Pauline et le méchant roi Stanislas

L'histoire du conte "Pauline et le méchant roi Stanislas"

Les paysans se plaignaient de leur malheur. L'hiver approchait. On le sentait venir, le vent n'était plus aussi doux qu'avant. Dans les maisons, la nourriture commençait à manquer. On se privait, on vomissait, on attrapait des maladies. Tandis que les gens souffraient, le roi Stanislas mangeait à sa faim, il festoyait. Dans une petite cabane, un paysan et sa femme discutaient. Le paysan disait: - Si ça continue comme ça, nous allons mourir de faim! - CHUT! Les enfants n'ont pas mangé depuis hier; laisse-les dormir, au moins! Lui répondit sa femme. - Tu as raison, nous parlerons de ça plus tard. Et ils allèrent se coucher. Mais ce qu'ils ne savaient pas, c'était que Pauline, leur fille aînée, cachée dans l'ombre de la chambre, ne dormant pas, avait tout entendu. "Que faire?" pensa-t-elle. "Nous ne pourrons pas tenir longtemps!" Tout d'un coup, elle se souvint d'une histoire que lui avait racontée sa mère peu de temps auparavant. Une petite fille était partie de chez elle pour essayer de trouver de la nourriture pour sa famille. Pauline se dit qu'elle ferait comme la petite fille, qu'elle irait loin de ses parents et qu'elle irait sauver le peuple, même si elle était une simple enfant de tous les jours. Elle se dit qu'elle irait voir le roi Stanislas dans son château (ce que personne n'avait jamais osé faire), et qu'elle irait lui dire que le peuple souffrait, et que lui, dans un bain chaud et agréable, il était minable. Elle lui dirait aussi que le peuple était fort, mais que lui, le roi Stanislas, l'ignorait. Si un jour le peuple découvrait sa force, il serait beaucoup plus fort que le roi. Si le peuple se révoltait, le roi n'aurait plus accès au pouvoir. Pauline se décida. Elle regarda une dernière fois Foux, son chat, et Lucien, son petit frère. Elle se dirigea à tâtons vers la sortie de maisonnette. Elle avait dans son sac une miche de pain, et une petite gourde remplie d'eau. Elle ferma la porte et partit, (peut-être pour toujours). Elle marcha longtemps. Quand elle fut épuisée, elle rassembla de la mousse et se fit un lit douillet à l'intérieur d'une grotte bizarre. Mais dans la nuit, Pauline n'avait pas eu le temps de voir que la grotte était verte et que dessus était gravé un aigle blessé!! Quand elle se réveilla, elle était dans un monde inconnu. Les arbres avaient changé de forme, leurs feuillages étaient devenus ovales, ils étaient tous pareils. Quand elle dirigea son regard plus loin, elle s'aperçut qu'elle n'était plus dans la forêt mais qu'elle était au bord d'une route faite d'une matière qu'elle ne connaissait pas. Elle se leva et fit un bond en arrière. Quelque chose d'énorme, une bête (si s'en était bien une) avançait toute seule. Mais le pire c'était que la "bête" contenait un homme et qu'il était bien vivant! La bête s'arrêta juste devant Pauline. Celle-ci prit peur et pensa que la chose allait la dévorer. À sa grande surprise, la chose s'ouvrit et laissa sortir la tête d'un homme. - Hé! lança le jeune homme. C'est pas carnaval! Tu viens de quelle planète? HA, HA!!! Tu me plais bébé. Allez, monte en voiture, je t'emmène! - Voi...tu...re? Qu'est-ce que c'est? Demanda Pauline, hébétée - Pas la peine de jouer la comédie, poulette, je peux te laisser ici, mais tu vas mourir ou de faim ou écrasée. Pauline se demanda si pendant son sommeil, elle ne s'était pas un peu cogné la tête. Ce monde étrange, le langage de ces personnes, cette bête qui écrasait les gens, d'après le jeune homme! Elle réfléchit. Elle ne voulait pas rester aux mains de cet homme. Mais elle ne voulait pas non plus se retrouver seule dans ce monde inconnu et surtout étrange. - J'accepte, dit Pauline. Et elle monta. - Tu viens d'où? - D'ici, répondit-elle. Enfin... je