Le signe de l'amour

L'histoire du conte "Le signe de l'amour"

chapitre 1 - Il était une fois Mon nom était Victor. Victor, comme mon grand-père maternel, déjà mort depuis six ans. Je venais d'avoir quinze ans le quinze juillet. Comme d'habitude, mon anniversaire, c'était toujours le quinze juillet. J'ai été élevé par mes grands-parents paternels pendant quatorze années. Quatorze années sans mes parents. Je ne les ai jamais connus, je savais depuis déjà longtemps qu'ils étaient morts dans un accident de voiture, je n'avais qu'un an. Aucun souvenir de cet accident, sans doute parce que j'étais trop petit, et ça ne me faisait aucun peine. Mon grand-père m'avait dit que j'étais avec eux quand le drame a surgi. Le jour de mes quinze ans, je regardai l'album photo familial pour la première fois de ma vie, car mon grand-père refusait toujours que je consulte cet album, j'avais l'impression qu'il me cachait quelque chose, mais le vieil homme avait quand même accepté cette fois-là. D'abord mon grand-père, un vieillard de 65 ans, avait un visage très anguleux, un nez bourbonien, des oreilles petites, des cheveux blancs et une bouche large. Quand on l'observait de la tête aux pieds, il était ramassé, ventru et on avait l'impression que c'était un homme grognon. En fait, il l'était, mais mon grand-père adorait surtout l'humour, et je l'avais déjà vu rire et sourire plein de fois. L'album photo, mon grand-père me le transmit après le dîner du soir. Dehors, il faisait encore clair, mais nous voyions un très beau décor orange, rouge, rose, jaune, .Des couleurs d'un coucher de soleil, et il était devant moi, une vitre nous séparait, le soleil et moi. J'étais assis à la table de la salle à manger. Ma grand-mère aux cheveux gris coiffés en chignon, habillée d'une robe blanche et fleurie, était à côté de moi, me fixant de ses yeux craintifs. L'album, déposé sur la table en bois, nappée d'une belle nappe décorée de fleurs mauves et rouges, était tout à fait rose. Bizarre, car d'habitude, les albums photos de mon grand-père étaient toujours blancs, rouges, et bleus. « C'est ta mère qui a choisi la couleur de l'album, elle adorait cette couleur.» me dit grand-père. J'étais étonné : ma mère adorait le rose ? Le vieil homme en face de moi avait remarqué mon air ennuyé, il avait compris ; - Ma belle-fille, ta mère, c'était une femme vraiment spéciale. Elle avait la main verte, et elle possédait une ribambelle de fleurs dans son jardin secret. Même Einstein, ton père n'avait pas le droit d'y entrer, car il voulait respecter sa femme et il aimait passionnément ta mère. Personne n'a jamais vu ce jardin-là. Elle nous a dit qu'elle avait plusieurs roses, et que sa couleur préférée, c'était le rose, comme ses fleurs, m'affirma t-il. Séduit par les paroles de grand-père, je voulais tout de suite savoir s'il y avait des photos du jardin secret de ma mère, j'ouvris l'album. En premier, il y avait une grande photo du mariage de mes parents. Je les voyais pour la première fois. Ma mère, toute souriante, la tête sur l'épaule de papa, était très belle dans sa robe de mariée, toute blanche. Elle me ressemblait très fort, les mêmes yeux marron maquillés, le nez droit, la bouche lippue nappée de rouge à lèvre, et le visage ovale couvert de poudre à fard. Autour de son cou, elle avait un magnifique collier de perles blanches et brillantes. Elle était brune, comme moi, mais elle avait de longs cheveux bouclés qui dégringolaient sur ses épaules. Elle portait un chapeau blanc. Moi, j'avais les cheveux bouclés courts, la peau bronzée comme elle, pourtant, je trouvais que ma mère était très mince. Maman. Mon père, en smoking noir, était brillant, lui aussi. Très heureux, il souriait en tenant le bouquet de fleurs, roses bien sûr. Il était aussi brun, mais ses cheveux étaient coupés courts, et j'ignorais s'ils étaient bouclés ou pas. Maigre, comme moi. L'homme avait les yeux bleus, le visage chevalin avec un nez droit, comme ma mère et moi. Papa avait aussi la peau bronzée comme nous. Je trouvai cela vraiment amusant que nous nous ressemblions, tous les trois. J'aimais tout de suite mes parents. Un nouvel amour était arrivé en moi quand je vis cette belle photo. Papa. Maman. Derrière les heureux mariés, il y avait une maison que je n'avais jamais vue, mais je ne la voyais pas bien, car on photographiait seulement mes parents et pas la maison ! Je levai mes yeux de l'album, je vis que grand-père avait pris une chaise et s'était assis devant moi. Il attendait sans doute des questions. Grand-mère était toujours en train de me fixer. - Dis, je n'ai jamais vu la maison qui est derrière papa et maman, à qui appartient cette maison ? demandais-je à mes grands-parents. C'est Grand-mère qui me répondit: - Mon petit chéri, c'était la maison de tes parents. Je ne disais rien, donc je continuai à regarder les photos. Je tournai lentement toutes les pages de l'album. J'y vis toute la vie de mes parents. Ils avaient vécu heureux. Les photos que j'avais vues, c'était celles de la maison et ses pièces. Dans leur garage, il y avait un 4x4 rouge. Je savais qu'il appartenait à mon père car c'était un reporter journaliste. Mais il n'informait que sur les gens, la vie des animaux et la pollution de notre planète. Encore des photos de mes parents, ma naissance, des photos de mes grands-parents maternels et paternels, le mariage de mes parents, une seule photo de mes parents qui s'embrassent sur la bouche, et une autre où ma mère est assise sur un cheval de manège, et papa, debout à côté d'elle, on dirait qu'il lui fait la cour, des photos de moi, bébé.. Puis cela s'arrêta à une seule photo de papa, maman et moi, dans leurs bras. Je crus que c'était notre dernière photo, tous les trois, avant l'accident de voiture. Je fermai l'album photo rose. J'avais remarqué qu'il y n'avait pas de photo du jardin secret de Mélissa. C'était dommage. (Mélissa, c'était le prénom de ma mère; et celui de mon père, c'était Einstein.) Je commençai à