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Pour un guide
poème de Dreki
juillet 2005
48 ans et la mort nous séparent...
Je me cache
Je me renferme sur moi-même
Je m'empêche d'être heureuse
Je ne ressens rien, j'ai trop peur d'être triste
Je ne suis pas heureuse, je ne suis pas triste
Je ne suis pas bien, je n'ai pas mal
Je ne sens rien
Les gens vivent autour de moi et je les regarde
Je ne m'attache pas à eux, ils ne s'attachent pas à moi
Et puis, un jour, je te vois
Complètement par hasard
Ce n'est pas une rencontre particulièrement romantique, oh non !
Ce n'est même pas une vraie rencontre, puisque je te découvre à travers tes oeuvres
Tu es mort, il ne reste plus que ton souvenir et tes oeuvres
J'écoute leur message
J'écoute ce que tu as voulu dire aux gens
Je t'admire
Je crois même te connaître un peu
Toi, étant mort, tu ne dois pas avoir conscience de ce que tu as déclenché en moi
Tant pis, je n'y peux rien
Tout ce que je peux, c'est assumer
Assumer que je t'aime, même si c'est absurde
Suivre ta voie, écouter ce que tu as voulu dire
Au moins tu n'auras pas fait ça pour rien
Moi, au moins moi, tu m'auras secourue
Maintenant j'ai envie de vivre
J'ai envie de continuer ce que tu as commencé, j'ai un but
Bien sûr, j'ai des moments de tristesse, je regrette ton absence, et c'est normal
Mais au moins, je ressens quelque chose
Je ne suis plus totalement déconnectée
J'ai encore beaucoup à faire pour réussir à vraiment me trouver
Mais tu as été la clé
Maintenant je vais vivre.
Non dans mon monde, mais dans la réalité.
Je t'aime.
48 ans et la mort nous séparent...
un autre poème
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