Sourire d'avril

L'histoire du conte "Sourire d'avril"

Janvier Jamais je n’aurais dû la laisser partir ainsi... Une fois de plus, la toute jeune Bianca était venue chercher des nouvelles de son père disparu en mer. Malheureusement, nous n’avions pas encore retrouvé son corps et la pauvre petite espérait toujours. Elle avait dix-sept ans, elle était très belle, ses cheveux blonds et ses grands yeux bleus me rappelait son père. Moi, je m’appelle Nicolas, j’ai dépassé la trentaine depuis huit ans; je suis pêcheur sur la “Marianne”, un superbe bateau accosté dans le port de Sète. Je connaissais bien le père de Bianca, Arthur et moi étions du même âge, il avait décidé de pratiquer la course sur un grand voilier blanc, l’aventure plutôt que la pêche... Puis il était parti, et nous ne l’avions pas revu pendant un long moment. Je me souviens lorsqu’ils étaient revenus, lui l’enfant du pays, elle, la jeune Italienne et dans leurs bras, une magnifique brailleuse aux cheveux d’or. Elle avait grandi, elle était devenu une mignonne gamine blonde, puis une jeune fille belle comme le soleil; jusqu’au jour où son père avait disparu. Ce jour là, je n’aurais jamais dû la laisser partir ainsi. Il faisait froid, très froid en ce mois de janvier. Elle était en pleurs et avait traversé la rue sans regarder, elle m’avait une fois de plus interrogé sur son père, une voiture l’avait renversée et laissée là, sans s’arrêter. « Bianca!» J’avais eu beau hurler, rien n’y avait fait... ************************* Et maintenant, elle était là dans ce lit blanc et j’étais persuadé que c’était de ma faute. Une infirmière passa: « Mademoiselle, s’il vous plaît. Bianca, Bianca Birault, puis-je avoir de ses nouvelles? - Vous êtes de la famille? - Non, mais... - Je suis désolée monsieur», me répondit-elle avec un sourire de compassion que je détestai. Elle disparut au fond du couloir. ************************* Mars Il y avait du monde ce matin là à la criée. La pêche avait été bonne, et le poisson partait bien. Il faisait bon sous ce soleil d’été timide. « Regardez voilà “Sourire d’Avril”», nous cria un pêcheur en nous désignant le quai. Il nous montrait une jeune femme poussant un fauteuil roulant; celui de Bianca. Que c’était il-passé? Je me retournai vers le pêcheur: « Pourquoi l’appelles-tu “Sourire d’Avril” ? - Je ne sais pas trop, à vrai dire, peut être le fait que depuis son accident, elle ne sourit plus. Et qu’avril est le mois du sourire, enfin... Tout le monde l’appelle ainsi, maintenant. - Qui est-ce? - La jeune femme derrière elle? Sa tante, sa mère étant retournée en Italie et son père ayant disparu, il ne lui reste plus qu’elle. - Pauvre petite... - Pauvre “Sourire d’Avril”.» La jeune femme était brune et bouclée, comme l’était la mère de Bianca, elle avançait à pas lents vers le quai tout en murmurant quelques mots à la jeune fille muette. Je descendis de l’embarcation à son arrivée. « Vous désirez quelque chose mademoiselle? - Non, je viens juste pour... promener Bianca. Elle n’est avec moi que depuis quelques jours, et le soleil lui fait du bien. » Je sortis de ma poche une petite étoile de mer séchée et la tendis à Bianca, elle ne réagit pas. «Depuis son accident, l’excusa sa tante, Bianca ne bouge plus. Elle a perdu plus de 75% de ses capacités motrices, enfin, c’est ce que disent les médecins.» J’observai le regard vide de la pauvre enfant, ses yeux restaient immobiles, comme absorbés par la mer. Elle regardait les flots et semblait ne vouloir voir qu’eux. «- Elle...elle ne parle plus? - Non, je ne sais même pas si elle nous entend.» Elle essuya furtivement une