JEUNES POÈTES
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Ode à la campagne

un poème de
Alexandre
de St-Gabriel-de-Brandon
mars 1999



Quelle beauté, quelle pureté, quelle fraîcheur que peut susciter en moi la campagne !
La beauté des paysages privés d'usines, la beauté des lacs miroitants les reflets jaunes, rougeâtres ou rosacés du coucher de soleil. La beauté des fleurs bercées par la fine brise passagère, la beauté des concerts d'oiseaux de toutes sortes, la beauté sauvage des animaux en harmonie avec tout ce qui les entourent.
Quelle beauté peut-être supérieure à cette nature aux aspects mirobolants ?
La pureté des clairs ruisseaux munis de minuscules particules étincellantes et perpétuelles. L'air pur jaillissant du chlorophylle des arbres, filtré par ceux-ci. La pureté des odeurs fourragères et saisonnières, la pureté du vert éclatant des champs de trèfles, la pureté de l'or jaunâtre des champs de maïs, de blé et d'orge.
Quelle pureté peut être supérieure à cette nature aux aspects mirobolants ?
La fraîcheur des vents aromatisés d'effluves de lilas, de gardénias, de violettes et de celles dont j'ignore les noms. La fraîcheur de l'air des printemps nouvellement éclos, des étés frais, des automnes aux feuilles déséchées et des doux hivers enneigés. La fraîcheur que dégage la pelouse et la verdure après les longues nuits de pluie, la fraîcheur de la rosée du matin et du soir.
Quelle fraîcheur peut être supérieure à cette nature aux aspects mirobolants ?



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