Ma mère se jette sur tous les journaux parlant des armes. Même si il n'y a que
deux lignes. Elle m'inquiète en ce moment. Souvent, je la surprends en train de
pleurer le soir. C'est vrai que mes parents ont divorcé il n'y a pas longtemps
mais je suis certain que ce n'est pas ça. Elle ne travaille pas, en tout cas
pas encore, et pourtant, chaque soir je rentre seul, elle n'est pas là. Et je
trouve généralement un petit mot sur la porte: "Philippe, je suis partie faire
des courses, s'il te plaît, mets la machine à laver en route". C'est tout à
fait acceptable comme excuse mais lorsqu'elle revient, elle a les mains vides.
J'étais intrigué jusqu'au jour où j'ai trouvé ce long texte accompagné de
journaux. Ce texte était une sorte de journal intime... Je l'ai lu en
cachette, alors qu'elle n'était pas là.
13 mars:
"Papa s'absente toujours le soir. Il dit que c'est pour le boulot, il est
policier en Amérique, notre pays, et en ce moment, il est sur une affaire de
trafic d'armes. Il paraît qu'il y a des attentats, Beaucoup même. Ils sont
surtout à la frontière de l'Italie et la France. Ce sont des camions avec des
missiles. Papa s'y rend parfois. Mais je m'inquiète"
Déjà, le premier jour était fini et maman ressentait la même chose que moi.
Puis, je passais au jour suivant, un mois plus tard. La page était mouillée.
C'était des larmes.
14 avril:
"Papa est un trafiquant d'armes et un assassin. Il m'a menti. Il allait là
bas pour récupérer le chargement.
C'est ce qu'ont dit les policiers lorsqu'ils m'ont emmené au commissariat.
Ils sont entrés de force dans la maison. J'ai eu la peur de ma vie. En ce
moment, papa est en prison provisoirement. Le procès a lieu demain..."
Troisième jour, 15 avril:
"Le procès est passé. Papa sera bientôt mort. Le 19 avril, à 11 heures, sur
la chaise électrique, alors que j'ai 13 ans. Ce salaud de juge l'a condamné à
mort. Ils vont me mettre à la DASS. Mais je sais que papa est innocent.
Normalement, je dois lui faire ma dernière visite le 17, mais je trouverais le
moyen de prouver l'innocence de papa."
Quatrième jour, 16 avril:
"J'ai découvert hier soir des papiers sur quelqu'un que papa allait voir
souvent. Ce dernier a un grand bureau qu'il dirige. Je vais essayer de m'y
rendre car ce n'est pas loin. Je n'ai plus que trois jours, nous sommes le 16
et papa dort en prison en ce moment. Demain, je dois aller le voir, le matin.
Je vais consacrer ma journée d'aujourd'hui à la recherche de documents sur
ce type bizarre. Je ne vois nulle part marqué son métier "
Pour l'instant c'était intéressant comme un roman. Mais j'étais assez intrigué
par le fait que ce cahier soit resté ouvert sur le bureau de maman. Je n'en
avais jamais entendu parlé. À ce moment, je découvrais des journaux à la fin
du livre. Bizarre, je les regarderais après.
Cinquième jour, 17 avril:
"J'en ai appris beaucoup sur Emeric McDouglas hier, "le type bizarre". Je me
rendrais chez lui demain car il est tard maintenant. Ce matin je suis allé voir papa en prison. La police est venu me chercher à la
maison et elle m'a conduit jusqu'a sa chambre. Tout s'est passé comme au
ralenti. Ils ont ouvert la lourde porte de fer et j'ai vu papa derrière,
assis sur son lit, son visage caché dans ses mains. Je sentais mes yeux se
mouiller. Je me suis approché et il s'est vite levé. On n'a échangé que
quelques mots puis, on m'a retiré de la chambre très vite. C'est tout."
C'est tout. J'avais de la peine pour maman. Le juge n'était qu'un voleur
d'enfance. Je sentais que j'allais pleurer. Je ne savais pas que la journée du
19 allait être la plus intéressante....