larme et continua sa marche le long du quai. Pourquoi? Pourquoi l’avais-je laissé traverser la rue ainsi? À partir de ce jour, je guettai tous les matins l’arrivée de Bianca et de sa tante sur les quais. Jamais plus je ne les abordai. Bianca restait toujours muette, ses yeux braqués sur la mer, elle ne semblait pas entendre, ni même se douter, qu’il y avait du monde autour d’elle. Plus personne dans le port ne parlait d’Arthur, nous n’avions pas retrouvé le corps et les recherches avaient été abandonnées; nous en avions déduit qu’il devait avoir dérivé. Comme la plupart des matins, nous étions encore tous à quai prêts à partir pour déposer nos filets loin des côtes. Judicaël, un des jeunes pêcheurs, vint vers moi: « Nico, voilà “Sourire d’Avril”. Comment s’appelle sa tante? - Je ne sais pas, je connaissais seulement Arthur et Bianca, sa femme ne m’aimait pas beaucoup donc elle n’avait jamais tenu à me présenter sa famille, comme à la plupart de ses anciens copains. - Sylvia, Sylvia Deleonor, moi je me souviens d’elle, nous interrompit un vieux marin. Réfléchis Nicolas, tu ne te souviens pas d’elle? - Non, Sylvia comment? - Deleonor, c’est elle qui nous a enlevé Arthur à l’époque. Elle était venue en vacances en France, puis elle avait découvert un jeune homme plein d’espoir pour un club de voile... Ils avaient fait équipe pendant quelques temps ici, puis elle l’avait ramené en Italie en même temps que ses bagages. Deleonor-Birault, ça a fait le tour du monde! Mais ça n’a pas duré, Arthur s’est épris de la cousine de Sylvia, et ils se sont évadés tous les deux en direction de la France en laissant Sylvia seule sur son bateau. Tu ne te souviens toujours pas Nicolas? - Non, mais à cette époque, ma priorité n’était plus mes amis. Ils abaissèrent leurs regards. Une époque difficile... Judicaël releva la tête: - Pourquoi l’appelle-t-on “Sourire d’Avril”? - Bianca? On m’a répondu que c’était parce qu’elle ne souriait plus.... - Pas du tout, interrompit à nouveau le vieux pêcheur, vous ne connaissez pas la légende de “Sourire d’Avril”? - Non, répondis-je, mais je pense que si vous pouviez nous en dire un peu plus... - Je vais tout vous raconter jeunes gens. Il y a très très longtemps, non loin de nos côte, il existait toute une communauté sous-marine, celle des sirènes. Parmi elles existait une jeune et belle sirène: “Sourire d’Avril”. Depuis sa naissance, “Sourire d’Avril” ne souriait jamais, et ne disait pas un mot. Tout le monde autour d’elle s’en souciait, car bientôt arriverait l’âge où il faudrait lui trouver un époux. Malheureusement, le jour de ses dix-huit ans, “Sourire d’Avril” n’avait toujours rien dit, il fut décidé que la personne qui réussirait à la faire sourire l’épouserait. Le lendemain de cette annonce, Sevan, le poète de cette communauté, passa non loin de la jeune fille. Il vit que, continuellement, elle regardait vers le haut, vers le monde des hommes. Il comprit que le seul désir de “Sourire d’Avril” était celui de toutes les jeunes sirènes, celui de remonter à la surface. Alors, il se dirigea vers l’habitation du père de “Sourire d’Avril” et lui jura que s’il faisait venir sa fille, il réussirait à la faire sourire. Le père, ne croyant à ce miracle, fit venir sa fille sur le champ. Il suffit que Sevan lui souffle quelques mots à l’oreille pour qu’un sourire illumine le doux visage de “Sourire d’Avril”. Le père, au comble de sa joie, promit à Sevan que d’ici quelques jours, il épouserait “Sourire d’Avril”, malheureusement, Sevan savait bien qu’il en serait tout autrement, car une promesse était une promesse, et celle qu’il venait