me poser plein de questions, en regardant mes grands-parents. J'étouffais, car il faisait trop chaud dans la pièce. Grand-père me regardait comme s'il espérait quelque chose, et grand-mère, toujours le même regard vers moi. - Merci de m'avoir montré cela, affirmai-je. - De rien ! Mon grand, répondit mon grand-père. Ma grand-mère alla dans le salon pour lire ses magazines. Et mon grand-père se leva en reprenant l'album et le rangea à sa place habituelle. Je ne savais pas quoi faire. Donc je lançai à grand-père : - Je vais faire une petite balade, ça me fera du bien. - D'accord, Victor, mais ne rentre pas trop tard, me répondit grand-père Toujours les même paroles, chaque fois que je sors! chapitre 2 - Un nouvel amour est né en Victor en voyant ses parents sur des photos. Pendant que je me baladais, je pensais à beaucoup de choses, en regardant distraitement autour de moi. Des questions me trottaient en tête. Mes parents étaient-t-ils vraiment morts dans un accident de voiture ? C'était injuste qu'ils soient morts, car je les voyais vraiment très heureux. Pourquoi cet affreux drame qui détruisit tout ? Mes grands-parents ne me disaient jamais grand chose sur l'accident. Pourquoi ? Peut-être qu'ils ont été blessés de perdre leur fils et leur belle-fille. Mais ce n'était pas normal. Et pourtant, j'avais vraiment l'impression qu'ils me cachaient quelque chose. Je me rappelais qu'une fois, grand-mère m'avait dit que mon père avait bu, ce qui avait causé le drame. Mais je ne la croyais pas, plus maintenant car sur les photos, mon père n'avait pas l'air d'un alcoolique. Soudain, je m'aperçus que je gâchais ma balade en me mettant ces questions-là en tête. Des questions du passé de mes parents. À présent, je voulais tout savoir. Tout, sur la mort de mes parents. Je voulais tout tenter. Même de convaincre mes grands-parents de me dire tout. J'étais assez grand de comprendre, j'avais le droit de tout savoir, non ? Quinze ans, c'était quand même un bon âge de tout comprendre. J'étais un adolescent, pas un enfant. Ca faisait déjà longtemps que j'avais quitté mon enfance, et que j' « apprenais » à devenir un adulte. Un vrai homme. Grand-père devait me comprendre. J'avais décidé à ce moment-là que je n'abandonnerai jamais, ni baisserais les bras avant d'avoir tout su la vérité. Je devrais aller jusqu'au bout. Et je commençai à m'apercevoir qu'aussi, j'étais peut-être « un enfant victime du mensonge. » Le mensonge, le mot qui faisait trembler les murs. Mensonge.Je détestais le mensonge. Quatorze années de mensonge. C'était vrai ou pas ? J'avais vraiment besoin de connaître la vérité et d'être rassuré. Rien que ça. J'étais plein de volonté et j'avais une grande confiance en moi, donc je n'avais pas peur. Aller jusqu'au bout. Ce jour-là, je n'avais plus envie de rentrer chez moi. Plus du tout envie. Mes grands-parents allaient s'inquiéter, mais tant pis, car ils devaient comprendre cette fois-ci. Je me souvenais de toute mon enfance, grand-père m'emmenait toujours près du Lac Terschelling, et il m'avait montré une petite cabane à l'abandon. Je décidai de m'y réfugier. Pas de problème pour moi, car je connaissais très bien la région que j'explorais depuis tout petit, donc je ne risquais pas de m'y perdre, même pendant la nuit. Je marchai longtemps dans des petits chemins interdits aux véhicules, remplis de cailloux que j'attrapai toutes les cinq minutes dans mes vieilles baskets. J'étais en short beige, et en chemise blanche aux manches courtes (genre tee-shirt.) Il faisait très chaud, même si la nuit commençait à couvrir le ciel. Je n'avais pas de montre, donc je ne savais pas quelle heure il était ; je ne portais que quelques bracelets brésiliens. Pendant que je marchais, mes questions sur la mort de mes parents avaient déjà envahi ma tête. J'en pouvais plus de vivre. J'avais tellement besoin d'amour, de tendresse venant de mes parents. Pourtant, mes grands-parents avaient remplacé mes parents, mais c'était différent. La tendresse, l'amour qu'ils m'avaient donné étaient différents de ceux de mes parents. Je cherchais pendant longtemps un souvenir de moi, bébé avec mes parents jusqu'avant leur «mort». Enfin, je fus arrivé au lac. Il était tout bleu, brillant sous la lueur du ciel foncé, et entouré de roches glissantes, de chemins, de vieilles barques abandonnées, mais il n'y avait pas de déchets, heureusement que dans ma région, on respectait la nature. Là je me promenai lentement sous la lune toute ronde, blanche et brillante. Je commençai à remarquer que c'était vraiment la nuit et qu'il devrait être vraiment tard. Là j'aperçus enfin une vieille cabane. Ah, la bonne cabane n'avait pas changé ! En état piteux, la cabane était toujours aussi résistante, très bien construite, malgré ses bois devenus verts. Sur la porte de la cabane, il n'y avait jamais eu de poignée. Seulement une simple serrure. Mais elle n'était jamais fermée à clé. Je poussai ; ma main fut vite sale, couverte de poussière. La porte s'ouvrit avec un énorme bruit, un gros grincement, mais ce n'était pas grave, personne n'avait entendu. J'observais lentement, mes yeux allaient de gauche à droite et de bas en haut, ce qui était dans la cabane. Il y faisait très sombre, et on ne voyait qu'un peu de lumière venant d'une fenêtre, à cause de la lumière des étoiles et de la lune. Je ne savais plus quoi faire. Je n'avais qu'à attendre Grand-père, qui connaît aussi bien la région que moi, il faisait toujours tout pour me retrouver. J'avançais lentement en entrant dans la cabane. C'était vide, il ne restait qu'un vieux tabouret à moitié abîmé, devant la fenêtre et je m'y assis. Pendant quelques heures je restai comme ça, planté en fixant la fenêtre pour observer les étoiles. Comme j'étais en manches courtes, ce soir-là, le froid commença à envahir mon corps, et je frissonnais déjà un peu. Malgré tout, la fatigue m'envahissait aussi. Je commençais déjà à m'endormir paisiblement. Soudain, un bruit de moteur d'un véhicule me fit