"Hier, le 18, impossible de sortir de la maison, alors j'ai cherché plus
d'informations. Demain, papa mourra. Je dois me dépêcher."
Le lendemain, le jour J, le 19:
"Le matin, j'ai couru jusqu'au bureau de Emeric McDouglas. J'ai cru que je
n'avais plus de jambes. Comme il y avait un garde, je suis passée en douce par
dessus les murs. Mais il y avait du verre. Ce n'est pas ça qui m'a arrêtée. Je
suis passée et je me suis dirigée vers les bureaux. Etant donnée qu'il était à
peu près cinq heures du matin, il n'y avait pas trop de monde. Cependant, le
bureau de McDouglas était fermé alors j'ai forcé avec ma
barrette qui retient ma frange. J'ai forcé pendant près d'une demi heure,
jusqu'à ce qu'elle s'ouvre. Ouf. Je suis rentrée et j'ai commencé à fouiller.
Il n'y avait rien d'intéressant alors j'ai allumé l'ordinateur. Comme je suis
la reine de l'informatique, je pouvais me débrouiller très bien. J'ai ouvert
tous les fichiers. C'était un peu suspect tout ça, plein de dates partout. Je
continuais à fouiller dans tous les recoins de l'ordinateur. Jusqu'au moment
où il y avait un fichier protégé par un mot de passe. Mince. J'essayai
McDouglas, puis Emeric, et le nom de la société: Clever (intelligent en
anglais), rien. Son âge, 37 ans, le nom de sa femme, Marianne et tout plein
d'autres mots. Jusqu'à ce que je me rappelle du prénom de son fils: Enzo. J'ai
vite tapé le nom et là...
PASSWORD OK
Oui !! Je rentrais sur le fichier. Déjà 10 heures 15. Plus que 45 minutes! Le
temps d'aller à la prison ça faisait 15 minutes. Ca ne me laissait qu'une demi
heure! Vite, le temps de charger le fichier et... ça y est! Il était là! Je
lisais. Il y avait des dates partout et des photos... un camion qui explose, des
armes... Je versais toutes les larmes de mon corps. Je tenais le coupable.
Papa serait mort dans 35 minutes. Je faisais imprimer tout le fichier et je
partais d'ici. Seulement ce plan tout simple ne risquait pas de marcher.
J'entendis une clef dans la serrure, Un juron poussé par un homme derrière la
porte... Emeric McDouglas. Il fallait que je me cache, n'importe où, dans un
placard, n'importe. L'imprimante s'arrêta, je recupérais les feuilles et me
cachais dans un placard trop petit pour moi, mais je me serrais.
McDouglas rentra et trouva l'ordinateur allumé. Il eut l'air surpris. Le
fichier était encore ouvert. Il a tout laissé en plan et est parti en
courant.
Il me suffisait d'atteindre la fenêtre et de sauter. Un... Deux... Trois ! Je courais et passais à travers la vitre puis continuais à courir jusqu'à la prison. Quelques minutes encore. Dans ma main, je tenais la preuve que papa était innocent.
Enfin, je suis arrivée. J'étais pile à l'heure. Le gardien me connaissait et me laissa entrer. Pour le reste, c'était plus difficile. Le bureau de Carl, celui qui s'était occupé de l'affaire,
était fermé. Cette fois, je prenais une chaise du bureau d'en face et cognais
de toutes mes force. Jusqu'à ce qu'elle casse. Evidemment, Il n'y avait
personne à l'intérieur. Je n'avais que quelques minutes pour le retrouver.
J'ai corru partout dans la prison et enfin, je le vis dans un couloir. J'ai crié:
- Carl !!
- Sarah ! Qu'est ce que tu fais là ?
J'ai souri et j'ai brandis le papier.
- Où est papa ?
Carl n'a rien répondu, mon sourire s'était effacé. Il s'est approché de moi et
m'a pris par les épaules.
