Le béluga et son environnement
Le béluga qu'on appelle souvent le marsouin blanc est en voie de
disparition à cause de
l'homme, des déchets très toxiques déversés par les usines, des
renversements de pétrole
et des déchets que jettent les humains. Le béluga ne peut vivre dans ces
conditions, sa vie
et celle de ses bébés sont menacées.
Le béluga vit à l'embouchure du fleuve Saint-Laurent, là où l'on retrouve
un mélange entre
une eau douce de rivière et une eau froide d'Arctique.
Le béluga ne
manque pas de
nourriture. Son repas change au fil des saisons: au printemps et à l'été,
il se nourrit de
capelons et de harengs; à l'automne, il préfère les lançons, harengs, vers
marins et calmars. À
l'occasion, il mange des morues, des crevettes et plusieurs autres
crustacés. Bien que les
mâchoires du béluga soient munies de dents, il ne les utilise que pour
attraper ses proies
pour ensuite avaler sa nourriture toute entière.
Les bélugas du Saint-Laurent sont une population retirée des autres
troupeaux de
l'Arctique. Aujourd'hui, leurs terrains semblent beaucoup plus petits
qu'avant. Leur
territoire s'échelonne entre l'Île-aux-Coudres et les Escoumins, de la
Rivière-Ouelle à
Rimouski et de Tadoussac à Saint-Fulgence, dans le fjord au Saguenay. La
région de
Manicouagan, autrefois considérée comme un excellent endroit de chasse,
n'est plus
habitée par les bélugas. Au début du siècle, on disait que la population
de bélugas du
Saint-Laurent devait compter quelques 5 000 spécimens. En 1996, il n'en
restait que 500.
Mais grâce à l'interdiction de la chasse aux bélugas, on apprend que la
population a de
nouveau réaugmenté et atteint maintenant plus de 750 spécimens.
La chasse aux bélugas qui est pratiquée depuis très longtemps semble la
principale cause
responsable de la diminution de cette espèce. Ainsi la chasse
commerciale et l'attrait de
tout ce qu'on offrait comme récompenses pour abattre le béluga (à qui on
reprochait à tort
d'exterminer le saumon de l'Atlantique), ont causé la disparition de 14.500 de ces
mammifères. Des analyses effectuées sur des tissus de bélugas échoués ont
démontré des
taux élevés de mercure, de DDT, de BCP ainsi que la présence de HAP, dont
certains sont
hautement cancérigènes.
Vivant dans le Saint-Laurent depuis environ 10 .000 ans, le béluga
représente, non seulement une richesse historique, mais aussi écologique.
Le béluga de Malinville!
Il était une fois un béluga qui s'appelait Malin. Il jouait toujours de
mauvais tours dans
locéan.
Par exemple, un jour qu'il jouait paisiblement avec ses amis, il
partit se cacher
avec un crabe et, quand on le trouva, il lança le crabe sur la nageoire
d'un pauvre marsouin.
Les gens en avaient assez! Lors d'une rencontre avec le maire de
Bélugaville, les enfants
firent signer une pétition pour que le pauvre béluga quitte la ville
temporairement. Le
maire trouva que ce n'était pas une mauvaise idée. On chassa Malin de la
ville et on lui dit
de ne revenir que lorsqu'il fera une bonne action.
Il se souvint de cette
leçon. Il se dit:
- "Pour me faire pardonner mes fautes, je vais faire une bonne action."
Alors, il se promena
en quête d'un bon geste.
Comme il se disait ceci, il vit un bateau en
détresse. C'était le
bateau de Jacques Cartier qui était en pleine tempête. Il se dépêcha de
le secourir.
Jacques
Cartier lui fut très reconnaissant et lui raconta qu'il cherchait le
passage vers la Chine pour
ramener du poivre et de l'or. Bref, Jacques Cartier voulait aider la
France à devenir aussi
riche que l'Espagne. Malin lui dit qu'il était en Amérique! Jacques
Cartier étonné lui dit:
- "Mais ce sera alors un autre pays à offrir au roi de France!"
et il
dansa et tourbillonna
avec Malin.
Malin dit qu'il le guiderait jusqu'au Nouveau-Monde. Cartier
lui dit:
- "Tu es
très gentil. Merci!".
Malin lui répondit:
- "De rien! Tu sais, Monsieur
Cartier, avant, j'étais
un petit diable comme dirait ma mère et tu m'as permis de me rendre
utile!".
Rendus au
Nouveau-Monde que Jacques Cartier appelait la Nouvelle-France, ils se
quittèrent avec
beaucoup d' émotion.
Arrivé chez lui, Malin était devenu un héros car il avait aidé un homme
à devenir
heureux. Malin n'était plus malin aux yeux des gens de son village.
D'ailleurs, on
s'ennuyait de lui. Alors, on décida de changer le nom de la ville.
Bélugaville devint
Malinville en l'honneur de son héros Malin!
Fin