sortir de mon sommeil léger en sursautant. Je levai les yeux vers la fenêtre. Il faisait déjà très sombre, il devait être environ minuit. A la fenêtre, je vis Grand-père sans être surpris, descendre du 4x4 vert, et puis j'entendis qu'il cria : - Victoooooor! Où es-tu? A présent, je savais ce que je devais faire. Je criai à mon tour : - Je suis là Grand-Père! - Ah! Reviens! Ta grand-mère et moi on s'est inquiété pour toi. Qu'est-ce qui t'as pris de faire une fugure? se fâcha Grand-père en devenant tout rouge. - Calme-toi, Grand-père, écoute, je suis vraiment crevé, un bon lit m'attend et on en parlera de ça demain, d'accord ? Répliqua-je. Le silence revenait. Mon grand-père était sans doute en train de réfléchir. Je sortis de la cabane en me dirigeant vers grand-père qui allait s'approcher de la cabane. En me voyant, il s'écria : - Hum. Bon d'accord, monte dans le 4x4 et plus vite que ça ! Attends-moi, j'appelle ta grand-mère avec le portable pour la rassurer. Grand-père avait compris que j'avais raison, il était trop tard pour s'expliquer et il valait mieux ne pas en faire des histoires ! chapitre 3 - Victor a fait une fugue, mais heureusement que son grand-père l'a retrouvé en plein milieu de la nuit Le lendemain matin, je me réveillai de bonne humeur. Dans ma tête, je me disais que ça allait être une bonne nouvelle journée avec notre ami, le soleil. Ce que j'avais fait hier soir, avait réussi. J'avais effrayé mes grands-parents, et j'étais sûr qu'ils allaient pouvoir me donner plus d'informations sur la perte de mes parents, à cause de ça, ils me comprendront. Je m'habillai en vitesse et descendis prendre le petit déjeuner qui était toujours prêt pour moi. L'odeur arriva dans mes narines et je sentis une senteur si délicieuse, chaque matin ma grand-mère me préparait des oufs au plat, des tartines grillées, beurrées avec du chocolat ou de la confiture, un yaourt et pour digérer le tout, je buvais un verre de jus de fruits. Il faut dire que je suis plutôt un adolescent différent des autres, j'adorais manger équilibré, et je détestais les chips, le coca-cola, etc. Heureusement que j'avais des amis qui respectaient mes goûts, malgré tout. Quand je suivis l'odeur jusqu'à la cuisine, la pièce toute blanche comme un laboratoire, mais éclairée par les rayons du soleil, je retrouvai mes grands-parents assis à la table en bois. J'avais déjà compris qu'ils voulaient discuter de ce qui s'était passé hier soir. Mais je voulais d'abord déjeuner, puis parler de ça. Je lançai rapidement: - Je sais ce que vous attendez, mais laissez-moi au moins d'abord bouffer mon p'tit déjeuner habituel ! - Mais.. Nous n'avons rien dit ! répondit grand-mère, l'air ahuri. - Peut-être, mais ça se voyait sur vos visages ! répliquai-je, un peu vexé. - Bon, ça va, nous avons compris ! Prends le temps de manger et puis, calme-toi, je n'ai pas envie de commencer un problème de communication avec toi ! Tu comprends, Victor ? s'exclama Grand- père. - Oui. répondis-je, un peu gêné d'avoir agi sans réfléchir. Le temps d'avaler mon petit déjeuner, je m'étais calmé, devant ce vieux couple. C'est le vieil homme qui lança la discussion. Je me concentrai, en réfléchissant déjà aux questions que je pourrais poser calmement et j'avalai mon jus de fruit. - Bon, Victor, il est temps de s'expliquer. Pourquoi as-tu fait une fugue hier soir ? Nous n'avons aucun problème entre nous ! s'exclama le vieil homme, qui allait devenir rouge comme une tomate, mais je voyais bien qu'il essayait de se calmer, lui aussi. - Désolé si je vous ai fait une peur bleue, mais c'est à cause de mes parents. répliquai-je franchement. Surpris par ma réponse, mes grands-parents se regardèrent avec des yeux ahuris - Chéri, que veux-tu dire ? me dit Grand-mère en me regardant avec des yeux tristes et anxieux. - Vous m'avez menti sur la mort de papa et maman. m'écriai-je. - Comment tu le sais ?? lança Grand-père, en haussant sa voix, avec un nouvel air bizarre que je n'avais jamais vu, venant du vieil homme. Je réfléchis un instant, ensuite, je répondis : - Je sais bien que c'est dur pour vous. Mais toi, Grand-mère, tu m'as dit un jour que mon père avait bu, ce qui avait causé l'accident de voiture, mais je ne te crois plus, car j'ai vu pour la première fois des photos de papa et maman et j'ai remarqué que mon père n'avait pas l'air d'un alcoolique ! Grand-mère tenta de s'expliquer, car je l'avais un peu blessée, mais je continuai quand même : - Je suis un enfant victime du mensonge, vous entendez ! Je veux la vérité, je suis assez grand pour comprendre, j'ai quinze ans, m'enfin ! Maintenant je veux la vérité et dites-moi pourquoi vous m'avez menti et caché cela ! Le silence régnait dans toute la cuisine, et on n'entendait qu'une mouche voler et qui faisait sans cesse : « BBBZZZZZZ... BBBZZZZZZZ....... » C'est enfin grand-mère qui répondit à mes questions : - Victor, ton Grand-père et moi on a honte, vraiment on a eu honte de ne rien te dire, mais c'était Einstein, ton père qui le souhaitait vraiment... Grand-père continua : - C'est une histoire vraiment longue.Tiens, je te la raconte maintenant, pour que tu comprennes encore mieux, mais il faudrait faire aussi des recherches ! - Je suis prêt à tout ! Même pour découvrir toute la vérité, puisque je le souhaite vraiment ! m'écriai-je. - Très bien, Victor, comme tu veux, je comprends très bien pourquoi tu as fait une fugue, petit voyou, va ! Mais bon, oublions ce qui s'est passé hier soir ! Je ne disais rien, puisque j'étais déjà prêt à écouter. Ma grand-mère ne bougea pas d'une semelle, elle était toujours sous le charme de Grand-père, qui racontait si bien les histoires mystérieuses : « Quand tes parents n'étaient que des adolescents de 16 ans, ils s'étaient rencontrés pour la première fois grâce à un bal organisé par la célèbre jardinière Maria Morgenstern, et ce fut le coup de foudre entre eux. Ta mère était vraiment une belle jeune fille, et tous les garçons tombaient à ses pieds ! Et ton père, un brillant jeune homme qui te ressemble vraiment, tu es tout le portait de ton père, Victor ! Ils ne se quittaient plus d'une semelle, leur passion l'un pour l'autre, devenait de plus en plus forte. J'étais au courant de cette relation qu'avait mon fils, que j'acceptais très bien, Mélissa était vraiment adorable, et même si cela m'agaçait parfois de les voir toujours collés l'un à l'autre, j'acceptais leur amour. J'avais appris que ta mère venait d'une famille vraiment spéciale, ils possédaient un pouvoir, mais je pensais toujours que c'étaient des bobards. 