Le grand rêve d'un petit

Conte - A partir de 8 ans

  • Auteur : Simon-Pierre

L'histoire du conte "Le grand rêve d'un petit"

JEUNES ÉCRIVAINS

la page dont vous êtes les auteurs

LE GRAND REVE D'UN PETIT une histoire écrite par

Simon-Pierre Landry

Sainte-Thérèse, 11 ans

août 1997 Eh bien oui, je me rappelle encore de la triste journée. C'était le 2 juin 1995. Il faisait chaud, beau et tout le monde étaient dehors. Moi, je faisais un tour du coin avec mon vélo. Tout allait bien. Mais tout à coup, un abruti d'à peu près 15 ans, conduisait une voiture. Il roulait trop vite. Je tournais le coin de la rue quand soudain la voiture me heurta... Alors je crois que vous devinez la suite. Et oui c'est bien dommage mais ce bête accident arrive à bien du monde. Maintenant grâce à lui, je suis handicapé, je suis en chaise roulante. Mais cet accident ne m'empêche pas d'avoir un grand rêve, non au contraire. Car ce rêve si vous le réalisez sera un exploit encore plus important et que vous n'oublierez jamais. Mon grand rêve à moi est de visiter les bureaux de "La Presse". Bon assez bavardé sur ma vie. Je m'en vais faire un tour. Oh! et au fait, mon nom est Christian, heureux d'avoir fait votre connaissance!

Alors que Christian sortait de la maison, non loin de là un monsieur marchait en lisant des papiers. Sûrement un homme d'affaires. Christian descendait la petite côte pour handicapé lorsqu'il heurta l'homme.

- Oh! excusez moi je ne faisais pas assez attention.
- Non, c'est moi, répondit Christian.

Christian remarqua une certaine feuille où était marqué "La Presse". Christiant tout confus se demandait si vraiment l'homme qu'il avait heurté était un journaliste.

- Vous êtes journaliste?
- Oui mon gars, je suis journaliste.
- Ah c'est chouette! moi je veux devenir journaliste plus tard. Voulez-vous entrer? prendre un café? demanda Christian avec empressement.
- Non merci mon gars, j'ai beaucoup de travail à faire.
-Ah, j'oubliais, je m'appelle Christian.
- Moi c'est Régent Tremblay. Bon, il faut que je m'en aille o.k, bye.
- Je lirai votre article dans le journal demain, cria Christian.

Plus tard au bureau de "La Presse"...

- Hein, mais ça n'a pas de bon sens, criait M.Tremblay dans le bureau où tout le monde les regardaient.
- Parle pas si fort sinon je te mets à la porte, dit le boss.
- Non mais ça va pas la tête! Vous voulez une aspirine ou quoi?

Le boss se retourna et dit:
- Reste poli. Tout ce que je veux c'est que tu demandes à je ne sais pas trop quel enfant handicapé de venir dans le bureau pour que quand le ministre arrive il voit que nous ne faisons pas juste taper sur une machine.

Tandis que le boss marchait vers son bureau, M.Tremblay se posait pas mal de questions.

Après avoir réfléchi, M.Tremblay prit sa voiture et alla à la maison de Christian. Il cogna, Christian apparut dans le bas de la porte.

- Bonjour, venez! entrez! ne restez pas devant la porte.
- Non je ne resterai pas longtemps, je suis juste venu te demander, si tu veux bien entendu, venir avec moi à mon bureau... heu... pour faire une petite visite.

Christian tout enjoué lui répondit oui sans attendre.

- Et quand partirons-nous?
- Demain si ça te va
- Oui, oui, ça me va!

Le lendemain

- O.k es-tu prêt?
- Oui je suis prêt! ça fait depuis 6 heures que je suis prêt, répondit Christian.
- Heu, j'ai trouvé que pour ta visite, tu pourrais recevoir un petit souvenir.

Il sortit de sa voiture une casquette et un T-Shirt où était écrit "LA PRESSE" en grosses lettres.