- Tu arrives trop tard Sarah.
J'ai pleuré."
Moi je crois que j'en aurais fait autant. Le texte s'arrêtait là.
Je regardais alors les journaux. Une photo d'Emeric McDouglas sur laquelle était dessiné au feutre rouge, une tête de mort. Puis une autre photo barrée, un journal où on parlait de lui comme de l'homme le plus riche d'Amérique; dessus il y avait écrit
"ASSASSIN". Puis une date, 19 juillet 1998... Aujourd'hui... J'ai compris, j'ai tout
compris, je regardais l'adresse de McDouglas et m'y rendais le plus vite
possible.
Il était à peu près 14 heures. J'ai fais du stop pour arriver le plus
vite possible. Quand je fus devant sa villa, je m'aperçus que je tenais le
cahier de ma mère dans la main. Je savais qu'il ne suffisait pas de toquer
pour rentrer. Mais un des carreaux était cassé. J'arrivais trop tard... Maman
était déjà passée par là... Je savais qu'elle venait pour se venger, elle et
son père. Je passais par le carreau cassé et atterissais dans le salon.
PWAN... PWAN...
Ca venait d'à côté. Je courais et vit McDouglas par terre,
ma mère debout devant lui, le pistolet de son père à la main.
- Maman ! Non !
Elle ne l'avait pas tué, j'entendais un gémissement. Puis, Enzo -je pense que
c'était lui- entra. Il devait avoir 16 ans. Il ne bougea pas. Je m'approchais
de maman et chuchotais :
- Maman, fais pas ça, je t'en prie.
Elle remarqua que je tenais le cahier à la main. Puis elle s'adressa à
McDouglas et lui dit cruellement :
- Va immédiatement effacer tout ton programme d'armes à feu. Annule tout et ne recommence jamais.
- J'irais demain. Comme tu veux. Je t'en prie, laisse-nous.
Maman pointa son arme et dit :
- Non ! Tout de suite ! Lève toi.
Je commençais sérieusement à m'inquièter. Je m'approchais d'elle et lui pris
le bras.
- Maman...
Je m'aperçus alors qu'une larme roulait sur sa joue. Je pense que ce n'était
pas la peine de discuter. Je me tournais vers McDouglas:
- Je pense que vous n'avez pas le choix, désolé.
- Ce n'est plus moi qui m'occupe du programme..
Maman s'énerva. Elle le leva brutalement et lui cria:
- Je t'ai dit maintenant !
McDouglas se leva, aidé par Enzo. Son bras gauche saignait abondemment.
- Venez tous les deux ! a ajouté maman.
- Écoute m'man, lâche cette arme.
Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me donne l'arme.
- Tiens-le en joue, Jack, ne le lâche pas surtout !
- Euh maman, tu sais, ces trucs en fait je...
Elle ne m'a pas écouté et a pris McDouglas, par le bras droit, heureusement
pour lui.
- Bon, venez, on va prendre ma voiture et on va aller à ton bureau. Dépêche
toi salaud!
Moi, bien sûr, j'ai sauté sur l'occasion pour jouer les héros! Alors j'ai
lancé avec un signe de tête:
- Allez avance !
Maman m'a regardé puis m'a pris l'arme des mains.
- Ce n'est pas un jouet pour toi.
Puis on est sorti de la maison et on est monté dans la voiture.
Enzo venait
aussi, maman avait peur qu'il nous dénonce en appellant la police. Maman
conduisait comme une dingue. Derrière ses regards d'anges, je perçais ce jour
là, la haine qu'elle cachait au fond d'elle depuis des années. Puis, nous
avons tourné vers un grand bâtiment. Maman n'a pas pu cacher son embarras. Au
fond, elle ne voulait tuer personne, je le sais, la violence ce n'est pas son
"truc". McDouglas a fait en sorte qu'on entre discrétement. Alors nous nous
sommes garés dans le parking privé. Maintenant il fallait sortir de la voiture
mais la blessure de McDouglas serait repérée rapidement. Il a tenté de dire à
maman:
- Sarah, je ne travaille plus sur ce programme, j'ai démissionné, quand ils me
verront arriver je...