7 ans plus tard, ils se marièrent, puis tu as vu le jour. Mais à ta naissance, ta mère avait eu des problèmes avec sa famille et elle avait rompu toute relation avec elle, sauf avec la sour de ta mère, ta tante, Léa. Je sais que je ne t'avais jamais parlé d'elle, mais tu ne me demandais jamais si tu avais des tantes ou des oncles. J'ignorais ce qui se passait, Einstein ne voulait jamais rien tout me dire sur elle et sa famille, mais je le comprenais très bien, c'est parce qu'il tenait trop à ta mère. Je trouvais qu'ils exagéraient, mais bon.Quand tu eus un an, une mystérieuse maladie inconnue a frappé ta mère. Elle alla à l'hôpital pendant quelques jours, avec une fièvre qui montait jusqu'à 42° ; elle transpirait, pleurait, déprimait, et délirait comme une folle dans son lit. J'avais tant de la peine pour elle. Tout le monde pleurait pour elle, surtout ton père. Il ne savait pas ce qu'il allait faire si un jour, si son âme sour disparaissait. Il était tout le temps à l'hôpital pour lui tenir compagnie, mais Einstein m'avait dit qu'avant cette maladie, Mélissa t'avait déjà confié à Léa. C'est là que j'ai commencé à ne plus comprendre mon fils. Il avait vraiment changé, je ne l'avais jamais vu comme ça. Malheureusement, Mélissa mourut sous ses yeux. Personne n'avait jamais pu guérir cette maladie inconnue. Les médecins furent désolés, ils ne comprenaient non plus. C'était vraiment une triste et mauvaise nouvelle, la fin d'une belle histoire d'amour entre Mélissa et ton père. Léa, elle, était comme ton père, mais j'ai eu l'impression qu'elle n'en faisait pas vraiment un drame, pourtant, elle s'occupait vraiment très bien de toi, c'était un vrai ange aux doigts de fée. Depuis la mort de cette pauvre femme, nous n'avons plus vu ton père, il avait disparu, envolé ! Mais, un soir, il est venu chez nous avec toi, dans ses bras, il avait vraiment l'air fatigué, les yeux gonflés, les cheveux en pétard, il ne s'était pas rasé, et ses vêtements étaient sales, déchirés. On aurait dit qu'il avait passé plusieurs nuits dans le bois des Pyrénées. Einstein nous avait supplié qu'on s'occupe de toi, Victor. Car ta tante Léa avait disparu. Il a refusé de nous en dire plus, mais il a promis que tu saurais tout ce qui s'est passé quand tu aurais l'âge de comprendre. Mon fils a affirmé qu'il a écrit un journal de bord pour toi, depuis ta naissance. Toutes les explications y sont, et je me souviens des derniers mots qu'il a dit, avant de partir, en te mettant dans les bras de ta Grand-mère : « Victor ne doit rien savoir ! Dis-lui toute la vérité quand il sera grand ! Inventez un bobard qui pourrait le faire croire que ses parents sont morts dans un accident, que j'ai bu, .etc. Prenez bien soin de Victor ! Je vous aime, maman, papa et Victor ! Adieu ! » Et il est parti, comme un fou, en courant. J'étais très surpris, et Grand-mère aussi. On avait compris qu'Einstein ne reviendrait plus. Plus jamais. Il était peut-être allé rejoindre Mélissa au ciel. Mais nul ne sait comment et pourquoi. On a versé beaucoup de larmes sur toi, qui criait tout le temps, tu sentais sans doute l'absence de tes parents. Je n'ai jamais trouvé le journal de bord. J'ai pensé faire des recherches, mais j'ai préféré que ça soit toi qui les fasses. Tu en es capable, Victor, car tu es plein de volonté, et je suis sûr que tu as hérité de la volonté de ta mère ! Je suis vraiment désolé de t'avoir caché toute la vérité, mais je n'avais pas le choix et c'était ce que souhaitait Einstein. Voilà, tu sais tout. Enfin, presque. » ..... Quand Grand-père eu terminé son récit, j'en restais vraiment bouche bée. J'étais choqué. Comment cela peut-il être possible ?? Je n'arrivais pas à le croire. On se croirait dans un film ou un roman ! Mais c'est la vérité, c'est la vérité. - N'hésite pas à me poser des questions, si tu veux en savoir plus ou que je t'aide un peu dans tes recherches. s'écria Grand-père. - Eh ben, j'en ai une. Comment vais-je commencer mes recherches ? Je le souhaite vraiment ! Y-a-t-il des indices ? répondis-je calmement. Silence.. Silence. Ah ! C'est Grand-mère qui me répondit : - Victor, viens, j'ai un indice qui peut suffisamment t'aider un peu, j'en suis sûre. Suis-moi. - D'accord. répondis-je. Grand-père nous suivit. La vieille femme m'emmena dans le grenier. Une vraie brocante. Tout était sale, plein de poussière. Elle ouvrit une vieille armoire en ruine, donc fragile. Avec ses mains toutes ridées Grand-mère tira doucement la porte de l'armoire. Quand ce fut ouvert, elle prit un bocal, rempli d'eau, et une rose. Une rose et de l'eau ? Bizarre, car si le bocal était resté longtemps dans l'armoire, la rose aurait fané et l'eau aurait été évaporée. Grand-mère affirma en me confiant le bocal : - C'est une rose que Melissa nous avait offerte. Elle vient sans doute de son jardin secret Mais nous nous sommes aperçus que la rose ne fanait jamais et que l'eau ne s'évaporait jamais, et nous avons eu peur, alors nous avons mis le bocal ici. Ton Grand-père commençait à croire que les bobards qu'il avait entendus, étaient sans doute vrais : La famille de ta mère avait un pouvoir. Et ta mère l'avait sans doute aussi, les roses vivaient longtemps probablement à cause de ce pouvoir. Mais nous n'en sommes pas sûr ! Voilà, c'est tout. Courage, Victor ! Grand-père m'affirma que c'était vrai, après que la vieille femme eut terminé. Je descendis avec eux jusqu'au