de faire à la jolie sirène lui brisait le coeur. Lorsque toutes les lumières furent éteintes dans les plus sombres profondeurs, Sevan emmena “Sourire d’Avril” à la surface. Là, la jeune fille leva les yeux vers le ciel et admira les étoiles avec tant de fascination que Sevan abandonna tout espoir qu’elle reste à ses côtés. Alors, il lui donna ce qu’il lui avait promis, un livre magique... Là, où il était écrit comment devenir humaine... Fin de la légende.» Judicaël et moi avions écouté le pêcheur avec une immense attention, comme l’aurait fait deux enfants, mais nous n’étions plus des enfants. « C’est une bien jolie histoire, dis-je enfin, mais je ne vois pas encore quel rapport il existe entre cette histoire et la pauvre petite Bianca. - La légende n’est pas finie, reprit il, vous ne vous demandez pas ce qu’est devenu “Sourire d’Avril”? - Je pense que l’histoire en dit un peu plus, objecta Judicaël. - L’histoire n’en dit pas beaucoup plus mon jeune ami, elle dit seulement que tous les premiers avril de chaque année, on peut entendre le cri désespéré de Sevan revenant du fond de l’eau, espérant juste revoir sa belle “Sourire d’Avril”. - Mais c’est demain le premier avril, demain... dit rêveusement le jeune pêcheur. - Ce n’est qu’une légende, reviens sur terre. - Vous dites que la légende en raconte un peu plus sur “Sourire d’Avril”? repris-je. - En effet, il est dit que lorsque “Sourire d’Avril” ouvrit le livre de Sevan, elle devint humaine. - Mais qu’était il écrit dans ce livre? - Justement, rien.Toutes les pages étaient blanches, alors, pour se faire une place parmi nous, “Sourire d’Avril” devint écrivain. Sur le livre vide de Sevan elle écrivit son histoire. - Alors, insistai-je, quel est le lien avec Bianca? - Arthur aimait beaucoup cette histoire, il la racontait souvent à sa fille, et c’est pour ça qu’il l’appelait souvent “Sourire d’Avril”. Mais il y a aussi une autre raison, la petite aura demain dix-huit ans, elle est née le premier avril, et il l’a appelée Bianca... Bianca, c’est sous ce nom que “Sourire d’Avril” a écrit cette histoire.» Le vieux pêcheur sourit de son effet. Nous nous attendions à une révélation et il n’avait fait qu’envenimer nos esprits. Malgré tout, cette histoire était très jolie et puisqu’elle plaisait beaucoup à Bianca, je me chargeais de retrouver ce livre. Après avoir été déposer nos filets, je regagnai ma maison pour prendre une douche et manger quelque chose. Après ça, je m’assis à la table, sa photo en face de moi. Elle était si jeune lorsque c’était arrivé, si souriante et pleine de vie comme l’était Bianca... là aussi, je n’avais pu rien faire. Quelqu’un tapa à ma porte: Judicaël. « Je peux entrer? J’acquiesçai. Ta fille? C’est ta fille? Il désignait la photo que j’avais gardée dans ma main sans le vouloir. - Oui, soupirai-je. - De quoi est-elle décédée? - Une leucémie, elle aurait trois ans de plus que Bianca, le même âge que toi. - Et ta femme? - Partie, comme celle d’Arthur... - Le père de Bianca? - Oui... - Tu connaissais bien Arthur? - Je l’ai connu, jusqu’à la mort de ma fille, je me suis isolé et j’ai oublié tous mes amis. Et puis nous avons recommancé à nous voir. Comme deux bon copains qui n’avaient plus rien en commun. Mais j’aimais bien la petite Bianca. - Tu t’es attachée à elle? - À Bianca? Oui, un peu. Je me levais. J’étais là lorsqu’elle s’est faite renverser, comme j’étais là lorsque ma fille est décédée. Et pour les deux, je n’ai rien pu faire. - Ce n’était pas de ta faute. - Je sais mais j’aurais pu faire quelque chose.» Je lui ébrouai les cheveux et il sortit. ************************* Je