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mini-dossier
le Poisson d'avril
JEUNES ECRIVAINS
la page dont vous êtes les auteurs
La blague
une histoire écrite par
les élèves de CM de l'École des Marais
de Provins,
avec Pascal, leur enseignant
Autrefois dans locéan Atlantique vivait dans une vieille grotte une famille de dauphins. Cette famille était composée dun dauphin, dune dauphine et dun delphineau. Ils étaient tous maladroits et le delphineau était
le plus maladroit de la famille.
Un matin, il se réveilla dans leau très claire et en
quittant son lit dalgues et détoiles de mer, il entendit
un bruit bizarre comme si quelquun avait eu un accident. Delphineau voulait
aller voir car il était aussi très curieux. En sapprochant,
il vit des restes de tissus et il sentit comme du gaz ; il comprit quil
sagissait dun plongeur. Il sétait retrouvé perché sur
le cocotier dune île à la suite de lexplosion de ses
bouteilles de plongée. Le plongeur était à la recherche
dun trésor lorsque laccident se produisit.
Le plongeur, un
peu sonné, reprit connaissance et descendit de larbre. Il courut
au bord de leau pour se rafraîchir un peu. Le plongeur se releva
et aperçut le delphineau.
- Comment tappelles
-tu ?
- Delphineau. Je suis très maladroit à ce qui paraît.
- Où vis-tu ?
- Dans une grotte avec mes parents. Et toi que recherches-tu dans ces eaux ?
- Un trésor !
- Pourquoi ?
- Parce quon dit quil y en a un.
- Dans ce cas je veux bien taider à le trouver.
Le plongeur expliqua au delphineau quil ne pouvait plus nager sous leau sans oxygène. Le delphineau lui dit :
- Mange quelques fruits que tu trouveras sur cette île.
- Oui, je veux bien si ça te fait plaisir.
Le plongeur en réalité était
affamé, il ne pouvait cacher sa faim. Il engloutit trois bananes, deux
ananas, trois mangues et quelques petits fruits. Puis il avait envie pour terminer
dune noix de coco. Il faillit se rompre trois fois le coup en montant
sur le cocotier. Il pensait quaprès ce repas une baignade ne lui
ferait pas de mal.
Lorsquil rejoignit le delphineau, il sentit
des petites douleurs aux poumons. A peine avait-il fait quelques pas dans leau
quun crabe-grue lattrapa par le fond de son maillot
de bain et lentraîna au fond. Le plongeur resta sous leau
cinq ou six minutes en pensant que cétait la fin du monde. Le
crabe qui sétranglait de rire lui montra quil pouvait rester
sous leau. Le plongeur à son grand étonnement pouvait respirer
sous leau ! Le delphineau qui arrivait lui dit :
- Allez viens être humain, grimpe sur mon dos.
- Je ne mappelle pas être humain ; mon nom est Vincent.
Après leur discussion ils partirent à la recherche du trésor.
En chemin ils rencontrèrent un vieux poisson sage.
- Il vient toujours me voir quand jai de la compagnie, dit le delphineau.
Ce poisson avait un oeil foncé et un oeil multicolore qui semblait
prêt à rire.Il leur expliqua le trajet pour arriver au trésor.
Le plus difficile serait de pénétrer dans lépaulard
géant, gardien du trésor.
En suivant le chemin, le nez
sur la carte que leur avait donnée le vieux sage, ils entendirent
une drôle de voix grave. Ils relevèrent la tête aussitôt.
Ils ne virent personne, alors ils continuèrent leur chemin en
pensant quils avaient rêvé. Mais la voix reprit,
et là,
ils lavaient bel et bien entendue.
Devant eux, ils virent
un poulpe à la tête bleue et aux tentacules verdâtres
sur lesquelles on aurait branché des milliers dampoules.
Sur son nez, une lampe sallumait quand il parlait et séteignait
quand il se taisait. Après lavoir examiné, le plongeur
prit la parole :
- Qui êtes-vous ?
- A votre avis ? Un poulpe !
- Un poulpe ? Avec vos drôles de couleurs et vos espèces de boutons qui clignotent ?
- Arrêtez de me parler sur ce ton ou je ménerve !
- Alors ça, moi je voudrais bien le voir.
- Chut! lui dit le delphineau tout bas. Calme-toi. Il peut se mettre en colère et quand il lest, il lest !
