Le mont Kazatku

Conte - A partir de 8 ans

  • Auteur : Etienne 10

L'histoire du conte "Le mont Kazatku"

JEUNES ÉCRIVAINS

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Le mont Kazatku par Etienne, 11 ans

août 2001

prologue
La légende dit qu'en haut de la montagne vit un sorcier qui se déchaîne sur ceux qui cherchent à l'escalader, que ce sorcier cache un trésor, et que dans ce trésor se trouve la pierre de la sagesse. Cette pierre permettrait de faire un voeu unique, n'importe lequel. Mais avant cela, il y a bien des dangers à braver. Et c'est ici, dans une petite maison de Paris, que l'aventure commence.
Franck et la montagne
- Franck, il est l'heure!
Franck se leva en ronchonnant.
- Maman, il est quatre heures du matin!
- Il faut se lever pour ne pas rater l'avion qui nous emmène en Australie, tu as oublié?
- Ah, oui, c'est vrai, l'avion!
Il fallut peine cinq minutes pour que Franck s'habille et prenne son petit déjeuner. Eh oui, en effet, c'était le grand jour. Franck, ses parents et sa petite soeur, Sarah, devaient partir pour trois semaines en Australie. Le plus pressé d'entre eux, vous l'avez deviné, c'était Franck. Tout le monde prit la voiture et se rendit l'aéroport. Mais revenons un peu en arrière pour mieux comprendre la suite de l'histoire.
Franck est un garçon de douze ans, et comme tous les enfants, il a un rêve. Le sien c'est de monter en haut du Mont Kazakzu pour une unique raison: trouver la pierre de la sagesse. D'après la légende, elle peut exaucer un voeu et elle est gardée par un sorcier.Elle se trouverait tout en haut de la montagne mais, jusqu'à présent, personne n'y est parvenu. Lors de la dernière expédition, il y a eu deux-cent trente-six morts. Cette légende, Franck y croit dur comme fer
Le père de Franck présenta les billets, et après quelques minutes en salle d'attente toute la famille embarqua dans l'avion.
Pendant le vol, quelque chose d'imprévu arriva. L'homme assis à côté de Franck jeta sa cigarette, qui par malheur atterrit sur le journal d'un vieux monsieur. Le journal s'enflamma, fut jeté par terre et l'avion prit feu. Cela commença par se propager dans les compartiments passagers, puis cela atteignit la cabine de pilotage. Là, c'était la panique. Le pilote finit par perdre le contrle de l'avion qui descendit en piqué vers le sol. Avant que l'avion ne s'écrase, le pilote était mort, asphyxié. Franck et Sarah ne cessaient de crier. Tout le monde était pris de peur. Enfin, l'avion s'écrasa, et Franck fut projeté à travers son grand hublot et tomba à plat ventre sur le sol avant que l'arrière de l'avion ne s'écrase.
Quelques heures plus tard la police et les pompiers étaient sur place et tentaient vainement de calmer les survivants. Franck ne tarda pas à s'apercevoir qu'ils s'étaient écrasés en plein Himalaya. Il n'avait rien de trè;s grave, juste une petite entorse. Il sortit de l'hôpital et se dirigea vers l'avion et alla voir où était sa place. Les quatre sièges étaient renversés, il n'y avait plus de toit. Il souleva les trois sièges et eut une mauvaise surprise. Les corps de ses parents gisaient, carbonisés. Il n'y avait pas de doute, ils étaient morts. Franck pleura silencieusement. Quant Sarah, pas de trace d'elle.
Après avoir cherché longtemps Sarah et sans succès, il se rendit dans un restaurant où il fut heureux de retrouver Julien, un enfant qu'il avait rencontré dans l'avion. Ses parents,eux aussi, étaient morts. Comme Franck, Julien rêvait du mont Kazakzu. Ils en parlèrent beaucoup. Franck était encore tout chamboulé par la mort de ses parents mais il ne le montra pas. Quant à Julien, il continuait à parler de choses et d'autres sur le mont Kazakzu. Puis il y eut quelques secondes de silence. Tout coup, Franck eut un éclair de folie:
- Je sais! Escaladons le mont Kazakzu, puisque nous sommes en plein Himalaya!
- Excellente idée! dit Julien, j'ai récupéré les affaires de camping de mes parents dans l'avion. On aura assez de provisions pour trois semaines, sans compter les tiennes. En plus nous aurons des tentes.
- Alors, répondit Franck, nous devons partir maintenant, si on ne veut pas que la police nous récupère
Ils se levèrent tous les deux, sortirent du restaurant après avoir laissé un billet de deux cents francs sur leur table, achetèrent une carte du mont Kazakzu et partirent.
-D'après la carte, dit Franck, nous sommes à une heure de marche du mont Kazakzu.
Alors ils se lancèrent dans une pénible marche.
Au bout de trois quarts d'heure, ils arrivèrent au détroit de Belzékah, un endroit réputé pour ses chutes de pierres. La marche était rendue deux fois plus longue, avec les béquilles de Franck. Soudain, il y eut un grondement sourd.
- Tu as entendu? dit Julien.
- Oui, j'ai bien peur que ce ne soit une chute de pierres. Fonce, Franck!


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