m’étais rendu, ce qui n’était pas du tout dans mes habitudes, à la bibliothèque. Je voulais absolument retrouver une copie de ce livre, qui n’existait peut-être pas. Je furetai dans tous les recoins de la pièce à sa recherche. L’ambiance n’y était pas désagréable, ce silence léger agrémenté par les nombreux bruissements de pages... Je m’y sentais tout à fait à mon aise. Je feuilletais un recueil de légendes lorsque je le vis, il était là, à côté du livre que je venais de regarder. C’était un très vieux livre à la reliure épuisée par le temps dont les pages réunies formaient un ensemble doré. La couverture semblait vieille, d’une couleur verdâtre, il y avait dessus une icône, composé de deux sirènes nageant en rond autour de la terre, il était bien épais et devait contenir plus de choses que nous avait conté le pêcheur. Il me rappelait les vieilles biographies des pirates que les héros des livres d’aventures retrouvaient au fond d’un bateau ayant sombré. Je l’ouvris délicatement et découvris une écriture fine et gracieuse. Sûrement celle de la sirène, enfin celle de Bianca, Bianca comment? Je tournais le livre dans tous les sens à la recherche d’une signature, mais je ne trouvais pas le nom de cette personne. Je l’ouvris à la dernière page, mais le livre était tout simplement signé “Sourire d’Avril” et Bianca, en-dessous. Je le présentais à la bibliothécaire: « Je voudrais vous acheter celui-là, s’il vous plaît... Elle sourit: - Je ne peux pas vous vendre ce livre, c’est une bibliothèque, pas une librairie. - Où puis-je me procurer une copie de ce livre? - J’ai bien peur que Mademoiselle Bianca n’ait jamais fait éditer ce livre, et que ce soit la seule copie. - Je vous en prie vendez-moi ce livre... - Je ne peux pas vous le vendre... - C’est pour une jeune fille, elle a eu un accident. Et... Mademoiselle s’il vous plaît, vendez-le moi. Elle soupirait d’un air gêné: - C’est d’accord, de toute façon, personne n’a jamais lu ce conte, je vous le donne. Personne ne verra qu’il a disparu. - Merci, vous êtes un ange, mieux une sirène!» Je disparus derrière la porte avant qu’elle ne change d’avis. J’avais le livre et c’était tout ce qui comptait. J’aurais tout fait pour redonner un sourire à la petite “Sourire d’Avril”. Le lendemain, c’était son anniversaire et j’avais mon idée sur la façon dont elle allait le passer. Ce matin-là, je ne travaillais pas. Pourtant, je me rendis au port vers les neuf heures. Là, j’attendis patiemment l’arrivée de Bianca et de sa cousine. Je pensais qu’elles n’allaient jamais venir, jusqu’au moment où je les vis, marchant à pas lents. Bianca, les yeux toujours braqués sur la mer, avait repris des couleurs, ses joues étaient redevenues roses et son regard semblait avoir retrouvé cette lueur qui lui avait manqué. Je les rejoignis sur les bords du quai. « Mademoiselle Deleonor, je viens prendre des nouvelles de Bianca. - Elle va mieux, bien mieux. - Elle ne parle toujours pas? Elle secoua la tête négativement. Je me souvins à ce moment-là que je ne m’étais pas présenté. - Je suis désolé, je connais votre nom, mais vous ne connaissez pas le mien, je m’appelle: Nicolas, Nicolas Duchet. - Comment connaissez-vous mon nom monsieur Duchet? - J’étais un ami d’Arthur. Et j’étais là lors de l’accident de Bianca. Vous dites qu’elle va mieux? - Je l’ai plusieurs fois entendu bredouiller des mots que je n’ai pas compris. Elle fait quelques mouvements avec ses mains, mais pas encore avec ses bras. Les médecins sont confiants. Mais ils disent qu’elle restera sûrement paralysée. - Elle aura dix huit ans ce soir, c’est bien ça? - En effet, un