Les cauchemars

L'histoire du conte "Les cauchemars"

JEUNES ÉCRIVAINS

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Les cauchemars

une histoire écrite par

Coline

décembre 1999

Je suis une jeune femme, 2 enfants et un mari défunt. Je faisais ma petite vie dans un village tranquille.
Un de ces jours d'automne où la nuit tombe vite, j'allais me coucher à une heure pas si tardive, sitôt les enfants endormis. En pleine nuit, je fus réveillée par d'affreux cauchemars. Je ne voyais que des images obscures et pire encore, affreusement réelles.
Le lit de mon fils Benjamin était vide. Pendant 2 journées entières, je cherchais mon fils disparu. Seul indice, sur son drap une croix faite au cutter, la même que celle qui apparut sur le drap de Henry, mon mari quand il fut porté disparu. Ce jour là, la presse à scandale décida qu'un potin comme celui-là serait parfait, il suffirait de le déclarer mort, sans poursuivre les recherches.
Le lendemain matin, Benjamin était encore là, vivant encore assez pour me demander de ne pas l'envoyer à l'école. Ce jour-là, pour ne pas arranger les choses, j'allais au travail, par une petite rue, la rue que l'on surnommait "rue froide" . Ce chemin, vide, totalement vide, n'était pas rassurant. De plus, les images de ces affreux cauchemars régnaient encore dans mon âme. De plus, je dus faire un article sur la mort, et je ne pus empêcher cette idée de hanter mon esprit. Au restaurant du journal, un de mes collègues trouva une portée de chatons abandonnée dont deux petits étaient morts.
Pendant toute la journée, je crus revoir les horribles personnages de mon rêve.
La nuit suivante, le cauchemar fut pire encore: cette fois, c'était ma fille la disparue, et toujours cette croix , horrible croix qui me terrorisait.
Le lendemain, aucune trace de cette épouvante. Pour la nuit d'après, ce fut tout autre chose: un rêve délicat, où se mêlaient le succès et l'argent. À mon réveil, personne. La maison était vide. Et sur les draps de mes enfants, la croix....
Alors que j'éclatais en sanglot, mon chat vint se frotter contre moi. C'était maintenant mon seul confident. À présent, j'étais désespérément seule.

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