Un vent d'automne courbe les blés. Je contemple de tout là-haut, À vol d'oiseau, Les champs dorés. Les plaines sur lesquelles se fixe mon regard Ont le relief de ma morne existence; L'horizon dont je devine la barre Tel mes amis fuit ma présence. La vastitude du firmament Peuplé de moutons neigeux M'entoure de son bleu, Apaise mes tourments. Je respire profondément Une bonne bouffée d'air Une bonne bouffée d'instant présent Ma liberté entre ciel et terre. Éphémère légèreté Qui mourra dès l'atterrissage Quand, mes souvenirs comme bagages, Sur le sol je poserai le pied.