bien triste anniversaire sans son père et sa mère... - Je venais vous proposer une balade, ce soir, pour Bianca. J’ai une surprise pour elle. Je pense que ça lui plaira. - Je peux en savoir plus? - Sûrement pas, c’est une surprise, un secret... - A quelle heure faut-il venir? - A la tombée de la nuit, disons neuf heures ici, il fera bien noir. » Elle acquiesça et elles continuèrent leur promenade. ************************* Neuf heures venaient à peine de sonner que je les vis apparaître. À vrai dire, je ne savais pas si elles allaient venir ou pas, après tout, Sylvia ne me connaissait pas. Mais elles étaient là, devant moi et attendaient que je dévoile mon secret. Je les fis monter sur un petit voilier que j’avais emprunté. « Une sortie en mer, approuva Sylvia, c’est une bonne idée. Je ne sais pas si Bianca est souvent montée sur un voilier. - Je ne pense pas, Arthur ne voulait jamais l’emmener, elle en était malheureuse.» Je menai le voilier à une lente allure en dehors du port, Sylvia avait emmené Bianca à la proue du bateau, là où le vent vous caresse le visage. Je stoppai le navire à une dizaine de mètres d’un enrochement. La jeune femme se retourna: « Nous nous arrêtons? - Si tout est comme je le pense, c’est là que se trouve ma surprise. Venez.» Nous rejoignîmes Bianca, avec le fameux livre à la main. Je me plaçai devant la jeune fille et pris son visage entre mes mains. « Bianca, regarde-moi, tu te souviens de moi? Elle avait tourné son regard vers moi et semblait chercher au plus profond de ses souvenirs. Mais ses yeux rejoignirent vite les flots. Je captai à nouveau son regard en lui mettant le livre entre les mains. - Tu connais ça, insistais-je, tu sais ce que c’est? C’est ta légende Bianca, celle de “Sourire d’Avril”. Elle resserra le livre entre ses doigts, oui elle savait ce que je venais de lui donner : la liberté. Je continua mon monologue espérant un tout petit signe. - Et sais-tu quel jour nous sommes? Nous sommes le premier avril, c’est ton anniversaire et tu as dix huit ans. Sais-tu ce que donna Sevan à Sourire d’Avril” lors de son dix huitième anniversaire? Bien sur que tu le sais. Il lui avait montré les étoiles dans le ciel, parce que c’était ça qu’elle voulait et qu’elle regardait sans cesse. Et toi, c’est la mer que tu veux voir.» Bianca gardait toujours et encore les yeux sur la mer, sans écouter, ne serait-ce qu’un instant, ce que j’étais en train de lui dire. Je retournai dans la cabine et pris la radio. «Nous y sommes» soufflais-je tout simplement. Pendant que je retournai aux cotés des deux jeunes femmes, je vis apparaître, tout autour du bateau, les lumières sous-marines que nous avions installées l’après midi même avec Judicaël. Lorsqu’elles eurent toutes apparu, je m’agenouillai à nouveau près de Bianca. « C’est ton cadeau Bianca, ce sont tes étoiles.» Je me relevai sous le regard interrogateur de Sylvia et je pris la main de la jeune fille. Tout à coup, je crus qu’un miracle s’était produit. Un sourire apparut sur ses lèvres et « Sevan...», souffla Bianca, je croyais avoir rêvé. « Sevan», répéta-t-elle un peu plus fort. « Non, moi c’est Nicolas. - C’est ce qu’elle est en train de vous dire. Sevan veut dire Nicolas, en Arménien. Vous ne le saviez pas? - Non.» Je me baissai à la hauteur de Bianca. «Parle, parle Bianca, je suis là.» Je me relevai et face à la mer, je pensai maintenant pouvoir tout affronter. Bianca regardait les lumières et une lueur passa dans ses yeux, celle de la joie. Je serrai un peu plus fort la main de la petite “Sourire d’Avril”...

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