crois, pensa-t-elle. - Où m'emmenez-vous? Demanda-t-elle finalement quand elle fut bien installée. - Appelle-moi Michel, répondit le jeune homme. Je t'emmène chez moi, dans un petit gratte-ciel. - Un gratte-ciel? C'est quoi? Demanda Pauline qui ne comprenait strictement rien à ce que disait Michel. - Tu es zinzin ou quoi? - Oui, je crois, dit Pauline qui commençait à se demander si elle ne l'était pas, en effet. Michel freina d'un coup. "CRIIIIIiii... ". Et il dit: - On change de destination, on va à l'hôpital!!! - Noon!! Mais c'est quoi? dit Pauline hébétée. Mais Michel ne l'écoutait plus. Dans la tête de Pauline, tout se brouillait, la tête lui tournait, elle se sentit perdue. Elle se mit à pleurer, puis elle s'évanouit. Quand elle se réveilla, Michel était penché sur elle et ne s'agitait plus. - Suis-je à... à... à l'hôpital? - Non, répondit Michel. Ne panique plus. Visiblement, Michel semblait avoir comprit que la petite fille avait dû avoir un grand choc et qu'elle devait sûrement venir d'un autre pays où l'on ne parlait pas comme Michel. Aussi, celui-ci avait décidé d'essayer de parler normalement. - Je vais t'emmener faire un tour dans le parc d'à côté, dit Michel, qui ne voulait que le bien de Pauline. - Je croyais qu'il n'y avait que les nobles qui possédaient des parcs! Etes-vous un noble, Michel? Cela m'étonnerait beaucoup de vous! Comme s'il n'avait rien entendu, Michel ne répondit pas. Lui qui n'avait jamais eu d'enfants, c'était tout nouveau. De plus, il n'avait que 19 ans! Il vêtit Pauline d'un manteau de cuir, une matière que la fillette ne connaissait pas non plus. - Mais... mais... mais... c'est une matière que je ne connais pas! En quelle journée sommes-nous? - Nous sommes le 25 août 2000. - Comment? Nous ne sommes pas le 2 janvier 1713? - Bien sûre que non! Tu ne regardes pas trop la télévision? Mais avant que la fillette ait pu répondre, il poussa celle-ci en dehors de l'appartement. Il emmena Pauline au métro qui se trouvait non loin de là. Au début, Pauline prit peur et ne voulut pas entrer dans ce tunnel qui était éclairé par une bougie invisible (ce qui était pour nous l'électricité, mais comme Pauline était habituée à voir les bougies devant elle, elle n'avait pas pensé à regarder l'ampoule fixée au plafond). Puis, finalement, elle y pénétra, un peu tremblante. Depuis qu'elle était arrivée, son esprit bourdonnait. Surtout depuis qu'on lui avait appris que nous étions en l'année 2000. Et elle en avait assez. Oui, assez. C'était la sixième chose qu'elle ne connaissait pas. Elle ne voulait pas retourner à l'âge de 2 ans, où l'on ne savait rien de son environnement, de son monde. Mais elle avait 10 ans. L'âge où l'on savait tout de son environnement. Et là, elle se retrouvait sans rien savoir, sans personne pour lui expliquer où elle se trouvait. Soudain, une grande chaleur l'envahit et se fut comme si elle avait but un peu trop vite un verre de champagne: Elle lâcha la main de Michel et elle courut le plus vite qu'elle put vers une pâtisserie pleine de monde. "Eh reviens!!!" hurlait derrière elle Michel, affolé. Mais Pauline, dans une espèce de transe, ne l'écoutait pas. La fillette courut longtemps avant de ressortir de cet affreux tunnel. Enfin, elle arriva devant une chocolaterie, "Chez tout est bon". Dans les vitrines, on voyait: des truffes, des tartes aux myrtilles, aux fraises, etc... Comme elle avait faim et qu'elle avait trouvé un billet de 10 dollars*, elle décida de s'acheter un beignet à la framboise. Pour finir, elle arriva devant une petite ferme à la couleur blanche. Cela l'attira. Mais la chose qui l'intéressait, c'était la forêt qui s'étendait derrière, à perte de vue. Comme le portail de la ferme était ouvert, elle décida de s'y introduire. C'était une très jolie forêt, dont les arbres