seuls ou perdus. Mais Alexandre est un scientifique, il ne croit rien sans preuve et cette légende il en a ri, mais ne l'a jamais crue. Pourtant, maintenant c'est bien le fantôme orange qu'il a en face de lui.
Le fantôme s'approche
- Ne... ne... ne me faites pas de ma, bégaye-t-il
Le fantôme ne parait pas l'entendre et s'approche encore, Alexandre tremble comme une feuille. Le fantôme tend une main, comme pour le toucher et Alexandre s'évanouit.
Lorsqu'il se réveille, il a devant lui une jeune fille. Elle à l'air un peu perdue, mais lui inspire confiance.
- Quel rêve horribe, dit-il en se redressant, ça fait des années que je n'ai plus fait de cauchemards.
- Ce n'était pas un rêve Alexandre, c'était réel. répondit la jeune fille
- Qu'est-ce que vous en savez? demanda-t-il
- Vous qui êtes un homme intelligent, Alexandre, voulez-vous connaître la vérité?
Alexandre, étonné, intrigué par cette jeune fille venue de nulle part, hoche la tête sans rien dire, de toute façon, il ne risque rien.
- Alors je vais tout vous expliquer. Écoutez-moi bien.
Au commencement l'Univers n'était en fait qu'une seule planète sur laquelle vivaient les Hushaïs, des êtres bon et généreux, qui ne connaissaient pas la haine. Mais un jour, l'un d'eux naquit déformé, c'était Vraïa. Il était intelligent certes, mais si affreux qu'il passait la majorité de ses journées caché, tellement honteux de son apparence. Personne ne se moquait jamais de lui, les autres le regardait normalement. Mais lui était jaloux, il éprouvait même de la haine pour les plus beaux. Cette haine était si forte qu'elle se propagea sur toute la planète et tout le monde se mit à se battre et à se faire la guerre. La planète ne résista pas aux bombes et explosa, c'est ce que vous appellez le Big-Bang. Vous croyez que c'est la naissance de l'Univers mais c'est la fin d'un peuple, la fin des Hushaïs.
- Fantastique, vous en avez de l'immagination, vous savez à un moment, je vous croyais prseque, félicitations, vous avez du talent! dit Alexandre, ironique
- Taisez-vous et laissez-moi continuer. Donc après l'explosion, Vraïa se retrouva seul sur la planète. Il savoura quelques temps sa solitude car il avait maintenant la conviction d'être le plus beau, le meilleur. Mais il en eût vite assez et créa la vie, d'abord dans l'eau, car c'était plus facile, puis, peu à peu, il aida cette nouvelle vie à se transformer, jusqu'à arriver à créer un individu qui lui ressemblait: le premier homme. Malheureusement, ou heureusement peut-être, Vraïa mourut, personne ne sait comment, mais on pense que ce sont les derniers survivants Hushaïs qui ont voulu se venger. L'humain qu'il avait créé a continué à évoluer et à se reproduire, jusqu'à aujoud'hui. Les Hushaïs ont recommencé à vivre comme avant, ou presque, et aujourd'hui, ils ont ressenti le besoin d'annoncer la vérité aux humains. C'est pour cela que je suis là. Je vous prie de me croire, car c'est la vérité.
Ahuri, les yeux écarquillés, Alexandre regardait cette étrange jeune fille qui parraissait pourtant si sincère.
- Je dois m'en aller maintenant, dit cette dernière, mais ne m'oubliez pas.
La jeune fille se métamorphosa en fantôme orange et s'en alla. Alexandre la regarda disparaître dans les profondeurs de la gare
"Elle a presque réussi à me faire croire son histoire, c'est une très bonne comédienne" se dit-il. C'est alors que son train arriva, il monta dedans et prit une place à la fenêtre. Dans quelques heures, il serait chez lui et pourrait prendre une bonne douche avant de se mettre au lit. Le train se mit en marche. Un instant, un instant seulement, il crut voir une vague forme orange qui flottait sur le quai.
Et si c'était vrai...

©1995-2005

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