rez-de-chaussée. La rose, un indice. chapitre 4 - Victor arrivera-t-il jusqu'au bout de ses recherches avec une rose ? On le saura en lisant la suite. Je me demandais si je pouvais réussir avec une seule rose. Je pensai que c'était impossible. Bien sûr que cela pourrait peut-être servir, mais pas pour le début de mes recherches. J'allai dans ma chambre, avec le bocal, et je le mis sur la table de nuit près de la fenêtre, devant mon lit. Je m'allongeais lentement et silencieusement sur mon lit en bois, avec un matelas très mou. Chaque fois que j'y étais, j'avais toujours l'impression d'avoir été « avalé » par le lit ! Mais j'adorais mon lit. En regardant la fenêtre, je caressai tendrement ma couverture, avec des dessins de chats et de chevaux, avec l'arrière-plan blanc. Le temps passait lentement, et je continuais comme ça. Soudain, j'eus un tilt dans ma tête ! Les photos ! Le mariage de mes parents.Derrière eux. Leur maison.. Youpi ! Je décidai d'explorer l'ancienne maison de mes chers parents. J'étais sûr que je trouverais peut-être ce fameux journal de bord de mon père dont me parlait Grand-père. Et même, j'en profiterais pour visiter le jardin secret de Mélissa, ma chère tendre mère. Ravi d'avoir une piste, je sautais rapidement de mon lit et descendis comme un fou. Je faillis tomber dans l'escalier ! Mais heureusement qu'il y avait une rampe et je m'y étais raccroché automatiquement. Grand-mère avait entendu un gros bruit venant de l'escalier (c'était moi, bien sûr !) et elle était intervenue en me voyant dans l'escalier : - C'est toi qui as fait ce gros bruit ! Mon coeur a failli lâcher ! Qu'est-ce qui se passe, Victor ? Réclama la vieille dame. - Ah ! Grand-mère ! Tu arrives au bon moment-là ! lâchai-je. - Mais, qu'est ce qu'il y a ? Calme-toi un peu, viens tout de suite dans le salon! ordonna la vieille femme. J'obéissais. Je trouvais que j'avais été un peu fort, là. Je m'étais calmé, puis on avait commencé à discuter. - Bon, je t'écoute, Victor. commença Grand-mère. - Je crois que la rose ne me suffit pas comme indice. Peux-tu me dire où habitaient mes parents ? Tu te souviens, la maison, derrière maman et papa sur la photo de mariage ? demandai-je. - Ah, oui, oui je me souviens ! Mais qu'est-ce que tu vas faire si tu as l'adresse? questionna la femme de mon Grand-père. - Ben, c'est pour mes recherches. répondis-je. - Ah ! Je vois ! Tu es un petit malin ! Je t'imagine devenir un grand détective.. Je t'adore, tu sais, chéri ! approuva-t-elle. - Grand-mère ! criai-je. - Oh ! Pardon, mais je suis si heureuse pour toi ! Mais je ne sais plus où est notée l'adresse. Attends, je vais appeler ton grand-père ; Il est dehors, en train de couper du bois. lança la vieille femme. - Non ! Tu as des jambes trop faibles, je vais le faire. m'écriai-je. - Tu es gentil.. me répondit-elle. J'appelai tout de suite le mari de Grand-mère, et il arriva rapidement. Grand-mère lui expliqua tout ce que je voulais. En me regardant, un sourire lui vient sur ses lèvres et il disparaît de la pièce. Plus tard, il revint, avec un papier. - Voilà, j'espère que c'est la bonne ! lança Grand-père, en s'avançant vers moi. Il me tendit le papier en me disant : - C'est Rue de la belle nature, à Boismortier. C'est loin ! Mais je veux bien t'y emmener demain, tu peux y rester une journée, Grand-mère préparera des provisions pour toi. La maison n'est pas à vendre, car ton père ne voulait pas, elle est à l'abandon à présent. Mais une fois par an, je vais là-bas pour vérifier s'il n'y a pas des personnes qui y logent. s'écria Grand-père. Je regardais mes grands-parents, et je les embrassai tous les deux en disant : - Super ! Vous êtes des grands-parents supers ! Le lendemain, Grand-mère me tendit les provisions, et je partis tôt, à huit heures du matin, avec Grand-père et son 4x4 vert. Quelques temps plus tard, après deux heures de route, on fut arrivé à Boismortier, puis dans la rue de la belle nature, ensuite on arriva au numéro 25. Celle de mes parents. Je n'avais pas eu le temps d'observer la maison, déjà Grand-père m'affirma : - Bonne chance, fiston, je te fais confiance. Passe une bonne journée et je viendrai te rechercher ce soir à onze heures du soir. Ca ira ? - Ouais, ça ira. Merci Grand-père, tu es formidable. - De rien, mon grand. J'ouvris la portière du véhicule, la refermai ensuite, j'agitai ma main pour dire au revoir au vieil homme qui s'en allait. Je me retournais vers la maison. Elle était peinte en orange, décorée avec de fleurs ; des tulipes, des roses, .. De toutes les couleurs. Les portes et fenêtres peintes en bleu. La maison était isolée des maisons voisines. J'avançai lentement vers le petit escalier, allant jusqu'à la porte d'entrée. La porte était ouverte. J'ouvris tout de suite. Je visitai rapidement toute la maison. Une vraie grande merveille, avec trois étages, une cave et un grenier. 4 chambres, deux toilettes, 1 salon, 1 cuisine, 1 salle à manger, 1 véranda, 2 salles de bain, . J'étais vraiment ému, car les meubles, accessoires, y étaient toujours, pas abîmés et sans poussière ! Incroyable ! En visitant mieux tous les étages, mes yeux étaient devenus de plus en plus grands, et j'étais encore plus stupéfait. au deuxième étage, je découvris une belle chambre, presque en désordre avec des jouets d'enfants. Elle était peinte en bleu clair, décorée de nuages blancs avec des images adorables et agréables. Puis, je vis un lit de bébé. C'était sans doute ma chambre. Quatorze années que je n'y étais plus. Des larmes chaudes commençaient à couler sur mes joues toutes rouges. J'avais trop d'émotion. chapitre 5 - La rose ne sert à rien. Victor a enfin connu la maison de son enfance vers l'âge d'un an. Je laissai mon sac avec les provisions, dans «ma» chambre. En séchant mes larmes, je me disais qu'il fallait faire vite, car je n'avais qu'une journée pour fouiller. Je passai environ deux heures à chercher le journal de bord. Mais deux heures sans succès. J'avais fouillé à fond dans