embaumaient. Quand on s'y avançait un peu plus loin, on pouvait y rencontrer des blaireaux, des taupes, des écureuils, et même des sangliers. Enchantée, Pauline décida de passer la dernière partie de sa journée dans ce petit paradis au lieu d'aller s'endormir devant les poubelles de la ville. La nuit venue, quand elle voulut sortir de la forêt, elle se rendit compte qu'elle était perdue. Elle s'endormit alors sur un lit de terre douce. Quand elle s'éveilla, une chose était posée sur son dos. Pauline la détacha. Et à son grand étonnement, elle vit entre ses doigts une petite taupe, toute rose, qui, comme par enchantement, se mit à parler: - Eh! Bonjour! Je m'appelle Souris, mais attention, je suis une taupe! - Comm... comment? Tu parles? - Bien sûre! Que crois-tu? Que je suis moins intelligente que vous, les animaux à deux pattes? - Mais non, d'après notre prêtre Alligram-pic-pic-collagrami, non. Mais dans ce cas, je trouve ça formidable! Mon nom est Pauline et je suis une fille de paysan. Mon roi est Stanislas III, et toi? - Je ne comprends rien à ce que tu racontes, mais par contre, je comprends tout ce que tu ne me racontes pas. Par exemple, je vois que tu es perdue. Mais je connais un endroit fabuleux, infesté d'animaux à deux pattes, comme toi. - Je veux bien, au moins, je serais sortie de cette interminable forêt, répondit Pauline. Le seul problème, c'était que la petite taupe, sans le savoir, emmenait Pauline chez.... LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE!!! Et Pauline se retrouva seule, dans son jardin. Quand elle entra dans le jardin, personne ne s'y trouvait. Il était vide, et l'on entendait que le chant des rossignols. Mais le calme ne fut pas long. Soudain, elle entendit une voix, juste derrière elle, qui lui sifflait aux oreilles: - Que fais-tu là? C'est une propriété privée ici! - Excusez-moi d'avoir déranger votre excellence. Je suis entrée ici par mégarde. Permettez-moi de me retirer. À la grande surprise de Pauline, l'homme en blanc lui répondit: - Ah, Ah!! Sacrée blagueuse! Dit donc toi, tu as vu la façon donc tu es habillée? Ce n'est pas correcte devant une personne comme moi! - Qui êtes-vous? - Ma petite, tu es en retard. Je fais la une de tous les journaux politiques - Poli... Quoi?!?!?! - La garde!!! cria alors subitement l'homme en blanc. Et à ce moment, un rang de soldats sortit d'un portail, vêtus d'uniformes sur lequel étaient accrochées des médailles en or, en argent et en vermeille, comme en portait le roi de Pauline. Mais elle voyait quelque chose de différent de chez elle: les "gardes" semblaient ne pas craindre de se faire pendre car ils avaient refusé d'obéir au plus riche qu'eux, l'homme en blanc!!! "Qu'on emmène cette fillette chez mon spécialiste car elle est traumatisée!" dit enfin le "seigneur". Pauline se sentit saisir par les bras, puis transportée jusqu'à une maisonnette, ce que l'on peut appeler un pavillon. - Bonjour, mon enfant, dit le vieil homme installé dans un coin de la maison. Le président m'a fait savoir que tu avais un problème de tête. Je vais vérifier cela; Approche toi près de ceci. Le vieil homme montrait du doigt une grande boule de cristal, comme on en trouve dans les contes de fées. La fillette, tremblante, s'avança vers le mystérieux objet. L'homme dit à Pauline: "Fixe bien cette boule de cristal, elle nous révélera qui tu es." Pauline fit comme le lui avait dit l'homme. Elle eut une sensation si étrange qu'elle crut un moment que la boule allait exploser. Une fois l'opération finie, l'homme dit, l'air (étrangement) ému: - Je n'aurais jamais cru qu'un homme ait pu la découvrir... - Quoi donc? - La grotte à remonter le temps à volonté... - Expliquez- moi! Je vous en prie! - Voilà: "Comme tu peux sûrement le savoir, j'ai été petit, jeune, et adulte; petit, je vivais chez mon