Origine du vendredi 13 et autres superstitions

Origine du vendredi 13

Jour de malheur ou au contraire jour de chance, le vendredi 13 est le jour des superstitieux ! Mais il y a plusieurs théories sur la superstition associée au vendredi 13, que ce soit pour le chiffre ou le jour de la semaine. Découvrez l'origine du vendredi 13, jour de chance ou de malédiction, mais aussi quelques autres superstitions populaires !

Le chiffre 13...

Comme souvent, avec les légendes et les fêtes, l'origine est associée à la tradition chrétienne : dans la Bible, lors de la Cène (le dernier repas du Christ) 13 personnes sont attablées et parmi eux, le traître Judas.

On retrouve ce chiffre porte-malheur dans la mythologie nordique avec la mort du dieu Balder lors du banquet d'Odin, qui rassemble aussi 13 protagonistes.
D'autres encore soulignent l'influence de la mythologie gréco-romaine, où le 13 vient rompre l'harmonie du nombre 12, symbole de perfection (12 signes du zodiaque, 12 dieux de l'Olympe...). On raconte que la peur du 13 trouve son origine dans l'Antiquité. Autrefois, le système duodécimal était en vigueur : 12 tribus d'Israël, 12 lunes dans l'année, 12 heures de jour, 12 heures de nuit, 12 travaux d'Hercule, 12 signes du zodiaques... le 13 pouvait donc porter malheur puisqu'il suivait ce 12 parfait et rompait ainsi l'harmonie.

... associé au vendredi

Le vendredi est lui aussi un jour particulier, encore une fois dans la tradition chrétienne : Vendredi Saint, jour de la crucifixion de Jésus-Christ, pourrait être à l'origine de sa mauvaise réputation. La superstition également associe le vendredi 13 à l'arrestation de Jacques de Molay, un grand-maître des Templiers, le vendredi 13 octobre 1307, qui aurait provoqué la chute de l'ordre.

Depuis cette crainte se transmet de générations en générations. Pour certains, c'est une véritable phobie du vendredi treize appelée la paraskevidékatriaphobie !

À l'inverse, d'autres personnes sont persuadées que le 13 porterait bonheur. Ils considèrent ce jour comme un jour positif, en référence à la mythologie grecque, le vendredi était le jour consacré à Aphrodite, déesse de l'amour...
Ce jour-là, de grands tirages de lotos et autres jeux de hasards ont lieu.

A savoir :
Dans une année, il y a un, deux ou trois vendredis 13. Le plus souvent il y en a deux mais il faut que le premier jour de l'année (1er janvier) tombe un jeudi pour qu'il y ait trois vendredis 13. Il ne vous reste plus qu'à guetter le calendrier !

Vendredi 13 et les autres superstitions

Outre le vendredi 13, il existe une multitude d'autres superstitions.

Le chiffre 4 et le trèfle à 4 feuilles : Un autre chiffre fait réagir, le 4. Celui-ci serait synonyme de malheur ou de bonheur en fonction des pays.
Au Japon ou en Chine, le chiffre 4 se prononce "shi" comme le mot qui signifie "mort". Il serait donc de mauvais présage. A l'inverse, pour les chercheurs de trèfles, ce sont les trèfles à 4 feuilles qui porteraient bonheur.

Le chat noir : Bien que vénéré par les Egyptiens, le chat noir était déjà considéré comme un animal qui portait malheur. Au Moyen-Âge, il était assimilé au Diable, associé à la sorcellerie et à la magie noire. La superstition, encore présente de nos jours, dit que croiser un chat noir serait signe de mauvais présage.

Passer sous une échelle : Cette peur est plutôt logique puisqu'il peut effectivement être dangereux de passer sous une échelle, au risque de recevoir des seaux ou autres objets sur la tête. Mais cette superstition viendrait aussi du triangle formé par l'échelle posée sur le sol et appuyée contre le mur. Le triangle est une forme géométrique qui a été souvent vue comme une forme sacrée. Franchir ce triangle serait sacrilège et porterait malheur.

Briser un miroir : Les Romains pensaient que les miroirs reflétaient l'âme et que s'ils venaient à casser celle-ci serait abîmée. La personne hériterait alors de 7 ans de malheur, le chiffre 7 correspondant aux cycles d'évolution d'un humain (de 1 à 7 ans, de 7 à 14 ans...). 

13 à table : Pour les même raisons que pour le vendredi 13, être 13 à table porterait malheur (en référence au banquet d'Odin et à la Cène). 

Un parapluie ouvert dans une maison : Cette superstition remonte au XVIIIe siècle lorsque les parapluies, aux lourds mécanismes et armatures métalliques, pouvaient blesser la personne près de soi quand on les actionnait. Depuis, ouvrir un parapluie à l'intérieur d'une maison porterait malheur.

D'autres superstitions encore font appel aux matières :toucher du bois pour conjurer le mauvais sort, avoir un fer à cheval pour avoir du fer sous la main (signe de richesse), briser du verre blanc pour avoir autant d'années de bonheur que de morceaux de verre...

Tout peut être imaginé en matière de superstition. Les porte-bonheurs des uns sont les porte-malheurs des autres et certaines croyances ont des origines irrationnelles, ainsi l'araignée du matin, apporterait le chagrin et celle du soir l'espoir ! Mais alors si on la croisait à midi, que se passerait-t-il !!?