chaque pièce, dans les armoires, tiroirs, etc.. Rien ! Je fus déçu. Qu'est-ce que je pouvais faire ? Je me sentais découragé, alors que je m'étais promis de ne jamais laisser tomber. Je fis alors un effort pour continuer. Mais toujours rien.. Il était déjà midi et demi, j'avais déjà faim. Je retournais dans ma chambre, en prenant mon sac, je vis par la fenêtre qu'il faisait beau, avec une chaleur moyenne. Donc je décidai de manger dehors, et tout à coup, je pensai au jardin secret de Maman ! Mais oui. Peut-être que.. Mais je préférai manger d'abord puis commencer. Comment avais-je pu oublier ?? C'était par-là que j'aurai dû commencer à fouiller ! Quel imbécile, j'étais ! J'avais rapidement trouvé la porte du jardin «de tout le monde» au rez-de-chaussée. Une vraie jardinerie ! Rien que des fleurs: tulipes, marguerites, jonquilles. Mais pas de roses, rien. Il y en aurait peut-être seulement dans ce mystérieux jardin que j'aimerais explorer pour enfin trouver le journal de bord. Je déjeunais calmement par terre, éclairé par les rayons du soleil, heureusement que j'avais des lunettes de soleil. Soudain, j'entendis un bruit bizarre, et j'eus envie d'aller voir ce que c'était, j'abandonnai mon sandwich au jambon-fromage à moitié croqué qui commençait à attirer les oiseaux gourmands.. Mais ce n'était pas grave, justement, je n'avais plus faim. Je suivis le bruit qui continuait tous les deux secondes. Je fus obligé de traverser toutes les fleurs, mais de peur d'écraser les belles fleurs de Maman, je pris un autre raccourci, un petit chemin. Je marchais, marchais, puis j'aperçus que le paysage avait changé. C'était comme en Amazonie, une vraie jungle ! Je commençai à avoir peur de franchir cet endroit inconnu.. Je me retournais, je ne vis plus le jardin de la maison.. Rien que le chemin que j'avais parcouru. C'était bizarre, car quand j'étais venu avec grand-père en voiture, je voyais déjà de loin la maison, mais pas un si long chemin ! Ca vient sans doute de la magie de maman ! Brr.. Après, j'arrivais à un endroit qui ressemblait à une clairière.. Oooh. Je faillis m'évanouir.J'avais découvert un grand jardin couvert de fleurs, mais rien que des roses, roses. Soudain, le paysage devenait rose lentement. Stupéfiant ! Restant planté là à l'entrée de la clairière, avec la bouche bée.. Je n'arrivais pas à y croire. Ca ressemblait à l'ouvre d'une fée ! Oui.. Fée ! Maman était une fée.. Je frottai mes yeux, me pinçant pour savoir si je n'étais pas en train de rêver ! Tout à coup, une voix me fit sursauter ! C'était une très belle voix, si douce.. Je me tournai dans tous les sens : qui était en train de me parler ? A ma droite, je vis.. Une jeune femme très belle.. dans sa robe de mariée.. Elle ressemblait à ma mère.. Je lançai tout de suite sans réfléchir : - Oh ! Maman, ce n'est pas vrai.. Tu es vivante ! La créature ne répondit pas, et ne me rendant compte de rien, je courus tout de suite vers elle pour l'embrasser, mais elle me repoussa. Je fus très surpris.. Je m'éloignai tout de suite d'elle.. Deux secondes plus tard, j'observai «Maman» longtemps. Sa robe se transforma lentement en une mini-robe verte aux fines bretelles comme un débardeur. Sa peau toute bronzée, fut changée en une peau très verte.. Ses longs cheveux bruns et bouclés, devenaient verts plus foncés que sa peau, avec des boucles encore plus joliment bouclées, des mèches rouges accompagnèrent cette chevelure verte.. Ses oreilles commencèrent à s'allonger.. Et furent des oreilles de lutins.. J'observais ensuite ses pieds, rien que des petits chaussons verts et foncés.. Soudain, de son dos, je vis apparaître des ailes. Des ailes magnifiquement bien dessinées, mais transparentes, avec des traits verts.. J'étais encore bouche bée. Cela correspondait à une fée. Vraiment à une fée. Je ne pensais à rien.. Ce n'était plus Maman. Alors qui ? Soudain, cette créature aux magnifiques yeux verts et maquillés me lança lentement, pour ne pas me faire peur: - Bonjour Victor, approche près de moi. N'aie pas peur, je lis dans tes pensées, tiens donc, je suis Léa, la soeur de ta mère. Tu le sais. - Comment ça ? C'est toi Léa ? questionnai-je. - Oui. Je comprends très bien ce que tu es en train de ressentir là. Laisse-moi te regarder un peu. Ca fait si longtemps que je ne t'ai plus vu, tu n'étais qu'un bébé. m'affirma la créature. Cette «Léa» s'approcha de moi, et je la laissai toucher mes cheveux. J'étais toujours aussi surpris, elle avait un peu près la même taille que moi. Ensuite, elle me dit d'arrêter d'être surpris, d'être planté comme ça ici, et de la suivre. Je fis ce qu'elle me demandait. Elle me devait sans doute des explications. Je marchais avec elle, jusqu'à une maison, qui ressemblait à un champignon géant ! Elle me fit entrer dedans. C'était incroyable, car dedans tout était exactement la même chose que dans la maison ! Je savais ce que je devais faire à présent, aller dans le salon, mais les meubles n'étaient pas les mêmes, certains étaient vivants ! Une armoire me fit peur en criant : « Léa, que fait cet inconnu chez toi ? Pourtant tu sais que c'est interdit ! » Léa lui ordonna de se taire et l'armoire obéit automatiquement. Je voulus m'installer sur une chaise en bois, mais j'hésitai parce que j'ignorais si la chaise était vivante ou pas. Léa avait lu ce que j'étais en train de penser, elle m'affirma que la chaise n'était pas vivante. Rassuré, je m'assis. Et Léa fit apparaître un nuage vert avec sa baguette magique et elle s'installa dessus. - Sache que je suis vraiment Léa. Mais je ne t'en dirai pas beaucoup plus, car je vais te donner le journal de bord, puisque je l'ai. me prévint Léa. - Quoi ? Pas possible ! criai-je. - Si. insista-t-elle. - Donne-le-moi, s'il te plaît maintenant. suppliai-je - Après.. Mais enfin, calme-toi ! ! Ecoute-moi d'abord ! me dit-elle. - Excuse-moi. lui répondis-je. « Bon. Comme tu l'as pensé, ta mère était une fée. Nous étions quatre soeurs qui se ressemblaient toutes, mais nous