- Tais-toi ! a hurlé maman.
Je crois qu'elle a même réussi à faire trembler cet assassin ! En tout cas
suffisamment pour qu'il sorte de la voiture et lui obéisse. Elle l'a prévenu:
- Fais gaffe, j'ai mon flingue dans la poche. Un faux pas et tu peux creuser
ta tombe.
Ca m'a choqué. Je ne l'avais jamais entendu parlé comme ça auparavant! Après nous sommes rentrés dans le bâtiment.
Personnellement, j'avais la trouille! Les gens passaient devant nous mais
n'ont pas eu l'air de faire attention. De toute façon, la blessure de
McDouglas était dissimulée sous un manteau. Moi je marchais tête baissée.
Enfin, nous sommes entrés dans le bureau principal, avec au moins 15
ordinateurs. C'était immense!! Maman a allumé un des
ordinateurs et montré le siège à McDouglas:
- Allez, à toi de jouer maintenant. Et pas de bêtises!
Il s'est assis sans broncher et a commencé.
- Ca risque de prendre du temps, si le programme n'est pas équipé du
nouveau...
- Abrége! Qu'est ce qu'il se passera?
Ca c'est moi qui l'avait dit!
- Il faudra effacer le programme sur chaque ordinateur, un par un et ça risque
de prendre plus d'une heure.
Alors il a commencé son travail. Moi je jetais un coup d'oeil dans la pièce.
C'était géant! On était comme dans un film. McDouglas était l'assassin mais
là, c'était la fin. Je refléchissais. Généralement dans un film, à la fin il y
a un truc qui bloque et il y a beaucoup d'action. Fallait-il que là aussi
quelque chose bloque. Il ne vallait mieux pas que je songe à ça. Alors je
continuais la visite de la pièce. Je passais devant une grande baie vitrée.
Derrière, il y avait quelqu'un qui balayait ! Je me couchais derrière un
bureau en espérant qu'il ne m'ait pas vu. Raté! J'avais été repéré. Alors je
criais:
- Maman ! Ferme la porte on va avoir de la visite!
Elle m'a regardé, effrayée et s'est rué sur la porte, Enzo aussi. Ils ont vite
fermé les portes. Quand je me retournais vers la baie vitrée, il y avait 5 ou
6 hommes derrière... et le balayeur. Le hic, c'est qu'ils étaient tous armés.
L'un d'eux leva son arme et tira sur moi! Je fermais les yeux mais ne
sentais rien. Je les rouvrais. La vitre était seulement fendue! Du verre
pare-balle!! Je courais vers maman.
- Maman !! Ils arrivent!! Ils sont là! On va se faire tuer!
- Tais toi! cria-t-elle. Couche toi sous ce bureau!
Elle m'a coincé sous un bureau. J'entendais qu'on tapait contre la porte:
- Ouvrez immédiatement ! Nous allons ouvrir le feu!!
Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie ! Je jetais un coup d'oeil dehors.
McDouglas transpirait. Puis je l'entendais pousser un juron.
- Ce n'est pas possible ! Ils n'ont même pas changé le programme!
- Ca va prendre une heure?! fit maman.
- J'en ai peur!
La porte commençait à céder. Je m'inquiétais franchement!
- Euh... M'man ? La porte!
- Reste là dessous!
J'obéis. Maman, elle, s'énerva.
- Il n'y a qu'un moyen rapide de tout effacer!
Elle a pris un grand bâton ou quelque chose comme ça et a commencé à tout
casser. Il y eu des étincelles partout, des morceaux de fer... Tous les
ordinateurs partaient en morceaux. Et, au moment où elle finissait, la porte a
cédé...
- Noooooooon !! ai-je hurlé
PWAN... PWAN... PWAN...