grand-père, un grand ingénieur. Il héritait de cet art de sa marraine, qui était fée. Oh! Je me rappelle, c'était bien en l'année 1715 que cette fée existait! Mais allons. Je vais continuer: un jour où je me promenais avec lui, il m'a dit que si je le souhaitais, il pouvait me montrer une grotte merveilleuse appartenant depuis longtemps à la famille; j'ai immédiatement répondu oui. Devant la grotte, une mauvaise surprise nous attendait. Une meute de 18 loups montraient les dents. Nous n'avions qu'une défense: des bâtons et... du feu. Mais le mince temps que nous avions pour en faire ne nous permettait pas de nous en servir; nous nous servions donc des bâtons. Mon grand-père fut tué par les loups. Tandis que moi, les loups sont partis sans ne rien me faire. Je me suis construit un logis dans la grotte; pour faire mon lit, j'ai pris des feuilles et de la mousse, afin de le faire plus douillet. Pour avoir de la nourriture, j'ai tué quelques merles et 3 lapins; Un jour, j'ai décidé de dormir tout au fond de la grotte. En me réveillant, j'étais dans le même état que toi: j'ai Découvert que j'étais dans un nouveau monde: le futur! J'ai adoré ce monde. J'ai voulu rester dedans. D'autant plus qu'il y avait le président de la république, etc." Et le vieil homme passa le reste de la journée à expliquer à Pauline pourquoi ce monde était formidable; il lui expliqua aussi que si le monde était ainsi, c'était grâce au président de la république, qui n'était pas un roi. "Si tu le veux, je peux te reconduire à la grotte pour que tu rentres chez toi", dit l'homme. - Avec grande joie! hurla Pauline. Car, malgré tout ce que lui avait dit l'homme, Pauline voulait revoir ses parents, son frère. Après tout, sa place était là-bas. De plus, une idée fabuleuse et incroyable trottait dans la tête de Pauline. Et donc, le soir même, le vieillard emmena la fillette devant la grotte magique. Puis lui disant au revoir, il laissa Pauline devant la grotte. Enfin, Pauline rentra chez elle en suivant les instructions du vieillard. Oh! Quelle fut la joie de Pauline, quand, toute heureuse, elle retrouva son frère, sa mère et son père! Mais aussi, il fallut beaucoup de temps à Pauline pour raconter à sa famille sa mésaventure. Comme tout le monde peut le deviner, personne ne crut Pauline, car cette histoire était bien impossible à croire chez la majorité des gens. Pauline était désespérée, car, son idée "fabuleuse" ne pouvait être exécuté: Elle avait l'intention, en effet, de parler aux gens qui l'entourait et de leurs parler de son projet... Elle l'exécuta donc le lendemain matin. Tout d'abord elle alla voir le charpentier. Elle lui dit: - Eh! Charpentier! Veut-tu m'écouter? J'ai une idée folle, mais magnifique donc je veux te faire part! L'homme, l'air ennuyé, lui répondit: - Allons, fillette, je n'ai pas le temps de jouer avec une petite fille de ton âge! Va ailleurs! Pauline, vexée, ne voulut plus faire part de son idée à personne. Le charpentier cru qu'elle avait complètement oublié cette idée. Mais... Au fond de Pauline, l'idée ne s'était pas envolée. Elle se préparait à naître de la bouche de Pauline!!! FIN ÉPILOGUE Donc, 10 ans plus tard, "l'idée" naquit. À l'âge de 20 ans, Pauline partit avec toute une équipe pour déloger du trône Stanislas. Car Pauline avait tôt fait d'expliquer à tout le monde le principe du "président"! Et Pauline, après que le roi Stanislas eut été brûlé au bûcher, devint présidente! Et tout se passa bien: le peuple était heureux, et ils partageaient et décidaient tous ensemble. Pauline apprit à son peuple toutes les choses de l'autre monde dans lequel elle avait été. Cette fois-ci, tout le monde la crut sur parole sauf pour une chose: que les petites taupes roses parlaient. Fin de l'épilogue

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