étions nées à différentes dates ; et Mélissa était la plus jeune. C'était la rêveuse, une vraie fée avec de doigts de fée et une main verte. Elle voulait surtout découvrir le monde des humains.. Elle n'avait que seize ans. Mais la loi des fées l'interdisait car elle risquait de détruire la culture des fées, et aussi les gens risquaient de ne plus croire aux contes de fée, de n'avoir plus de rêves, et ils ne verraient plus la vie en rose. Ca risquait de devenir un monde triste rien qu'avec du gris et noir. Mais malheureusement.. Ta mère n'avait pas respecté cette loi, elle s'était transformée en une humaine, avait participé à un bal où ce fut le coup de foudre entre elle et ton père, et depuis, elle était toujours restée sur terre.. Mais de temps en temps, elle nous rendait visite discrètement. Le gouvernement des fées l'avait appris, furieuses, les vieilles fées décidèrent de jeter un sort à Mélissa, mais comme elle était trop jeune pour mourir, le gouvernement laissa une chance à ta mère. Mais quand ta mère fut mariée et enceinte de toi.. Alors le sort fut jeté méchamment un an après ta naissance.. Voilà d'où vient cette mystérieuse maladie inconnue du monde humain.. La maladie était inventée par les vieilles fées. Je suis vraiment désolée si tu l'apprends. Mais j'ai réagi quand j'ai appris la mort de ma chère soeur, je trouvais que le gouvernement était trop sévère et n'avais pas de pitié, j'ai pensé à toi, alors je suis venue sur terre, m'occuper de toi.. J'étais si fière.. Je pensais souvent que Mélissa serait fière de toi, et de moi.. Je l'aimais tant.. Mais un jour, j'ai été obligée de partir dans mon monde, car on m'avait confié une mission de fée.. Je n'avais pas le choix.Pardon de t'avoir laissé là pendant quatorze années.. Mais quand tu eus quinze ans, je suis revenue sur terre vivre dans le jardin secret de ta mère, qui n'était qu'une petite partie du monde de fée.. Voilà tu sais tout.. » me raconta, Léa en ayant déjà les yeux qui se remplissaient de larmes. Ce n'était pas possible.. Maman, morte à cause de cet affreux drame.. Les larmes remplirent aussi mes yeux. Léa me prit dans ses bras.. Et nous pleurions tous les deux, Léa caressait tendrement mes cheveux avec ses mains, j'adorais ça. Dans mes sanglots, je réussis à affirmer quand même : - Mais.. Et Papa.Il savait tout ? Léa sécha ses larmes et ne répondit pas. Mais elle fit apparaître le journal de bord ! C'était un magnifique cahier décoré avec de fleurs. En souvenir de Maman.Il y avait une étiquette notée «Journal de Bord : écrit par moi-même, Einstein, père de Victor pour mon fils Victor.» Léa me laissa ouvrir le journal de bord et quitta le salon. chapitre 6 - Victor connaît la fin dramatique de sa mère. S'en sortira-t-il ? Le 15 juillet 1986 « Cher Victor, C'est merveilleux.. Ta venue au monde est vraiment un vrai bonheur pour Maman et moi.. Mais c'est à ta naissance que ta mère eut des problèmes avec sa famille, j'ignorais pourquoi, puisque je n'avais jamais vu cette famille-là, et du passé de Mélissa. Elle m'a tout avoué, qu'elle était une fée,.. Léa te l'a déjà dit sûrement. J'étais vraiment surpris, je ne la croyais pas, je pensais qu'elle était folle. Mais elle a pris son physique de fée, et là j'ai reconnu que j'ai eu tort de penser ça. Mais ta mère m'a pardonné.. C'est une femme que j'aime vraiment. Elle est la femme de ma vie, malgré tout. Toi, tu es le fruit de notre amour, nous ne te quitterons jamais, et si l'un de nous meurt, l'autre le suivra, j'espère que tu peux comprendre notre amour. Il est vraiment très fort, plus que tu le penses, mon fils ! Si Mélissa mourait, je ne pourrais pas me passer d'elle, je ne peux pas vivre sans elle, depuis que je l'ai vue pour la première fois, je ne l'oublierai jamais.. Elle est mon oxygène, tu comprends Victor ? Ne pense pas qu'on t'a abandonné, sache qu'on t'aimera pour toujours ! Pourquoi je dis si l'un de nous deux meurt ? Parce que je sais que ta mère est condamnée à mort par ces méchantes vieilles fées du gouvernement ! 15 décembre 86 Je dois avouer que c'est vrai, je n'écris pas beaucoup dans le journal de bord, mais Mélissa a appris qu'elle n'avait qu'un an à vivre, et elle est encore trop jeune pour mourir et puis tu es là, alors on voulait vraiment profiter cette année pour s'occuper de toi, t'aimer pour toujours, jouer avec toi, partir en vacances avec toi.. Je te promets que je n'oublierai jamais cette année-là, les bons moments qu'on a passés, tous les trois.. Je vais transmettre l'album photo rose, quand il sera complet. Tu nous verras là, vivants, les moments qu'on a passés. Tu pourras toujours autant le regarder et le regarder pour toujours, pour penser à nous. 24 avril 87 Plus qu'environ 3-4 mois.. Ta mère mourra. Je deviens vraiment déprimé.. Je ne sais pas comment je réagirai si elle meurt.. Oh ! Non, je ne pourrai plus m'occuper de toi. Pardon de t'abandonner maintenant, Mélissa t'a confié à sa soeur, Léa, bien sûr, tu la connais déjà. Tu nous manques tellement déjà. Mais sache toujours que nous t'aimons toujours les deux. Je ne cesse pas de répéter la même phrase, mais j'ai tellement peur que tu sois fâché contre nous deux.. Je veux vraiment que tu nous comprennes.. 20 juillet 87 NOOOOOOOOOOOOOOOOONNN ! Mélissa vient de mourir !!! Une maladie inconnue l'a frappée.. C'était sans doute la méchante punition... Ce n'est pas possible ! Je n'arrive pas à le croire!!! Déjà, je ne peux plus vivre sans elle.. Seulement cinq jours après ton anniversaire.. Oh ces s.... de fées ! Elles n'ont aucune pitié ! Non, non, non. Mélissa. Elle était si fragile.. Je l'aimais tant. Maintenant, je sais comment j'ai réagi ! Je réagis très mal. Ce n'est pas possible ! Pardon de t'abandonner encore. Mais je veux tellement rejoindre ta mère. Je pleure, pleure tellement.. Je déprime. 