Des coups de feu partout, des étincelles, du bruit... On n'entendait même plus
mes cris! Maman aussi hurlait. Elle était terrorisée, tout comme moi. Elle
tirait partout mais son arme allait bientôt être à court de munitions!
McDouglas était sous un bureau lui aussi, et Enzo? Je n'en avais aucune idée! Les hommes se rapprochaient de mon bureau! Il fallait que je file de là et
vite! Je sortais en restant couché et avançais tant bien que mal. Je passais
à côté du corp d'un des hommes. Il était plein de sang. J'ai cru que j'allais
m'évanouir ! Mais ce qui m'intéressa, c'était l'arme qu'il tenait encore dans
la main. Je lui retirais et la prenais avec moi... Question de sécurité! Et
puis, j'ai senti quelque chose de froid contre ma tempe. Mon sang s'est glacé
et mon coeur battait si fort que j'ai cru qu'il allait exploser.
- Lève toi sale gamin.
Voilà comment on se retrouve dans une très mauvaise situation: un revolver
contre la tempe et un cadavre à côté de soi.
- Euh... Je... Je suis un peu jeune alors...
Et là, je n'ai pas réfléchi à ce que je faisais, ce n'était pas moi qui
agissais mais plutôt ma consience. Je me suis retourné et... j'ai tiré!
Le
sang a giclé et je n'ai pas compris ce que j'avais fait. Il est tombé devant
mes yeux. Je crois que cette image restera gravée dans ma mémoire. En tout
cas, là, j'étais sous le choc et je n'ai pas bougé. C'est maman qui m'a retiré
à temps, juste avant qu'une balle troue la moquette juste là où je me trouvais
deux secondes avant.
- On s'en va Jack ! Dépêche toi.
J'ai couru à travers les débris. Je tirais n'importe où derrière moi, jusqu'à
ce qu'il n'y ait plus de balles. Alors j'ai continué à courir, longtemps,
sans m'arrêter. J'étais sorti de la salle et j'en étais loin maintenant. Enfin
je m'arrêtais. Personne ne me suivait... et maman?
- Euh... M'man ?
J'ai vite fait demi-tour. Jusqu'à ce que je la trouve, étendue sur le sol,
elle saignait beaucoup, surtout à la jambe.
- Maman !!
- Chut... Tais toi Jack... (elle était faible) Va-t'en! Dépêche toi, ils
vont revenir.
Je ne l'ai pas écouté et lui ai enroulé son bras autour de mes épaules.
- Accroche toi, on s'en va.
Je n'étais pas rapide mais la sortie n'était pas loin. Deux gardes
surveillaient. Quand ils nous ont vu arriver, l'un d'eux à souri. Pas
longtemps, malheureusement pour lui... Je ne sais pas pourquoi il s'est
écroulé avant même de nous avoir tiré dessus... McDouglas! Son arme était
encore fumante. Et le deuxième garde... Il était déjà parti!
- Dépêchez vous! ils vont arriver d'une minute à l'autre!
Nous sommes sortis à toute vitesse et avons rejoint la voiture. Bien qu'il
n'avait pas son permis, c'est Enzo qui prit le volant.
Et nous sommes partis...
Pas de courses poursuites, plus de coups de feu. Je poussais un soupir de
soulagement. Maman a dit:
- Merci McDouglas...
Et ils ont souri...
Aujourd'hui je vis autre part. Je ne vous dirai pas où, maman et moi on a peur
qu'un jour on nous retrouve. En tout cas on s'était dépêché de déguerpir de ce
pays.
En plus ça a permis à maman de rencontrer quelqu'un. Ils vont bientôt se
fiancer. Peut-être qu'un jour ça sera mon nouveau père.
Moi je vis tranquille dans mon nouveau pays avec mon nouveau nom de famille.
Je ne sais pas se qu'est devenu McDouglas, ni son fils. Je pense qu'ils ont
fait comme nous et qu'ils sont partis!
Maintenant, maman est heureuse, et c'est le principal.