Affiche Le jour d'après

Le jour d'après

Film - A partir de 10 ans

  • Titre de l'oeuvre : Le jour d'après
  • Date de sortie : 26 mai 2004
  • Date de sortie en DVD : 10 mars 2010

Le climatologue Jack Hall avait prédit l'arrivée d'un autre âge de glace, mais n'avait jamais pensé que cela se produirait de son vivant.
Un changement climatique imprévu et violent à l'échelle mondiale entraîne à travers toute la planète de gigantesques ravages : inondations, grêle, tornades et températures d'une magnitude inédite. Jack a peu de temps pour convaincre le Président des Etats-Unis d'évacuer le pays pour sauver des millions de personnes en danger, dont son fils Sam.
A New York où la température est inférieure à - 20° C, Jack entreprend une périlleuse course contre la montre pour sauver son fils.

      Note de Momes

      L'avis de Momes sur "Le jour d'après"

      Le jour d'après Entre deux séances de Kill Bill 2 je me suis permis d'aller voir le dernier film de Roland Emmerich. Qui dit Emmerich dit film catastrophe à gros budget. Mais pourtant jamais un de ses films ne m'a vraiment convaincu.

      Independence Day etait très limite et Godzilla pitoyable. Ajoutez à ça un ton hyper patriotique (du genre "vive l'Amérique") ça n'a rien d'enchantant.

      Mais le bonhomme sait se servir d'une caméra et des effets spéciaux, alors quand la bande-annonce du Jour d'après est tombée, on était impressionné mais avec une certaine réserve. Comme on dit: "ce qu'on préfère dans les films d'Emmerich ce sont ses bandes-annonces".

      Au premier abord j'ai tout suite visualisé le film: 30 mn d'annonciation, 30mn de catastrophe et 1h de survie dans le blizzard. Ce qui s'annonçait des plus ennuyeux. C'est exactement ce qu'est Le Jour d'après en terme de construction.

      La première demi heure est classique, l'annonciation du bouleversement climatique est bien amenée, que dire de plus sinon qu'on s'immerge dans le film sans trop de mal, même si on sent les stéréotypes (famille décomposée en difficulté, tout ça).

      Puis viennent la série de catastrophes: tempête de neige, tornades, raz de marée. C'est énorme visuellement mais c'est surtout très beau.

      Pas d'explosions dans tous les sens, pas d'armée qui affronte le danger, pas de héros qui sauve la situation. Ce qui arrive est inévitable et on se contente de subir. La scène des tornades est un exemple: si dans les rues c'est la panique, les images passent calmement, pas d'incendie, juste l'image d'une Los Angeles ravagé. Comme une sorte de tableau animé.

      Le raz de marée à New york tient du même style. C'est tout simplement beau. Roland Emmerich ne nous aura pas déçu sur ce point. Et pour une fois les bad guys sont les Américains insouciants (un brin écolo le père Emmerich? Plus qu'un brin même) qui pense plus à l'économie qu'à l'environnement.

      Vient ensuite 1 heure d'ère polaire au nord des USA. Ennuyeux? Non. Loin d'être passionant mais un dernier coup d'adrénaline nous réveille et c'est la fin, et une fin moralisatrice mais pour une fois la morale est différente des films d'Emmerich.

      Donc on sort plutôt distrait par ce film catastrophe (sans doute le meilleur du réalisateur). Mais on aurait pu attendre mieux quand même.

      On tire la sonnette d'alarme sur le réchauffement planétaire, ce n'est pas un mal, mais le message est dit un peu maladroitement et ça risque d'en faire rire certains plus que les inquiéter.

      Le film obtient donc la mention bien mais un gout amer de déception ne cesse de trainer dans la bouche. On est loin du film référence, et qui sait si dans dix ans il n'aura pas mal vieilli.

      Chevalier Shakka

      5
      0 commentaire
      • Saisissez ce code de sécurité : captcha Refresh