22 juillet 87 Mélissa. Déjà deux jours.Ma tête va éclater ! Les ennuis commencent.. Je ne m'occupe plus de moi ! Léa a une mission, elle est partie en te mettant dans mes bras.. Je ne sais plus comment te nourrir, te changer les couches.. Je vais te confier à Maman et Papa, tes Grands-parents. Je pars joindre ta mère. Je ne reviendrai plus jamais.. Pardon.. Mais tu ne peux pas apprendre maintenant ce qui s'est passé, tu es trop jeune ! Quand tu seras grand, tu connaîtras toute la vérité, c'est promis ! Sache que nous ne sommes pas morts dans un accident de voiture, je n'ai pas bu.. Mais nous sommes morts dans un accident d'amour. » chapitre 7 - Victor a presque terminé le journal de bord. Ses parents sont morts dans un accident d'amour Je fermai vite le journal de bord ! Non, non, ce n'était pas possible ! Je n'osais pas connaître la fin.J'avais.. J'avais des larmes qui ne cessaient pas de couler! Mes parents avaient connu une fin dramatique.. Un accident d'amour.. Papa avait raison.. Je pouvais les comprendre.. Je comprenais aussi leur amour si fort envers l'un et l'autre. Je serrais très fort le journal de bord contre moi.. Je n'avais pas remarqué Léa revenir dans la pièce.. Elle avait les yeux rouges, comme moi.. J'avais complètement oublié qu'elle lisait dans mes pensées.. Elle pouvait ressentir ce que je ressentais ! Elle m'affirma d'une voix brisée : - Je suis tellement désolée pour toi.. J'ai eu le même choc que toi quand j'ai appris le tout ! Mais écoute, . Il faut finir le journal de bord. Il le faut ! Je ne répondis pas, je fixai longtemps ses yeux verts en pleurant.. Je n'avais plus le choix.. Elle avait raison.. Il fallait que je termine le journal de bord.. Bref, je le rouvris. 23 juillet 87 « J'ai passé toute la nuit à répandre doucement les cendres de ta mère dans son jardin secret. J'ai osé, c'est vrai.. Je voulais tant que Mélissa repose près de ses chères roses.. Mais j'avais peur que des fées me découvrent, alors j'ai traversé toute la jungle avec toi. Pardon si tu crias tout le temps, tu pleurais tout le temps, mais je pouvais te supporter.. J'ai ressenti la douleur que tu avais, avec la sensation de l'absence de Maman.. Toi, tu peux aussi ressentir la douleur que j'ai, depuis la mort de ta tendre mère.. Je n'oublierai jamais son visage, toute souriante.. Elle me hante tout le temps.. Je dois la rejoindre.. Maintenant, je t'ai confié à mes parents. Ils voulaient tout savoir.. Mais je n'avais pas le temps. J'ai eu le temps de leur dire qu'il fallait que tu ne saches pas tout, etc.. Je suis parti en courant comme un fou dans la nuit sombre.. J'ai couru dans tout le jardin secret, c'est là que je vais rencontrer la mort. Adieu, Victor. Sache toujours que Mélissa et moi, Einstein, on t'aime pour toujours pour toute ta vie ! Tu es dans notre coeur.. Nous t'aimons dans notre coeur bien chaud ! Tu as beaucoup de place dans notre coeur. Pardon.. Adieu.. » Je fermai lentement le journal de bord. J'avais toujours des larmes qui coulaient sur mes joues.. Je connaissais la fin dramatique de mes parents.. Léa me serrait toujours dans ses bras. Soudain, la fatigue m'envahit.. Je m'endormis lentement dans les bras de Léa. chapitre 8 - Victor est bouleversé d'avoir appris toute la vérité - AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH ! me réveillai-je, en sursaut. Grand-père était à côté de moi. Je me calmai, j'observai la pièce où j'étais. J'étais chez moi, dans MA chambre ! C'était un rêve ? - Ah enfin ! Victor, deux jours que tu es malade, tu as dormi pendant deux jours ! Tu ne cessais pas de délirer ! s'exclama Grand-père. - Quoi ? Dis, tu te souviens, tu es venu me rechercher à l'ancienne maison de maman et papa avant que je ne sois pas malade ? questionnai-je. - Qu'est-ce que tu racontes ? Arrête, réveille-toi, tu as fait un cauchemar, c'est tout! approuva le vieil homme. - Un cauchemar ??? demandai-je. - Oui ! me répondit Grand-père. J'étais vraiment surpris.. Tout ça n'était qu'un bête cauchemar. Heureusement que j'étais dans la réalité, maintenant ! J'ai eu tellement peur, peur. En réalité, mes parents étaient vraiment morts dans un accident de voiture.. Ouf ! - Bon, habille-toi vite, fiston, viens déjeuner. Je préviens ta Grand-mère que tu es guéri ! Le vieil homme s'en allait de la pièce.. Je me pinçai, frottai mes yeux.. Quel affreux cauchemar j'avais fait ! Oh ! Je me levais lentement de mon lit, ensuite je vis par terre.. Horreur ! Une flaque de peinture rouge avec une rose et un petit message noté : «Nous t'aimons dans notre coeur!» Il n'était pas signé.. Je frottai encore mes yeux, puis la flaque disparut. J'étais bouche bée et stupéfait.. Je n'en croyais pas mes yeux ! Bref, je m'habillai en vitesse. La flaque rouge venait sans doute de mon imagination. Et quand j'allais me coiffer, dans le miroir.. Je vis Léa.. La soeur de ma mère, comme dans mon rêve, en train de me faire un clin d'oeil ! Je frottai mes yeux, elle avait disparu du miroir. Oh, zut, je suis encore en train de rêver. Réveille-toi, Victor ! Réveille-toi ! Je me laissai tomber sur mon lit. J'ai compris. Je devins donc sérieux. Mon rêve était donc vrai,... Et la flaque rouge avec le mot écrit.. Ca venait de mes parents. C'était donc un signe d'amour. Un signe d'amour pour moi.. Je savais donc que mes parents m'aimaient toujours. Je pensais à eux en sentant mon coeur qui battait. J'étais heureux. Très heureux de savoir que mes parents m'aimaient. Je décidai de garder mon rêve pour moi, ce serait un secret que je ne dévoilerai jamais, d'ailleurs, personne ne me croirait jamais. - Victor ! Alors, tu viens déjeuner ? me cria Grand-mère, d'en bas. - Oui, oui, j'arrive ! répondis-je. Je descendis rapidement et arrivai dans la cuisine, prendre mon petit déjeuner. Mon Grand-père me demanda de raconter mon cauchemar. Je n'avais pas envie de lui dire la vérité, j'allais inventer. Je m'exclamai donc : - Oh ! C'était un stupide cauchemar avec des dinosaures.. Figure-toi que j'étais parti dans une machine du temps Le coeur chaud, Victor garde son secret, le secret de la mort de ses parents. fin.

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