Je suis une jeune femme, 2 enfants et un mari défunt. Je faisais ma petite
vie dans un village tranquille.
Un de ces jours dautomne où la nuit tombe
vite, jallais me coucher à une heure pas si tardive, sitôt les enfants
endormis. En pleine nuit, je fus réveillée par daffreux cauchemars. Je ne
voyais que des images obscures et pire encore, affreusement réelles.
Le lit
de mon fils Benjamin était vide. Pendant 2 journées entières, je cherchais
mon fils disparu. Seul indice, sur son drap une croix faite au cutter, la
même que celle qui apparut sur le drap de Henry, mon mari quand il fut
porté disparu. Ce jour là, la presse à scandale décida quun potin comme
celui-là serait parfait, il suffirait de le déclarer mort, sans poursuivre
les recherches.
Le lendemain matin, Benjamin était encore là, vivant encore
assez pour me demander de ne pas lenvoyer à lécole. Ce jour-là, pour ne
pas arranger les choses, jallais au travail, par une petite rue, la rue que
lon surnommait "rue froide" . Ce chemin, vide, totalement vide, nétait
pas rassurant. De plus, les images de ces affreux cauchemars régnaient
encore dans mon âme. De plus, je dus faire un article sur la mort, et je ne
pus empêcher cette idée de hanter mon esprit. Au restaurant du journal, un
de mes collègues trouva une portée de chatons abandonnée dont deux petits
étaient morts.
Pendant toute la journée, je crus revoir les horribles
personnages de mon rêve.
La nuit suivante, le cauchemar fut pire encore: cette fois, cétait ma fille la disparue, et toujours cette croix ,
horrible croix qui me terrorisait.
Le lendemain, aucune trace de cette
épouvante. Pour la nuit daprès, ce fut tout autre chose: un rêve délicat,
où se mêlaient le succès et largent. À mon réveil, personne. La maison
était vide. Et sur les draps de mes enfants, la croix....
Alors que j'éclatais
en sanglot, mon chat vint se frotter contre moi. Cétait maintenant mon seul
confident. À présent, jétais désespérément seule.