-As-tu averti ta mère?
-Oui et elle m'a dit que ça me ferait un bon changement plutôt que de jouer au Nintendo, répondit Christian.

M.Tremblay, qui avait ôté le siège de sa voiture, déposa Christian dans sa Chrysler

- O.K, maintenant partons.

Et ils partirent pour la grande ville de Montréal.

- Voilà mon bureau.

Christian regardait avec ses yeux ronds comme des billes.

- Et ici, c'est mon bureau personnel. Excuse-moi pour le fouillis.
- Non, c'est pareil comme dans ma chambre.
M.Tremblay laissa échapper un petit rire.

- O.K, assied-toi confortablement, je reviens.

M.Tremblay alla vers son boss pour lui parler. Le boss lui chuchota quelque chose.

-Attention! le ministre arrive, fais juste semblant de montrer au petit comment tu travailles.

M.Tremblay s'en retourna à son bureau. Il vit Christian en train d'écrire et lui demanda:
-Qu'est-ce que tu écris?
- Je continue une histoire que j'ai inventée.
- Ah! c'est très bien, ça prouve que tu as aussi l'âme d'un écrivain.

Et soudain le ministre entra...

Tout se passa comme au ralenti. Parce que soudain M.Tremblay se mit à s'intéresser à Christian, à lui montrer plein de choses sur son travail. Quand Christian comprit ce que mijotait M.Tremblay. Il fit la face plâte, non intéressé. M.Tremblay se demanda pourquoi la réaction de Christian avait été si soudaine... Et il comprit, comprit que tout ce qu'il avait fait n'avait fait que de démonter la vie de Christian encore plus.

Christian se dirigea vers le téléphone et appela sa mère pour qu'elle vienne le chercher.

2 jours plus tard...

Après les remords éprouvés du journaliste, celui-ci alla voir Christian pour se faire pardonner. Christian sortit de la maison pour lui parler.

- Salut, dit pitoyeusement Christian.
- Salut, je voulais que tu saches que je suis désolé et...

M.Tremblay poussa un soupir.

- Entre. Dès que le journaliste fut entré, il vit en rentrant plein de journaux locaux et régionaux. En fin de compte on pouvait voir que Christian aimait vraiment lire et écrire.

- Wow! est-ce que c'est toi qui as fait ça? demanda M.Tremblay avec envie.
- Ouais.
- Hum... tiens! c'est pour toi!
Il lui tendit un paquet.

D'abord Christian le dévisagea et après il prit le paquet lentement. Christian l'ouvrit et vit le plus superbe des cadeaux qu'il ait vu de sa jeune vie. Un billet qui lui permettait d'acheter un ordinateur! Peut-être pas le plus beau et le plus puissant mais qui pourrait bien satisfaire Christian amplement.

Christian le remercia avec un sourire et, après réflexion, lui donna une caresse.
- Si tu veux, je dis bien si tu veux, tu pourrais écrire un article pour le journal.
- Quoi ton... heu... votre boss vous laisse faire ça?
- Oui mais je ne fais pas ça avec tout le monde, c'est seulement que je te dois une fière chandelle.

Christian qui ne savait pas quoi dire ne pensa qu'à une seule chose: il venait de passer sans doute le plus beau jour de sa vie...

Épilogue

Après la petite intrusion que M.Trembl... devrions-nous arrêter de dire MONSIEUR TREMBLAY pour simplement l'ami de Christian? Je crois que oui. Alors, après l'intrusion de l'ami de Christian, le père du jeune homme arriva soudain avec une figure comme s'il allait pleurer; mais Christian voyait bien que son père était en train de lui jouer la comédie. Celui-ci serra Christian dans ses bras et lui dit:
- Est-ce qu'il reste dans ton grand coeur une place pour ton père qui n'est pas journaliste?
- Oh oui! et il y en aura toujours une...

©1996 -  
 

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