- Daccord, jarrête mais je veux quand même
des explications sur son nez clignotant.
Le poulpe, qui avait une
très bonne ouïe, entendit la discussion entre le delphineau et
le plongeur et répondit aussitôt :
- Cest parce que je suis électrique.
- Bon il faut que lon continue notre chemin. Ravis davoir fait votre
connaissance. Au revoir.
Le plongeur tendit la main au poulpe électrique
mais le delphineau larrêta aussitôt :
- Si tu lui serres le tentacule tu seras électrocuté de chatouilles.
Le poulpe était désespéré : chaque fois
quil
serrait la main de quelquun il lélectrocutait. Peu à peu
plus personne ne le saluait quand on le rencontrait au fond des océans.
Le plongeur était un peu gêné. Le poulpe se sentait si
triste quil se mit à pleurer.
Devant ce spectacle Vincent voulut
le consoler et il sapprocha. Avec beaucoup dimprudence il prit
un tentacule dans sa main. Toutes les secousses quil sentait lassommèrent
complètement. Le delphineau lui donna plusieurs petites
claques avec ses nageoires pour le ranimer. Le poulpe ne savait plus comment
se faire pardonner.
Ils rencontrèrent ensuite de multiples poissons
de couleurs différentes.
- On dirait des clowns, pensa le plongeur.
Au détour
dun rocher ils tombèrent sur une splendide tortue de mer.
Sa carapace était teintée de verts très différents
et dun peu de jaune. Elle brillait. La tortue dormait. Ils sapprochèrent
delle quand, tout à coup, elle se réveilla en sursaut.
Elle les salua amicalement et les invita à prendre un petit café.
Ils discutèrent du trajet à suivre pour arriver au trésor.
- Nous avons besoin de ton aide.
- Et pourquoi ?
- On recherche un trésor.
- Ah, oui je vois mais il faut faire attention.
La tortue leur parla
du labyrinthe en corail dans lequel ils risquaient de se couper.
Aussi elle leur proposa de mettre les
vieilles carapaces
anti-choc
de ses ancêtres quelle avait gardées au
grenier. Elle alla les chercher pour quils ne se blessent
pas. Les deux compagnons voulaient lui donner quelques coquillages
mais la tortue refusa et elle proposa même de les accompagner
dans le labyrinthe. Ils partirent aussitôt vêtus
de leur carapace et ils traversèrent le labyrinthe.
Les pointes de corail étaient si nombreuses et coupantes
quils sentaient des chocs partout.
A la sortie du labyrinthe ils rendirent les carapaces à la
tortue ; lune était fêlée et
lautre
toute éraflée. Ils étaient gênés,
mais la tortue leur expliqua que cétait des vieilles
carapaces et ce nétait pas très grave.
Ils eurent du mal à quitter la tortue et lembrassèrent
très
fort en pleurant avant de partir.
- Maintenant, dit
le delphineau, nous sommes sur le territoire de
lépaulard géant, on ne devrait pas tarder à lapercevoir.
En effet, quelques minutes plus tard, ils le virent qui se
prélassait parmi les algues. Vincent et le delphineau sapprochèrent
de lénorme masse et profitèrent dune
pause dans sa respiration pour sintroduire par les évents à lintérieur
de lépaulard géant. Vincent avait pris
soin au passage de boucher les évents avec des algues.
Les deux compagnons avaient faim et ils espéraient trouver à manger
dans le ventre de lorque. Mais ils trouvèrent
dans son estomac le coffre qui était signalé sur
la carte et que lépaulard avait dû avaler
par hasard. Le plongeur pleurait de joie et de bonheur. Il
ouvrit le coffre et se mit à rire avec le delphineau quand
ils virent deux limaces au fond du coffre. Le poisson-sage
sétait bien moqué deux.
Ils neurent pas le temps de rire plus longtemps car les
algues qui bouchaient les évents de lépaulard
le firent éternuer si fort que le delphineau et
le plongeur furent expulsés et envoyés à la
surface en un éclair. Malgré lémotion
Vincent et le delphineau navaient pas perdu
le sourire car, sils navaient pas de trésor,
ils sen allaient le coeur plein damis.
+ une autre version de l'histoire du petit dauphin
maladroit: un
trésor fabuleux
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