Quelle beauté, quelle pureté, quelle fraîcheur que peut susciter en moi la
campagne !
La beauté des paysages privés d'usines, la beauté des lacs miroitants les
reflets jaunes, rougeâtres ou rosacés du coucher de soleil. La beauté des
fleurs bercées par la fine brise passagère, la beauté des concerts
d'oiseaux de toutes sortes, la beauté sauvage des animaux en harmonie avec
tout ce qui les entourent.
Quelle beauté peut-être supérieure à cette nature aux aspects mirobolants ?
La pureté des clairs ruisseaux munis de minuscules particules étincellantes
et perpétuelles. L'air pur jaillissant du chlorophylle des arbres, filtré
par ceux-ci. La pureté des odeurs fourragères et saisonnières, la pureté
du vert éclatant des champs de trèfles, la pureté de l'or jaunâtre des
champs de maïs, de blé et d'orge.
Quelle pureté peut être supérieure à cette nature aux aspects mirobolants ?
La fraîcheur des vents aromatisés d'effluves de lilas, de gardénias, de
violettes et de celles dont j'ignore les noms. La fraîcheur de l'air des
printemps nouvellement éclos, des étés frais, des automnes aux feuilles
déséchées et des doux hivers enneigés. La fraîcheur que dégage la pelouse
et la verdure après les longues nuits de pluie, la fraîcheur de la rosée du
matin et du soir.
Quelle fraîcheur peut être supérieure à cette nature aux aspects
mirobolants ?